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 When walls meet... (PV Kyoya Hibari)

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MessageSujet: When walls meet... (PV Kyoya Hibari) Dim 22 Sep - 0:27


☽ Une balade nocturne ☾



Seules trahissaient la présence de Lua les branches qui craquaient sous ses pieds. Le bruissement des feuilles d'arbres bercées par le vent s'harmonisait parfaitement avec le doux chant des grillons. Le silence tenait une place importante dans le jardin. Un silence serein, accueillant, qui ne demandait qu'à la recevoir et à effacer toutes ses contrariétés pour qu'enfin elle puisse profiter de ce cadre enchanteur et paisible.

Mais Lua était irritée. Trop irritée pour apprécier à sa juste valeur sa balade nocturne. Et cela l'agaçait encore plus.

La semaine qui venait de s'écouler à Tadakai était l'une des pires de sa vie. Durant ces sept jours, elle avait du faire les choses qui l'embêtaient le plus : S'adapter et accepter.  Et cela ne lui plaisait pas. Mais vraiment pas.
S'adapter et accepter de ne plus avoir de professeurs particuliers et de prendre ses cours en classe, noyée dans un flot d'élèves.
S'adapter et accepter de partager une chambre minuscule, rudimentaire (du moins de son point de vue) et impersonnelle, avec trois autres inconnus.
S'adapter et accepter de porter l'uniforme. Inconfortable et beaucoup trop court à son goût. Dès qu'elle le pouvait, elle s'empressait de remettre ses robes en satin et dentelles.
S'adapter et accepter qu'une bestiole énorme la colle continuellement, sous prétexte qu'elle était son Familier.
S'adapter et accepter l'autorité. Elle qui était habituée à diriger son petit monde depuis son enfance tombait de haut. Mais pouvait-on lui en vouloir sur ce point là ? Elle avait été élevée depuis sa naissance de manière à ce qu'un jour, elle reprenne les rênes de la société familiale. Des milliers de personnes qu'en unique héritière, elle devrait mener d'un main de fer gantée de velours. Devoir obéir à une directrice de son âge, une gamine qu'elle pensait totalement inexpérimentée et incapable d'assumer une telle tâche la révoltait.
S'adapter et accepter les cours de sport. Sérieusement, qui avait eut l'idée d'inventer une chose pareille ?

Mais ce qui était vraiment dur, c'était de devoir vivre le jour. Elle sortait le moins possible, barricadée derrière son ombrelle, une bouteille d'eau remplie quatre fois par jour dans son sac, et passant des tubes de crème solaire plus vite qu'une jeune idiote vide un paquet de mouchoir après un chagrin d'amour. Elle avait l'impression que l'astre solaire se fichait continuellement de sa figure.

Le brusque changement de rythme l'avait épuisée. Les deux gros cernes sous ses yeux en témoignait.  Qu'est-ce que sa chère nuit lui manquait. Voilà pourquoi, ce soir-là, elle était sortie retrouver sa seconde mère au nez et à la barbe des surveillants du dortoir. Sortir avait vraiment été facile. Aucun piment.

-Eloigne-toi, cracha-t-elle sèchement lorsque Chigiru s'approcha trop près d'elle à son goût. Le fière loup émit un long grondement sourd, "Prend garde petite humaine, prend garde" avant de se ployer à son autorité et de s'éloigner silencieusement, se fondant dans la nuit. Il savait que Lua avait besoin  de réaffirmer sa maîtrise des choses et pour son bien, il s’exécuta. Il la travaillerait au corps plus tard. Après tout, rien ne pressait.

Lua replaça une mèche brune derrière son oreille en soupirant. Une clairière. Elle devait trouver une clairière, pour pouvoir mieux observer le ciel. Laissant ses pas la guider, elle rejoignit un sentier, suivant son chemin sinueux.

Elle sentait la présence de Chigiru non loin, mais temps que celui-ci ne la dérangeait pas, elle s'en moquait.  Après tout, il était lui aussi un enfant de la nuit et avait le droit de profiter de sa beauté.

Le sentier déboucha finalement sur un large tapis d'herbe et de mousse découvert. Et que le ciel était beau ce soir. La lune, ronde et brillante, éclairait doucement Tadakai d'un lumière éthérée. Hypnotisée par l'astre lunaire, elle s'avança doucement au centre de la clairière, quittant l'ombre des arbres pour profiter des rayons d'argent qui pleuvaient doucement sur la clairière.
Avant de buter contre une boule piquante. Qui couina. Surprise, elle bondit en arrière en échappant un léger glapissement.
Oh. Elle était rentrée dans un hérisson. Les lèvre pincées, Lua se pencha sur la petite créature.
Durant son enfance, elle avait eut une peluche à l'effigie des membres de son espèce. Une peluche qui l'avait accompagnée partout et qui avait été maintes fois recousue tant elle était usée. Aujourd'hui, elle coulait d'ailleurs une paisible retraite au manoir familial, chargés de bons souvenirs. Les seuls que Lua souhaitait conserver.
Elle fut donc assez embarrassée d'avoir fait mal à cette petite chose qui n'avait rien demandé, et qui.. hein ? Ces couinements à répétitions... Ils ressemblaient à des pleurs. Elle haussa un sourcil. Mais depuis quand les hérissons pleuraient-ils ?

Elle comprit quand une ombre se dessina devant elle. Retrouvant immédiatement son visage impavide, elle releva ses yeux de miel. Et se retrouva un genou à terre devant un jeune homme de son âge. Grand, très grand vu d'en bas, des cheveux aussi sombres que les siens, des traits figés en une expression froide qui l'aurait sûrement mise à l'aise si elle n'était pas Lua.

Un Familier. Elle venait de malmener un Familier. Elle poussa un soupir exaspéré, elle qui voulait juste se promener tranquillement venait de s'être attiré quelques... désagréments. Sans se démonter, elle se releva lentement, fixant droit dans les yeux le pensionnaire, recula d'un pas pour le laisser accéder à son Familier, tout en restant sur la défensive.

Tapis dans l'ombre, Chigiru, à l’affût, était prêt à bondir pour défendre sa maîtresse si besoin en était.
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MessageSujet: Re: When walls meet... (PV Kyoya Hibari) Dim 22 Sep - 18:15

La journée c’était passée sans vraiment d’accroc, les cours s’enchainant à leur rythme habituel. La classe quatre était toujours aussi agité mais au moins c’était dans une ambiance joyeuse, Kyoya préférait cela bien que le bruit le dérangeait quelque peu. Mais que pouvait-il faire se lever et faire taire un par un tous ses camarades ? Non, ce serait trop violent et surtout pas vraiment bien vue ! En effet il ne devait pas se faire remarqué par un comportement trop violent, il l’avait promis à ses parents. Et puis le comportement de ses camarades ne pouvait justifier que Kyoya fasse tomber sa sentence ! Cela n’aurait pas été juste. Le jeune Hibari pouvait très bien suivre ce qu’il se passait au tableau avec un bruit de fond, ça place assez avancée devait également y être pour quelque chose. Ainsi se passa donc l’entière journée de Kyoya, sans vraiment de rebondissement, plate et insipide. Bien qu’il aimait les combats, le calme lui était aussi bénéfique. Une idée lui vint tout de même dans son esprit, il allait s’entrainer ce soir. En effet il ne l’avait pas fait ce matin, le jeune Hibari voulait alterner ses séances d’entrainements afin de permettre à son corps de mieux se reposer, en tout cas il pensait que c’est l’effet qu’il allait obtenir le temps lui donnera la réponse. La cloche retentit alors dans le couloir, et tous se levèrent de leurs sièges et s’en allèrent aussi vite que possible. Comme si la salle de classe était une prison ou une salle de torture, le professeur jouant le rôle du bourreau les faisant souffrir en essayant de faire rentrer des notions dans leurs esprits ! Chacun avait le droit de penser ce qu’il voulait, mais Kyoya lui préférait voir ces cours comme une chance de comprendre un peu mieux le monde et donc d’y trouver peut-être une piste sur l’homme qu’il recherchait.

Comme à son habitude Kyoya attendit que la foule qui s’agglutinait à la sortie se dissipe, afin d’être tranquille pour partir et rejoindre ça chambre. Cette fois-ci le professeur était partit avant, parfois eux aussi sont pressés ils devaient avoir beaucoup d’occupation, à moins qu’ils ne soient comme leur élèves. Kyoya sortit donc de la salle de cours et rejoignit sa chambre d’un pas léger, il se demandait si son colocataire était déjà là ou s’il était partit flâner aux alentours, il espérait qu’il n’allait pas tomber sur des ennuies comme ça lui arrivait d’habitude. Apparemment Kyoya avait eu raison, Aaron était partit faire un tour, haussant les épaules le jeune homme entra dans sa chambre. Son familier l’y attendait, il jouait paisiblement dans les draps, sautant et virevoltant dans tout les sens en émettant des petits gémissements de joie. Kyoya s’accroupi près du lit et tendit sa main afin de le toucher, Roll vint rapidement mordiller les doigts de son maitre, heureux de savoir qu’il était rentré. Après quelques secondes Kyoya se releva et laissa son familier continuer ce qu’il était en train de faire pour se concentrer sur ses propres devoirs. Il ouvrit les livres nécessaires, se pencha sur les notes qu’il avait prises afin de comprendre ce que les professeurs demandaient dans leurs énoncés. Il y passa une bonne heure et demie, grattant le papier, raturant les raisonnements faux, remplissant les textes à trous, résolvant les problèmes. Il avait tout fini, heureusement qu’il avait déjà suivi ce genre de cours chez sa famille adoptive, ce qu’il voyait en ce moment en classe il avait eu la chance de l’avoir étudié auparavant, mais cela ne justifiait aucunement pas qu’il puisse rien faire sous prétexte qu’il avait une légère avance ! C’était comme pour l’entrainement, si on ne s’entrainait pas régulièrement on perdait vite ce que l’on avait appris et l’on devait fournir des efforts encore plus important pour rattraper le retard ! Voila pourquoi Kyoya voulait absolument étudier assez sérieusement pour ne pas prendre trop de retard, d’autant plus qu’il apprenait beaucoup de chose et la plupart du temps des choses utiles ! La culture était très précieuse, surtout s’il devait chercher et trouver l’homme en noir, il devait avoir un esprit en béton et surtout assez développé pour comprendre et voir les problèmes sous tous les angles.

Dans tout les cas, Kyoya avait fini et il s’étira pour l’occasion les bras en l’air et le dos bien en appui contre le dos de sa chaise. Il se leva doucement et constata que son familier dormait tranquillement, il avait du épuiser ses réserves et Kyoya décida qu’il était temps pour eux d’aller manger. Il réveilla donc l’hérisson d’un petit coup de son doigt sur son petit museau noir. Roll, après c’être étiré comme son maitre quelque seconde avant, monta sur le bras que Kyoya lui tendait et se mit sur son épaule gauche. Les deux compères partirent en direction de la cantine, comme à son habitude Kyoya pris une table seul, il ne voyait pas pourquoi il devait à tout pris se mélanger aux autres, ce n’était pas encore bien encré dans sa tête que c’était le comportement normal des jeunes étudiants, et peut-être il ne le comprendrait jamais. Il mangea tranquillement, donnant par la même occasion de son repas à Roll qui aimait particulièrement l’attention que lui portait son maitre. Pour Kyoya, Roll représentait une partie de son âme c’était une matérialisation d’une partie de lui-même alors il en prenait soin et il le protégeait le plus possible. Par contre, comme il était avec Kyoya, Roll devait absolument apprendre à se battre et à savoir réagir justement lors des combats. Peut-être profiterait-il de l’entrainement de ce soir pour tester un peu les capacités de son hérisson. Cette idée semblait pourtant assez dure à réaliser, car lorsqu’il regardait la joyeuse créature manger son repas en sautillant à chaque bouchée, Kyoya le voyait mal comme combattant…mais peut-être avait-il tord, sans doute avait-il des capacités pour le combat, mais cela il ne pouvait le découvrir qu’en le testant.
Lorsqu’ils eurent fini de manger, Kyoya fit remonter Roll sur son épaule gauche et retourna dans sa chambre. Il se posa sur son lit laissant Roll sur son ventre, Kyoya réfléchit à la manière de tester son familier, devait-il le combattre a fond afin de voir ses limites ou devait-il le tester sur des choses de plus en plus compliquées. Il regarda Roll dans les yeux et lui lança un regard des plus sérieux :


« Je veux voir ce que tu sais faire en combat…Sortons que l’on puisse voir de quoi tu es capable, tu es d’accord ? »

A cette question, Roll répondit par un hochement de tête accompagné d’un petit son signifiant certainement qu’il était prêt à cela. Il se retira du ventre de son maitre en remontant sur sa tête, ce dernier se releva du lit et sortit de la chambre avec la ferme attention de rentrer après un entrainement qui s’annonçait long et difficile. Il partait di principe que son familier ne connaissait rien et qu’il devait apprendre tout sur les combats. Sortant des dortoirs et se dirigeant vers les jardins, Kyoya imaginait comment allait se passer l’entrainement et il lui apparu qu’il devait se confronter à son familier, il était un bon juge pour ce qui concernait la puissance de son adversaire. Il allait ainsi pouvoir être fixé immédiatement sur les capacités de son familier. Par chance le parc était désert et il ne sentait personne dans les alentours, en même temps le soleil commençait à se coucher il était normal pour les personnes normales de rentrer chez eux lorsque la nuit tombait, c’était même instinctif. En effet la nuit ne représentait-elle pas un danger de par sa nature effrayante et de toutes les légendes que l’ont faisaient courir sur cette période ? Les histoires de monstre et de danger qui ne surviennent que la nuit, mais tout ceci n’était que futilité pour Kyoya, il avait passé l’âge des monstres, il ne se souvenait même plus s’il était passé par une période comme celle-ci. Il arriva donc dans le parc de l’académie et fit signe à Roll de descendre d’un léger hochement de tête, celui-ci s’exécuta sans se faire prier et se posta à quelques pas de son maitre. Kyoya retira sa veste et la plia afin de pouvoir la déposer sur l’un des bancs qui était dans les alentours. Il se tint en posture d’attaque, laissant des failles afin de voir si son familier serait capable de les repérer pour les exploiter. Roll semblait ne pas être intéressé par cela alors Kyoya décida de passer à l’attaque ! Roll se mit en boule et ne bougea plus…il tremblait de tout son être faisant ainsi claquer ses petites dents. Il n’avait donc aucune notion du combat, c’était assez embarrassant et surtout très handicapant s’il devait affronter d’autres personnes. Le jeune Hibari créa une petite plateforme de nuage afin de surélever son familier jusqu’à la hauteur de ses yeux. Ce dernier s’arrêta progressivement de trembler et quitta sa condition de boule pour regarder son maitre dans les yeux. Le regard de l’animal était rempli de honte et de tristesse, il était désolé de décevoir son maitre, bien que Kyoya ne fût pas foncièrement déçu. Il se disait simplement que l’entrainement serait long et fastidieux avant d’arriver à un résultat satisfaisant. Puis soudain il entendit un bruit de mastication, le jeune Kyoya regarda les alentours, personne. Il ne ressentait aucune présence aux alentours et pourtant les bruits de mastication étaient toujours présents. Kyoya compris alors qu’il provenait de Roll et qu’elle ne fut pas sa surprise en s’apercevant que celui-ci mangeait sa plateforme de nuage. Kyoya resta pour le moins perplexe devant se spectacle hors du commun. Il n’avait jamais entendu parler de créature capable de manger une magie, mais était-ce nourrissant pour lui ou bien y avait-il autre chose … Kyoya ne tarda pas à le savoir lorsque Roll sauta en arrière se mit en boule et fit sortir de longs piques de son corps, mais pas n’importe quel pique. En effet, Kyoya pouvait le ressentir, c’était des piques de nuages, son familier pouvait utiliser la même magie que lui, à moins que ce soit dû au fait qu’il ait mangé sa magie ? Tant de questions dont les réponses restaient un mystère des plus épais. Roll fit évaporer ses piques, se remis droit et tomba sur ses pattes. Son maitre était quelque peu fasciné par ce à quoi il venait d’assister et un léger sourire passa sur les lèvres une fraction de seconde avant de complètement disparaitre. Roll l’aperçu et sauta de joie, il avait réussi à faire plaisir à son maitre il en était satisfait.

La nuit commença  à se manifester et Kyoya réitéra l’expérience plusieurs fois, donnant de sa magie à son hérisson voyant jusqu’à quel niveau il saturait, voyant s’il pouvait utiliser d’autre choses que des piques, apparemment non, pour le moment il ne pouvait qu’utiliser ce sort là, mais c’était déjà bien ! Ils avaient avancé ensemble dans la découverte de leur limite, un point important pour les combats. Kyoya décida de laisser Roll tranquille, après tout il ne fallait pas trop le pousser pour le moment, le jeune homme devait réfléchir à comment faire pour bien entrainer son familier. Il décida de laisser cela sur le côté afin de commencer son propre entrainement, Roll joua donc dans l’herbe avec les lucioles qui éclairait légèrement le lieu. Kyoya se concentra pendant une bonne minute, restant immobile, respirant lentement. Il devait faire le vide en lui afin de produire les meilleurs mouvements possible, être concentré au maximum donnait une performance plus précise et juste. Lorsqu’il fut certain de pouvoir commencer, le jeune Hibari exécuta ses mouvements habituels, d’abord lentement, obligeant son corps à se rappeler des katas qu’il exécutait,  puis il augmenta progressivement la vitesse de ses mouvements. Lorsqu’il attint la vitesse adéquate, Kyoya commença à aborder des katas beaucoup plus complexes, qui demandaient encore plus de souplesse et de concentration. Virevoltant sur l’herbe maintenant fraiche du jardin, Kyoya ne produisait aucun bruit, ses mouvements ressemblant maintenant à une danse des plus harmonieuses. D’ailleurs son art martial avait été crée par une femme s’inspirant de certain pas de danse, des mouvements gracieux et léger qui avait pour but d’utiliser la force de son adversaire contre lui. Kyoya excellait dans cet art martial, certes il avait encore beaucoup à apprendre avant de pouvoir atteindre le niveau de sa mère adoptive mais il était certain qu’il avait acquis une certaine force.

Soudain, il sentit deux présences s’approcher de l’endroit où il était, cela ne le perturba pas vraiment et il continua ses mouvements, avec un peu de chance on ne viendrait pas le déranger. Pourtant il se passa quelque chose d’inattendu, Roll, qui jouait comme enfant avec les mêmes lucioles, se fit marcher dessus. Ce dernier émis un petit son signifiant que cela lui avait fait mal, Kyoya avait aperçu la scène et arrêta immédiatement son entrainement…apparemment  la soirée risquait d’être mouvementée au grand désarroi du jeune Hibari. Avançant vers la jeune femme au visage de marbre et le petit hérisson qui pleurnichait. Kyoya soupira en même temps que la jeune femme, elle devait être exaspérée par la situation, se sentait-elle mal pour ce qu’elle avait fait ? Il n’y paraissait pas en tout cas, elle laissa un pas entre Kyoya et elle afin qu’il puisse voir son familier. Le jeune homme examina le corps de son hérisson, le coup qu’il avait reçu ne justifiait pas de cinéma qu’il faisait mais Kyoya estimait que la jeune femme devait tout de même s’excuser. Il prit les pattes avant de Roll et le mis sur celle arrière, le regardant dans les yeux Kyoya s’adressa d’abord à son familier :

« Arrête de pleurer comme ça, tu te dois d’être plus courageux  et d’endurer la douleur ! Surtout que tu n’as pas reçu un coup important…relève toi et ravales tes larmes…

Puis il leva les yeux vers celle qui, jusqu’alors restait silencieuse, affichant toujours le même visage impassible :

-Si tu pouvais dire à ce qui se cache dans les buissons d’arrêter d’émettre une telle aura hostile ça m’arrangerais, s’il te plait… tu pourrais en profiter pour lui présenter des excuses…

Roll avait suivit les conseils de Kyoya et avait retrouvé son calme, mais il ne souriait plus, il était encore affecté par ce qu’il venait de lui arriver. Le jeune homme prit son familier dans sa main et le déposa sur son épaule droite, il lui donna une légère caresse afin de lui redonner du baume au cœur. Il n’avait pas l’habitude de recevoir de tel geste de gentillesse émanant de son maitre, c’est pour quoi il l’apprécia d’autant plus à ce moment là. Kyoya plongea son regard dans celui de son interlocutrice sans dire un seul mot, il l’observait afin de mieux saisir son caractère et ses gestes. S’attendant à tout venant de sa part, le jeune homme restait sur ses gardes sans être menaçant. En effet il n’avait aucune raison d’être menaçant envers elle, après tout ce qu’elle avait fait n’était pas non plus entièrement de sa faute, tout ce que voulait Kyoya c’est de simples excuses pour clore l’affaire, mais elle…était-elle prête à le faire ? Telle fut la question que se posa Kyoya, car dans le cas contraire il se verrait dans l’obligation de lui rappeler les règles de politesses. Il n’aimait vraiment pas cela, mais s’il devait le faire il n’allait pas non plus se gêner ! Pourtant  il sentait que la jeune femme qui se tenait devant lui n’était pas si mauvaise qu’elle pouvait y paraitre au premier abord. Après tout, Kyoya n’était-il pas pareil, n’affichait-il pas un visage impassible et une attitude plutôt froide ? C’est pourquoi il essayait ne pas de se montrer trop rude dans son parlé, il savait qu’elle avait du subir quelque chose d’assez traumatisant pour finir comme ça. Et comme il comprenait cela il pouvait la considérer en tant que personne raisonnée et dotée d’intelligence. Kyoya attendait patiemment, le temps qui passait ne l’importait pas vraiment, de toute façon son entrainement était fini, il ne pourrait le continuer maintenant qu’il avait perdu sa concentration. Une idée lui traversa l’esprit, si elle s’excusait, Kyoya se présenterais afin de montrer qu’il n’avait aucune rancune.
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MessageSujet: Re: When walls meet... (PV Kyoya Hibari) Dim 22 Sep - 23:45


☽ Des excuses (presque) sincères ☾



Lua resta silencieuse tandis que l'inconnu s'occupait de son Familier, ses yeux d'ambre buvant la scène. Il était plus qu'évident pour elle que derrière le léger sermon du maître à son Familier se cachait de la tendresse.
Elle eut très froid tout d'un coup. La jeune femme croisa mécaniquement les bras dans une maigre tentative de se réchauffer, en vain. Ses pensées étaient toutes tournées dans une seule et même direction : la tendresse. Depuis combien de temps n'avait-elle pas reçue de marque d'affection ? Longtemps. Très longtemps. Et elle en était en grande partie responsable, repoussant continuellement tous ceux qui étaient susceptible de lui donner. Et cela lui convenait. L'amour et l'attachement  sont agréables sur le coup, mais quand ils s'en vont, ils ne vous restent plus que vos larmes pour pleurer. Mais il n'empêche qu'elle eut mal lorsque le jeune homme caressa doucement le petit hérisson.

Elle serra brusquement les dents, furieuse de s'être laissée aller à des pensées inutiles et contre-productives. Le froid disparut aussi soudainement qu'il était venu.

Lua réalisa avec quelques secondes de retard que le pensionnaire s'était adressé à elle. Qu'il la tutoie augmenta grandement son irritation. De quel droit se permettait-il ? Certes, le contexte lui donnait raison, ils étaient après tout à peu près du même âge, élèves dans un pensionnat de magie, mais tout de même. Les seules personnes ayant oser la tutoyer étaient ses parents. Même Chigiru gardait une certaine distance dans leurs brefs échanges. Le "tu" sonnait plus qu'étrangement à ses oreilles. Elle faillit rabrouer sans ménagement le jeune homme, avant de se souvenir qu'elle ne connaissait pas son statut au pensionnat, ni de quelle famille il était issu. Qui disait qu'il n'était pas héritier d'une entreprise partenaire ? Ses responsabilités lui interdisaient de déclencher un accident diplomatique à cause d'une situation aussi banale.
Et même sans responsabilités, la bienséance l'obligeaient à faire ce que le jeune homme lui avait demandé poliment. Mais cela ne voulait pas dire que cela lui plaisait.

En soupirant, la jeune femme leva légèrement la tête vers sa lune-marraine, laissant la lumière diaphane couler sur sa peau. Ses pensées embrouillées s'éclaircirent, comme elle l'avait prévu. Il n'y avait rien de mieux que l'astre de la nuit.

Braquant à nouveau ses yeux de miel sur les Liés, elle remarqua que si le hérisson semblait la bouder, le jeune homme ne semblait pas si hostile à son égard. C'est qu'il attendait patiemment ses excuses le bougre.

Si l'idée de demander pardon à un hérisson lui semblait franchement invraisemblable, elle n'était vraiment pas fière d'avoir participer, même contre son gré, à le rendre malheureux. Un petit pincement du culpabilité la saisit brièvement. Si son visage ne la trahit pas, le petit tremblement de son pied lorsqu'elle bascula le poids de son corps de sa jambe droite à sa jambe gauche, pour un œil expert, était facilement identifiable comme un sentiment de malaise.

-Heh.
Sans crier gard, ses lèvres s'étirèrent dans un sourire railleur. Décroisant les bras, elle se tourna à demi vers les buissons et clama d'une voix mélodieuse :
-Tu as entendu le jeune homme, Chigiru ? Rentre tes crocs.
Instantanément, l'aura sombre qui provenait du buisson s'éteignit. Avec un hochement léger du menton, Lua se retourna vers le brun et son petit hérisson. Un bruissement de feuilles se fit entendre. Et Chigiru, d'un seul bond, combla souplement la distance entre sa maîtresse et lui. Silencieusement, il décrivit quelques cercles autour de ce qu'il identifiait comme un importun et un potentiel casse-croûte -un peu trop piquant malheureusement- avant de se coucher près de Liée, sa puissante tête reposant sur ses pattes avants. La Lune donnait à son pelage un aspect irréel, ce qui le rendait d'une certaine façon assorti à Lua, les rayons d'argent aggravant son teint fantomatique. Les yeux mi-clos, agitant doucement la queue, il fixait le jeune étranger, le message clair : "Fais du mal à ma maîtresse et je te croque." L'avertissement était certes superflu, mais il valait mieux trop de précautions que pas assez. La dite maîtresse ne semblait d'ailleurs pas contente du tout. Les yeux clos, elle tenait la base de son nez entre son pouce et son index, l'équivalent chez elle, bien que moins expressif, du facepalm.

-Je t'ai dis de rentrer tes crocs. Pas de bondir et de provoquer une frayeur à un hérisson, bougonna-t-elle. La petite chose ne semblait en effet pas très rassurée devant la grosse bête qu'était Chigiru, et Lua le comprenait. S'il n'avait pas été son Familier, jamais elle ne se serait tenue aussi près d'un loup. Surtout d'un aussi gros. Elle poussa un soupir.
-Quoiqu'il en soit...
Voulant en finir, elle planta son regard d'ambre dans celui du hérisson, qui, décidément, avait un air de famille avec sa peluche.
-Veuillez m'excuser de vous avoir marcher dessus. Je ne regardais pas où j'allais et ai fait preuve de négligence.
Il n'y avait aucune ironie dans la formalité de Lua, qui soulignait au contraire sa sincérité -quoique forcée. En revanche, le sourire qu'elle aborda en relevant la tête après s'être légèrement inclinée en avant en était rempli.
-Mais veuillez être plus prudent tout-de-même. Si c'était mon Familier et ses quelques 500 kilos qui vous avait marcher dessus, vous ne vous en seriez pas tirer avec une simple douleur, sans vouloir la minimiser. Sur ce...

Ses dernières paroles étaient, contrairement aux apparences, dénuées de méchanceté. Une simple évocation de possibilité, avec une pointe d'impertinence, voilà leur vraie nature. Un pur reflexe d'auto-défense de la part de Lua qui retrouvait ainsi sa fierté mise de côté. Avec un graçieux signe de menton, elle invita Chigiru à se lever, bien décidée à reprendre sa balade.
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MessageSujet: Re: When walls meet... (PV Kyoya Hibari) Jeu 26 Sep - 8:11

La jeune femme continua à rester de marbre pendant quelques instants, il semblerait que le comportement de Kyoya l’avait froissé mais il ne savait pas comment ni pourquoi. Son attitude impassible ne pouvait en être la cause, vu qu’elle adoptait la même. Cela devait un problème bien plus profond, Kyoya s’en soucierait si cela devait interférer avec leur altercation, mais il ne poserait aucune question désobligeante, tout d’abord parce que ce n’était pas son genre, mais aussi parce qu’il n’avait pas l’habitude de poser ce genre de question personnel. Il ne comptait donc pas s’y mettre surtout dans cette situation assez particulière. Il allait juste attendre patiemment la réponse de la jeune femme, car il le savait elle allait lui en donner une, bonne ou mauvaise d’ailleurs ! Le jeune Hibari observait également l’aura agressive qui se dégageait des buissons, le familier de la jeune femme semblait vouloir avertir qu’il ne fallait surtout pas s’attaquer à sa maitresse. Kyoya respectait cet état d’esprit, la loyauté et surtout l’envie de protéger quelqu’un de cher à ses yeux, c’était une sensation qu’il ne connaissait que trop mal. Et il aurait bien voulu pouvoir faire le même genre de chose avec une personne qu’il considérerait comme importante. Hélas, le chemin de vie qu’il avait choisi ne lui permettait pas de s’attacher à des personnes, de les considérer comme des parts  de sa vie. C’était une bien triste vie, il en était parfaitement conscient, mais le problème était qu’il ne voulait plus jamais souffrir de sa vie, la perte de ses parents lui avait enseigné qu’il devait éviter de faire vivre la même chose à des personnes proches. Sa traque de l’homme en noir allait forcément le conduire à beaucoup de malheur et de peine, il ne pouvait se permettre d’entrainer quelqu’un là dedans. C’était son fardeau et il le sentait, seul lui pouvait le faire. Il ne pouvait l’expliquer pourquoi, cela devait avoir un lien avec les paroles que l’homme en noir lui avait susurré lorsqu’il était à sa merci et que Kyoya n’arrivait pas à se souvenir. Ses mauvais souvenirs firent remonter en lui un gout amer dans la bouche, le gout de la honte et de la défaite face à cet homme qui lui avait filé entre les doigts en massacrant le groupe de mercenaire qu’il avait lui-même engagé pour décimer la famille de Kyoya. Un psychopathe comme cela dans la nature n’était pas une chose que le défenseur de la justice qu’était Kyoya pouvait autoriser. Mais il n’était pas dupe, il savait qu’en l’état actuel des choses sa force n’était pas assez importante pour pouvoir affronter et arrêter l’assassin de sa famille. Voila la raison de ses entrainements quotidiens ainsi que de son comportement distant. Comment ne pas comprendre que si Kyoya devait se frotter à l’un des plus dangereux criminel du Japon voir peut-être du monde entier, il en sortirait forcément une tragédie. Ce genre d’affrontement ne se termine jamais en happy end, alors mieux fallait pour Kyoya de rester seul, à se concentrer sur l’évolution de ses compétences jusqu’au jour du jugement de l’homme en noir ! Et donc jusqu’au jour-ci, jusqu’au moment ou il serait sûr qu’il l’aurait vaincu et jeté en prison, il n’aurait aucune relation avec qui que ce soit !
 
La jeune femme se mit alors à appeler son familier, ou plutôt de le rappeler à l’ordre, celui-ci après quelques secondes retira son aura menaçante et sortit rapidement  des buissons derrière lesquels il se cachait précédemment. Apparu alors, sous la lumière de l’astre lunaire un magnifique et surtout imposant loup dont la fourrure luisante sous la lumière rendait la bête des plus resplendissante. Les couleurs qui se dégageaient de la réfraction de la lumière sur le pelage du loup lui donnaient même une apparence surnaturelle, comme si ce loup sortait tout droit d’un autre monde que celui dans lequel l’on vivait. Kyoya restait toujours sur ses gardes, observant le moindre mouvement du familier de la jeune femme qui regardait tout aussi attentivement ce que faisait son familier, il semblait qu’elle n’était pas complètement en accord avec sa créature. Mais Kyoya préféra se concentrer sur ce que faisait le gigantesque loup plutôt que sur le comportement de sa maitresse, celui-ci entreprenait une tentative d’intimidation qui fonctionna…à moitié ! En effet, tandis que Roll commençait à trembler comme s’il était habité par un froid des plus intenses, le loup l’effrayait au possible ; alors que Kyoya, lui, restait armé de son visage d’impassibilité. Imperturbable devant la bête, ce genre de chose ne marchait pas avec lui, d’ailleurs il voulu presque lui aussi envoyer une aura de menace envers cet animal, mais il se ravisa. L’intention du familier était uniquement de protéger sa maitresse, rien de plus, il voulait juste imprimer sa présence dans l’esprit de Kyoya et de Roll afin qu’il ne tente pas quelque chose de stupide. Une créature intelligente qui ne reculerait devant rien pour protéger sa maitresse, cependant la jeune femme ne sembla pas apprécier ce que venait de faire son fidèle compagnon, il existait donc bien une certaine tension envers les deux entités. Elle le réprimandait, au moins ce comportement débordait de sincérité, confirmant à Kyoya qu’elle était réfléchie et surtout qu’elle ne voulait pas entrer en conflit avec le jeune homme. Un tel comportement, Kyoya ne l’avait vu que chez lui, jamais chez une autre personne. Un visage taillé dans le marbre, un total détachement du monde réel et des personnes le peuplant et surtout une indicible envie de ne pas s’exprimer à tous bout de chant comme Mr tout-le-monde. Mais il ne s’en inquiétait guère, ni s’y intéressait, cela importait peu, car en la situation présente elle allait devoir parler un peu plus qu’à son habitude et cette idée semblait des plus déplaisante pour elle. Cependant, elle allait s’y atteler présenter des excuses à un petit animal comme Roll devait lui paraitre ridicule, mais elle semblait vouloir aller jusqu’au bout. Peut-être voulait-elle en finir avec cet incident pour retourner à ses occupations, ou alors avait-elle le même sens de la justice que Kyoya ?
 
Pendant qu’elle s’apprêtait à s’adresser à Roll, Kyoya quant à lui regardait fixement le loup aux reflets d’argents qui lui aussi n’arrêtait pas de le fixer. Alors Kyoya se sentit dans l’obligation de lui renvoyer son regard toujours hanté par l’ombre de la menace. Kyoya lui envoyait le même message, il essayait tout de même de rester le plus respectueux possible, après tout sa volonté de protéger sa maitresse était louable et même admirable. Mais pour Kyoya être sous la menace continuelle de cette créature ne lui plaisait pas. Il ne voulait pas entrer en conflit avec lui, juste lui faire comprendre qu’il ne devait pas le considérer comme un simple humain qu’il pourrait tuer d’un bond accompagné d’un coup de sa puissante mâchoire. L’instant ou les deux êtres se fixaient dura que quelques secondes, mais pour les deux protagonistes ce fut presque l’équivalent d’une bonne demi-heure. Le message que lui envoyait Kyoya était similaire au sien, il voulait lui faire absolument comprendre qu’il serait prêt également à foncer pour protéger son familier. Pourtant, dans l’aura de Kyoya l’on pouvait également percevoir une marque de respect, ce n’était pas de la menace pure et simple. Il ne s’agissait pas d’envoyer des menaces justes pour la menace ! C’était bien plus profond, bien plus réfléchie, c’était une façon pour Kyoya de montrer qu’il n’avait aucunement peur de lui mais qu’il le considérait tout de même comme une entité dont il ne devait pas faire l’erreur de sous estimer. Kyoya le voyait bien, le familier qui répondait au nom de Chigeru était puissant et rapide. Il lui avait suffit d’observer son mouvement souple et rapide qu’il avait exécuté lorsqu’il avait rejoint sa maitresse. Kyoya l’avait parfaitement vue, mais ce qui l’impressionnait le plus était l’agilité qu’il possédait pour son corps des plus massifs, si Kyoya devait l’affronter il n’en ressortirait certainement pas indemne. Il essaya d’imaginer cette éventualité dans sa tête et il estima ses chance de l’emporter, et il du se confronter à la dure réalité : si un combat singulier entre lui et Kyoya avait lieu, il y aurait au mieux une égalité mais il ne pourrait pas gagner en combat singulier. Cependant ce n’est pas pour cela qu’il se plia ou ne paniqua, ce n’était pas son genre de sombrer dans la folie avant d’affronter un adversaire aux allures visiblement imbattable. Kyoya avait déjà affronté des personnes comme ça lorsqu’il était chez les Hibari, et même si la plupart du  temps il n’arrivait pas à l’emporter, l’égalité était une issu qu’il arrivait toujours à obtenir. L’ennemi est toujours trop confiant lorsqu’il sait qu’il surclasse son adversaire et Kyoya profitait toujours de cet avantage pour surprendre et asséner des dommages à ses adversaires pour qu’ils sachent à qui ils ont affaire. Kyoya ne savait pas si Chigeru faisait parti de cette catégorie, mais il était persuadé qu’il jaugeait Kyoya également ! Il devait donc c’être aperçu que le jeune Hibari ne serait pas une proie si facile à croquer s’il devait en venir au contact. Pourtant l’ambiance entre les deux entités n’évolua pas, non pas parce qu’aucun des deux ne voulaient céder, mais bien parce qu’ils continuaient toujours leurs analyses. C’était un rituel que Kyoya opérait envers les personnes qu’il souhaitait affronter un jour et dont il éprouvait un certain respect, et le loup n’y échappait pas, bien au contraire ! Kyoya aurait bien aimé voir ce qu’il valait et surtout comment le combat pouvait se dérouler, un affrontement était toujours source d’apprentissage incommensurable comparé à un entrainement quotidien qui demande plusieurs dizaines d’années avant de pouvoir enfin ressentir un changement dans sa force. Toujours est-il que la jeune femme commença à ouvrir la bouche afin de s’adresser à Roll, Kyoya écouta alors attentivement ce qu’elle avait à dire sans lâcher du regard le magnifique loup.
 
Elle se mit à vouvoyer Roll pour présenter ses excuses, et Kyoya compris immédiatement le malaise qu’il avait repérer lorsqu’il lui avait adressé la parole. Cette jeune femme provenait d’une famille de noble, c’était une évidence dans la tête de Kyoya maintenant qu’il l’avait entendu parler de la sorte. Une personne normale ne s’adresserait pas à un familier en le vouvoyant, surtout de cet âge, elle connaissait les règles de bienséance et il est vrai que Kyoya en avait presque oublié les convenances qu’on lui avait pourtant apprises. Même si cela l’avait quelque peu énervé, elle en avait fait fi le temps de présenter ses excuses. Roll l’écoutait avec attention, c’était bien la première fois qu’on lui adressait la parole sur un ton si formel et soutenue. Il appréciait le son de la voie de la jeune femme qui s’excusait sincèrement de ce qu’elle avait fait. Roll commençait à regagner son calme et son expression de joie habituelle. Il était heureux de voir que tout ce terminait bien. Cependant la suite du discours de la jeune femme le surpris quelque peu, Kyoya lui le compris rapidement, cette pointe d’impertinence ne devait pas être prise au premier degré. Mais comment le savait-il ? Tout simplement parce qu’une personne agissant de manière réfléchie comme elle, qui avait bien montré qu’elle éprouvait un peu de regret sur son geste, ne pouvait pas devenir d’un coup « agressive ». En effet Kyoya pensait que cela devait être une sorte de volonté de montrer qu’elle était encore en colère pour cette histoire de non respect des bienséances. En effet, elle devait avoir l’habitude qu’on lui adresse la parole sur des tons plutôt respectueux et il est vrai que le tutoiement était une marque d’impolitesse dans la noblesse. Il avait reçu des cours lorsqu’il était chez les Hibari, le bon comportement envers les personnes issues de la noblesse, même si Kyoya ne voyait pas l’intérêt car pour lui un être humain reste un être humain, peut importe sa richesse ou sa force physique ou ses capacités. Bien entendu il y avait des exceptions : l’homme en noir par exemple. Kyoya conservait le même visage que la jeune femme : impassible et imperturbable. Apparemment la jeune femme comptait partir, il semblerait donc que cette rencontre n’était pas arrivée pour son plus grand plaisir. Mais Kyoya ne voulait pas finir comme ça, il voulait au moins se présenter afin de montrer qu’il connaissait lui aussi les règles de bienséance, non pas qu’il voulait l’impressionner ou qu’il voulait crée un quelconque lien. Juste qu’il avait appris que la noblesse se présentait toujours afin de respecter le protocole ! Pourtant quelque chose d’assez imprévue se passa, Kyoya sentit Roll commencer sa descente, il voulait aller au sol. Le jeune homme l’y aida à l’aide de la main, Roll se mit alors à avancer vers la jeune femme et lorsqu’il arriva à la hauteur de ses pieds il sentit tout d’abord ses chaussures puis il monta à moitié dessus afin de pouvoir regarder la jeune femme dans les yeux, il lui adressa un sourire indiquant qu’il lui pardonnait ce qu’elle avait fait. Un geste qui lui ressemblait tellement se dit Kyoya, il n’avait toujours pas pris l’habitude du comportement sincère et enfantin de son familier, bien que lorsqu’il avait se genre de pulsion il ne pouvait s’empêcher de penser que c’était normale pour Roll de se comporter ainsi. Le familier était très différent du maitre et ce n’était pas très courant chez les magiciens de cette académie, Kyoya avait eu l’occasion de l’observer plusieurs fois et les familiers ressemblaient le plus souvent à leur maitre. Mais comme toute règle générale il y a des exceptions… Roll s’éloigna légèrement de la jeune femme et alla même adresser un sourire emprunt d’une certaine peur au titanesque loup, pour le petit hérisson qu’il était ce familier lui paraissait tellement immense. Il avait pris son courage pour exprimer son ressentit sur la situation, bien qu’il n’était pas vraiment à l’aise devant la bête.
 
Kyoya se tint droit et s’inclina respectueusement, il essayait de se rappeler des gestes et des paroles qu’il avait apprises il y à plusieurs années et qu’il n’avait pas vraiment pu mettre en pratique, alors il espérait ne pas faire, ce que l’on pouvait presque appeler : un accident diplomatique. Son buste faisait un angle d’environ 45° avec le bas de son corps, il se rappelait qu’il devait se présenter ainsi, se courber avec un certain angle et aussi mettre une main fermé dans le dos…la gauche il lui semblait. La droite devait se tenir parallèle au sol, la paume ouverte le dos de la main face au sol. Jusque que là il se souvenait bien de tout les gestes, par contre les paroles il n’était pas vraiment sûr. Se présenter à une personne de la noblesse n’était pas de la même façon qu’avec, ce qu’ils appelaient, les « roturiers ». En effet il fallait employer un vocabulaire précis et faire attention dans le choix des mots. Kyoya ne fit pas patienter la jeune femme trop longtemps, il savait que l’attente n’était pas bien vue chez les personnes issues de la noblesse, il fit tout son possible pour se rappeler les paroles qu’on lui avait fait apprendre par cœur et qu’il n’avait dû utiliser qu’une fois en 10 ans de sa vie chez les Hibari. D’un ton toujours neutre Kyoya, toujours incliné se présenta à son interlocutrice :
 
« Veuillez m’excuser pour le ton déplacé que j’ai employé précédemment, je me présente Kyoya Hibari, c’est un honneur de vous rencontrer »
 

Bien qu’il ne fût pas certain qu’il avait réussi à se présenter selon l’étiquette, Kyoya devait rester incliné jusqu’à ce que son interlocutrice se présente à son tour ou lui tourne le dos, signifiant qu’elle n’estimait pas la nécessité de se présenter. Kyoya devait faire figure de roturier face à elle, bien que ça famille faisait partie de la noblesse. Mais comme elle avait été décimé et qu’il souhaitait que personne ne sache qu’il était le dernier des survivants, il devait faire figure de petit gens. Bien qu’il se fichait complètement de son statut de noble, il savait que ce n’était pas le cas de tout le monde. Certaine personne n’y attachait beaucoup d’importance, c’est pourquoi Kyoya se promit de faire plus attention aux personnes qu’il rencontrerait dans cette école à partir de cet instant. Il avait déjà une affaire à régler avec l’homme en noir, rajouter la foudre de la noblesse ne serait pas très intelligent de sa part !
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Noriiko Shimazu

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MessageSujet: Re: When walls meet... (PV Kyoya Hibari) Dim 17 Nov - 17:34

UP !

Où en est-ce RP ? Lua est-elle absente ? Si ce n'est pas le cas, merci de répondre, sinon ce RP sera considéré comme abandonné ~

PS : je supprimerai mon message une fois que le RP aura repris

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MessageSujet: Re: When walls meet... (PV Kyoya Hibari) Mar 17 Déc - 21:26

Je déplace! Pour le récupérer, veuillez me MP!
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MessageSujet: Re: When walls meet... (PV Kyoya Hibari)

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When walls meet... (PV Kyoya Hibari)

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