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 De l'amertume se nourrissent nos douleurs passées. [PV Hideaki Shimazu]

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MessageSujet: De l'amertume se nourrissent nos douleurs passées. [PV Hideaki Shimazu] Dim 29 Déc - 3:58



De l'amertume se nourrissent nos douleurs passées.




HIIIC.

La pointe rouge du feutre crissa contre le papier d’un calendrier suspendu au mur. Eden replaça le bâton écarlate sur sa table de chevet et fit un bref calcul en observant les vingt-et-une croix qui s’alignaient avec une régularité presque mécanique. Un soupir affaissa la jeune fille, qui se détacha de cette vision de peine pour passer un sac de cuir brun en bandoulière, avant de quitter sa chambre.

Alors qu’elle sortait des dortoirs, elle songea à Polochon, qu’elle avait laissé dormir dans son panier et qu’elle avait omis de prévenir de son absence. Toutefois, elle n’était pas sensée durer longtemps et l’étudiante espérait donc être de retour avant que son familier n’ouvre les yeux, constate qu’elle n’était plus là et ne cède à la panique.

Ce matin, une colocataire l’avait prévenue que du courrier l’attendait. Cela avait surpris Eden. Effectivement, durant les trois semaines qui venaient de s’écouler, elle n’avait pas reçu la moindre missive. Les premiers jours avaient d’ailleurs été très difficiles pour elle, qui venait de perdre tous ses repères. Sans parler de la fête de Noël, qu’elle avait passé avec d’autres pensionnaires, loin de sa famille. Alors, bien qu’elle refuse de l’admettre, l’idée qu’on puisse avoir pensé à elle (même tardivement) la réjouissait.

Elle s’était préparée avec entrain, avait pris une douche tiède qui avait rendu leur souplesse à ses muscles endoloris après une nuit trop courte. Vêtue d’un pull anthracite rayé de bordeaux et d’un short noir sous lequel elle avait passé d’épais collants brillants opaques de la même couleur, elle avait complété sa tenue avec des low boots en daim ébène, aux petits talons de trois centimètres. Un épais gilet cendre la protégeait du froid et la couvrait du cou au bas des fesses. Cela suffisait à l’aider à se fondre dans la masse des élèves.

Elle franchit la porte de la vie scolaire et récupéra la lettre qui lui était destinée. Quand ses yeux décrivirent les courbes harmonieuses de son nom et prénom, écrits par sa grand-mère, son cœur manqua un battement. Elle réalisa alors à quel point sa famille avait pu lui manquer. Elle ne l’avait pas oubliée, non. Mais cette enveloppe lui faisait prendre conscience du vide que leur absence avait creusé. Elle ne put se résoudre à l’ouvrir en présence d’autres personnes et elle s’exila dans le jardin de Tadakai, que le froid des derniers jours suffisait à maintenir vide.

Eden alla se terrer près d’un grand chêne aux feuilles vives, couvertes d’une neige immaculée. Le faible soleil qui perçait lui indiqua qu’il devait être environ dix heures. Elle inspira profondément et se décida enfin à ouvrir son courrier, qu’elle déplia avec patience, malgré la hâte qui serrait son cœur et l’appréhension qui affaiblit subitement ses jambes. Elle résista à l’envie de poser les yeux au milieu de la page, là où semblait se concentrer le plus d’informations, et se força à commencer… par le début.

Au fur et à mesure de sa lecture, elle sentit son sang quitter son visage. De la même manière, son cœur lui sembla ralentir. Elle demeura ainsi plusieurs minutes, d’abord sous le choc, livide. Puis, une première émotion l’étreignit, et ce fut la colère, bientôt suivie par la douleur. Elle perdit toute notion du temps et seule la condensation qui se formait devant ses lèvres à chaque souffle, lui rappelait qu’elle était vivante. Elle avait mal. Et ses doigts, engourdis par le froid, laissèrent échapper au sol l’enveloppe dont la couleur se confondit bientôt avec la neige.

Eden reprit conscience durant un court instant, et elle eut la présence d’esprit de s’accroupir afin de récupérer son bien. Mais sa main, posée parmi l’agglomérat des flocons, y resta plus longtemps. Quand elle ressentit la brûlure et la morsure du froid, la jeune fille vint caler sa paume glaciale contre son front bouillant. De la neige pour apaiser le feu qui la dévorait. Les larmes, en équilibre précaire le long de ses paupières, étaient de véritables gouttes de lave qui brouillèrent la vision de l’élève. Elle distingua alors, sur le tapis immaculé qui s’étalait devant elle, une paire de chaussures sombres, dont elle ne se soucia pas de prime abord, toute à la confusion et la peine qui l’anéantissaient.



Dernière édition par Eden Matsuda le Dim 19 Jan - 22:25, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: De l'amertume se nourrissent nos douleurs passées. [PV Hideaki Shimazu] Dim 29 Déc - 5:47


Ce jour-là, c'était une journée comme les autres. Que ce soit l'ennui au bureau, les petits câlins avec Ikki et même le triage des dossiers d'élèves. Tout était normal... Mais ce jour-là, le jeune homme n'avait pas très envie de rester dans son bureau. Faire tous les jours là même chose, ce n'était pas pour lui. Ce n'est pas comme s'il n'aimait pas son boulot, mais il n'avait pas le choix, il n'a pas quitté son habitat pour ça. Dans sa tête, il était parti pour une bonne raison, il était différent et partir vers d'autres personnes différentes, fait de lui quelqu'un de normal dans cet endroit. Cette nouvelle vie, il l'avait choisit et même si des péripéties se soulèverais devant lui, il les combattrais.

Son idée lui disait de quitter son bureau pour une fois et d'aller se promener dans un endroit isolé, où personne ne pourrait le déranger, où il pourrait se changer les idées et essayé d'oublier une part du passé. L'endroit le plus approprié pour ce genre de choses, c'était le jardin. Malgré le fait que la neige tombait, qu'il faisait froid, il voulait y aller, le froid ne lui faisait pas peur. Il quitta donc son bureau en prenant bien soin de laisse Ikki avec ses jouets et son casse-croûte par peur d'avoir un petit renard boudeur, en fermant le bureau à clé, au cas où quelqu'un aurait l'intention de faire du mal à la boule de poil ou bien de voler des dossiers (pourquoi faire ?). Il se dirigea donc à son studio pour se changer, il n'allait quand même pas aller dans le froid avec une chemise cravate et un simple pantalon, si ? Non. Il fouilla dans sa poche, prit les clés du studio pour enfin ouvrir la porte et rentrer.

Il enleva ses vêtements pour aller ensuite se doucher avec de l'eau chaude, pas froide, ce serait du suicide. Dans sa douche, il pensait à ce qu'il allait faire dans le jardin, à part se changer les idées, il ne savait pas vraiment quoi faire. C'était assez débile de sortir dans un froid pareil pour ça, il y avait juste à rester dans le studio vide, mais Hideaki préfère la difficulté. Quelques minutes plus tard, il sorti de sa douche où il aurait  préféré rester, là aussi c'est un bon endroit pour se changer les idées ! Il enroula autour de son cou, son écharpe quotidienne avec un T-shirt, une veste au-dessus et un pull, un jean et enfin, des bottines noires en cuir, de quoi bien se tenir chaud. Après un petit coup de brosse dans ses cheveux et après les avoir attachés, il reprit le chemin vers le jardin. Il ferma la porte de son studio et marcha vers cet endroit qui devait être normalement vide.

Après quelques minutes seulement de marche, il vit une silhouette sous un grand chêne, pile l'endroit où se changer les idées tranquillement. Lui qui pensait que cet endroit serait vide et qu'il n'y aurait personne... Il changea de direction pour changer d'endroit et s'éloigner pensant que cette personne aussi s'était mise là pour se changer les idées, mais quelque chose lui fit changer d'avis. Quand il vit que cette personne commençait à pleurer, il ne pouvait s'empêcher de se rapprocher de celle-ci. Elle était accroupit et semblait vouloir ramasser quelque chose, une sorte de feuille. Il s'arrêta juste devant l'inconnue qui était une fille à la chevelure argentée accompagnée de larmes sur son visage. La première chose que le jeune homme fit, en tant que gentleman, était de ramasser la feuille pour la remettre à son propriétaire.


- Bonjour, est-ce que tout va bien Mademoiselle ? Je me nomme Hideaki Shimazu et je suis le CPE, que faites-vous ici avec un temps pareil ?

Il esquissa un petit sourire de sorte à ce qu'elle perde l'envie de pleurer, c'était pour l'instant, le minimum qu'elle pouvait faire pour elle. Son chemin s'arrêtait ici, pour lui, il devait absolument aider cette fille, peu importe son problème... C'était un peu le moment de voir si les autres possesseurs de pouvoirs avaient eu, eux aussi, un passé difficile.


Dernière édition par Hideaki Shimazu le Dim 29 Déc - 10:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: De l'amertume se nourrissent nos douleurs passées. [PV Hideaki Shimazu] Dim 29 Déc - 8:56




Eden ne l’avait pas remarqué, mais les larmes avaient effectivement coulé le long de ses joues pâles. Son épiderme était si froid et ces gouttes étaient si brûlantes qu’elle n’avait pas su les discerner. Était-ce pour la raison pour laquelle sa vision s’était tellement troublée ? Elle n’aurait sans doute pas pu répondre à cette question, et elle s’en fichait bien. La seule chose qui lui importait à cet instant, c’était la douleur lancinante qui l’habitait.

Elle avait l’impression que tout s’était effondré en elle. Cette sensation était affreuse, elle étourdissait la jeune fille et avait déclenché une tempête dans ses entrailles, son esprit. Alors, bien qu’elle ait aperçu les bottines de son interlocuteur, entendre sa voix la fit sursauter. Elle releva la tête vers l’autre, cet inconnu dont elle tenta de tracer les traits au travers de ses pleurs. Elle distingua une chevelure violette aux innombrables reflets, et des yeux d’un bleu profond qui furent son point d’ancrage à compter de cet instant.

Sa respiration difficile avait fini par s’apaiser en quelques secondes, depuis que cet homme l’avait interpellée. Il lui tendait d’ailleurs la lettre, un peu mouillée, avec courtoisie. Eden la reprit, tremblante, et elle hocha la tête avec peine. Elle se sentait tout à coup très honteuse et aurait voulu disparaître six lieues sous terre pour consumer seule sa douleur, ne pas avoir à montrer ses faiblesses et importuner ainsi quelqu’un qui, du reste, avait sans doute autre chose à faire qu’à essayer de consoler une gamine dans son genre. Cette idée aggrava sa tristesse et un nouveau flot de larmes lui échappa.

Après quelques secondes, Eden fut frappée par la raideur de sa nuque, ses épaules la lançaient, signes d’une angoisse extrême. Le sourire que lui adressa alors le CPE, car elle l’avait entendu (et aperçu à plusieurs reprises auparavant), fut salvateur. Shimazu-san savait sans nul doute comment s’y prendre et l’étudiante mit de côté son tourment pendant quelques secondes, où elle étira faiblement les lèvres, à son tour, très maladroitement.

Pour la première fois depuis la lecture de ce courrier, elle tenta de se calmer. Du dos de sa main gelée, elle essuya les sillons humides que ses larmes avaient laissé derrière elles et souffla à voix basse, dans un français parfait :

« Pardon… Elle réalisa son erreur un quart de seconde trop tard et reprit en japonais, avec un léger accent que les semaines passées à Tadakai n’avaient évidemment pas su effacer. Je vous demande pardon. Je suis Eden. »

Quant à savoir ce qu’elle faisait ici… L’adolescente ignorait si elle pouvait le lui confier ou non. Il s’agissait d’un inconnu, après tout. Mais comme elle, il faisait partie du pensionnat, et il s’agissait surtout d’un adulte. Or, ce dont elle avait besoin à cet instant, c’était d’un soutien que nul n’aurait pu lui offrir : elle ne comptait aucun ami pour l’instant. Pouvait-elle vraiment refuser cette main tendue ? Au fond, elle connaissait la réponse mais il lui coûtait de l’admettre.

En silence, elle plissa les lèvres dans une expression d’amertume et elle déplia la feuille simple, qu’elle remit ensuite à Hideaki afin qu’il puisse lire ce que sa grand-mère avait écrit en japonais. La missive était courte mais concise. Elle expliquait à Eden que leur famille avait besoin de se reconstruire loin de toute source de conflit ou problème. Or, son pouvoir était un problème. Elle venait purement et simplement d’être abandonnée à son sort, sa famille coupait les ponts. Eden avait espéré que la dernière parole d’amour qu’on lui avait adressé le jour de son arrivée à Tadakai, n’était pas un leurre. Elle avait pourtant flairé l’intrigue quand elle n’avait reçu aucune invitation pour Noël. Elle aurait dû s’en douter. Alors pourquoi est-ce que ça faisait si mal ? Et pourquoi maintenant ? Elle se mordit la lèvre inférieure et serra les poings, à s’en blanchir les jointures. Elle était en colère, elle avait mal, mais elle était surtout orpheline et s’était vu retirer tout ce qu’il lui restait.



Dernière édition par Eden Matsuda le Dim 19 Jan - 22:28, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: De l'amertume se nourrissent nos douleurs passées. [PV Hideaki Shimazu] Dim 29 Déc - 10:46


Ce n'était pas tous les jours qu'on voyait une chose comme telle. Une fille qui pleurait sous un chêne dans un froid de canard sous la neige, ce froid... Ce froid lui rappelait fortement cette nuit-là, cette nuit où la chaleur était venue interrompre la gaieté et la tranquillité dans sa vie. C'est ce froid qu'il essaye d'oublier, mais c'est maintenant qu'il y pense. Toutes ses pensées commençait à se mélanger, mais il ne fallait pas que sa paraisse devant la jeune fille, alors il restait naturel et serviable. Quand il la fit sursauter , il se sentit un peu confus et se gratta la tête.

Après qu'elle eut ramasser la feuille, son visage changea. Les larmes coulaient de plus en plus et Hideaki ne savait pas vraiment quoi faire. Ce genre de moments n'arrivaient pratiquement jamais et de toute façon, n'étaient jamais arrivés pour le jeune homme. Que devait-il faire ? Tout d'abord, il arrêta de sourire, pensant que c'était peut-être pour ça qu'elle pleurait plus. Il eut un grand calme pendant un instant avant que la jeune fille essuie ses larmes après avoir esquissée un petit sourire maladroit. Ensuite, elle se mit à parler, d'une langue qu'Hideaki connaissait, mais ne comprenait pas.


Pardon… Je vous demande pardon. Je suis Eden.

Il remarqua donc que la jeune fille avait surement une origine française et qu'elle n'avait pas vraiment un accent japonais. Ses pensées commençait à se calmer, il reprit le contrôle sur ses choses qui te font croire et d'autres non. Dans sa tête, il se passait beaucoup de choses, il se demandait déjà s'il allait utiliser son pouvoir pour mieux la réconforter, ou s'il allait laisser l'action se passer comme elle se doit, normalement ? Il avait aussi l'idée de tout simplement lui demander pourquoi elle pleurait autant ? Que faisait une française dans ce pensionnat ? Quoi que, cette question pouvait paraître idiote, il suffisait juste qu'elle ait une famille au Japon pour qu'elle n'ait aucun sens. Bon, il allait surement choisir de laisser l'action se dérouler, ce qui est assez normal, ce serait déplacé de poser autant de questions, surtout à une jeune fille versant des larmes de tristesse et essayant de le supprimer. Il n'eu même pas le temps de parler, qu'Eden lui tendit la feuille qu'il avait ramassé après l'avoir dépliée.

La feuille qui lui était tendue contenait d'après lui les raisons d'une aussi forte douleur. Ne se sentant pas vraiment interdit de la lire, il hésita un instant, avant de lire la feuille. Ce qu'il lut sur cette feuille... Ce qu'il lut sur cette feuille fut un choque, son visage devint presque pâle. Ce genre de choses n'était pas faites pour quelqu'un d'aussi sensible. Dans ses yeux, on pouvait apercevoir  la compassion. Faire une chose pareille à une jeune fille était, pour lui, quelque chose d'abject. Une famille qui abandonne un de leur membre à son triste sort... Cette histoire est très différente de celle d'Hideaki, c'est quand même lui seul qui a décidé de partir en abandonnant sa mère ayant tant souffert. Il s'en voulait énormément, mais il ne pouvait surtout pas retourner en arrière, du moins, pas tout de suite. Sans avoir pu s'en empêcher, il déchira la feuille en mille morceaux avant de les voir s'envoler et tomber comme des flocons de neige glissant sous le vent.

- Bien... Je comprends maintenant pourquoi tu pleures autant, ce n'est pas de ma faute en fin de compte. Hum... écoutes, je te remercie déjà de me faire confiance malgré le fait que tu ne me connaisses pas... Et je tiens aussi à m'excuser pour avoir déchiré ta lettre, mais ce genre de pratique me dégoûte. On ne dépose pas une fille dans un endroit inconnu pour ensuite essayer de l'oublier et la mettre de côté. Je ne pense pas pouvoir ressentir la même chose que toi, mais je pense que j'en suis proche... Hey tu sais, une fille aussi mignonne ne devrait pas sortir toute seule dans un endroit aussi glacial.

Qu'est-ce qu'il devait faire ? La situation changeait d'un coup, mais le but restait le même, essayer de réconforter Eden. C'est pour ça qu'il essayait de la faire sourire et qu'il utilisait des blagues bien qu'elles soient assez mal placées. Il essayait de sourire lui-même, car en lui, il y avait une assez forte colère, il détestait ce genre de choses et cette histoire n'allait pas calmer la chose.

Il sentait qu'il faisait de plus en plus froid, ce qui était bizarre... Il y avait tout de même quelques rayons de soleil qui illuminait les larmes coulant sur les joues d'Eden. Il sortit une main de sa poche avant de la rapprocher du visage de la jeune fille pour essuyer ses larmes.

-Bon, écoutes, ne pleure pas, je sais que ce n'est pas facile, mais cet endroit, c'est comme une nouvelle vie. Il faut essayer d'oublier le passé et penser au présent.


Un conseil, il lui avait donné un conseil que lui-même essayait d'accomplir. Il se sentait assez proche d'Eden, tout deux avait donc bel et bien un passé pleins de sentiments... Un passé a oublié pour mieux vivre le présent.
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MessageSujet: Re: De l'amertume se nourrissent nos douleurs passées. [PV Hideaki Shimazu] Dim 29 Déc - 12:09




Hideaki pâlit subitement à la lecture du courrier que lui avait confié Eden. Cette dernière, toujours plongée dans sa terrifiante stupeur, ne put contenir la vague de réconfort qu’elle éprouva quand il déchira le papier en un millier de petits morceaux, il déchira les mots les plus blessants qui lui aient jamais été adressés, il déchira sa peine et ce fut comme une explosion. Ses pleurs s’estompèrent : elle savait que la situation n’avait pas changé, mais voir disparaître l’objet qui avait causé sa douleur provoqua un profond soulagement chez la jeune fille.

Cependant, ce fut le regard du CPE qui acheva de réchauffer le cœur endolori d’Eden. Elle put y lire une compassion teintée d’azur ; pas de pitié, non, mais quelque chose de beaucoup plus humain et digne. Elle ne prêta aucune attention aux morceaux de papier qui se fondaient désormais parmi les flocons mais s’accrocha aux yeux de Hideaki. Lorsqu’il reprit, elle fixait encore ses iris et but ses paroles. C’était exactement ce dont elle avait besoin à cet instant précis : quelqu’un qui la guide et qui se préoccupe d’elle. Sans son intervention, son état se serait certainement empiré. Une nouvelle émotion s’ajouta à la kyrielle de celles qu’elle éprouvait déjà, et elle sut instinctivement de laquelle il s’agissait : la gratitude.

Elle pouffa de rire à sa remarque, elle s’imaginait avec de gros yeux rouges enflés et c’était tout sauf mignon. Mais en quelques mots, il avait su désamorcer une atmosphère qui menaçait de virer à l’orage. C’était un talent que peu de personnes possédaient ; l’attitude de Hideaki était rassurante, adulte, mature. Il incarnait tout ce qu’Eden n’était pas. C’était peut-être égoïste, mais la jeune fille ne culpabilisait pas pour autant. Elle avait besoin d’aide et elle était prête à accepter celle de l’homme qui lui faisait face.

Elle ne recula pas quand il toucha sa joue, bien au contraire, elle posa sa main sur la sienne et ferma les yeux, se détachant à contrecœur des saphirs étincelants afin de se concentrer sur la sensation de sa peau en contact avec la sienne. Elle avait encore mal et ça promettait de se poursuivre encore un temps. Mais le CPE lui permettait de ne pas devenir folle. Un peu faible, elle remarqua à son tour que les températures avaient encore baissé et soupçonna aussitôt son pouvoir de s’être enclenché sans crier gare.

« Est-ce que je peux prendre un nouveau départ… sans rien ? Sans famille, sans attache, sans la moindre idée de ce que je ferai demain... J’ai mal et j’ai peur de ce qui va m’arriver. Ce que j’estimais acquis jusqu’à maintenant, on me le retire. Qu’est-ce que je dois faire ? »

Elle avait parlé à cœur ouvert, exposant ses incertitudes, sa douleur. Ses larmes avaient séché et les yeux toujours clos, elle entreprit de faire remonter le thermomètre afin d’éviter qu’ils se transforment tous deux en glaçons. Cela allait prendre quelques minutes, mais puisqu’elle avait accentué la chute des températures, il était de sa responsabilité de les faire remonter. Elle reprit, ses paupières se rouvrant pour capturer le regard de l’adulte :

« Shimazu-san, je vous dois des remerciements. Et des excuses, car j’ai bien peur d’avoir gâché votre matinée… »

Son visage s’illumina un peu, gommant la fatigue qui avait pris place à une vitesse record sur ses traits. Elle relâcha enfin la main de Hideaki. Elle venait de faire sa connaissance, et pourtant, elle se sentait déjà proche de lui. La sensation était étrange, inhabituelle, mais elle mettait un peu de baume au cœur d’Eden, qui frotta ses paupières. Elle avait repris le contrôle de ses émotions à une vitesse surprenante, mais elle savait que ce n’était pas l’histoire d’un jour : sa guérison promettait d’être beaucoup plus longue, et sans doute éprouvante.



Dernière édition par Eden Matsuda le Dim 19 Jan - 22:29, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: De l'amertume se nourrissent nos douleurs passées. [PV Hideaki Shimazu] Dim 29 Déc - 14:29


Le jeune homme était content et assez fier de lui, il avait réussi à faire rigoler le jeune fille qui juste avant ne pouvait que pleurer à cause d'une lettre au contenu déchirant. Mais ce n'était pas vraiment terminé, car il fallait encore qu'elle oublie cette lettre et surtout son contenu, en plus de son passé, enfin, elle devait essayer. Ce n'est pas facile d'oublier toutes les choses qu'on a faites dans le passé, que ce soit des mauvais moments, ou même des bons moments, tout ça reste gravé au plus profond de notre tête. Même si une personne essaye d'oublier ses événements, il arrivera toujours un moment ou un simple objet, une musique et même une personne, arriveront à te les faire rappeler. Il existe aussi des personnes qui ont peur d'oublier des choses, s'ils avaient à oublier leur passé, comme Hideaki et Eden et surement d'autres membres du pensionnat, ils devraient garder certains bons moments qui leur servira à sourire, même si ce n'est pas permanent, c'est mieux que d'avoir un visage ronger par les remords et la tristesse toute sa vie...

Hideaki voulait absolument qu'elle oublie son passé, malgré le fait que ce soit quasiment impossible. Il espérait qu'elle soit forte et même si elle ne l'était pas, il l'aiderait à le devenir. La main d'Eden sur la main du jeune homme, lui fit plaisir, il sentait à ce moment-là que la jeune fille lui faisait confiance en cet instant et un sentiment apparaissait de plus en plus vis-à-vis d'Eden. Un sentiment qui l'obligeait à se rapprocher encore plus de la jeune fille, l'aider en cas de problème, l'aider à effacer de sa mémoire ses mots insoutenables qui lui faisaient souffrir. Elle se posait beaucoup de questions et c'était normal. Il faut dire que beaucoup de gens ont dû se poser des questions en arrivant dans cet endroit. Elle le remercia ensuite, c'était son devoir de faire ce genre de choses. Le visage de la jeune fille s'améliorait de secondes en secondes, ce qui fit sourire le CPE.

- Tu n'as pas besoin de me remercier... Écoutes, regarde partout autour de toi, je pense que tu n'es pas la seule personne pour laquelle une nouvelle vie est dur à tracer. Il faut juste que tu te dises que ta nouvelle famille est ici, fais-toi des amis, mais choisis-les bien, choisis des personnes qui te correspondent le mieux, des personnes qui te comprendront, de personnes qui n'hésiteraient pas à t'aider quand tu en auras besoin. Dis-toi que maintenant, tu es une jeune femme, qu'il fallait que tu te retrouves seule un jour et que tu te débrouilles seule, mais ici c'est différent. Maintenant, dans cet endroit, beaucoup de personnes peuvent t'aider, tu n'es pas seule. Je pense qu'il est préférable de vivre dans un tel endroit que de grandir, quitter sa famille et vivre seule... Et ne t'inquiète pas pour ma matinée, elle n'est pas gâchée, tu l'as embellit...

Les mots qu'il venait d'employé sortait directement de son cœur, il était primordial qu'Eden se sente mieux et il espérait que ses mots l'aideraient à réfléchir sur son futur, mais surtout sur son passé. Le froid se dissipait peu à peu, comme si les émotions d'Eden affectaient le temps. C'était peut-être son pouvoir, mais pour l'instant il s'en fichait. Les pouvoirs lui importaient peu, pour lui c'était les sentiments qui étaient en jeu, les sentiments d'une jeune fille brisée. Après un court instant, il retira sa main de la joue toute douce d'Eden pour la poser sous le menton de la jeune fille, lui lever un peu la tête et lui fit un baiser sur le front.

- Ne t'inquiète pas, j'appelle ça "le baiser du courage". Même si je sais que ça ne servira peut-être à rien. J'espère que mes conseils te soutiendront tout au long de ta vie.

Il remit sa main dans sa poche avant de la ressortir pour la passer dans ses cheveux. Une action quelque peu inutile, mais qui montre au moins qu'il était décontracté et qu'il se sentait bien aux côtés d'Eden. De plus, cette histoire de baiser ne tenait pas, il venait de la créer...
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MessageSujet: Re: De l'amertume se nourrissent nos douleurs passées. [PV Hideaki Shimazu] Lun 20 Jan - 10:27




Quel drôle de pouvoir possédait donc Hideaki pour parvenir à apaiser ainsi la myriade d’émotions qui se bousculait dans la tête et le cœur d’Eden ? Ils ne se connaissaient pas et malgré cela, il s’était arrêté devant elle, avait pris le temps de cueillir tous ces sentiments contradictoires pour les enfermer une petite bouteille. Il faudrait ensuite apprendre à les dompter. Mais la jeune fille n’avait pas encore atteint ce stade ; elle se trouvait dans l’œil du cyclone et y ramassait les débris de son tourment, soutenue par le CPE.

Encore accroupie, elle sentit la douleur s’installer dans ses jambes ankylosées. Elle avait passé de longues minutes dans cette position et elle ne fut pas surprise qu’elles commencent à lui faire mal. Cela lui rappela alors qu’Hideaki se tenait de la même manière et elle ressentit un brin de culpabilité en songeant qu’elle avait été bien égoïste. Elle n’avait pensé qu’à sa peine, sa propre personne, alors qu’un autre être humain veillait sur elle sans rien demander en retour. Il avait des sentiments, lui aussi : le souvenir de sa colère à la lecture du courrier frappa la jeune fille. Peut-être n’était-elle pas la seule à traîner derrière elle un lourd bagage : sa fonction de CPE l’avait certainement amené à côtoyer d’autres jeunes, qui avaient des difficultés semblables aux siennes.

Néanmoins, son instinct la conforta dans l’idée que leur relation était bien loin de celle que peuvent entretenir une élève et un adulte au sein d’un établissement scolaire. Aucun carcan, aucune pression, aucun jugement ni suivi de son état psychologique, couché sur le papier d’un dossier qui se rangera aux côtés d’autres dossiers, alignés comme autant de clones blancs et vides d’émotions. Non, c’était très différent de tout cela. Ils n’étaient plus qu’humains, l’un à l’écoute de l’autre.

Les paroles d’Hideaki permirent à la jeune fille de mettre un peu d’ordre dans ses idées. Il avait raison sur chacun des points qu’il énonçait ; elle repartait de zéro et il lui décrivait combien cela pouvait lui être bénéfique. Le lien qu’elle entretenait avec sa famille se serait immanquablement amenuisé au fil des années : il était dorénavant rompu. Devoir se prendre en main de A à Z allait occuper Eden. Il y avait tant à faire, réfléchir à tout cela l’empêchait de se morfondre et de verser de nouvelles larmes… pour l’instant.

Elle était touchée par ses mots. Puis un frisson courut le long de sa colonne vertébrale quand il déposa un baiser sur son front. Elle n’avait plus froid – oh non, elle était heureuse. Elle ignorait pourquoi ce baiser du courage, comme il l’appelait, lui faisait autant de bien. Sans doute parce qu’elle avait besoin d’affection, ou de quelque chose qui s’en rapprochait, pour ne retomber dans l’épineuse affliction dont il venait de la tirer. Elle était ravie, qu’importe s’il venait d’inventer cette histoire. Cela lui suffisait amplement pour se sentir bien, enfin rassérénée.

Eden vit le CPE passer une main dans sa chevelure mauve, geste machinal qui la fascina un bref instant. Peut-être traduisait-il une gêne ? La culpabilité germa à nouveau dans sa tête, très rapidement éradiquée par sa raison ; s’il y avait eu le moindre malaise, il n’aurait certainement pas pris place au moment où les choses semblaient enfin s’apaiser. Cette idée la rassura un peu dans la mesure où elle comprit que la douleur n’avait pas réussi à effacer son discernement, grâce à Hideaki.

La cloche qui annonçait le début des cours résonna dans le jardin, étouffée par la neige et les faibles rayons de soleil qui perçaient timidement au travers des feuillages et des branches. La jeune fille n’avait pas la moindre envie de se rendre en classe, le cœur en miettes et les yeux bouffis. Mais elle savait qu’elle s’attirerait d’autres ennuis en faisant l’école buissonnière et ce n’était pas souhaitable. Ses lèvres se plissèrent en un mince sourire résigné alors qu’elle s’adressa à son interlocuteur :

« J’imagine que je ne peux pas sécher, malheureusement… Alors je vais y aller. Toutefois… est-ce que je peux passer dans votre bureau bientôt ? Ah, je ne vais pas vous embêter ! C’est juste que… je vous suis vraiment redevable, et je ne veux pas que vous gardiez cette image de moi… »

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MessageSujet: Re: De l'amertume se nourrissent nos douleurs passées. [PV Hideaki Shimazu] Lun 24 Fév - 15:31

Bonjour, où en est ce RP? Merci de répondre ^^
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MessageSujet: Re: De l'amertume se nourrissent nos douleurs passées. [PV Hideaki Shimazu]

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De l'amertume se nourrissent nos douleurs passées. [PV Hideaki Shimazu]

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