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 La chute de l'alouette (Pv Mikie Niwa, Kumi Hayashi et Roméo Marconi)

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MessageSujet: La chute de l'alouette (Pv Mikie Niwa, Kumi Hayashi et Roméo Marconi) Ven 25 Oct - 18:19

(HRP : Je précise quand même qu'au lieu de faire deux rp différent un dans les dortoir et un autre dans l'infirmerie j'ai pris le pari fou de tout faire à l'infirmerie ._. Bref vous l'aurez compris après un tour nous seront logiquement dans le bon lieu donc cela ne devrait pas poser de problème !)




Une journée des pus banales,  une de celle  qui ne ressemble que trop à toutes les autres, une de celle dont on espère qu’elle passe vite. Les cours avaient été des plus agité aujourd’hui, les bavardages et les rires englobaient la salle de classe et les professeurs essayaient de faire régner le silence par leur compétence en matière d’autorité. Certains y arrivait avec brio, d’autre en revanche ne pouvait placer une phrase sans que le bruit ne la couvre. Kyoya, dans cette masse de bruit, se contentait d’écouter attentivement tout ce qui se disait, les cours en priorité mais aussi les conversations qui pouvaient l’intéresser. En effet elles étaient rares, mais il est vrai que connaitre un peu son entourage, leurs habitudes, leurs conflits pouvait lui permettre de mieux comprendre les psychologies de chacun. Il faisait ça par déformation professionnel, en effet lorsqu’il occupait le poste de gardien de sa ville auprès de sa famille adoptive les Hibari, il avait appris à connaitre son entourage et à faire son possible pour le comprendre. Les criminels basiques se cachent toujours sous des visages préconçu, de ceux que l’on défini comme cas d’école tellement ils sont stéréotypés et dépassé. Mais pour autant, l’étude de la psychologie était une des bases de son ancienne occupation, et donc il avait du mal de s’en passer. Bien entendu il ne laissait pas ces conversations prendre le dessus sur lui, il était toujours attentif aux cours auxquels il  assistait, ses résultats n’étaient pas exceptionnels et il voulait progresser de plus en plus ! Kyoya n’était pas le genre de personne à se laisser aller, c’était comme pour ses entrainements quotidiens, il voulait devenir plus fort chaque jour mais la force physique ou magique ne faisait pas tout, en effet la culture, la force de l’esprit, le raisonnement… cela risquait d’être l’un des points les plus important dans sa quête de l’homme en noir. C’est la raison pour laquelle il ne prenait pas exemple sur ses camarades qui flânaient en cours et ne fournissait pas un effort des plus concrets pour la plupart des matières. Kyoya ne les jugeait pas, c’était leurs affaires et leurs problèmes, voila pourquoi jamais il ne parlait de cours avec ses camarades de classe. En revanche, depuis quelque temps maintenant il se faisait aider par une jeune élève de la classe 2 : Kumi Hayashi. Les professeurs, soucieux et bien conscient de la volonté de Kyoya pour s’en sortir en cours avait demandé à cette jeune fille de bien vouloir aider Kyoya dans les matières qu’il ne comprenait pas et dans lesquels il devait s’améliorer au mieux. En échange de quoi Kyoya aidait la jeune fille à mieux appréhender les combats réels grâce à l’expérience qu’avait Kyoya dans ce domaine. Ce petit arrangement ne gêna point le jeune Hibari, après tout si cela pouvait lui être profitable il n’allait pas refuser. Surtout que la jeune fille était assez respectueuse, bien qu’un peu collante. En fait elle semblait éprouver une profonde sympathie pour son familier, Roll. Et le petit hérisson le lui rendait bien car il adorait jouer avec elle, surtout qu’elle lui apportait toujours des gâteaux qu’elle cuisinait avec soin lors de leur séances d’entrainement, alors comment ne pouvait-il pas tomber sous le charme ? La jeune femme était des plus sincère et avait vraiment un effet positif sur les résultats de Kyoya, elle ne posait pas trop de question sur son passé bien qu’elle était fort curieuse parfois. Mais malgré ça, Kyoya c’était habitué à leur séance de combat le samedi matin. Il essayait de l’entrainer avec la même philosophie que lorsque ça mère l’avait entrainé : avec sévérité et sans prendre de pincette. Il était dur et ne la laissait pas se morfondre sur elle-même, et bien que les premières séances furent des plus ardue il fallait reconnaitre que Kumi Hayashi s’en sortait de mieux en mieux...
 
Le dernier cours de la journée fut abrégé par la sonnerie métallique de celle qui provoque une désagréable sensation dans les oreilles, comme si l’on plantait avec persistance un clou sur la paroi des tympans. Les élèves de sa classe se levèrent  sans attendre que le prof n’ait indiqué qu’ils étaient en droit de sortir de son cours. Kyoya rangea tranquillement ses affaires et attendit patiemment que l’attroupement ait quitté les lieux. Comme à son habitude il restait toujours le seul présent dans la classe lorsque les cours étaient finis, enfin le seul élève car le professeur également s’occupait de ranger ses affaires. Kyoya se leva, salua respectueusement l’enseignant et quitta la salle en marchant lentement. Il allait à présent rejoindre sa chambre et attaquer les devoirs qui lui incombait, il avait avancé sur certain mais la chimie et l’histoire de la magie, par exemple, lui posait quelques difficultés. Mais ce n’est pas pour autant qu’il allait se laisser abattre, il ferait en sorte de finir cela aujourd’hui car demain il devait rendre un compte rendu pour son cours d’histoire de la magie sur les mages de la préhistoire. Bien que très peu d’information puissent être réunies, il fallait dire que Kyoya avait travaillé assez dur toute la semaine dernière pour pouvoir fournir un travail acceptable. Il ne comprenait pas vraiment la matière en elle-même, les dates et les événements étaient assez complexes pour lui mais il essayait tout fois de fournir le maximum de ses efforts et de sa concentration sur ce sujet. Quant à la chimie, c’était aussi une matière assez problématique pour Kyoya qui ne comprenait pas les équations et les subtilités des transformations. Il se jura de finir cela aujourd’hui, il y passerait la nuit s’il le fallait mais il ne lâcherait pas prise. Surtout qu’il c’était entrainé le matin donc sa soirée était libre ! Montant les escaliers deux à deux, il arriva bientôt à sa chambre. Ses camarades ne semblaient pas être retournés dans la chambre ce qui arrangeait un peu Kyoya qui aimait le silence lorsqu’il travaillait. Il s’assit sur son bureau et profita de la proximité de son lit pour caresser son familier, ce dernier ne l’avait pas vu de la journée alors il l’avait bien mérité. Kyoya s’attela à la chimie, il s’engagea pour 1h et demi de travail mais il ne passa que trois quart d’une seule heure, les progrès qu’il avait fait en chimie était vraiment surprenant, enfin pour lui. Kumi Hayashi avait réussi à lui faire comprendre un peu cette matière. Kyoya se dit qu’il passerait à la matière de Mr Marconi lorsqu’il aurait terminé de manger. En effet il était l’heure du souper et Kyoya ne voulait pas arriver après la foule d’élève. Il emporta Roll qu’il déposa sur son épaule, et ils allèrent manger au réfectoire réservé aux élèves. Comme à son habitude Kyoya mangeait seul à une table éloigné le plus possible, peu de gens ne voulait approcher une personnalité aussi froide que la sienne et cela l’arrangeais. Lorsqu’il eu fini il débarrassa son plateau et pris le chemin pour retourner à sa chambre. C’est alors qu’il croisa Mikie Niwa…
 
La jeune fille lui adressa l’un de ses plus beaux sourires et le salua de sa voie angélique. Kyoya lui répondit, conservant son expression neutre, d’un hochement de tête. Il lui dit tout de même qu’elle devrait se dépêcher d’aller à la cantine car le monde commença à arriver. Elle le remercia et lui fit un signe de son bras qu’elle agitait en l’air pour lui dire au revoir. Kyoya leva simplement le bras en l’air en guise de réponse, le bracelet de fleur qu’elle lui avait donné descendit légèrement autour de son poignet. Kyoya remit son bras le long du corps et avança d’un pas un peu plus rapide pour rejoindre sa chambre. Revoir Mikie Niwa lui fit remonter un souvenir qu’il gardait en tête, ce souvenir qui lui avait demandé beaucoup de réflexion et de recherche pour essayer de découvrir de quoi s’agissait-il exactement. Hallucination post traumatique avait été la réponse qui lui avait servi les livres qu’il avait consultés. Mais il n’y croyait pas, pour lui c’était autre chose de plus sombre et de plus grave. Il n’avait cependant pas pris le risque d’en parler autour de lui, personne ne devait être au courant de ses faiblesses cela pouvait se révéler dangereux pour sa sécurité…on ne savait jamais qui était nos vrais ennemis.  Il avait analysé chaque secondes de ce souvenir, la sensation désagréable qu’il avait eu lorsqu’il avait pris Mikie dans es bras pour la consoler de son chagrin. La lugubre présence qu’il avait sentit et qui avait mis la panique et l’anxiété au plus profond de son cœur. Et surtout ce bruit de chaines métalliques qui s’entrechoquent doucement, un bruit qui n’avait laissé qu’un arrière goût amer dans la bouche de Kyoya. Un arrière goût de sang…heureusement que Mikie ne s’était rendu du compte de rien. Pourtant cette sensation ne c’était plus présenté depuis cet incident ce qui avait commencé à faire douter Kyoya sur le lien entre cet incident et l’homme en noir. Le jeune homme préféra chasser cette réflexion de ses pensées, pour le moment il avait d’autres chats à fouetter : l’histoire de la magie. Il devait conclure pour le rendre demain. Le gros du travail avait été fait, il ne manquait que la conclusion de ses recherches et la conclusion personnelle de Kyoya sur ce qu’il avait retenu. Et donc en rentrant dans la chambre il salua d’un mouvement de tête ses camarades de chambres qui étaient présent et se mit immédiatement au travail. Il paria sur au moins trois heure de travail sans pause, il devait être approximativement six heure du soir ce qui l’amènerait à neuf heure environs. Il n’eut que très peu d’obstacle sur son chemin, en effet les conclusions étaient simplement  le condensé de ses recherches d’une semaine et il avait appris à faire correctement ses expressions écrite et donc ils savaient comment mener des conclusions. Ce qui lui posa problème c’était la conclusion personnelle. En effet, il ne savait vraiment pas quoi mettre dans cette ultime partie et il se creusa la tête pour trouver en quoi ces recherches avaient eut un quelconque impact sur lui. Il ne trouva pas grand-chose à dire de plus qu’apprendre les origines de la magie l’avait aidé à comprendre un peu mieux la matière historique en elle-même. Qu’il comprenait pourquoi la complexité des relations entre les nations étaient aussi importante et il conclut que pour comprendre un tableau il ne fallait pas que voir l’ensemble mais bien toute les facettes de celui-ci. Cela paraissait simple mais il mit deux bonnes heures à composer un court paragraphe relatant ceci. Il avait en tout et pour tout dépensé trois heures trois quart à finir son travail pour l’histoire de la magie et il en était assez content, bien qu’il ne le montra pas. Il décida alors qu’il était temps pour lui d’aller dormir car demain une journée assez chargée s’annonçait à lui, en effet, les cours et un entrainement pour la soirée ce qui allait l’épuiser. Plus il dormait tôt et meilleurs serait sa forme le lendemain pour affronter les épreuves qui allaient certainement s’offrir à lui. L’un de ses camarades dormait déjà, un autre lisait et le troisième était parti vadrouiller il ne savait où. Le jeune Hibari alla prendre sa douche pour se mettre en pyjama long blanc à rayure bleue foncé. Kyoya rejoignit son lit et souhaita une bonne nuit à ses colocataire par pure politesse et s’endormis dans ses draps.
 
L’odeur de fumée se fit sentir dans la maison, l’odeur du bois se consumant dans les flammes. Kyoya se réveilla en sursaut en entendant les cris des femmes et les pleurs des enfants. Il regarda affolé autour de lui, il fit coulisser la porte de sa chambre pour comprendre ce qu’il se passait chez lui. Il hurla appelant ses parents pour qu’ils viennent le secourir de cet enfer, pour qu’ils le sortent de ce cauchemar.  Enfin ils arrivèrent à sa hauteur, le père cria à la mère d’emmener Kyoya le plus loin possible dans la forêt et qu’il allait les retenir…mais retenir qui ? Le petit Kyoya ne comprenais pas ce qu’il se passait, sa maman pleurait de tout son être, sanglotait ne pouvant qu’à peine prononcer des mots de réconfort pour son fils. Elle emmena Kyoya, courant pied nu dans la forêt, ne s’arrêtant pas…une ombre fondit sur elle…sang…hurlement…rire funeste et méprisable… tout était flou dans la tête de Kyoya…l’odeur des cendres… l’odeur du sang…On le saisit à la gorge, Kyoya ne voyait pas le visage de l’homme qui le tenais maintenant à sa merci. Le petit Kyoya jetait des coups d’œil aux corps inertes de ses deux parents sa mère la tête coupé son père un trou béant au milieu du corps. Sa respiration s’accélérait tout comme le débit de larmes qui coulait sur ses joues légèrement noircies par l’atmosphère de cendre qui régnait dans la forêt. Le vent avait porté jusqu’ici les restes de son ancienne maison. Kyoya commençait à voir trouble mais il pu identifier quelques points de l’homme qui allait en finir avec lui : c’était un homme aux cheveux long, au regard de feu et vêtu entièrement de noir. Il dégageait une aura de mort et de sentait le sang ainsi que la putréfaction, un démon tel fut la pensée qui lui traversa l’esprit à ce moment là. L’homme desserra alors son étreinte du cou pour que le jeune garçon puisse respirer un peu mieux puis il approcha son visage de celui du jeune Kyoya…
 
Dans son lit, Kyoya commençait à s’agiter légèrement, il transpirait et sa respiration s’accélérait de plus en plus…
 
…L’homme en noir approcha sa bouche de l’oreille du garçon…
 
Kyoya agrippa le drap de son lit avec une poigne ferme mais moite, il suait comme jamais. Les battements de son cœur s’accélérèrent…
 
…L’homme en noir ouvrit sa bouche et d’une voie grave mais suave il prononça des mots que pour une raison étrange il n’entendit pas…
 
Kyoya se retourna il était sur le dos et il respirait maintenant un peu plus bruyamment serrant de ses deux mains les draps qui commençaient légèrement à se tremper de ses effluves…Puis soudain le temps s’arrêta…
 
« …roi, dit l’homme en noir en serrant le cou de l’enfant jusqu’à ce qu’il s’évanouisse »…
 
… Kyoya se réveilla en sursaut mais n’émis aucun son, il tremblait de tout son corps, il ne se sentait vraiment pas bien, jamais encore il n’avait eu ce genre de chose. Mais cela l’importait peu, il c’était souvenu d’une partie de la phrase qui lui avait soufflé l’homme en noir avant qu’il ne le l’abandonne dans cette forêt. C’est mots qu’il n’arrivait pas à se souvenir depuis dix longues années, il en avait maintenant un, mais au lieu de la réjouir cela lui procurait une peur indescriptible au plus profond de lui. Il sortit vite de sont lit, n’emporta même pas Roll qui pourtant le suivit aussi vite qu’il le pouvait. Kyoya sortit de la chambre et se retrouva dans les couloirs, la lune était bien visible au dehors et elle illuminait les couloirs de sa lumière quasi divine. Kyoya sentit ses jambes faillirent alors dans sa chute il réussit à se rattraper au rebord d’une des fenêtres du couloir. Il se releva difficilement, son cœur n’arrêtais pas de battre de plus en plus vite et de plus en plus fort. Le souffle de Kyoya était rapide et très cours. Il n’arrivait pas à avoir assez d’air, il ne pouvait pas exprimer le moindre mot. Il essaya d’avancer obligeant ses jambes à se placer l’une devant l’autre, il ne savait pas pourquoi il voulait faire cela, mais son instinct avait pris le pas sur sa conscience rationnelle il ne faisait que suivre bêtement les volontés de son corps. Le seul et unique mot de l’homme en noir raisonnait dans sa tête, il n’entendait que ça, le son de sa voie grave qui répétait le mot « roi » continuellement. Sa vue commençait à s’embrouiller, il ne voyait plus grand-chose, il distinguait les formes et les couleurs mais il ne savait pas où il allait ni où il était…pour lui avancer était sa manière de combattre ce malaise. Il ne devait pas flancher, il se concentra alors, reprit de la force et commença à retrouver la vue. Ses doigts moites avaient du mal à le maintenir debout mais ils tenaient encore bon. Kyoya commençait à retrouver sa force et sa conscience, son souffle avait même commencé à se ralentir. Et quel ne fut pas sa surprise lorsqu’il vit un homme accroupi, genoux à terre et surtout dont les bras étaient maintenus en l’air par des chaines en métal qui s’entrechoquaient lorsqu’il bougeait. Le tableau arrêta Kyoya dans son mouvement, il ne bougeait plus, il contemplait horrifié le spectacle qui s’offrait à lui. Plus un son ne se faisait entendre, même le mot de son pire ennemis avait disparu de son esprit, il n’y avait plus que l’homme enchainé et Kyoya qui le regardait. Ce dernier observa sa chevelure blanche et sa peau tout aussi blanchâtre. Il ne pouvait apercevoir son visage car celui-ci était tourné vers le sol. Puis, l’enchainé prononça le mot de l’homme en noir avec la même voie
 
« roi »
 
Kyoya sentit d’abord comme une lance lui transpercer le foie, puis il sentit une main ferme serrer son cœur, si à la première sensation il n’avait pas réagit tout de suite il répondit à la deuxième par un vomissement de sang assez conséquent. Ses jambes le lâchèrent ainsi que ses bras, il tomba en avant, il sentit comme une bonne centaine d’aiguilles qui le trituraient le cerveau, une douleur qu’on ne pouvait décrire avec des mots, celle-ci arracha une larme de douleur à Kyoya, une larme à la couleur rouge… Le corps du jeune homme tomba dans un bruit sourd sur le planché du couloir, sa tête reposait dans la marre de sang qu’il avait vomis quelques secondes auparavant, ses yeux étaient grand ouvert tout comme sa bouche, du sang coulant de ces deux parties…Kyoya ne bougeait plus …évanouit
 

  Une journée des pus banales,  une de celle  qui ne ressemble que trop à toutes les autres, une de celle dont on espère qu’elle passe vite. Et pourtant c’est ce type de journée qui sont les plus heureuse de notre vie, malheureusement pour l’apprendre il faut parfois payer un prix beaucoup plus élevé qu’on ne le peu…
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MessageSujet: Re: La chute de l'alouette (Pv Mikie Niwa, Kumi Hayashi et Roméo Marconi) Dim 27 Oct - 12:18

Tout ce passait bien. C’était une journée assez banale, comme toutes les journées que je passe. Enfin, presque… Il y avait bien quelques jours où ça n’allait pas, d’autres où il y a pleins d’actions. Mais, aujourd’hui, c’était une journée assez ennuyeuse.  Les cours se sont passés normalement. Je n savait pas si j’aurai assez le courage de suivre le dernier cours, mais ce qui est sûr c’est que je voulais bien dormir… Faire une petite sieste de quelques minutes, enfin, fermé les yeux pendant quelques secondes pour me reposer de tout ces bruits qui parcourent les couloirs, lorsque tous les élèves se dirigent vers les couloirs principaux. La dernière heure de cours avait donc commencé et nous avions monsieur Jack. L’heure passa normalement, mais je secouer ma tête de temps en temps pour ne pas tomber dans un sommeil profond. Heureusement, ce supplice se finit bien vite, lorsque la cloche sonna la fin des cours. Génial ! J’avais l’après midi de libre et je pouvais faire une petite sieste avant.

Je me suis donc dirigée vers ma chambre le plus vite possible pour aller faire ma petite sieste, demandant à Crapy de me réveiller avant le souper, vu que j’avais un peu faim. Je dormis bien tranquille pendant au moins deux heures. J’étais si fatiguée… La nuit dernière, je n’ai pas pu fermer l’œil de la nuit. Crapy avait des problèmes, et je ne parvenait pas à l’endormir..Il se réveillait toutes les 5 minutes, et me réveille avec lui, comme si il avait peur de quelque chose, mais heureusement, il a pu s’endormir aujourd’hui lorsque j’étais en cours. Je ne savais pas pourquoi il était si agité. C’est comme si il avait un mauvais pressentiment. Comme si, il redoutait que quelque chose allait arriver. Je ne peux pas voir ce que sait bien sur, mais je l’avais sentie. J’avais sentit l’inquiétude de mon petit familier.

Après m’être réveillé, j’ai pris une bonne douche, puis m’habilla et partie vers le réfectoire pour manger. En passant dans les couloirs, j’avais pu voir Kyoya. Cela me faisait plaisir de le croiser. J’affichais comme à mon habitude un sourire angélique, contente de le voir. Je le saluai et il me salue à sont tour en me disant que je devais me dépêcher pour aller manger. Je me suis dit qu’il était allé vers le réfectoire avant moi et qu’il a surement du finir son souper. Je le remercie en essayant de ne pas arriver en retard. C’est vrai que ma petite sieste avait un peu duré, et que j’avais pris du temps dans la salle de bain. Je lui fis signe d’au revoir en agitant ma main haut dans l’air toujours aussi contente, et joyeuse. Je remarquai alors qu’il avait encore mon bracelet en fleur. Je souris de plus bel en le voyant attaché à son poignet.  Je me retourne en me rappelant les événements de l’autre jour… De ma rencontre avec lui. Qui aurait cru que par une journée aussi chaleureuse, un incident s’était déroulé au bord de ce magnifique lac, mais je gardais toujours en mémoire le câlin que je lui avais fait. En plus de ça, j’étais tout aussi surprise de voir qu’il avait répondu à mon câlin en me serrant contre lui ce jour là. Je gardais tout cela en mémoire, et une chose est sûr, je n’oublierais jamais ma rencontre avec lui.

Je me suis précipitée, perdue dans mes pensées, vers le réfectoire, qui était bondé d’élèves. Mais, j’ai réussis à m’incruster discrètement entre eux, et j’ai pu finalement me faire servir mon repas. Je pris une table où il n’y avait personne, vu que pour l’instant je ne voyais personne de mes connaissances, alors je pris peine de manger seule ce soir. Le repas était assez bon, et une fois terminé, je me suis de nouveau enfermée dans ma chambre. Là, au moins, j’avais pu voir des personnes que je connaissais depuis mon arrivée. Déjà, mes colocataires je les voyais tous les jours, et vu que je passe la moitié du temps dans ma chambre, alors il est normal que ce sont les personnes que je connaisse le mieux. Je les salue donc, puis me je me pose sur mon lit. Je pris un magasine et commença à le lire. Je n’avais pas de devoir à faire… J’avais déjà finis mon exposer le jour où Mr. Roméo nous l’avait donné. Ce n’est pas parce que je suis une intello, alors là, loin de là. Je déteste même les cours et les devoirs, mais je me suis dit que pour mieux profiter de mes autres journée, il fallait bien que je termine mon devoir plutôt, et c’est ce que j’ai fait. J’avais déjà finis mon devoir en avance.

La nuit domina quelques heures après le magnifique paysage qui commençaient à s’obscurcir, mais seul le reflet de la lune et des astres, donnait encore une lumière qui nous aider à distinguer un peu les objets. Je finis par m’endormir, après que Mashiro eu éteins la lumière. Je leur dit bonne nuit, et bientôt, je me suis endormie, sans m’agiter. Je ne savais pas si j’allais encore faire des cauchemars, mais vu que Mashiro m’avait aidé à vaincre mes peurs, et vu que pour le moment je ne faisais pas de cauchemars, alors je pense que tout est réglé. Crapy, lui, s’endormis sous mes pieds, couvert par le drap qui était assez grand. Le silence de la nuit domina, après une demi-heure. Mes colocataires étaient tous endormis, et aucun bruit ne se fit entendre. La fenêtre était partiellement ouverte. Comme je l’avais dit, tout au long de la nuit, je n’avais fait aucuns cauchemars. Je dormais sereinement, bien au chaud dans mon lit douillé. Les heures passèrent. Je ne sentais rien autour de moi. Soudain, la fenêtre s’ouvrit bruyamment laissant passer un courant d’air. Je me suis réveillée en sursaut, mais mes colocataires était encore endormi. On dirait bien qu’il en faut plus pour les réveiller. Je referme la fenêtre, puis regarda Crapy qui s’est lui aussi réveillée. Je lui demandai doucement d’aller dormir, mais je vis quelque chose d’inquiet sur son visage tout rond. Il y avait de la sueur qui tombait de son visage. Il était en mode panique, comme hier soir. Je ne comprenais pas ce qu’il avait encore cette fois-ci. Je le pris dans mes bras pour l’emmener vers le lit, mais il fit non de la tête et se dégagea de mon emprise pour partir de la chambre, en ouvrant la porte grâce à ses deux pattes. Je ne compris pas ce qui se passait. Pourquoi avait-il eu cette réaction ?

Je ne savais pas si je devais le suivre, ou bien le laisser revenir. Mais, vu son inquiétude, il se passait surement quelque chose. Je me dirige en courant vers les couloirs, en essayant de suivre Crapy. Je n’avais pas eu le temps de m’habiller et donc, j’étais en pyjama qui était formé d’un short et d’un haut. Je couru, pied nu, dans les couloirs illuminait par le clair de lune. Je vis Crapy devant moi. J’avais réussis à l’atteindre, puis tout à coup, j'avais eu à mon tour un pressentiment... Un mauvais pressentiment. Je ne savais pas ce qui se passait, mais on dirait que l'atmosphère avait changé.J’écarquille les yeux, le cœur qui battait à cent à l’heure. Crapy s’était arrêter, puis se dirige telle une fusée vers un autre couloir, comme si il était proche du but. Je me précipite à mon tour, dévalant les escaliers telle une furie. J’avais presque les larmes qui coulaient de mes yeux. Je ne savais pas ce qui se pasaait, mais vu que j'avais le coeur gros, je sentis alors qu'il allait se passait quelque chose d'horrible..Mais quoi? Je n'en savais rien... Je continue de courir puis arrive au bout du couloir. Crapy m’avait devancé, et je le vis qu’il s’était arrêté. Je regarde sous Crapy et je vis sa tête. Je me précipite pour voir si c’était bien lui…

A cet instant, je n’en cru pas mes yeux… Mes yeux se remplir de larmes. Voir cette scène si affreuse devant mes yeux… Je n’avais pas pu supporter… Je n’arrivais plus à parler… Mon corps tremblait. Mes lèvres tremblaient. Je le regarde, par terre, une flaque de sang le couvrait… J’avais tenu ma tête de mes deux mains, et je commençais à la secouer comme si je me disais que ce n’était qu’un cauchemar. A la fin, je ne pu plus me retenir. J’éclate en sanglot, en tombant sur mes genoux. Son nom parcourra mes lèvres, puis en un cri je pousse :

-KYOYAAAAAAAA

Je ne savais pas quoi faire… Il devait être emmené à l’infirmerie. On devait s’occupait de lui. Je le pris dans mes bras, le serrant contre moi. Je ne pu croire ce que je voyais. Crapy ne faisait rien. Il ne savait surement pas quoi faire, surtout qu’il voyait sa maitresse dans un état de détresse.

-Kyoya, reste avec moi… KYOYA !!!

Je continuais de verser des larmes. J’avais le corps paralysé, et je ne pouvais pas l’emmener moi-même vers l’infirmerie. Je ne savais pas trop quoi faire... Je ne voulais pas qu’il meurt.. Je ne savais même pas ce qu’il lui est arrivé. Pourquoi était-il dans cet état.. Pourquoi y avait-il tout ce sang. Mes vêtements ainsi que mon corps commençaient à se tacher de cette couleur rouge écarlate.
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MessageSujet: Re: La chute de l'alouette (Pv Mikie Niwa, Kumi Hayashi et Roméo Marconi) Mar 29 Oct - 13:01


C’était une de ses nuits comme seuls les mois d’hivers pouvaient apporter, glaciale et longue. L’obscurité avait envahi le ciel aussi vite qu’une traînée de poudre, étouffant le soleil dans son étreinte sombre. Dans le berceau effrayant de cette noirceur qu’était devenue la voûte céleste, il n’y avait que la lune pour illuminer de ses rayons pâles les jardins de Tadakai. Accoudée au bord d’une fenêtre, dans le hall du bâtiment annexe de l’école, Kumi remit en place son écharpe en laine sur le bout de son nez rougit par le froid. Cela faisait plus d’une heure qu’elle méditait, les yeux perdus à contempler les immenses arbres bordant l’académie et la lueur déclinante du jour.  Elle jeta un coup d’œil distrait à Mouki qui attendait sagement, en silence, assis à ses pieds. Le chat, habituellement capricieux, s’était tût respectueux du mal être qu’il percevait chez sa camarade. La jeune fille referma les vitres d’un mouvement sec. Ce n’était pas comme si elle avait le choix. Kumi fouilla dans la poche de sa veste et en ressortit une lettre froissée que lui avait transmis le secrétariat, ce matin-même. Le papier en était granuleux, pas bien agréable au toucher, à moins que ce ne soit le contenu de la missive -déjà lu cent fois- qui ne l’horripile au point d’en insupporter la simple caresse. Elle savait son père traditionaliste, mais ne pensait pas que celui-ci irait jusqu’à lui organiser des rendez-vous quand elle n’avait pas encore, ne serait-ce que dépasser la vingtaine. La magicienne l'aurait cru davantage fière de la voir travailler et réussir dans la vie -telle une femme moderne- plutôt, que de devenir femme au foyer. Lord Hayashi, son père était-il donc d’une souche si sévère et aigri qu’il voulait la marier ainsi ? Elle brouilla définitivement la lettre d’un geste vif et la jeta sans cérémonie dans une des corbeilles à papier du couloir. Ce n’est pas qu’elle ne respectait pas l’autorité de son paternel, mais elle se voulait libre de son influence.

Kumi s’engagea dans les étages supérieurs, pressée d’aller retrouver la chaleur réconfortante de sa chambre. Mouki trottait derrière à vive allure -autant que son imposant ventre le lui permettait- les yeux figés dans une expression désagréable. Même s’il n’en disait jamais rien, elle le savait étrangement sensible face au danger autant physique que psychologique. Elle lui adressa un sourire complice, soucieuse de le rassurer, lui, qui ne se montrait que peu inquiet en temps normal.  Il était bien l’un des seuls amis qu’elle ait au pensionnat, même si, actuellement, il n’était plus le seul à occuper ses pensées. Le familier en éprouvait une jalousie maladive d’ailleurs. Je me demande ce que  Kyoya me réserve ! Est-ce que Roll aimerait des biscuits à l’amande ? Se questionna-t-elle avec gaieté. Il ne lui restait que deux jours à patienter avant de revoir le petit hérisson et son maître, Hibari Kyoya, d’un an son aîné. Comme chaque jeudi, elle n’avait qu’une hâte c’était que la nuit passe vite : Le vendredi étant le jour de ses dernières préparations -toujours enthousiaste- pour l’entraînement du jour suivant. Les efforts qu’elle maintenait sans relâche pour s’améliorer, lui donnait un estime de sa personne qu’elle ne possédait pas avant. Elle était tellement redevable d'Hibari-san qu’elle ne se croyait pas capable de pouvoir lui exprimer son immense gratitude. L’affection grandissante qu’elle éprouvait à l’égard du jeune académicien et de son familier ne faisait qu’accentuer l’importance qu’elle accordait à ces moments entre eux, aussi doux et amer que le battement d’aile d’un papillon qui se meurt plus vite qu’il ne naît. C'était son petit bonheur. Mais, les mauvaises nouvelles ne viennent jamais seul.

-KYOYAAA !!


Le cri résonna jusque dans la cage d'escalier, depuis un couloir du dortoir 2. Empreint d’un désespoir violent, il heurta Kumi de plein fouet la faisant tressaillir du plus profond de ses entrailles alors qu’elle s’apprêtait à emprunter le chemin menant à sa chambre. Une étrange sensation vint tordre son ventre. Mouki agrippa sa jambe pour l’obliger à avancer, mais le doute qui venait de l’assaillir était trop vivace pour qu’elle ne s’oriente pas en direction des pleurs déchirants. Dés Kyoya, il y en a des milliers. Et, puis j’ai du mal entendre. Se susurra-t-elle, intérieurement persuadée qu’elle s'était trompée. Au sein de l’école, il devait bien y avoir deux-trois susnommés Kyoya. Elle n’avait aucune raison de croire que c’était son Kyoya. La boule à la gorge, elle pressa le pas. Il lui était dur en cette minute de définir une pensée cohérente, de savoir si elle venait vraiment au secours de la personne qui avait hurlé ou si elle ne tentait pas de se confirmer, l’impossibilité d’une réalité qui, était, obligatoirement invraisemblable quoi qu’il en soit. Dans le corridor, quelques portes grincèrent, laissant dépasser la tête d’autres curieux que l'étudiante ignora royalement. Elle ne se rendit même pas compte qu‘elle s'était mise à courir. Ainsi, arrivée sur les lieux du drame, plutôt essoufflée, la respiration saccadée, elle ne fit pas tout de suite attention au détail de la scène. C’est la flaque de sang, mare dégoulinante d’un pourpre hideux sur le plancher qui -en giclant sur le cuir noir de son mocassin- l'appela à la gravité du moment présent. Et, elle releva les yeux.

D’abord, Kumi crut à une blague. Un peu, comme une très mauvaise farce qu’un enfant pas sage aurait voulu faire à ses parents. Un petit rire nerveux échappa à ses lèvres closes. Parce que, c’était juste impossible ! Il y avait des choses qui semblaient plausibles, possibles, et d’autres qui n’avaient pas de raison d’être, qui était inimaginable tant elles étaient absurdes. C’était comme devoir se persuader que la terre était plate, alors qu’on savait pertinemment qu’elle était ronde. C’était ridicule, insensé et stupide. Ce n’était pas vrai, simplement et indubitablement faux. Kumi avança d’un pas calme et s’écroula au côté du corps et de la petite fille, -une première année, visiblement- dans un bruit sourd. Elle distinguait mal le blessé. Elle se refusait de le connaître. Ce n’était certainement pas lui. De façon quasi mécanique, elle prit le bras de l’élève à terre tâtant à la recherche d’un pouls qu’elle trouva, très faible, quasi mourant et anarchique, entres bonds et sursaut, pareille aux battements lancinant de son cœur, qui, semblait exploser dans sa poitrine en rythme. Boum, Boum, Boum. Elle fuyait le visage de la victime comme la peste. Kumi ne pouvait se résoudre à le regarder, ni à accepter qu’elle sache quoi que ce soit. Elle ne voulait ni reconnaître sa carrure, ni le bracelet en fleurs imbibé d’hémoglobine qu’il portait au poignet, criant son identité. Pendant une minute, elle eut envie de demander à l’adolescente en larmes, si c’était un jeu. Et de dire, que, si c’était le cas, la plaisanterie n'était pas drôle.

-Il ne faut pas trop le bouger, il pourrait s’étouffer.
-intima-t-elle d’une voix qui lui parut bizarrement détachée. Lointaine, comme si elle n'était pas sienne.- Mouki, va chercher de l’aide, fait vite.

Le familier s’éclipsa et Kumi se résolut à lever un regard défait sur le visage de Kyoya. Un grand vide s’installa. Elle ne s’entendait plus respirer. Elle n’entendait plus les larmes, ni les pas des étudiants qui s’attroupaient autour d’eux. Il y avait seulement le faciès distordu en face d’elle et la peau trop tiède sous ses doigts. A chaque seconde, l’épiderme se glaçait davantage, aussi sûrement qu’elle ne gelait de l’intérieur sur place. C’était pareil à un arrêt sur image. C’était comme si le monde venait de se mettre à tourner à l’envers. Non, c’était comme s’il ne tournait plus du tout. Ca ne pouvait pas être Kyoya. Ce n'est pas lui, il doit dormir dans sa chambre.  On doit se voir samedi.Une sensation de rupture la traversa. Elle avait l’impression de vouloir vomir son cœur et ses poumons. Kumi hoqueta trois fois, mais aucune larme ne sortit. Elle voulut balbutier son prénom, mais sa voix s’était éteinte. Elle voulut sangloter, crier, le réveiller, mais ne bougea pas, ne pleura pas, ne fit rien. L’univers avait cessé d’exister. C’était un cauchemar. Elle ne s’en réveillerait malheureusement pas.
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MessageSujet: Re: La chute de l'alouette (Pv Mikie Niwa, Kumi Hayashi et Roméo Marconi) Ven 1 Nov - 0:42

La flamme de la bougie vacilla doucement dans l'obscurité de la pièce, et Roméo demeura quelques instants la main en suspens au-dessus de la feuille posée sur son bureau. Il soupira, un soupir de fatigue sans doute. Il se leva et considéra son travail en vrac devant lui. Le jeune professeur s'était réveillé tout d'un coup il y avait de ça 2 heures environ, il avait dormi d'un sommeil lourd et sans rêves, ce qui l'agaçait profondément. Il jeta son stylo parmi les autres éparpillés çà et là sur le bureau envahi. Il était en train de corriger les contrôles de la classe 4 mais il se disait maintenant qu'une correction aussi matinale ne servait à rien : lui qui désirait s'avancer et gagner du temps ne faisait qu'en perdre. Roméo s'étira lentement, se frotta les yeux. Le travail à la lueur de la bougie était mauvais pour la vue mais il préférait ça à la lumière qui illuminerait toute sa chambre et réveillerait sans doute les professeurs qui dormaient avec lui. Il s'en assura en jetant un rapide coup d'oeil derrière lui. Tout était calme et il n'eut pas le courage de vérifier l'heure affichée par le réveil. A en juger par l'obscurité et le calme environnant, il devait être environ 2 heures du matin.

Malgré la fatigue que Roméo ne pouvait ignorer, il se sentait bien. Le simple fait de n'avoir rien autour de lui qui le dérangeait dans ses pensées lui était agréable et en dépit de l'heure tardive, Roméo savourait l'instant. La fenêtre entrouverte laisser s'infiltrer la légère brise du vent qui soulevait doucement les rideaux. Il pouvait sentir l'air glisser sur son visage et aurait sans doute pu rester ici des heures encore. Il revint à lui et sortit de ses rêveries en fixant la pagaille sur son bureau.

* Je finirai ça plus tard * pensa-t-il * Faut que j'aille me reposer sinon je vais être claqué pour mes cours demain *

Sur ce Roméo se leva de son fauteuil par ailleurs très confortable. Il s'étira ensuite avant de marcher jusqu'à sa fenêtre et il regarda dehors. Bien sûr la nuit avait tout envahi mais on pouvait discerner les ombres et les formes des choses dans le jardin de l'école; tout ce que la noirceur n'avait pas encore avalé et que le rayon clair de la lune semblait protéger. Il reste là à contempler ce sombre spectacle durant quelques instants avant de se retourner. Il n'avait aucune envie d'aller dormir actuellement mais l'idée même de reprendre ses correction ne l'enthousiasmais pas non plus tellement. Il lui fallait trouver autre chose à faire, peut-être aller s'entraîner dans la salle de combat ? Non, Roméo n'en avait pas le courage et il savait qu'il ferait un piètre entraînement.
Le jeune professeur songea à embêter son familier, le petit ourson qui somnolait tranquillement à côté de l'oreiller sur le lit. Il n'en eut cependant pas la force, et devant ce sommeil attendrissant il ne put que sourire. Il devait être le seul debout à cette heure avancée de la nuit, tous l'avaient quitté pour rejoindre le monde des rêves. Finalement, il grimaça et d'un air résolu s'avança vers la porte doucement.

* Je vais aller prendre l'air dans les couloirs et peut-être même dehors * se dit-il

Il sortit sans faire de bruit de la chambre. La flamme de la bougie mourut quelques secondes après, plongeant la chambre dans un noir total. Dans les couloirs, tout était calme. Normal à cette heure. Roméo avait mis son grand manteau blanc et marchait tout droit vers l'escalier au bout du long couloir. Il passa devant toutes les portes évidemment fermées et d'où s'élevaient de temps en temps quelques ronflements soudains. Seul le silence régnait ici. La nuit s'était abattu et son grand voile sombre recouvrait tout, y compris les décors extérieurs que Roméo discernaient à travers les larges vitres. Il n'était pas fréquent qu'il se lève de la sorte et encore moins qu'il déambule à une telle heure sans but précis. Roméo prit l'amulette autour de son cou entre ses doigts et la scrutait tandis qu'il continuait d'avancer. Etrange et d'une légèreté surprenante, il s'en séparait très rarement. D'abord parce que c'était un cadeau avec une valeur particulière et ensuite parce qu'il en avait besoin. Sa magie pouvait être dangereuse pour son environnement, surtout ici. C'est aussi pourquoi il hésitait à s'inscrire aux concours et aux combats. Il pensait à tout ça et s'enfonçait toujours plus dans la pénombre.

Soudain, comme venant des profondeurs de l'établissement lui-même, un bruit léger mais assez long s'éleva et vint jusqu'aux oreilles de Roméo qui leva une tête intriguée. Il n'était pas de nature peureuse et quelques bruits, mêmes anormaux ne le dérangaient pas. Mais dans une telle atmosphère de silence, tout devenait suspect. D'autant plus que le bruit se répéta une fois, puis deux, puis encore un fois et puis plus rien. Le professeur s'était arrêté en haut de l'escalier et son regard plongeait dans l'abîme noire en-dessous de lui. Il plissa les yeux pour tenter de distinguer quelque chose et hésita à appeler, ce qu'il finit finalement par faire :

- "Ehhhh !? Y'a quelqu'un ??" lança-t-il.

Aucune réponse. Bah ! certainement une porte mal fermée qui claque ou alors quelques élèves aventureux qui se hasardent d'une chambre à une autre. Pas le temps pour une chasse aux contrevenants au règlement ce soir pensa Roméo ! Il décida donc d'aller jusqu'au balcon central un étage en dessous prendre une peu l'air puis de retourner se coucher pour reprendre des forces avant demain. Il descendit les marches rapidement, comme à son habitude, et arriva sur le palier en-dessous en une fraction de seconde. Il vit au fond du couloir la porte vitrée qui mène sur le grand balcon de l'école, celui qui surplombe les jardins. C'était un petit carré de lumière au fond du tunnel noir, une vraie mise en scène naturelle ! Roméo se stoppa net dans son élan :

- "Les clefs !!! Quel imbécile je suis !" murmura-t-il sur un ton plaintif "C'est pas vrai j'avais oublié ça !"

En effet la porte vitrée devait évidemment être fermée pour des raisons de sécurité et Roméo n'avait pas les clefs des portes extérieures, seulement des salles de classe et des portes centrales comme celles du hall. De plus son jeu de clefs était resté dans la chambre. Dépité, Roméo fit demi-tour marmonnant quelques insultes à lui-même et maudissant son idiotie. Il s'apprêtait à retourner à sa chambre en réempruntant l'escalier quand le bruit se fit de nouveau entendre plus bas. Surpris, le professeur s'immobilisa et passa la tête par-dessus la balustrade pour voir ce qui se passait. Rien, comme tout à l'heure : tout paraissait paisible. Et alors que Roméo allait se remettre en route, le bruit s’accentua, comme s'il se rapprochait. Roméo commençait à trouver ça bizarre, et en jetant un coup d’œil en bas, il se figea sur place. Là, deux étages en bas, quelque chose montait les marches rapidement. Oui il en était sûr, des pas étouffés et agiles à la fois qui grimpaient à une vitesse hallucinante. Une ombre se détachait, et le bruit se rapprochait en même temps. Roméo recula, un sentiment d'inquiétude se mêla à de la stupéfaction. Qu'est-ce que c'était ? Par réflexe de sûreté, le professeur se mis debout contre un mur, dans un recoin sombre à l'abri des regards indiscrets. Il voulait en avoir le cœur net et attendit l'arrivée de la chose à son niveau. Il regardait le palier et le bruit arrivait, se faisant plus lent, comme s'il cherchait quelque chose. Roméo se risqua à regarder et qu'elle ne fut pas sa surprise en reconnaissant un animal immobile qui semblait chercher autour de lui. Il devait s'agir du familier d'un élève, égaré sûrement. Un soulagement saisit le professeur et il se sentit un peu bête d'avoir fait preuve d'autant d'anxiété pour ça !

Tandis qu'il se reprenait, Roméo décida de repartir, pour de bon cette fois ! Mais en s'avançant il réalisa que l'animal, qui ressemblait à un chat violet, était venu se mettre devant lui et le fixait. Un peu gêné Roméo lui fit signe de partir et d'aller rejoindre son maître. Il le contourna et allait démarrer son ascension lorsqu'il vit que le chat miaulait et semblait indiquer les étages inférieures d'un petit geste de la patte.

- "Oh eh ça va hein ! va embêter quelqu'un d'autre. Et va dormir aussi ! Tu vois je vais en faire autant. Et puis ... Attends ! Qu'est-ce que ... ??

Oui, Roméo avait bien vu sur les pattes du chat, quelques tâches brunâtres luire sous un faible rayon de lumière. Il se rapprocha et s'agenouillant, s'assura d'avoir bien vu : l'odeur de fer du sang ne mentait pas. Quelque chose était arrivé en bas. Il hésita, toujours sous le coup de la découverte, à appeler du renfort, juste au cas où. Le chat avait entamé sa descente dans les profondeurs sombres et, dans ses élans qui nous saisissent parfois, Roméo s'élança à sa suite. Poussé par son désir d'avoir le cœur net quant à la situation et décidé à tirer au clair cette affaire, il s'enfonça dans l'obscurité toujours en suivant le mystérieux chat violet. Et plus il descendait, plus il entendait d'autres bruits, comme si un mouvement nocturne s'était emparé de tout les étages où dormaient les élèves. Une lumière allumée dans le couloir. 5 élèves qui couraient au fond. Des portes ouvertes et des pas étouffés. Que se passait-il ici ?

Le chat bifurqua dans le grand couloir central et Roméo à ses trousses le suivait encore. Soudain, à quelques mètres devant, un regroupement d'élèves s'était formé. Roméo redoubla de vitesse et en quelques instants les avait rejoints. Ce qu'il distingua au cente du groupe d'élèves le figea sur place et la stupeur lui fit écarquiller les yeux. Là, au milieu d'une mare de sang, un élève gisait, visiblement inconscient. Deux filles étaient à son chevet et tentaient de lui parler. Que faire ? Tout allait si vite dans l'esprit de Roméo. Il fallait agir vite pourtant et bien. Sa responsabilité d'adulte et sa capacité à aider les élèves hors de heures cours étaient mises à l'épreuve. Il devait se montrer à la hauteur.

- "Tout le monde dans sa chambre s'il vous plait ! Ne compliquez pas plus les choses ! Allez dormir maintenant !" - puis il se tourna vers le groupe proche et les deux filles que la chat violet avait rejointes - "Vous restez avec moi, on va aider ce jeune homme à s'en sortir d'accord ? On va l'emporter à l'infirmerie qui est ouverte toute la nuit, vous me direz tout en chemin, il faut faire vite avant que ça ne s'aggrave."

Roméo ne réfléchit pas et dans un rapide mouvement il souleva le jeune homme avec l'une des jeunes filles. "On va emprunter le couloir devant, ce sera plus rapide. Accroches-toi mon gars !" Quelques gouttes de sang recouvrirent le manteau du professeur qui ne s'en souciait pas vraiment. Son regard portait au loin où il savait que l'infirmerie se situait. Sans le savoir il accélérait la pas et rassemblait ces forces pour tenter d'arrivée à temps. Epaulé par les deux jeunes filles, il maintenait le jeune homme inconscient contre son épaule. Ce qu'il faisait, c'était presque instinctif. Ils échangèrent quelques mots mais Roméo n'écoutait pas réellement, se contentant de regarder devant lui, le moindre faux pas pourrait coûter très cher. Il se disait qu'il avait bien fait de venir voir, et que le hasard faisait bien les choses. Il n'y avait eu qu'une chance infime que le professeur fut réveillé au moment où cet élève se trouvait mal, que ce chat violet soit venu le trouver, qu'il n'ait pas eu son trousseau de clefs sur lui, qu'il ait eu envie de faire ne petite balade nocturne. Tous ces éléments hasardeux qui réunis allaient peut-être rendre un immense service à ... Kyoya, Roméo avait au moins retenu son nom. Au détour du couloir dont la traversée avait paru des kilomètres à Roméo, l'insigne de l'infirmerie fit son apparition. Et le soulagement fut si grand en lui qu'il jura plus tard n'avoir jamais été aussi content de voir l'infirmière que ce jour-là.

Plusieurs heures plus tard ils se trouvaient tous dans l'infirmerie, il était 7 heures du matin. Roméo n'avait pas dormi et essayait de lire le dossier de l'élève Hibari. Les deux jeunes filles étaient là aussi, assises et silencieuses à ses côtés. L'infirmière avait appelé le docteur, décrétant l'état "excessivement grave" du jeune homme. Le docteur n'était arrivé que vers 4 heures 30 du matin et depuis aucune nouvelle n'était sortie du bloc médical. L'angoisse était palpable dans la salle d'attente et dans une heure la sonnerie de début des cours retentirait, ce qui signifiait entre autre l'arrivée d'autres "malades" à l'infirmerie. Quelle nuit il avait passée ! Roméo sentait la fatigue en lui mais il ne pouvait pas aller se coucher tant qu'il n'était pas certain du sort de Kyoya. Un tel comportement aurait été égoïste de sa part. Alors il était là, la tension était forte en lui et il leva les yeux pour fixer la porte qu'il espérait voir s'ouvrir d'un moment à l'autre.
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MessageSujet: Re: La chute de l'alouette (Pv Mikie Niwa, Kumi Hayashi et Roméo Marconi) Ven 8 Nov - 8:15

Transporté vers l’infirmerie par des personnes de confiances, être le centre des inquiétudes de ses deux jeune femme, n’être qu’un tas de chaire immobile ne pouvant que souffrir et se meurtrir. Tout cela, Kyoya n’en avait malheureusement pas conscience. En fait il n’avait même pas conscience que sa vie était en danger, il était perdu dans une pièce semblant immense mais recouvrer entièrement d’une ombre qui empêchait de voir de quoi elle était composé. Aucun bruit ne se faisait entendre, aucun vent ne se faisait ressentir. Il ne savait pas la raison de sa venue dans cette pièce et le jeune homme cherchait de son regard neutre et très sévère la moindre présence ennemie aux alentours. Mais rien, il essayait d’avancer mais comme il ne voyait rien cela lui donnait l’impression qu’il n’avançait pas, seul le raisonnement de ses propres pas dans l’endroit où il se trouvait lui permettait d’être sûr que son corps pouvait encore se mouvoir. Mais c’était tout de même très étrange de ne pouvoir rien voir et de se sentir seul face à tant de ténèbres, l’Hibari commençait à se poser de sérieuses questions : l’homme en noir était-il derrière tout cela ? Y avait-il un lien avec son âme, était-ce là le reflet de son intérieur sombre et non accueillant, froid et triste ? Il était sur ses gardes mais sentait tout de même que ses mouvements étaient lents et surtout très durs à exécuter. Comment cela était-il possible, pourquoi se sentait-il de plus en plus fatigué alors qu’il ne sentait pas de douleur ou ne se rappelait pas d’avoir fait quelque chose d’exceptionnel de sa journée…Les cours ne l’avait pas épuisé outre mesure, il c’était entrainé le matin mais rien de bien violent ou de trop excessif, qu’avait-il fait d’autre ? Il se stoppa dans son avancée, qui manifestement de mènerait à rien et il se mit à se rappeler les bribes de sa journée. Il avait fait ses devoirs comme à son habitude, avait été mangé…il avait croisé Mikie Niwa, il se rappelait lui avoir dis quelque chose mais pas les propos qu’il lui avait rapporté. Il se souvint de la conclusion de son devoir d’histoire de la magie pour Mr Marconi, elle lui avait posé des difficultés mais c’était assez compréhensible, il avait fait beaucoup d’effort pour faire ce travail et progresser dans cette matière qu’il avait encore du mal à saisir et à appréhender. Il se rappelait Roll tout heureux, comme à son habitude…il se rappelait son couché…il se rappelait…
 
La lumière vint alors le saisir, éblouissant ses yeux, les brulants de sa lumière enchanteresse et libératrice, elle n’éclairait qu’un cercle large, le reste de la pièce était encore dans les ténèbres. Le jeune Kyoya se sentit défaillir et tomber à genou, ses forces l’avaient abandonné mais il ne savait pas pourquoi. Un ricanement se fit entendre dans la pièce, résonnant avec perfidie et insistance. Kyoya ouvrit péniblement les yeux, n’apercevant qu’une silhouette à quelques mètres devant lui. Il se frotta les yeux pour voir qui était l’auteur de ce rire désagréable et malsain, puis lorsqu’il fut complètement habitué à la lumière vive qui l’entourait il put enfin constater la scène. Un homme aux cheveux brun, pâle de peau, attaché par deux chaines métallique qui pendait ses bras de chaque côté. L’homme était à genou et regardait le sol, il ne cessait de ricaner. Kyoya voulut s’approcher de lui mais il ne put bouger, il se demandait pourquoi…pourquoi n’avait-il aucune force ? Pourquoi son corps refusait de lui obéir ? Les ricanements s’intensifièrent se changeant en un rire sardonique qui glaça le sang du jeune Kyoya. Il jetait à présent un regard des plus méfiant et surtout empli de surprise…il connaissait ce rire et ce timbre de voie…mais il ne voulait pas se le dire, il ne voulait pas l’admettre. La personne en face de lui bougea son bras gauche, faisant vibrer la chaine qui provoqua son cliquetis aigüe. Le bruit provoqua une immense douleur dans l’oreille gauche du jeune homme qui ne pu se retenir de lâcher un cri qu’il étouffa aussi tôt. Sa main avait bougé pour couvrir son oreille par pur instinct, mais cela ne faisait aucun effet d’antidouleur. Lorsque le cliquetis s’arrêta complètement la douleur s’estompa et il pu alors sentir une chaleur assez étrange sur le côté gauche de son visage. Cette chaleur sembla couler le long de sa joue…couler…comme…Kyoya regarda rapidement sa main gauche…ensanglanté, recouverte de se liquide rouge qui brillait sous la lumière. L’incompréhension se lut alors sur son visage il regarda avec horreur vers le bas et il constata que son ventre dégoulinait de se liquide chaud. Ses yeux se troublèrent alors et les souvenirs remontèrent en lui, lui procurant la même sensation de sa tête heurtant avec une force inimaginable un mur de béton. Il se rappelait, le souvenir de l’homme en noir, sa phrase, le mot qui avait ressurgit « roi » son malaise transformé en tragédie. Il se rappelait avoir vue cet homme enchainé avant qu’il ne s’écroule en vomissant son sang, il se rappelait qu’il avait prononcé ce mot…celui qui le hantait à présent. Il sentait son ventre le brûler, il ne pu retenir des larmes de douleurs couler le long de ses joues, c’était intense, extrême ! Il ne pouvait supporter autant de douleur, c’était impossible ! Les ricanements reprirent de plus belle tandis que Kyoya s’effondrait complètement inconscient dans cette pièce sombre…seul et abandonné de tout espoir…
 
Les médecins, les infermières…tout le monde autour du jeune homme étaient dans l’incompréhension la plus totale ! Le jeune homme n’avait pas une santé fragile, son corps était plutôt résistant, surtout pour son âge, et pourtant…pour une raison qui leur échappait, ils étaient en train de le perdre…de perdre la vie de ce jeune homme qui ne cessait de diminuer. Il ne disait mot, n’exprimait aucune douleur mis à par quelque vomissement de sang mais pas assez fréquent pour que la perfusion qu’on lui administrait ne soit inutile. Les docteurs se creusaient la tête, la magie et les méthodes humaines ne fonctionnaient pas. Ses organes s’ouvraient et se refermait…son cœur s’arrêtait puis repartait, ses poumons se fendaient et retrouvait leur forment…Un phénomène que les médecins avaient combattu pendant plus de 2h sans relâche. Il ne fallait pas perdre cette bataille, pas perdre ce garçon semblant très important aux yeux des personnes qui l’avait ramené, seul le professeur semblait réussir à conserver ses idées claire mais même la jeune fille qui semblait silencieuse ne pouvait tromper personne…elle aussi souffrait énormément de cette situation. Pour ses trois personnes et aussi pour ce garçon il ne fallait pas abandonner, tout tenter pour le sauver c’était sa carrière, sa vie et surtout son talent qui étaient mis à l’épreuve ! Un cas comme ça demandait de s’acharner pour vaincre ! Le médecin en chef remotiva ses troupes en insistant sur le fait que personne d’autre ne pouvait sauver cet élève à par eux alors qu’il fallait qu’il se bouge pour que ce jeune homme puisse profiter de sa vie ! Et puis comment affronter deux jeunes filles en pleur si leur ami était mort de leur main ? Il ne fallait pas que cela arrive ! Jamais !!! Le médecin en chef utilisa des sorts compliqués mais maitrisé qu’il avait travaillés durant toute sa vie, c’était le moment de les utiliser ! Le corps du garçon semblait aller mieux, mais comme à chaque fois cela ne voulait pas dire que c’était forcément une bonne nouvelle ! Ses collègues semblaient aussi motivés que lui pour ne pas lâcher jusqu’à ce qu’ils soient sûr que la vie et non la mort ai prit le garçon. Lorsqu’il utilisa son sort de guérison de haut niveau, le médecin sentit alors…une magie des plus noir et des plus sinistre s’opposer à son sort…Ses yeux roulèrent au ciel et il lâcha un juron retentissant, il réfléchit alors, acculé par la terrible nouvelle qu’il venait d’apprendre…
 
Kyoya sentit son corps s’alléger d’un coup, il essaya alors d’avancer vers l’enchainé pour découvrir son visage, le faire parler et surtout, le faire stopper son rire agaçant et surtout qui commençait à lui donner un mal de tête de plus en plus violent. Il avançait à quatre pattes, il ne pouvait faire mieux dans l’état dans lequel il était. Il laissa donc une trainée de sang sur son passage mais il essayait d’oublier la douleur se concentrant sur l’homme enchainé. Celui-ci répliqua en bougeant ses deux mains produisant un mouvement qui fit de nouveau entendre le bruit de métal aigüe qui vint s’engouffrer dans les oreilles du jeune Hibari qui s’étala sur le sol, par intelligence et surtout par instinct, Kyoya c’était tourné sur le dos avant de toucher terre, pour ne pas aggraver ses blessures au ventre. Il se tint les oreilles en serrant les dents de douleur, l’intensité de celle-ci lui fit oublier celle d son ventre tellement son niveau était largement supérieur. Il ferma les yeux, essayant de se focaliser sur autre chose, se concentrant sur la douleur pour essayer de l’endiguer, ce qu’il réussit à faire après quelques secondes. On l’avait entrainé à maitriser ses sensations et à réprimer la douleur au fond de soit. Même si ce n’était pas évident il avait tout de même enfoui la douleur en lui…enfin uniquement celle de ses oreilles car à peine l’intensité de celle-ci éteint que le ventre reprit le relais. Celle là il n’arriverait pas à la réprimer…trop de concentration requise et il perdait sa force mentale, il avait perdu trop de sang maintenant et il sentait que ses forces l’abandonnaient réellement.
 
« Alors…on abandonne déjà ? 
 
La voie enflamma le jeune homme à terre qui émit un gémissement de douleur, cette voie le brulait de l’intérieur. Il essaya tant bien que mal de regarder en direction de l’homme pour apercevoir son visage mais celui-ci regardait toujours dans le sol. Kyoya essayait de rassembler ses forces pour répliquer mais il ne put malheureusement que respirer très péniblement. Il sentit une nouvelle vague de chaleur arriver…
 
-Tu es pathétique…tu as de la chance de nous être utile…sinon tu ne serais déjà plus de ce monde… »
 
Kyoya lâcha un hoquet de surprise, il reconnaissait la voie de l’homme…mais il ne pouvait tout simplement pas le croire, du sang lui remonta dans la gorge et il eut le réflexe de le cracher en se tournant sur le côté. Il toussa bruyamment, le bruit résonna dans les ténébres autour d’eux. L’homme enchainé rigola de plus belle :
 
-Le timbre de ma voie te fait de l’effet à ce point…pourtant ce n’est pas logique tu ne trouves pas ?
 
Le garçon se faisait de plus en plus instable, il commençait à trembler et son corps perdait de sa chaleur…il allait quitter se monde ! Le médecin en chef couru de toutes ses forces pour aller dans la salle d’attente, par miracle la seule personne qui pouvait l’aider à sauver ce garçon était dans la salle d’attente !
 
Kyoya se tortillait de douleur à terre, il ne voyait plus rien, sa vue était trop trouble pour qu’il ne voit quoi que ce soit…il allait se laisser emporter par la mort qui lui tendait alors des bras semblant chauds et réconfortant. Puis Kyoya ouvrit les yeux, tapa du poing contre terre avec une force incroyable. L’enchainé coupa son rire, il semblait un peu inquiet de ce qu’il venait d’entendre, il ne leva toujours pas son regard mais il sentait quelque chose dans le jeune homme qu’il torturait…il n’était plus aux bords de la mort…Avait-il découvert la nature de tout ceci ?
Kyoya sentit toute douleur disparaitre de son ventre, une …illusion ? Il se remit à quatre pattes, encore fatigué de ce qu’il venait de vivre. Pourtant l’Hibari se releva très vite jetant un regard froid et puissant à celui qui avait osé s’amuser avec lui. Comment avait-il réussit à sortir de cette illusion ? Une simple pensée, tout simple qui avait redonné le courage et surtout la force à Kyoya. Il avait tout simplement pensé aux deux seules personnes qui lui avaient ouvert leur cœur avec autant de gentillesse et de compréhension : Mikie et Kumi. Son obsession de l’homme en noir avait était dégagé pendant une fraction de seconde par les deux jeunes femmes qui avaient sue le sortir de sa solitude et même si Kyoya ne pouvait les en remercier ni se montrer amical ou même leur rendre cette gentillesse…il leur était profondément reconnaissant de lui avoir prouvé qu’une personne comme lui pouvait être apprécié malgré son inexpressivité et son caractère dur et solitaire. Oui, Kyoya Hibari avait été changé, même si c’était légèrement, par les deux élèves ! Il commençait à apprécier la présence d’autres personnes à ses côtés et ça…cela ne plaisait pas à l’enchainé… Kyoya marcha dans sa direction avec la ferme intention de le faire payer et de lui faire cracher le morceau sur l’homme en noir…il était persuadé qu’il n’était qu’une illusion de sa création implanté en lui pour le torturer…
 
« Pas mal comme raisonnement, mais tu te trompe sur un petit point…
 
Il releva son visage vers Kyoya
 
-Je ne suis pas une illusion !
 
Kyoya eu une sueur froide le long de son dos et il eut une boule dans le ventre…ce…ce visage…il le connaissait ! Ses doutes étaient donc fondés ! Mais il ne savait pas s’il devait le croire, car après tout il était  inconcevable pour Kyoya que celui qui lui faisait face…portait le visage de…
 
« Je……………..roi ! »
 
L’image de l’homme en noir étranglant le petit Kyoya revint à la charge, cette fois ci un autre mot vint s’implanter dans la mémoire du jeune homme ! De retour dans la pièce ténébreuse  l’Hibari s’effondra, cependant dans un dernier moment de conscience il entendit la voie de l’homme en noir s’adresser avec l’enchainé

« Qu’est-ce que tu fait ?! Il est trop tôt pour que tu te montre…

-Je sais mais il est plus résistant que prévu !
 
-Il va falloir accélérer le plan… »
 
Son état s’arrangea alors, son pouls retrouva son rythme normal, son sang recommença à circuler normalement et la chaleur de son corps commença à retrouver une température rassurante. Le médecin en chef arriva devant la porte de la salle d’attente mais avant qu’il ne pu l’ouvrir, il entendit ses collègue lui crier que tout semblait normal. Pour en être sûr il attendit une voir deux bonne minutes devant la porte écoutant attentivement, guettant le moindre signe d’une rechute du jeune homme. Ses collègues l’assurèrent qu’il allait s’en sortir, le médecin fit demi tour pour le constater de ses yeux, le jeune homme semblait serein mais fatigué, son corps avait subit beaucoup trop d’épreuve et il ne pourrait sans doute pas se déplacer avec une bonne semaine au moins. On lui rapporta alors qu’il avait prononcé deux noms avant de redevenir comme cela «  Mikie…Kumi… ». Le médecin hocha la tête, il avait une théorie toute construite qu’il allait exposer au professeur qui était dans la pièce à côté… mais pas de suite d’abord ils allaient mettre le jeune homme en salle de repos et le faire surveiller. Les deux femmes qui portaient ses noms devaient compter pour lui car le médecin était convaincu qu’elles l’avaient sauvé indirectement… Kyoya fut installé dans l’infirmerie sur un lit, on avait prit soin de nettoyer son corps transpirant et puant le sang et le médecin alla chercher les trois personnes dans la salle d’attente
 
« Il est hors de danger…son état est stable, vous pouvez aller le voir mais dans le calme, il doit se reposer…son corps à subit de lourd traumatisme. Mr Marconi j’aimerais m’entretenir avec vous…en privé 
 
Il conduisit le groupe devant le chevet de Kyoya, il dormait profondément et semblait véritablement épuisé malgré son visage calme et innocent. Sa respiration était subtile et douce et des mèches de cheveux étaient collées sur son front à cause de la transpiration de sa dure nuit. Le médecin prit Roméo à part et lui dit discrètement
 
« Je pense que ce jeune homme est possédé par…une entité très  très dangereuse. Lorsque j’ai tenté de le soigner avec une magie de classe supérieur…j’ai sentit une aura noir m’en empêcher, ce garçon combat en lui une chose qui risque de lui couter la vie…il a réussit à la repousser cette fois…mais qui sais s’il le pourra la prochaine fois ! Si vous avez le temps d’utiliser votre magie pour essayer de supprimer cette magie, ou au moins de l’atténuer cela pourrait peut-être lui sauver la vie. Cependant je pense que pour aujourd’hui il a assez subit de chose, son corps est vraiment trop fatigué pour supporter des sorts magiques même de faible niveau…je pense qu’il faudrait lui laisser une bonne sem…

Kyoya ouvrit les yeux péniblement, la mine fatigué, les gestes lents. Il regarda les personnes autours de lui et ne comprenant pas très bien la situation il se fixa sur la seule pensée qui lui vint alors à l’esprit.  Il ouvrit sa bouche et parla de sa voie neutre mais qui traduisait à quel point il était épuisé :
 
-Mr…Marconi…j’ai…j’ai mon dev…mon devoir d’histoire…il est dans ma chambre…dans ma chambre…dans ma… »
 

Il retomba dans le sommeil, sans doute le fait qu’il soit l’heure des cours avait réveillé son corps, réglé comme une horloge il n’avait pourtant pas pu luter contre la réalité.
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MessageSujet: Re: La chute de l'alouette (Pv Mikie Niwa, Kumi Hayashi et Roméo Marconi) Ven 8 Nov - 15:22

Je n’en croyais pas mes yeux… Il… Il ne peut pas être mort… Non pas lui…. Pourquoi est ce que le destin devait il être aussi pénible… Pourquoi est ce qu’il a fallu mettre devant mon chemin cette tragédie… Je ne voulu pas y croire. Tout cela me paraissait irréel, et pourtant, un cri c’est échappé de ma bouche dévoilant son prénom… Je le serrais dans mes bras. Je ne voulais sous aucun prétexte le lâcher. Je ne savais pas si mon cri avait réveillée les personnes endormis, mais pour moi, c’était plus qu’un simple cri. Ce cri emporta avec lui une tristesse phénoménale. Mon cœur se remplis de chagrin et de tourments. Comment étais ce arrivé…

Crapy essayait tant bien que mal de me rassurer en se serrant contre moi. Il voulait ne pas me voir pleurer, ne pas être dans cet état de deuil. Et pourtant, tout cela m’importer peux. J’avais dans les bras, un jeune homme couvert de sang. Je souhaitais qu’il ne soit pas mort. Je ne voulais pas que tout ce passe ainsi. La mort avait déjà emprunté ma mère, alors je ne voulais pas que Kyoya ait cette fin fatale. Je continuer de verser des larmes, regardant son visage pour quelques secondes, essayant de lui essuyer le sang, les jambes bloquées au sol. Je ne savais pas quoi faire, et surtout j’étais terrorisée par cette situation amère. Mais en vain. Le sang coulait de plus en plus, couvrant mes habits ainsi que mon corps de ce liquide rouge. Je serrais les poings. Je ne voulais pas me lâcher, et je n’étais pas prête de le faire.

-Kyoya…. Répond moi… S’il te plait… Dis quelque chose… Kyoya…

Je disais ces mots, et pourtant, ils sortirent de ma bouche en gloussant. Je sanglotais, n’arrivant pas à mettre une consonne après l’autre. J’avais les yeux tous rouges et les joues tous rouges à cause de ce liquide salé qui remplissait la surface de mes joues. J’étais ainsi plongée dans mes pensées. C’était un peu le même endroit où je m’étais projeté la dernière fois où j’étais en train de jouer avec Kyoya. Je me suis retrouvé au bord du lac. Je sentais même la légère brise dans mes cheveux. Je revoyais en fermant les yeux, des images de notre rencontre. Le fait qu’on à jouer ensemble est encore gravé dans ma mémoire. Je n’oublierais jamais la journée qu’on avait passé, le moment où je lui avais tendu mon bracelet en fleur, maintenant imprégnait de ce liquide écarlate. Je n’arrivais pas à mettre une idée sur une autre, je n’arrivais qu’à penser au fait de le voir dans mes bras, couvert de ce liquide qui m’imprégnait aussi le corps. Je ne voulais sous aucun cas le perdre. Je ne voulais pas que cette journée se change en une journée triste et funèbre. J’avais déjà perdu une fois un être qui m’était chère, et qui était ma mère. Je ne voulais pas perdre de nouveau quelqu’un que j’appréciais. Je ne voulais pas le perdre, surtout lui. Je ne voulais surtout pas que la mort me sépare d’une personne comme lui… La mort est une chose très affreuse… Affreuse ne décrit même pas cette sensation amère. Je ne me demandais même pas ce que son petit familier, roll, pouvait ressentir si il savait ce qui est arrivé à son maitre. La réponse était déjà en moi. Je n’arrêtais pas de verser des larmes, puis quelque chose me fit perdre ces pensées tragiques, ces pensées de désespoir. Le fait de l’avoir vu ce matin encore intact, m’a donné une légère pincée de soutient. J’étais contente de l’avoir vu aujourd’hui, et de lui avoir parlé, même pour une minute. Heureusement que Crapy était là et avait pressentit la détresse de Kyoya. Je voulais le voir encore et encore, tous les jours même. Je ne voulais pas le savoir mort, et cela n’arrivera jamais… Je ne devais pas me morfondre pour l’instant, ne savant même pas l’état de son cœur.

C’est alors, qu’en regagnant de nouveau mon esprit, j’entendis une voix féminine, dire à une personne, qui était surement son  familier, d’aller chercher de l’aide. Je n’avais pressentit sa présence, surement parce que j’étais plongée dans mes pensées. Mais, pour l’instant, je ne regardais même pas son visage, je n’ai même pas compris qui s’était. Je ne regardais que Kyoya, les larmes encore aux yeux, et donc, la vue légèrement flou à cause de mes larmes salées. En plus de ça, j’entendis encore des bruits de pas, parcourir de tous les étages. Petit à petit, nous étions envahis par une horde d’élève. Bientôt, ils nous encerclèrent. Je n’avais pas le courage de les regarder, ma frange cachait mes yeux. J’essayais de me lever, avec lui, c’est alors qu’un prof arriva. J’avais pu distinguer ses traits, et c’était Roméo, notre prof d’histoire de la magie. Il avait pu prendre Kyoya pour qu’il puisse l’emmener vers l’infirmerie, me prenant dans son élan, mais je lâchai prise, laissant Roméo prendre soin de lui.

Je marchais derrière lui, le cœur gros, ne me sentant pas bien. Je n’étais pas du tout dans mon état. Je ne savais pas qu’elle en était le sentiment pour ces deux personnes. Je regardais pour une fraction de seconde la jeune fille, et je me souvins que je l’avais croisée une fois dans les couloirs, mais sans rien lui dire. J’avais déjà vu ses traits, et son visage ne m’était inconnu.  J’accélérais le pas, étant silencieuse, la main sur mon cœur. Nous entrâmes dans la pièce, et attendîmes dans l’entrée, sur les chaises. Les médecins prirent Kyoya en charge. Kumi était assez calme, et même Roméo, mais même si la jeune essayait de le cacher, cela se voyait qu’elle se faisait du souci, mais quand à Roméo… Je ne savais strictement rien de ce qu’il pouvait bien ressentir. Peut être que cela l’importais peu, et je peux comprendre, vu qu’il ne le connaissait pas très bien que ça. Quand à moi, je ne pouvais cacher ce que je ressentais et très vite, de nouvelle larmes surgirent de mes yeux, et coulèrent de nouveau sur mes joues, voyant les médecins le mettre sur un lit pour le bloc opératoire et l’emmener dans cette pièce… Je me faisais trop du souci… Je ne pouvais m’empêcher de pleurer. Je mis mes mains sur mes yeux, comme pour ne pas que les autres voient mes larmes, mais hélas, s’était impossible qu’ils ne voient rien. Je serrais mes mains contre mon visage. J’étais encore toute tachetée de sang, et mes joues ainsi que mon visage se remplis lui aussi de traits rouge, de son sang.

Crapy essaya de nouveau me calmer, mais le pauvre ne savait plus quoi faire. Il alla me chercher des mouchoirs, mais je ne voulais rien. Je fis non de la main essayant de le repousser. Je ne pouvais pas dormir. Je ne sentais plus la fatigue dans mon corps. Les heures passèrent, et j’étais restée éveillée, chose qui était assez singulière, vu que d’habitude, j’étais dans mes rêves à cette heure ci. Mais, ce sentiment de dégoût, le voyant par terre, me revint à chaque fois dans mon esprit. Je ne savais pas ce qui se passait dans ce bloc opératoire, et pensa que les médecins étaient faire tous ce qui était en leur pouvoir pour le guérir. Le soleil commença à dévoiler son premier rayon matinal.

Un bruit, pareil à celui de l’ouverture d’une porte se fit entendre. Je sursautai en regardant le docteur sortir de la pièce. Mon cœur battait à la chamade. Il nous dit qu’on pouvait aller le voir mais dans le calme, et surtout et le plus important était, qu’il était hors de danger. Je n’attendais même pas la fin de sa phrase, que je me précipitai la première vers lui, voir son état, et comment il allait. Bien sur, j’avais bien entendu les mots du docteur, mais je ne pu me contrôler de verser encore des larmes, le voyant endormi. Un petit sourire se dressa sur mes lèvre, le cœur remplis de joie à sa vue, bien guéri. Je lui enlevai les mèches qui étaient collés sur son front, collé par une substance qui était surement de la sueur. J’étais réjouie de le voir hors de danger… En moi je sautais de joie, et je me suis dit

*-Merci Dieu…. Il n’est pas mort… Kyoya n’est pas mort…*

Je lui caressai doucement les cheveux, puis vis qu’il ouvrit de nouveau les yeux, mais assez faiblement et sortis de sa bouche, que son devoir était dans sa chambre. Je souris de plus belle, en entendant de nouveau sa voix. Il s’endormit ensuite fatiguée. Je continue de sourire, puis essuya mes larmes, déposant un bisou sur son front.
Je me retourna vers Kumi, Roméo et le docteur, puis regarda le docteur et lui dit :

-Pourrais-je rester avec lui...? Le temps qu'il s'améliore...

J'étais vraiment inquiète pour lui, même si le médecin avait dit que son état était stable, mais même avec les affirmations du docteur, j'étais encore inquiète pour Kyoya. Les cours devront commencés après quelques minutes. Ce n'est aps pour sécher les cours qu ej'avais dis ça, au contraire, je me fichais un epu des cours, et l'important c'était de rester avec lui...
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MessageSujet: Re: La chute de l'alouette (Pv Mikie Niwa, Kumi Hayashi et Roméo Marconi) Sam 9 Nov - 17:03

Toc. Toc.

Cela faisait plus d’une heure que Kumi tapait dans le carreau d'une vitre de l’infirmerie. La nuit était aussi noire que ne l’était son esprit tourmenté par l’effroi. Les minutes s’égrenaient avec une lenteur interminable et elle se voyait noyer, dans le gouffre glacial de ses pensées. Elle avait tenté de chasser la panique mais les bruits de la pièce d’à côté, -sans parler des pleures de sa jeune camarade- qui résonnaient sans fin, dans le petit acabit, ne lui laissaient aucun répit. Elle avait l’impression d’être en eaux troubles. Elle ne parvenait plus à réfléchir. Sa concentration glissait sur les images du visage en sang, la prise en charge de Mr. Marconi et leur conduite ici, comme l‘eau sur le verre de la fenêtre. Elle avait bien entendu des infirmiers s’enquirent de son état, mais elle n’avait rien répondu. Son cœur saignait d’une mélodie silencieuse, qui, si elle était absente de larmes, n’en était pas moins lancinante. Sa raison se perdait dans le tréfonds de son corps à chaque cri étouffé qu’elle percevait à travers la cloison fine des murs en plâtre. En ces abominables secondes, la voix souffrante de son ami brun supplantait tout, pour envelopper ses oreilles d’une mélopée déchirante. Son ventre se soulevait alors et la bile montait à sa bouche, amer. La magicienne gouta ainsi, pour la première fois, les saveurs de l’angoisse et de la peine.
Kyoya ne peut pas mourir.
Pas Kyoya.
Tu ne peux pas, pas toi.

C’était sa dernière comptine, une phrase qu’elle se répétait en boucle telle une prière adressée à un Dieu inexistant, qu‘elle voulait pourtant clément. Monsieur Marconi, installé sur sa chaise ne s‘agitait pas d‘un pouce. Il avait pris les choses en main avec rapidité. Elle ne savait pas si c’était une image qu‘il se donnait, cependant, elle admirait l’aplomb avec lequel il était intervenu. Il paraissait maître de lui-même et dégageait une aura rassurante. Kyoya lui devait la vie. Parce qu’il allait survivre-elle tapa dans le carreau, plus fort- n’est-ce pas ? Accolé à ses chevilles, elle n’avait pas remarqué Mouki et ses grands iris bleus qui la fixaient. Il avait beau tenter de l’appeler, de miauler ou de ronronner, il n’obtenait aucune attention. Cela signifiait qu’il n’était pas en mesure d’apaiser les inquiétudes de Kumi et, s’il s’en vexait un tantinet, le familier était avant tout soucieux. Il s’éloigna à petites enjambées lestes et vint quérir Roll. Le chat violet s’assit en face du hérisson qui lui rendit une mine affectée, mais un regard déterminé. Il ne devait pas se montrer abattu, c’était son rôle d’être fort pour Kumi et Mikie. C’est-ce que Kyoya aurait fait. Le petit animal suivit la direction que son congénère lui indiqua des yeux. Kumi venait de s’écrouler au pied du mur, en proie à ce même mutisme caractéristique qu’elle refusait de briser. Assise à même le sol, il n’était pas compliqué de deviner les émotions qui la hantaient. Roll se hâta de la rejoindre, d'une roulade souple. Il atterit contre sa jambe et y posa ses petites pattes couinant à son attention.

L’appel coupa dans la brume épaisse de son cauchemar. La jeune fille leva les yeux du sol et trouva Roll. Comment-avait-elle pu l’oublier ? Celui, qui, de tous ici connaissait le mieux Kyoya. Son ami le plus proche, son inséparable compagnon. Dans la tête de Kumi, il n’y avait pas de Roll sans Kyoya, ni de Kyoya sans Roll. Elle ne les avait jamais vus séparer. A croire qu’ils existaient entre eux une compréhension mutuelle de toutes les circonstances. C’était sans doute le cas, Roll était le familier de Kyoya. Ils avaient un lien spécial. Le hérisson grimpa jusqu’à son épaule et vint enfouir sa truffe humide dans le creux de son cou. La sensation en était chatouilleuse. Il se frotta ensuite à sa joue, dans une caresse affectueuse, puis descendit le long de son buste et se mit à rouler d’avant en arrière sur ses cuisses. Il lui accordait de temps à autre une sorte de sourire complice. Face à cet acte si attentionné, Kumi se trouva très égoïste. Elle était bien moins courageuse que ce petit être -probablement le plus affecté-venu la réconforter de ses jeux et de ses câlins. Dans sa poitrine boursouflée de sanglots contenus, un petit trou d’air naquit. Elle ne pleurait pas encore, s’en retint, à l’exemple de Roll qu’elle prit entre ses mains. Elle était désolée.

-Merci. Et pardon….pardon, Roll.

Les mots s’étouffèrent très vite dans sa trachée. Parler, la ferait craquer. Elle déposa un baiser sur le museau frétillant et le serra contre son épaule, ses doigts fébriles parcourant le dos soyeux du hérisson qui avait rangé ses piques. Avec Roll à ses côtés, le temps reprit sa courbe. Les heures passèrent….

La porte grinça. Des semelles de chaussures claquèrent sur le sol. Kumi se redressa, Roll sur l’épaule. Les premiers rayons matinales du soleil filtraient à travers les carreaux vitrés. Le docteur leur annonça qu’il pouvait aller le voir. C’était fini. Elle avait la bouche pâteuse. Elle avança à pas lourd, c'était un peu comme marcher dans un rêve-éveillé. Elle suivit les silhouettes de son professeur et de Mikie. Et, elle le retrouva dans la chambre suivante, reposant comme promis, dans un lit aux draps blancs. Il avait toujours cette teinte cadavérique. Un spasme l’agita. Le médecin avait pourtant dit qu’il était vivant. Elle ouvrit la bouche et la voix de Kyoya s’éleva dans l’air, brouillonne, faible. Son écho lui parut être le plus beau des sons. Kumi eut un hoquet, la respiration bloquée. En vie. Il est en vie ! Seigneur, dieu merci !La jeune fille aux longs cheveux bleus déposa un baiser sur le front de Kyoya, qui, était retombé aussi sec dans le sommeil. La joie qu’affichait l’étudiante aux joues striées de larmes, la conforta quant à la réalité de ce qu’il passait. Il avait survécu. Il était hors de danger. Elle s’approcha vacillant un peu. Elle n’arriverait pas à tenir debout plus longtemps. Elle ne le pouvait pas, tous ses ponts cédaient.

Kumi tomba à genoux près du bord du lit. Elle tendit une main en direction d’une des paumes moites de son ami brun. Ses doigts se rétractèrent par deux fois. Elle craignait tant de trouver les phalanges pâles, glacées entre les siennes et dénuées de vie. Il fallait, toutefois, qu’elle sache. Elle avait besoin de calmer sa tête en ébullition. Elle prit une inspiration, ferma les yeux et d’un geste saisit la main de Kyoya. La dextre du garçon était tiède. Kumi porta la paume à sa joue. La chaleur en était bien là, vivace. Elle lui parut irradier sa peau et son corps entier. Une larme coula. Son cœur aussi gonflé qu’un ballon de baudruche éclata, enfin. Elle pleura. Kumi pleura comme elle n’avait jamais pleuré, de peur, de joie. Après la pluie, vient toujours le beau temps ! disait-on. Il lui fallut plusieurs minutes pour se reprendre.

-Pouvez-vous nous faire un mot ? -prononça-t-elle d’une voix enrouée à l’adresse de son professeur d‘histoire de la magie.-

Elle essuya ses larmes coulantes d’un revers de manche, ses doigts encore fermement attachés à ceux du jeune homme. L'adolescente avait du mal à se contenir, mais se devait d’être crédible si elle voulait pouvoir rester à son chevet. Elle pensait que toutes les deux -elle et sa camarade- avaient un besoin crucial d’effacer les dernières bribes d’anxiété, ce qu'aucunes ne pourraient réussir ailleurs.
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MessageSujet: Re: La chute de l'alouette (Pv Mikie Niwa, Kumi Hayashi et Roméo Marconi) Mer 13 Nov - 14:01

Au moment où la porte du bloc s'ouvrit, Roméo était en train de se frotter le visage de ses mains, comme pour tenter de rester éveillé au maximum. La fatigue avait commencé à bien le saisir et, bien qu'il ne soit pas un gros dormeur, il avait tout de même besoin de quelques heures de repos. Enfin, il se dit qu'il valait mieux perdre du sommeil plutôt que d'abandonner un élève inconscient au milieu de la nuit. Il avait eu le temps de consulter et de parcourir toutes les grandes lignes du dossier de l'élève en question, sans noter quelques indices particuliers qui auraient sans doute pu l'éclairer. Bon élève, sérieux et appliqué, Kyoya ne montrait aucune difficulté énorme dans aucune matière étudiée. Roméo se rappela néanmoins que le jeune homme paraissait avoir plus de mal avec l'Histoire de la Magie, sa propre matière. Mais ceci n'expliquait en aucun cas ce qui avait pu causer un trouble tel que son diagnostic vital avait pu être engagé. Le professeur pensait à tout ça quand la porte s'ouvrit sur le médecin qui annonça la stabilisation de l'état de Kyoya.

Il y eut un soulagement en Roméo qui rabattit la tête en arrière et poussa un long soupir. Une bonne nouvelle oui. Mais à quel prix ! Autant de temps passé par l'équipe médical pour le stabiliser ne pouvait signifier qu'une seule chose, il ne s'agissait pas d'un simple évanouissement, et Roméo avait déjà pu le constater lorsqu'il l'avait vu la première fois au milieu d'un mare de sang. Mais alors quoi ? C'est précisément ce que le médecin en chef venait lui dire. Ils s'éloignèrent quelques instants tandis que les deux fille elles pénétrèrent dans le bloc médical où se trouvait Kyoya. Le médecin baissa un peu le ton et annonça à Roméo sa terrible découverte : une forme de puissante magie noire aurait investi son corps et son esprit ! A ces paroles le jeune professeur fit une grimace anxieuse et tourna lentement la tête vers la porte ouverte du bloc. C'était donc ça. La magie. Pas n'importe laquelle, la noire, la terrible, celle qui est capable d'abattre le plus puissant des guerriers. Le médecin lui demanda de l'aide, ses compétences de médecin ne serait plus efficace maintenant. Il fallait quelque chose de puissant, d'assez fort pour combattre cette force obscure qui s'était emparé de Kyoya, le faire revenir parmi nous pour ensuite lui demander plus d'explications. Car Roméo en était persuadé, une vilaine grippe ou une toux sont des choses qu'on attrape facilement, mais être possédé par une forme de magie ténébreuse, cela relève d'un événement prticulier, il fallait savoir quoi. Il remercia le médecin et le devança pour entrer dans la bloc opératoire.

Là il fut d'abord aveuglé par la lumière blanche qui filtrait à travers les fenêtres ouvertes. Après avoir opéré dans la nuit il fallait bien aérer tout ça et donner de l'air au malade ! Couché sur le lit au centre de la pièce gisait Kyoya. Roméo fut saisi par la pâleur de son visage et son air reposé, comme s'il faisait juste une petite sieste. A ses côtés se trouvaient Kumi et Mikie qui lui murmuraient des mots que Roméo ne parvenait pas à saisir; néanmoins il savait qu'elles tentaient de le rassurer et qu'au plus profond de lui Kyoya entendait sûrement. Et comme une réponse, Kyoya sembla émerger de son profond sommeil pour s'adresser au professeur, lui signalant qu'il avait bien terminé son devoir. A cette interruption pour le moins surprenante, Roméo resta figé sur place et ne sut que bredouiller quelques mots :

-"Je ... euh ... très bien. Euh ... vous êtes sûr que c'est important ?"

La réponse de Kyoya fut un retour dans le sommeil duquel il s'était lui-même brusquement tiré. Sur le coup de la stupeur, Roméo demeura immobile puis avec un léger sourire qui s'effaça vite il se remit en marche vers le lit. Au loin sur la gauche deux infimières s'affairaient autour d'une table om étaient entassés divers ustensiles, blouses et objets inconnus qui sans doute avaient servi à prendre soin de l'élève inconscient. Roméo les salua d'un petit geste de la tête et se tourna vers le lit, prudemment, comme si le mal qui résidait en Kyoya pouvait surgir à tout instant et entrer en lui. Kumi lui demanda alors s'il pouvait les excuser auprès du secrétariat pour les cours qu'elles manqueraient. Il est vrai qu'il n'avait pas songé à ça. Les cours. Il se rappela que par chance lui n'avait qu'un cours aujourd'hui à 18h.

-"Oui évidemment je m'en charge dès que j'aurai le temps ! Ne vous inquiétez pas, je pense d'ailleurs que Kyoya sera content de se savoir soutenu lorsqu'il se réveillera. Car n'en doutez pas, on va le sortir de là."

*Il a l'air stabilisé, c'est le moment pour moi de voir ce qui est dans son corps, je dois en avoir le coeur net* pensa-t-il

Lentement Roméo tendit sa main en avant mais se ravisa. Il regarda autour de son coup : l'amulette. Celle que lui avait donnée le père d'Ami Tadakaï, son ultime cadeau avant de disparaître. Elle permettait de ne pas déclencher le pouvoir de Roméo n'importe quand, ce qui pourrait déranger voir blesser d'autres mages. Dangereux en somme. Le professeur se fit la rélfexion qu'il était sur le point de réaliser quelque chose qu'il n'avait jamais fait auparavant. Soigner quelqu'un ou même le sonder n'était pas dans ses habitudes. Certes il prenait soin de son familier mais il était persuadé que celui-ci s'en sortait bien tout seul ! Délicatement il retira l'amulette d'autour de son cou et la regardant quelques instants, il l'éloigna. Puis à l'attention des 2 filles :

-"Je suis désolé mais je dois ... hmmm m'occuper de Kyoya. Les médecins m'ont parlé d'une potentielle source de trouble chez lui et je n'ai qu'un moyen pour vérifier : avoir recours à ma magie. Je ne sais pas quelle genre de réaction va se produire au contact, j'espère juste que ça ne va rien aggraver. C'est pourquoi vous feriez mieux de reculer un peu, juste au cas où. Je ne voudrais pas avoir d'autres personnes inconscientes autour de moi !" s'exclama-t-il. "Et puis sans cette amulette, mes capacités sont parfois un peu ... comment dire, débordantes, voire même incontrôlables ou alors rien du tout. L'impact est assez aléatoire. Je dois quand même essayer, pour vous et pour lui."

Il fit volte-face et dévis agea Kyoya dont le visage ne laissait transparaître acune émotion particulière, ce qui rassura Roméo qui se rappela son état grave il y avait encore quelques heures à peine. Résolu, il avança sa main au-dessus du front de l'élève endormi et délicatement la posa. Une sensation étrange s'empara alors de lui, comme si quelque chose l'agrippait et l'obligeais à voir plus loin. Roméo ferma les yeux pour se concentrer et sonder le corps de Kyoya. C'était comme un voyage, un périple à travers l'esprit du jeune homme. Roméo voyait beaucoup de choses, ses souvenirs se mêlaient à ses rêves, ses blessures avec ses cauchemars. Et il la sentit. Une force obscure qui s'infiltrait dans chaque partie du corps, qui prenait contrôle de chaque morceau de mémoire. Une puissance dévastatrice était à l'œuvre, le professeur la voyait. Elle s'était immiscée et embrumait désormais l’esprit de Kyoya. Et si Roméo la sentait, elle aussi. Une violente douleur remonta le long de son bras, des maux de têtes commencèrent. Le professeur demeurait concentré sur son objectif : il ne pouvait en aucun cas détruire la chose qui vivait en Kyoya, mais il était capable d’au moins la chasser de son esprit pour un moment et l’affaiblir. Soudain Roméo fut comme transporté et il partagea un souvenir visiblement douloureux de l’élève. Il faisait noir, une pièce dont il ne parvenait pas à dire si elle était immense ou ridiculement petite. Et des bruits, celui de chaînes d’abord, puis des rires maléfiques qui s’élevaient et finalement des paroles que Roméo ne comprit pas. Puis il revint à lui et d’un coup ouvrit les yeux. Les médecins le regardaient fixement, l’un lui demanda s’il allait bien. Sans répondre, Roméo replongea dans l’esprit de Kyoya. Un cercle bleu entoura sa main qu’il imprima sur le visage de l’élève, qui respirait plus fort cette fois. Le cercle brilla pendant quelques secondes avant de se contracter et de s’enfoncer dans le corps de Kyoya qui s’immobilisa. Une vive douleur traversa tout le corps de Roméo qui ne put retenir une exclamation de douleur. Il tint ainsi encore un peu avant de retirer sa main du front de Kyoya et de s’effondrer dans un fauteuil derrière lui. Il respirait rapidement et son sang battait fort contre ses tempes.

*Bordel c’était quoi ce truc ?! D’où provient une forme de magie noire aussi forte ?!*

Déjà les médecins, les infirmiers, Kumi et Mikie avaient regagné le lit et l’un d’eux vint près de Roméo. Ce dernier entendit des paroles confuses autour de lui, il avait du mal à se concentrer. Il lui semblait qu’on disait son nom mais il n’en était pas sûr. A vrai dire il ne se souciait pas de ça, il fixait sa main avec un regard de stupeur : là, au creux de sa paume, des petites taches noires étaient apparues.
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MessageSujet: Re: La chute de l'alouette (Pv Mikie Niwa, Kumi Hayashi et Roméo Marconi) Ven 22 Nov - 7:22

Une brume pareille à celle qu’on ne peut traverser, pareille à celle qui empêche les navires de se diriger s’étendait devant Kyoya. Nue dans les ténèbres de son esprit, il tenais debout mais menaçait de tomber à chaque seconde qui passait. Penchant d’un côté puis de l’autre, basculant d’avant en arrière, de droite à gauche. Il n’avait que la force de se maintenir et cette force semblait décroitre au fur et à mesure, c’était déstabilisant et frustrant pour lui qui ne se montrait jamais faible devant quiconque, heureusement qu’il ne voyait personne aux alentours, enfin il espérait que personne ne le voyait dans cet état de faiblesse. Ce n’est pas qu’il avait honte, c’était sa peur de l’homme en noir qui l’inquiétait, si une personne ayant contact avec lui, lui rapportait son état il pourrait l’attaquer maintenant et tout serait fini pour le jeune homme. Il ne pouvait se le permettre mais apparemment son corps n’était pas du même avis, ne voulant pas retrouver sa force ou sa droiture, il était donc là, oscillant comme ces animaux en bois fixés à des ressort qui amuse les enfants dans les parcs. Il avait les yeux mi-clos, il était fatigué, l’impression que le moindre effort pour se maintenir debout lui tirait de plus en plus d’énergie. La brume l’encerclait et semblait également se rapprocher de plus en plus de lui, un piège se resserrant sur sa proie inoffensive. Ses yeux commencèrent à perdre leur force et il fut forcé de les fermer, désormais privé de vision il était de plus en plus une proie facile. Pourtant une lumière bleu brilla sur sa gauche dans le rideau sombre qu’il devait supporter. La lumière fut faible et s’éteint immédiatement, pourtant Kyoya sentit une douce chaleur rassurante et tendre sur son front. Elle réchauffa sa tête et cette lumière lui donna de la force assez pour réussir à se maintenir droit. Cependant ses yeux furent toujours clos, il serait sans doute difficile d’ouvrir les paupières maintenant qu’elles semblaient bien décidées à rester fermées. Le jeune homme expira d’un souffle très faible, il était contraint de respirer faiblement, c’était assez étrange, si seulement il pouvait… une lumière d’un rouge flamboyant vint briller de la même intensité mais sur sa droite. Elle lui donna la force de bouger ses bras et c’est alors qu’il sentit une douce chaleur autour de sa main droite, sa paume entouré d’une source semblant réchauffer son corps. Intense et réconfortante il put ouvrir de nouveau les yeux et la brume disparu alors comme balayé par un vent puissant qui n’atteignit pourtant pas le jeune homme. Il se retrouva de nouveau dans cette salle sombre, sous cette même lumière semblant délimiter les contours de la pièce alors que le moindre pas ou parole résonnaient comme dans un hall vide. Cependant pas il sentait que quelque chose manquait dans cette pièce, il ne ce souvenait pas quoi…une présence, il manquait quelqu’un il en était sûr. Il avait déjà parlé avec quelqu’un ici.

Dans la salle de repos, les lèvres de la jeune Mikie effleurèrent doucement le front du convalescent qui répondit à ce geste doux et rassurant par une expiration très légère mais attestant d’un petit soulagement. Comme si ce geste insignifiant avait réussi à l’aider à se sentir mieux, son visage se détendit un peu plus. Dans la salle de repos, la main de Kumi serra les doigts du jeune homme qui se refermèrent très légèrement sur cette main à la chaleur intense et réconfortante en guise de réponse. Ce geste acheva de le rendre aussi détendu que lui permettait son état, les deux jeune femme ne le savaient pas, mais ce qu’elles venaient de faire n’était pas quelque chose d’anodin et sans cela il n’aurait certainement pas pu supporter ce qui allait suivre… Dans la salle de repos, un professeur préparé à affronter le mal rongeant l’âme d’un de ses élèves à l’aide de sa magie, s’avança décidé vers le chevet du jeune homme. La jeune fille au cheveux bleus fut écartée, celle à la chevelures incandescente due lâcher la main du magicien en proie à un nouveau traitement qui risquait d’éprouver son corps un nouvelle fois. Les médecins prévenant mais un peu attristé d’en arrivé là se positionnèrent afin de les empêcher d’intervenir au cas où le jeune homme rejetterait la magie avec violence et qu’il leur offrirait un spectacle des plus traumatisant. Mais il ne semblait pas y avoir d’autre moyens pour que l’on sache de quoi il était question. Qu’y avait-il en Kyoya Hibari ? C’est ce que le professeur allait tenter de trouver, mais y arriverait-il ? Serait-il capable de soulager le jeune homme, chasser la magie qui le rongeait, mettre à mal la noirceur qui s’emparait lentement de son cœur et de son âme ?  La réponse se serait donné qu’après l’essai du mage annihilateur de magie qui posa une main se voulant rassurante, il souhaitait sincèrement aider le jeune homme et c’était louable…mais serait-ce suffisant ? Le corps du jeune homme se tendit légèrement lorsque la magie de Roméo Marconi pénétra en lui, fouillant son corps, son esprit, son âme à la recherche du mal qui coulait en lui. Déglutissant  et plissant légèrement ses yeux déjà clos, le souffle du jeune mage gagna en intensité ! La magie avait de l’effet c’était certain mais lequel ? Les deux mains du jeune homme se resserrèrent instinctivement sur les draps, froissant le tissu blanc entre ses doigts faibles…c’était comme s’il cherchait cette main si chaude, comme s’il appelait à l’aide, il commençait à transpirer de nouveau, cela chauffé dans son crâne. Le professeur était concentré sur sa tâche et il fallait le dire, la concentration dont il faisait preuve ne cet instant fut des plus exemplaire, c’était un véritable maitre en la matière ou en tout cas il le paraissait. Un expert pour soigner les personnes ayant des problèmes avec la magie noire, une personne de confiance et à laquelle on peu se fier lors de cas extrême. Le corps du jeune homme se tendit alors, sa tête se renfonça un peu dans l’oreiller tandis que son bassin se relevait légèrement et ses jambes était prisent de léger spasmes. Le docteur déglutit en voyant cela, il prit peur, peur que cela soit l’action de trop mais ils devaient savoir, il priait intérieurement que cette nouvelle épreuve infligée au corps meurtri du jeune Kyoya ne soit pas celle de trop !

En extérieur, Kyoya semblait calme mais tout de même tendu, en sont fort intérieur dans la pièce noire il se plia de douleur, retenant ses gémissement de peine et d’effroi. Il tenait debout mais il se tenait à la tête et le haut de son corps était presque à l’horizontal. Il avait mal, sa le lançait, des centaines, non des milliers de piques rentraient puis sortaient dans sa tête, un cycle, semblant dans fin, de douleur qui ne faisait que s’amplifier à chaque seconde. Il ferma les yeux, essayant de retrouver les lumières bleue et rouge pour se rassurer, ce dire qu’elles allaient réapparaitre pour l’aider à supporter cette douleur atroce qui commençait à être à la limite du supportable. Mais que lui faisait-on ? Pourquoi devait-il subir cela ? Pourquoi devait-il encore souffrir, il ne savait pas comment, mais il se rappelait qu’il avait déjà subit beaucoup de dommages quelques heures auparavant. Et pourtant cela recommençait mais de l’extérieur cette fois-ci ! Avait-on écarté les lumières pour qu’elles arrêtent de l’aider à supporter sa peine et qu’il souffre encore plus ? C’était si cruel, si diabolique que cela le révolta, il cria pour évacuer la douleur et cette haine qui coulait en lui.


« Il se débat comme il peut…c’est incroyable qu’il y ait un mage avec la même magie que lui…

-Ça risque de rendre les choses compliquées, pour le moment j’ai réussi à détourner son attention sur des souvenir de Kyoya, mais ce n’est pas un débutant…Je ne pourrais le retenir plus longtemps je n’ait pas le temps de m’occuper de cela…il risque de tout faire foirer

-Et si tu dirigeais son attention sur…

-Oh ! Oh ! Très bonne idée ça ! Ah ah ah oui très bonne idée… »

Les souvenirs du jeune homme étaient arrachés de force de sa mémoire pour les envoyer dans celle du professeur et ensuite pour les remettre en Kyoya. Un procédé ignoble et surtout des plus douloureux, impossible d’endiguer la douleur, aucun entrainement ne peu aider à supporter autant de douleur. Pourtant Kyoya arrive à ne pas perdre le contrôle de lui même, il croit en ces lumières, elle vont revenir vers lui, l’aider. Il ne sait pas pourquoi il à l’impression de les connaître, comme s’il avait un lien profond et incassable avec ses deux entité bénéfique, lui qui n’était sensé jamais pouvoir accéder à la lumière…lui qui c’était persuadé de ne jamais avoir le droit d’espérer se sentir soutenir et aider par une autre âme que la sienne…Lui qui ne comptait sur personne voulait qu’elles reviennent à ses côtés pour l’aider. C’était assez dérangeant pour le mage noir et l’enchainé puisque l’intervention de Roméo et la résistance de Kyoya les mettaient dos au mur. Il ne fallait pas trop révéler leurs présences mais il fallait qu’ils préservent leurs emprises sur le mage…ce qu’il avait en lui n’avait pu être correctement extrait, ou en tout cas pas jusqu’à sa source ce qui es poussaient à précipiter leur plan. Ils n’avaient pas prévu que le magicien se montrerait aussi résistant et surtout aussi vite ! Si il arrivait à contrer leur plan…leur plan tomberait à l’eau ! Fort heureusement pour eux, l’idée de l’enchainé allait les aider à s’en sortir avec le moins de perte possible, ce qui allait forcément desservir l’Hibari d’une quelconque manière…Celui-ci d’ailleurs commençait à perdre le contrôle de sa respiration, haletant, il semblait ne pas pouvoir respirer et il quémandait de l’air comme une personne en pleine noyade le ferait. Si à l’intérieur son état s’aggravait à l’extérieur il paraissait un peu plus tendu et un rictus vint déformer légèrement les traits de son visage traduisant de sa douleur qui commençait à percé entre sa barrière psychique, le corps commençait à ressentir ce que l’esprit supportait depuis quelques secondes. Incapable de se retenir d’avantage l’esprit de Kyoya céda fort heureusement pile au moment où l’esprit de Roméo se retira du siens, son front sous ça main commençait à chauffer et à transpirer. Ce petit moment de répit l’aida à bâtir rapidement de nouvelles barrières, fragile mais il n’avait que ça et le laps de temps que lui donna le professeur ne fut pas assez long pour qu’il puisse se préparer complétement face à tant de pression et de souffrance. Malheureusement il laissa le temps nécessaire pour les deux être abominable pour lancer leur stratagème, ils avaient réussis, juste avant que le professeur ne parte, à attirer son attention sur une source de magie noire, celle qu’ils voulaient qu’il vise et même devant un esprit semblant aussi intelligent que celui du professeur d’histoire de la magie, cette stratégie était pratiquement sûre de réussir !

La salle de repos ne semblait plus trop porter son nom, même si le corps de Kyoya c’était détendu en un instant lorsque Roméo revint à lui, le reste de l’assemblée avait les nerfs à vif. Le docteur demanda au professeur de cesser ce qu’il entreprenait, que cela risquait de le faire atteindre un point de non retour que l’on ne pourrait maitriser…mais ce fut trop tard l’homme retourna à l’assaut de ce qu’il pensait être la source du malheur de son élève, mais cela aurait été trop facile contre un mage noir comme cet homme si diabolique semblable au pire des démons. Leur plan devait être précipité, il fallait casser ce mur qui retenait l’enchainé et avec les barrières que dressait Kyoya la magie composant le mur avait toujours eut du mal à céder ou même à s’érafler. Or depuis son arrivée au pensionnat, le mur avait sans cesse bougé…comme si la proximité de personne avaient eut un impact sur les barrières du jeune homme. Le mur avait donc commencé à se fendre, et à s’effriter de plus en plus, jusqu’à ce soit où une partie c’était détaché laissant un souvenir s’échapper, laissant la possibilité à l’homme en noir de torturer de nouveau le jeune homme…il aura fallu 10 ans…mais maintenant la machine c’était mis en marche et son trajet ne pouvait plus s’arrêter. Et l’intervention de l’anti-magie du professeur n’allait pas arranger les choses ! Lorsqu’il revint sur le jeune homme, inscrivant un cercle d’une beauté attirante et insaisissable sur son front, les yeux de Kyoya roulèrent sous ses paupières, comme agités par une inquiétude nouvelle. Ainsi tout son corps se raidit et un grimace de douleur se figea sur son visage, déformant ses traits faisant comprendre au médecin en chef qu’il fallait arrêter tout de suite mais ce fut trop tard, tout était déjà scellé et la magie commença à entamer la noirceur à l’intérieur de lui…

Revenant à la charge mais avec une force et une intensité tellement puissante, la douleur fit emmètre à Kyoya un hurlement qu’il ne put contenir, raisonnant dans la salle dans un échos qui se répercuta plusieurs fois avant de s’évanouir dans la noirceur de cette étrange pièce. Il le sentait, cela brulait sur son front, une chaleur qui pouvait faire fondre la peau, provoquait une brûlure tellement intense qu’elle obligeait le jeune homme à sortir des lames de douleur creusant ses joues et martelaient le sol lorsqu’elles quittaient la peau blanche de son visage. Il se mit à genoux, la tête contre le sol, les bras enserrant son corps tremblant de douleur et d’effroi. Le plan avait fonctionné, le mur commençait à s’effacer, bientôt il serait libre, si le professeur continuait il pourrait libérer ce qui allait achevé de sceller le destin du jeune mage…Ce destin qu’il lui avait attribué il y à de ça 10 ans. Un sourire démoniaque s’afficha sur le visage du mage noir, satisfait de voir enfin une de se plus belles œuvres commencer à s’achever et il en était presque émut, enfin en tout cas ce qu’il ressentait pouvait être interprété par cette émotions. Kyoya pleurait, criait d’autant plus fort que le mur s’effaçait, dans la salle d’opération il commençait à bouger, ses mains serrèrent les draps avec plus de force et ses lèvres se mirent à trembler. Sa respiration semblait bloquée, il respirait étrangement et ne semblait pas réussir à inspirer correctement. La magie faisait fondre le mur et l’homme en noir se tint les côte et entama de rire bruyamment sur un ton sadique. Il était littéralement explosé de rire d’entendre la douleur de son jouet et de voire qu’il touchait presque au but, c’était tellement jouissif de se savoir maitre du destin d’une personne qu’il en perdit haleine et toussa fortement pour reprendre son souffle. Son sourire ne se décolla pas, il était trop heureux de voir que…

Une pensée, faible mais présente…la vision de deux visages floues et distant semblant inaccessibles. Pourquoi ces deux visages lui semblaient si familiers ? Pourquoi ne pouvait-il pas en détacher ses yeux ? La douleur lui faisait oublier tout, l’obligeant à ne ressentir qu’elle et au plus il se focalisait dessus, au plus elle remontait en lui et s’incrustait dans sa chaire. Le jeune Kyoya ne savait pas comment il pouvait en supporter autant, il ne savait même pas comment il pouvait tenir mais il savait qu’il devait tenir même s’il n’en comprenait pas la raison. Il ne savait plus qui il était, ni ce qu’il devait faire, il n’était juste qu’un tas de chaire torturé pas la lubie et la perversité d’un mage noir. Pourtant, une lueur naquit en lui, les deux visages semblant si lointain se rapprochaient un petit peu, le flou disparaissait, c’était un spectacle étrange mais merveilleux. De ses yeux débordant de larme il regarda la seule source de chaleur et d’espoir qu’il percevait, ces deux seules présences pareil à des lumières perçant l’obscurité de leur chaleur et de leur clarté…les lumières…Bleue et rouge…une chaleur tendre et rassurante, une chaleur intense et un réconfortante… cela lui rappela quelque chose…une douce sensation sur son front, une caresse délicate enserrant ses doigts… « Mikie ! Kumi ! » Ses mots sortir de sa bouche comme une fusée, les forces du jeune homme revinrent envahir son corps, il se relevait péniblement, l’illusion de douleur dans laquelle il était plongé s’effaça face à la puissance de sa pensée ! La magie de Roméo fut redirigé sur le mage noir qui se fit affaiblir mais réussi juste à temps à renvoyer le professeur. L’homme en noir  afficha un visage de colère déformant ses traits de sa face livides. Il avait été repoussé par une chose aussi ridicule qu’une pensée et des sentiments ?! Non pas cette fois, il n’allait pas le pardonner et il cria à l’intention de son rebelle jouet.


« Mikie…Kumi…je leurs réserve le même destin qu’à toi ! Ces gârces ne se mettrons pas en travers de ma route Kyoya Hibari…je t’en fait le serment ! Je les torturerais comme il se doit pour avoir osé tenter de te soustraire à moi ! Il en va de même pour ce foutu professeur !!!Profites bien de tes derniers jours à vivre car tu seras très vite plus en état d’assumer ce que tu as en toi ! »

Il disparu, libérant Kyoya d’un poids immense, même si sa présence était toujours en lui, il avait tout de même était affaibli par la magie de Roméo. Comme il possédait le jeune homme à distance, la moindre interférence le repoussait assez loin et il devait passer beaucoup de temps pour remettre de sa magie noir dans un corps lointain. Ou alors il faudrait qu’il entre en contact physique pour lui réinsuffler de sa magie mais il n’avait pas le temps, trop de projet occupaient sa cervelle de criminel ! Mais il avait subit une petite défaite qui allait lui rester au travers de sa gorge pour pas mal de temps !

Le professeur fut éjecté de l’esprit du jeune homme et atterri sur le fauteuil en reculant, ses forces avaient été épuisées mais il avait réussi un véritable exploit bien qu’il ne le saurait sans doute jamais. Deux docteurs vinrent vérifier son état mais le médecin en chef regardait avec angoisse le garçon, allait-il s’en sortir, cela avait-il marché ? La réponse fut immédiate, le jeune homme toussa bruyamment et recracha du sang, il était réveillé sur le coup et il se tourna sur le côté pour ne pas s’étouffer avec le liquide qui sortait de lui. Les médecins commencèrent à vouloir bouger le lit pour remmener l’élève dans le bloc opératoire mais le médecin en chef les arrêta…il observa Kyoya avec des yeux écarquillé, il respirait fortement et avec rapidité, quelques goutes de sang coulant sur son menton mais… ce n’était pas le siens ! Il couru prélever le sang coulant, et l’examina tout aussi rapidement, ses mains tremblait et il transpirait…une découverte à couper le souffle venait de naitre sous ses yeux. Il se tourna vers l’assemblé qui semblait le prendre pour un fou et il dit d’une voie tremblante mais soulagée :


« Ce…ce n’est pas du sang…c’est de la magie…de la magie noir sous forme liquide…vous…vous avez réussi Professeur Roméo…vous l’avez éjecté de son corps…La quantité était suffisante pour tuer un être humain en quelque mois…c’est impossible puisque…d’après les premières analyses...elle date de plus de 10 ans ! C’est à peine pensable… »

Il tourna son regard vers Kyoya, il avait le regard vague, semblant sortir d’un sommeil beaucoup trop long pour lui. Il était faible, mais il reprenait un peu ses couleurs. Il essaya de se redresse mais à peine posa t-il sa main contre le lit pour s’appuyer dessus qu’il tomba dans un bruit étouffé, sur le matelas, il n’avait pas assez de force et son visage semblait exprimer une incompréhension totale. Il regarda la pièce les personnes autour de lui avec ce même regard vague et embrumé comme s’il était déjà sur le point de se rendormir. Mais il était bien réveillé, un peu nauséeux et accablé par la fatigue mais il était conscient. Des médecins virent prélever la magie liquide tombé sur les draps, elle ne c’était pas faite absorbée par le tissu et on nettoya le menton de Kyoya pour qu’il ne soit pas en contact de cette chose infâme. Les analystes commençaient déjà leur travail pour analyser cette substance semblant sortir des enfers eux même…pouvoir injecter dans le sang d’une personne de la magie noir n’était pas un fait courant, c’était certain !

« Pro…professeur Roméo…Kum…Kumi…Mi…Mikie…que c’est…il passé ? Où suis-je ?

Sa voie était faible mais il ne pouvait pas se rendormir, peut être avait-il peur de revivre cette intense douleur, ou peut-être avait-il la sensation qu’il n’allait plus jamais revoir les deux jeune femme et que cela l’effrayait…lui qui était si froid et si distant d’habitude ne se sentait pas, dans ce moment de faiblesse, de pouvoir rester sans elles. Il sentait qu’il avait besoin d’entendre leurs voies et de voir leurs visages pour qu’il aille un peu mieux.

-Tu ne te rappels de rien ?!

Kyoya répondit très lentement d’un signe négatif de la tête, on aurait dit que faire cet effort lui demandait beaucoup d’énergie, ses forces semblaient amoindris pour encore plusieurs heures. Le médecin en chef se gratta la tête et regarda le professeur avec un visage signifiant qu’il valait mieux attendre un peu avant de le questionner, qu’il recouvre au moins ses esprits et un peu d’énergie. Les jeunes filles avaient été « libérées » par les deux médecins qui leurs conseillèrent de ne pas le brusquer et de rester le plus calme possible. On apporta un verre d’eau au jeune homme qui ne put que péniblement lever son bras qui retomba aussi sec, ne pouvant tenir plus longtemps. Il était vraiment faible…
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MessageSujet: Re: La chute de l'alouette (Pv Mikie Niwa, Kumi Hayashi et Roméo Marconi) Lun 2 Déc - 17:32

J’avais de mandé à ce que je reste encore avec Kyoya. Dieu soit loué qu’il n’est pas mort… Je ne voulais même pas dormir, car je ne voulais pas le lâcher d’une semelle. Je le regardais toujours, allongée sur le lit. Mais, vu l’attitude du docteur je pense bien qu’il nous a caché quelque chose, mais quoi… ? Je n’en savais rien. Je ne voulais pas demander à Roméo ce que le médecin li avait dit, ne voulant pas troubler l’aspect paisible de la pièce pour le moment. J’avais encore versé des larmes, mais des larmes de soulagement. C’était la première fois que je passais une nuit blanche, mais c’était pour Kyoya. Même si je savais que les autres étaient là pour prendre de ses nouvelles et m’avertir à mon réveil de son état, je n’avais pas pu fermer l’œil de la nuit. C’était au dessus de mes forces. L’angoisse dans laquelle je me trouvais me permettait de garder les yeux ouverts et d’être constamment en alerte. Des fois j’avais demandé à mon familier d’aller me chercher de l’eau pour que je puisse garder ma fraicheur et ne pas m’endormir, mais tout cela était du passé. Le voir allongé sur le lit, avec son visage e marbre, comme je l’ai rencontré pour la première fois me faisait sourire, bien que mes larmes ne cessaient de couler encore et encore, à cause de l’émotion. C’était plus fort que moi et je ne pouvais empêcher ce flot de couler.

La jeune femme demanda à Roméo de nous faire un mot d’excuse. On dirait bien que je ne serais pas la seule à être à son chevet et veiller sur lui, bien que els cours avaient déjà commencé. Mais, on dirait bien que le professeur avait d’autre projet. Surement qu’il devait faire quelque chose que le médecin lui a confié. C’est à ce moment précis que le professeur pris parole, nous demandant de vider les alentours du lit, car il doit jeter un sort sur le corps de Kyoya. Il devait analyser le corps de ce dernier pour voir la source du problème qui a causé cet effet à notre ami. Je ne voulais pas quitter l’alentour du lit, je voulais rester à ses cotés. Mes mains s’étais mises sur le drap du lit, à coté du corps de Kyoya ne voulant pas lâcher prise… Mais, une jeune infirmière vint me faire lâcher le bord du drap blanc. Un léger « non » sortis de ma bouche, mais l’infirmière sentais déjà que Roméo allait commencer la pratique de sa magie sur le corps de Kyoya. Kumi était elle aussi éloignée par un docteur. Mon dos était face au corps de la jeune infirmière, et je vis le commencement de la magie de Roméo. Je visualiser ce qu’il était entrain d’entreprendre. Bien sur, c’est là que ma magie venait de commencer. Ma mémoire visuelle venait de s’enclencher, sans que cela paraisse étrange ou visible. A chaque fois que je vois quelqu’un utiliser sa magie, ma vision commence à mémoriser et analyser tous les faits et gestes du magicien qui la pratique. C’était contre mon grés, mais ma magie doit être pratiqué premièrement de cette façon, bien que ça serais difficile d’utiliser la magie du professeur. Mais, qui sait, peut être qu’un jour je pourrais copier son sort et l’utiliser à mon tour. Mais pour l’instant, je voyais tout ce qui se passait sous mes prunelles.

Je vis le visage de Roméo en sueur, quelque chose d’anormal se passait… Je sentis une magie noir qui se produisait dans la chambre, et surement tous les magiciens la sentais, enfin ceux qui étaient dans la pièce. C’était comme si une force maléfique tentait de conquérir Roméo en le forçant à céder, ou bien à posséder son corps. Je ne compris pas très bien ce qui se passait, mais sans le savoir, je sentais comme une détresse s’emparer du corps de Kyoya… Bien que le corps de celui-ci n’émane aucun signe de mélancolie ou de souffrance, celui de Roméo en revanche était épuisé. Je vis le corps de Roméo se projeter vers l’arrière, mais très vite, il revint à la charge en matérialisant un cercle. Sous la frayeur, je me suis retournée, et l’infirmière effrayée elle-même de la situation me serra contre elle, essayant de me soulager. Je voulais que tout ceci se termine au plus vite… Je voulais revoir Kyoya en plein forme, comme la première fois où je l’ai rencontré… Je voulais le voir réveiller. Les poings serrés, d’autres larmes sous ces pensées retombèrent. L’infirmière commença à me caresser les cheveux pour me calmer, en me demandant de le faire et de ne plus repenser à ce qui se passe… Il faut dire que c’était une journée pleine d’émotion pour une petite fille de 14 ans, et surtout sensible comme moi… Je priais pour que tout cela se termine… Je fermais les yeux, pensant à ce que réellement le corps de Kyoya pouvait endurer à cet instant… Pouvait-il être calme dans ses pensées ou bien souffrait-il le martyre ? Je n’en savais trop rien… Mais, une chose était sûr… Il luttait contre quelque chose… Dans osn sommeil, mon prénom et celui de la jeune femme avait été prononcé…C’est alors qu’un gros POUF ce fit entendre. Crapy se précipita vers le professeur qui eut le corps balancé vers le fauteuil, avec un verre d’eau. Et oui, le son venait de la percutions entre le derrière et le dos du prof sur le fauteuil. L’infirmière me caressa une dernière fois les cheveux pour me demander d’aller voir mon amie, mais quelque chose la retint… Ce liquide rouge qui se déversé de sa bouche… L’infirmière m’avait fait retourner une nouvelle fois vers elle pour que je ne puisse pas voir ce liquide écarlate bien que je l’avais bien vu. Mes yeux écarquillé, je regardais dans le vide. C’est alors que le docteur nous affirma que ce n’était pas du sang, mais bien de la magie noir. Je fis un pas en arrière, regardant le docteur, qui regardait à son tour le jeune homme. Je me suis retourné, voir si il allait toujours bien. C’est alors qu’à ma surprise… Je le vis réveillée… Un sourire s’empara de mes lèvres

Pro…professeur Roméo…Kum…Kumi…Mi…Mikie…que c’est…il passé ? Où suis-je ?

Il ne se rappelait même pas où il était, mais je pense que c’est normal, vu qu’il était évanouie dans le couloir. J’avançai vers lui à pas lent. J’étais sui heureuse de le voir enfin réveillé, de réécouter sa voix…

-Tu es… Tu es à l’infirmerie Kyoya…

Les médecins se regardaient comme si ils étaient stupéfaits par la remarque que Kyoya avait dite… Il ne savait pas où il était. Je me précipitai alors vers le lit, à pas rapide, même jusqu’à courir, pour venir le serrer dans mes bras. Pas trop fort quand même, mais je tremblais de toute façon de peur… J’avas si peur de le perdre… Je lui fis un second baiser sur la joue. Je ne pouvais me contenir… J’étais si heureuse de le sentir à nouveau contre moi, son corps chaud et son cœur qui battait de nouveau. Je reculai les joues assez rouges. Je souriais en le regardant, puis tout à coup, je sentis comme une lourdeur dans ma tête… Je vis la pièce tourner… C’était assez bizarre… Je reculai encore de quelques pas, l’infirmière me regarda surprise, puis je tombe par terre, évanouis par la fatigue… C’est vrai que tout cela était assez émotif et frustrant pour qu’une petite fille puisse le supporter. Et la fatigue n’a fait qu’amplifier les choses… L’infirmière la pris en charge, essayant de la réveiller en lui lavant le visage avec de l’eau froide, mais sa température augmenta…
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MessageSujet: Re: La chute de l'alouette (Pv Mikie Niwa, Kumi Hayashi et Roméo Marconi) Lun 9 Déc - 12:03


Quand Kumi perdit la main de Kyoya, son ciel se teinta de noir. Il fallut deux infirmières pour l’écarter et la retenir, elle, qui, tremblante, s’accrochait désespérément aux doigts pâles. La caresse chaude des phalanges de son ami lui manqua aussi vite qu’elle ne la quitta, privée d’un toucher qui se chargeait de combler le gouffre d’angoisse qu’était devenue son âme. Dans le creux de sa poitrine, la faille se mit à saigner, ça pulsait et s’ouvrait semblable à une blessure tout juste cicatrisée qu’on s’amusait à écorcher à vif en y versant un surplus poudreux de sel pour en aviver la brûlure. Elle regarda Romeo s’avançait comme on voit la faucheuse qui se penche sur le lit d’un homme. Elle l’imagina vêtu de noir et sa magie lui picota la peau. La bile remonta. Son camarade se remit à se tordre de douleur. Elle s’entendit se briser. Une haine farouche se mit à grignoter son esprit alors qu’on la maintenait en arrière. Il n’y avait pas d’autre mot pour désigner la force de sa colère, car elle sombrait dans un dédale sans fin de terreur où  Kyoya, chutait dans le précipice de la mort poussé par son professeur. Et elle restait à crier après lui, penchée dans le trou noir, mais bien incapable de saisir la paume moite que le brun tendait. Si, l’intervention ne dura pas assez longtemps pour que la jolie rousse oublie de respirer, elle ne l’empêcha pas de paniquer au point que  les martèlements rythmés de son cœur donne à ses gestes une certaine hérésie, pareille à un chevreuil affolé qui fuit le chasseur.

Il y eut une petite exclamation étouffée. Du coin de l’œil, elle entrevit vaguement la silhouette de Mr. Marconi qui s’écroulait entre les coussins durs d’un fauteuil. Il avait le teint cireux et une soignante brune, aux airs de Betty Boop rejoint son chevet. La voix de Kyoya suivit, transperçant dans l’air d’un timbre fébrile, similaire à l’ultime battement d’aile d’un oisillon mourant. Si la première fois le son avait réussi à endiguer l’inquiétude qui  perçait tel un tisonnier à blanc dans ses pensées,  il ne parvint pas à renouveler l’exploit. A peine sentit-elle la pression exerçait sur ses épaules faiblir, que l’adolescente se dégagea d’un mouvement vif. C’est presque autoritaire que ses annulaires tremblants -agités de petits spasmes- s’emparèrent du verre d’eau qu‘on présentait négligemment au magicien. L’ambiance était tendue, tellement qu’elle-même avait l’impression d’être fiévreuse. Une atmosphère pesante qu’alourdissait la fatigue, sans parler de la peur qui suintait comme en suspens dans le temps. Il n’y eut donc rien d’étonnant à voir la juvénile écolière aux cheveux bleues s’effondrer entre les bras d’une femme navrée. On la transporta dans un des lits d’à côté et le docteur Xiao Ling se hâta d‘aller l‘examiner. D’origine chinoise, c’était un chirurgien hors-pair aux nombreux talents. Son visage ciselé était pale et sa taille haute. Il portait de fines lunettes à monture argentée qui accentuait son expression renarde. Ses grands yeux noirs se fixèrent sur le corps fragile qu’il manipula avec soin. Il suffirait d’une piqûre pour diminuer le début de fièvre et de quelques heures de sommeil pour remettre l’enfant sur pied. Ce n’était pas alarmant, mais il se devait de la prendre en charge maintenant pour éviter de la voir souffrir de complications potentielles plus tard.

Kumi s’assit sur le matelas -qui s’affaissa dans un plis- auprès de son compagnon convalescent. L’agitation qui régnait dans la pièce lui donnait l’impression d’être au milieu d’une ruche et, les pas, qui claquaient de droite à gauche sur le carrelage, étaient comme autant de bourdonnement. L’attention à présent concentrée sur son enseignant et la magicienne ingénue, on la laissa s’occuper de Kyoya sans trop dire, même si elle devinait le poids du regard d’une assistante dans son dos. La gorge nouée, elle passa sa main fraîche dans la nuque du garçon pour le surélever, qu’il ne s’étrangle pas alors qu’elle reposait le bord du verre contre les lèvres sèches, craquelées par la soif. Ses épaules étaient encore parcourues de frissons anxieux. Le contact tiède de son ami la calma toutefois, un tantinet. Une légère couche de sueur s’était formée et il avait la peau humide, un peu collante. Les mèches sombres qui frôlaient l’épiderme de ses doigts, en particulier étaient poisseuses. Ses iris écarlates ancrés dans ceux bleus, elle l’aida à se rallonger. Une bassine avait était abandonné au pied du lit plus tôt, après qu‘on l‘eut lavé. Elle en profita pour récupérer le chiffon trempé qui y gisait. Tandis qu’elle essorait la serviette, elle essaya de retenir l’émotion vive qui étreignait son ventre. Elle avait failli le perdre. Elle l’avait pensé, bien à tort, sauvé. Cette erreur lui en coûtait désormais. L’étudiante était incapable de s’imaginer continuer sa route sans son camarade. Il l’avait toujours soutenu. Mais, elle, qu’avait-elle fait ? En quoi l’avait-elle soulagé ? Pourquoi n’avait-elle pas stoppé Mr. Marconi au lieu de paniquer ? Des questions qui tranchaient dans la chair fragile de ses boyaux semblable, à une lame quand on la plante dans l’estomac d’un adversaire agonisant.

-Ne refaites plus jamais quelque chose à Kyoya, si vous êtes incapable de vous assurer des conséquences. -clama-t-elle, de manière fluette, mais coupante.

Le ton avait été impoli, glacial et peut-être le regretterait-elle par la suite. Cependant Kumi n’était plus qu’un amas d’émotions en fusion qui ne demandait qu’à exploser, ce qu’elle n’aurait pas voulu montrer, quoique chacun de ses actes témoignent de sa profonde confusion intérieure. Elle tamponna le cou de son partenaire à l’aide du tissu mouillé, puis se pencha jusqu’à ce que son front frôle le sien. A quelques centimètres du faciès tant aimé, ses prunelles vacillantes se noyèrent de larmes. Il n’y avait qu’un vague effleurement de leurs nez -ainsi que la danse d’une ou deux boucles rousses venues jouer contre les pommettes creuses de fatigue- pour simple contact. A se perdre, dans l’immensité du ciel aux allures grises des iris de son complice, -celui qu’elle comprenait être aujourd’hui, une pauvre personne victime de son amour naissant- elle eut envie de l‘embrasser. Elle aurait souhaité savoir soulager ses souffrances d‘un baiser, sans se douter qu‘elle ne ferait que les accentuer. Une fine goutte brillante d’un tendre éclat se perdit au bout d’un cil. Lorsqu’elle cligna des yeux, la perle translucide tomba et vint mourir au coin de l’œil à la courbe étirée de Kyoya.  
-Je suis désolée…ça a été dur, n’est-ce pas ? Je suis vraiment désolée….-murmura-t-elle dans un chuchotement inaudible qui ne concernait qu’eux.- Je…Je te promets de devenir plus forte….alors…s’il te plaît, laisse-moi veiller sur toi.

Excuse-moi de ne pas avoir pu t’éviter tout ça…
Pardonne-moi de ne pas avoir pu t’aider…
Mais, ne t’en vas pas…s’il te plaît.


Xiao Ling - une fois sa patiente hors de danger-, se rabattit comme un faucon sur une sourie en direction de son collègue, Romeo Marconi. Son regard perçant avait repéré la désagréable teinte qui rongeait la dextre de l’homme en tâches brunâtres. Une magie des plus inquiétantes dont le souffle semblait encore balayer la pièce de ses obscures bourrasques. En quelques enjambées, il vint se saisir, méthodique, de la paume abîmée. Il n’était pas du genre à demander l’avis de qui que ce soit avant d’agir, pour cause il était immensément respecté par ses assistants et les autres médecins de l’école. L’asiatique à l’accent prononcé était l’un des meilleurs, aucun ne trouvait à redire sur son travail aussi personne n’osait lui faire la moindre remarque. Néanmoins, si l’homme paraissait austère, voir soupçonneux, c’était un individu minutieux qui prêtait beaucoup d’attention à la douleur d’autrui. Il remonta ses lunettes sur son nez droit d’un geste pensif. Il lui fallait extraire la substance énergétique étrangère du corps, un processus qui serait sans aucun doute absolument ignoble. Le problème était qu’il ne valait mieux pas administrer de sédatif. En effet, le corps au repos se détendrait et l’infection magique -semblable au pire des poisons- se répandrait vite, dévorant de l’intérieur Romeo. Sa grande question était de savoir s’il devait prévenir son hôte de ce qui allait suivre, où le laisser dans le brouillard. Une appréhension trop importante ne serait pas bonne pour les nerfs. Il ne connaissait pas les antécédents cliniques du professeur, il avait peur de la crise cardiaque.

-Je vais devoir procéder à une intervention. Ca va picoter. Je vous autorise à crier de toutes vos forces, si ça peut vous soulager. Agnès venait le maintenir. Amélia allait me chercher un bocal et renforcer le moi. -indiqua-t-il de façon monocorde.-

Égal à sa personnalité, Xiao ne s’embarrassa pas des détails qu’il jugeait superflus. Les interrogations ne le concernaient pas quand il traitait un cas aussi grave. Il privilégiait la rapidité.  La dénommée Agnès, une quadragénaire à forte poitrine, passa deux bras fermes autour de Mr. Marconi. Son pouvoir était la force brute qui permettait de maintenir des patients en cas de besoin, comme les épileptiques par exemple. Le sosie de Betty était la susnommée Amélia dont le don concernait la matière. Elle avait la formidable capacité de solidifier magiquement des matériaux, un talent beaucoup apprécié lorsqu’on traitait le squelette humain en général. Le médecin prit une seconde courte pour se concentrer et étendit ses doigts -animés d’une étrange lueur rouge- au-dessus des marques. L’expérience lui valait une maîtrise parfaite de sa magie, un minimum quand on était en chirurgie magique. Il savait contrôler les fluides, manipulant le sang avec une dextérité qui lui permettait d’accélérer le processus de soin d’une blessure, stopper des hémorragies ou retirer du venin. C’est cette dernière technique qu’il utilisa. Sous ses annulaires l’épiderme se mit à gonfler et buller. Le derme formait d’immondes cloques puantes qui devaient affreusement brûler. Il ne s’arrêta pas. Il reconnaissait ici la réaction classique. Les poches devinrent translucides et se remplirent d’un liquide sombre qui se mit à bouillir. L’image était à vomir, comparable à quelques pustules purulentes d’un crapaud mort. L’eau noirâtre se mit à s’évaporer en fumée dense qu’Amélia récupéra dans le bocal qu’elle avait consolidé pour empêcher l’énergie pervertie d’en éclater les parois. L’action dura d’interminables secondes, mais le résultat fut probant. Une infirmière apporta une dose de morphine à Xiao qui s’empressa de piquer le blessé. La douleur disparaîtrait bientôt.

-Votre main risque d’être paralysée toute la fin d’après-midi. Désolé d’avoir été brute, il n’y avait pas d’autre solution. Grâce à vous Professeur, nous avons un bel échantillon. Peut-être pourra-t-il nous en apprendre plus…..
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MessageSujet: Re: La chute de l'alouette (Pv Mikie Niwa, Kumi Hayashi et Roméo Marconi) Lun 30 Déc - 4:34

Roméo avait les yeux toujours fixés sur ses doigts noircis par ce qu’il avait réussi à extraire du corps endolori de Kyoya. Mais à vrai dire, il ne les regardait plus, il fixait juste le sol devant lui. Son regard était vide, ou plutôt stupéfait, comme s’il cherchait à l’intérieur de lui quelque chose que ses yeux voyaient partout. Autour de lui on s’agitait, il entendit même quelques personnes crier et d’autres lui parler, là, tout proche, il les sentait qui le saisissaient. Qui l’agrippaient. Qui le maintenaient. Qui le retenaient prisonnier. D’un coup il se débattit pour repousser les mains qui le retenaient, dans un grand geste il écarta le docteur et les infirmières, dont une bascula dans le fauteuil. Il fit quelques pas et s’arrêta net comme bloqué par un mur invisible devant lui. Il saisit sa tête à deux mains et reprit doucement un souffle normal. Il ferma ses yeux lentement et il vit à l’intérieur de lui-même des images et des visages défiler. Il connaissait certains de ces visages mais d’autres lui étaient totalement inconnus. Et puis il vit parmi eux celui de la créature, ou de la chose, qui vivait en Kyoya. Cet être que Roméo avait combattu, avec un succès très partiel, et qui maintenant essayait d’infiltrer ses souvenirs à lui. Il partageait la douleur de l’élève qu’il venait d’aider et la ressentait dans tout son corps qui refusait maintenant de bouger. Ses mains tremblaient à présent, il était comme déboussolé, il devinait vaguement les objets et les personnes de la chambre d’infirmerie où il se trouvait. Roméo tendit son bras droit fébrile devant lui puis bascula en avant. A la surprise générale, car tout le monde fixait le professeur en pleine détresse, il ne tomba pas au sol mais trouva la force de s’agripper au lit sur lequel il s’assit doucement.

*Cette saloperie essaye de s’emparer de moi* pensa-t-il *Va te faire voir, tu m’auras pas*

Et comme il pensait ceci, il trouva la force de murmurer :

- T’as entendu ? Tires-toi ! T’as rien gagné, laisse ce gosse tranquille …

Une vive douleur lui traversa la tête. Il la renversa en arrière et émit une légère plainte. A l’intérieur il entendait le rire démoniaque de la chose qui semblait se repaître de la souffrance de ses victimes. C’était donc ça, ce mal qui rongeait Kyoya. Mais Roméo en était sûr, la douleur qui était la sienne était totalement infime par rapport à celle qui habitait certainement l’élève toujours allongé sur le sol plus loin. Mais d’où venait-elle ? Car le jeune professeur le savait, même la pire des peines avait une source. D’un traumatisme lointain ou au contraire d’événements que Kyoya pourrait prédire ? Roméo n’en avait absolument aucune idée. Mais pour combattre ce mal, il lui fallait à tout prix une réponse. Son pouvoir d’annihilation de magie n’avait pas était une réussite totale, même pas tellement une réussite tout court à en juger par l’état de l’élève. Même si le docteur semblait satisfait de son échantillon de magie noire, Roméo savait qu’il faudrait encore lutter. Il essaya de reprendre ses esprits lentement. Le docteur s’approcha de lui et tenta de lui dire quelque chose. Mais le professeur l’arrêta d’une main ferme avant de relever lentement la tête et de fixer le médecin en ajoutant :

- Non, ce n’est pas de moi qu’il faut s’occuper … /D’un geste il désigne Kyoya toujours dans les bras de Kumi/ Allez le voir lui, je n’ai pas réussi à … à totalement l’aider. Il a encore besoin de soins !

Le docteur lui lança un léger regard interrogateur : totalement l’aider ? Qu’est-ce que cela signifiait ? Qu’est-ce que le professeur avait réellement fait en utilisant sa magie ? Il vit Roméo recroquevillait les doigts comme essayant de dissimuler quelque chose. Malgré son envie d’en savoir plus, le médecin approuva et, déterminé à secourir le jeune homme, il s’élança vers Kumi pour l’épauler. Roméo, toujours assis, regarda la scène puis replongea sa tête entre les mains. La douleur s’était estompée quelque peu, et il reprenait doucement ses esprits. Sur ses mains, les tâches noires disparaissaient elles aussi. D’un geste fluide, il attrapa son amulette posée tout près sur une commode et la passa autour de son cou. Il prit le médaillon et l’observa. Les formes dessus demeuraient insolites, les petites gravures incrustaient étaient composées de symboles que même le professeur d’Histoire ne connaissait pas dans leur intégralité. Mais il n’était pas question de se poser de telles interrogations maintenant, le temps pressait. Les deux infirmières s’affairaient à essayer de trouver un calmant pour Kyoya et à réanimer Mikie. Décidément, pensa Roméo, cette matinée avait mal commencé et s’annonçait de plus en plus tendue …

Dehors les cours avaient débuté. Les autres élèves allaient et venaient dans tout l’institut, parlaient, se dépêchaient, criaient, chahutaient. Dans la chambre de l’infirmerie c’était tout le contraire. Le son de l’aiguille de la petite horloge se faisait entendre de manière pesante. La tension était palpable chez chacune des personnes présentes, quelques rares élèves curieux s’attardaient devant la porte pour tenter de deviner ce qui se passait à l’intérieur. Roméo s’était levé et était sorti quelques instants pour signaler à un collègue qu’il ne pourrait tenir ses cours du matin, et qu’il excusait les élèves Kumi, Mikie et bien sûr Kyoya de leur non-présence. Cela fait, il rentra dans la pièce et vit que Kyoya comme Mikie avaient été placés tous deux dans des lits où ils recevaient des soins. Kumi elle était entre les deux, tenant toujours la main de Kyoya fermement. A cet instant Roméo sentit en lui monter le sentiment d’impuissance. L’incapacité qui avait été la sienne a aidé le jeune garçon le rongeait. Certes il avait réussi à l’amener jusqu’ici et certainement rendu une aide conséquente au médecin mais au fond de lui il n’était pas satisfait du tout. En utilisant sa magie, le jeune professeur avait eu peur soit d’abuser, soit de ne pas faire assez. Doser de l’anti-magie était chose délicate, et vu l’état actuel de l’élève, l’italien se demandait s’il n’avait pas été inefficace voir aggravant d’y avoir recours. Quoi qu’il en soit, Roméo était sûr d’une chose : ce qui habitait le corps de Kyoya était hautement dangereux. Bien que les effets aient visiblement disparu sur lui, il était persuadé que cet être ténébreux ne quitterait pas le jeune garçon de sitôt. Que faire alors ? Rien ? Prévenir la directrice du danger ? Agir seul et prendre des risques inconsidérés ? Roméo était bel et bien face à un problème de taille. Il décida pour mieux réfléchir de sortir quelques instants, quitter cette pièce qui devenait presque qu’insupportable à la longue tant la tension se faisait ressentir. Il se leva d’un coup :

- Je vais faire un tour dehors … besoin de réfléchir un peu. Si vous avez du nouveau ou une truc important à me dire n’hésitez pas à venir me chercher.

Il sortit. A l’extérieur il poussa un profond soupir. Il déambula un peu vers une fenêtre et son regard alla se perdre dans le lointain du parc où des élèves profitaient de la légère brise matinale et de la solitude. Il avait retrouvé tous ses esprits, il ne sentait plus cette immonde chose lui dévorait les entrailles et essayer de s’emparer de lui. Tant mieux. Mais elle existait ailleurs et maintenant que Roméo connaissait son existence elle envahissait ses pensées. Une seule solution vint à l’esprit du jeune professeur, il lui fallait attendre que Kyoya se réveille pour que celui-ci puisse lui fournir des explications plus claires. Il se mit en tête de ne parler de ça à personne en prétendant qu’il s’agissait certainement d’une maladie inconnue, mais en aucun cas de magie noire. Car il savait que si l’on apprenait qu’un élève portait ça en lui au sein de l’école Tadakaï … Pour les taches brunes il trouverait une bonne excuse en temps voulu. Résolu, il retourna dans la chambre en attendant le réveil des 2 élèves ; il était quelque part responsable d’eux. En entrant dans la pièce, il remarqua que tout le monde était exactement comme lorsqu’il l’avait quittée. Et comme si de rien n’était, il se rassit sur la chaise qu’il venait juste de laisser quelques minutes auparavant.
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MessageSujet: Re: La chute de l'alouette (Pv Mikie Niwa, Kumi Hayashi et Roméo Marconi) Lun 12 Mai - 5:01

Merci de ne pas archiver ce rp s'il vous plait. Il est important et Kyoya et moi comptons le reprendre en juin à son retour.
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MessageSujet: Re: La chute de l'alouette (Pv Mikie Niwa, Kumi Hayashi et Roméo Marconi)

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La chute de l'alouette (Pv Mikie Niwa, Kumi Hayashi et Roméo Marconi)

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