Beau temps au RDV. Sors ton maillot o/ Il va faire très chaud ~ 35 ° à prévoir en après-midi.

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☼ Sayuri Hesediel & Izaya Kanzoku → "Miss Hesediel traine avec d'autres garçons dans le dos de son mari... Elle a été surprise dans les bras d'un homme blond, elle pleurait et semblait bien le connaitre. Serait-ce son amant ?"
Pure Evil ~

☼ Izaya Kanzoku → On raconte que le bureau du professeur d'anglais a été saccagé par une explosion et un effondrement de toutes les surfaces métalliques. Mauvais coup ou vengeance personnelle?
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 A la rescousse de Minami !

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Tokiko Kyomizu
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MessageSujet: A la rescousse de Minami ! Dim 1 Mar - 9:36

A la rescousse de Minami !
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Natsume Kisaragi







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Il s'appelle Kisaragi Natsume et son familier se nomme Minami. Si je me souviens aussi bien de lui, c'est peut-être parce que le président du conseil possède le regard le plus saisissant que j'ai pu rencontrer après celui de grand frère Nathan. Il ne semble pas plus triste que joyeux. Il est juste curieusement vide, aussi dépourvu d'émotions que ne peut l'être une forêt d'arbres après incendie, ou une personne lorsque le flot de sa mémoire s'écoule de façon insaisissable entre ses doigts. Il a les yeux d'une âme perdue, ces mêmes prunelles creuses et vides qui semblent hanter mon reflet dans le miroir jour après jour. Ses yeux noirs me rappellent une nuit ténébreuse, sombre et voilé par la tristesse. Natsume traine la mort derrière son sourire, comme mon frère traine le poids de la solitude derrière son masque de fer. Natsume a beau sourire, il a beau rire, je ne l'entends que sangloter, je ne le sens que haïr. Parce que je ne lui ai jamais parlé, -mis à part un « bonjour » envoyé dans la foulée aux élections des membres du conseil des étudiants- on peut dire que mes suppositions ne sont que des assomptions. C'est presque prétentieux de prétendre connaître un inconnu. Mais je sais que mon estimation touche un certain degré de vérité. Parce que ce regard c'est celui de Nathan. Parce que ce regard c'est celui de tous les adultes perdus. Parce que ce regard me ressemble.

Si je me souviens aussi bien de Minami c'est parce qu'elle est tout l'opposée de Fubuki. Un familier adorable et aimant. Un être joyeux qui tourne de droite à gauche, en rond, à l'envers et s'écrie à pleine gorge dès que Natsume la quitte. Elle fait des pirouettes et s'excite. Elle est si pleine de vie qu'à côté mon renard donne vraiment l'impression d'être une statue de glace et de pierre. Il est difficile d'oublier les grands yeux bleus et brillants de Minami, ciel d'été sans nuages dans lesquels se sont logés au moins six soleils.Difficile de manquer également sa grande maladresse et impossible à l'heure actuelle de ne pas la repérer pendue par le bout d'une queue saignante à une branche d'arbre cassée. À mes pieds, Fubuki me lance un regard sévère. Il sait déjà que je vais aller la chercher et n'apprécie pas tellement que je m'en mêle. Sans doute juge-t-il que le petit rongeur doit se sortir de son pétrain tout seul. J'ai du mal à comprendre pourquoi il se montre aussi glacial envers les autres, mais je lui pardonne toujours cette certaine méchanceté. Dans le fond, Fubuki est plus sensible qu'il ne le laisse sous-entendre et au final il a beau broncher, il n'a jamais refusé de m'aider.

-Minami ! -appelai-je la gorgée nouée par l'inquiétude- Je monte te chercher ! C'est Tokiko ! Tu sais, la nouvelle secrétaire du conseil ! N'ai pas peur, j'arrive !

Je me demande où est Kisaragi-san ? Peut-être occupé à un cours où les familiers ne sont pas admis... Je doute que ce soit le style du président d'abandonner Minami sans bonne raison. Bien qu'il ne le manifeste pas par les gestes, je l'ai déjà vu la rappeler à l'ordre d'un coup d'oeil lorsqu'elle avait tendance à s'éloigner. J'envie un peu la relation que ces deux la partagent. Les branches du sapin dans lequel s'est coincée Minami sont cornues. De plus, le tronc en est rêche et les piques feuillus taquinent dangereusement les yeux. Il me sera impossible de voler jusqu'à elle, je m'y déchirerai les ailes. Si seulement, j'avais été un croisé de corbeau, le tout aurait été plus solide et je n'aurai pas eu de problème. En face, je testais d'une main la surface friable et résineuse de l'écorce. Elle était collante et j'en étais contente, cela m'assura une prise plus confortable tandis que je montais à califourchon sur la première branche. Fubuki me rejoint en bas et planta sa petite épée dans la chair du bois pour entamer l'escalade de l'arbre, action que j'interrompis d'un geste de main.

-Fubuki, de nous deux tu es le plus rapide . Va chercher le président du conseil s'il te plaît. C'est le magicien de Minami.

-...

-Je te promets d'être prudente. -insistai-je-.

Il hésita, mais finit par tourner les talons pour disparaître en un éclair et j'en retournai à Minami qui m'adressait une grimace douloureuse et contrite. Je ne sus que lui sourire en retour, incapable de trouver les mots adéquats pour effacer son angoisse. Mes mains s'écorchèrent sur plusieurs branches et mes genoux saignèrent. Le bois râpait contre la peau à chaque poussée pour atteindre le rameau suivant. Cela m'irritait les cuisses aussi. J'aurai tout donné à l'instant pour avoir un pantalon d'uniforme et non une jupe plissée. Un peu plus haut, Minami couinait d'un air encourageant et je fus soulagée de bientôt sentir contre mes doigts sa truffe tiède. Je m'avachis entre la ramification du bas et celle où se trouvait la pauvre aventurière. Elle avait la queue entamée d'une grande coupure. La blessure était droite et nette, similaire à celle qu'inflige un vilain coup de bec. La douleur doit l'immobiliser... Minami...je vais vite t'emmener à l'infirmerie.

-C'est fini, je suis là Minami. -rassurai-je avant de la récupérer d'une main délicate.-

Minami trouva naturellement sa place sur mon épaule. Je pouvais deviner son hémoglobine chaude qui tâchait ma gorge à grosses gouttes. L'odeur en était métallique et désagréable tandis que je tentais d'entamer une descente prudente. Le parfum du sang était si écoeurant. Je le détestais. Il m'avait souvent fait vomir. Ma vue se brouilla. Tokiko !

Crr...

Ce n'est vraiment pas le moment...-marmonnai-je en me claquant la joue.

Crr...


Il y avait encore un bon mètre à faire en chemin inverse. Pitié, faites que rien ne me revienne maintenant. C'était ironique de se mettre à prier pour ne pas se souvenir quand chaque minute de ma vie était passée en temps normal à rêver du retour de ma mémoire. En dessous de mes pieds la branche s'affaissa et émit un craquement. Je me figeai. Tout va bien, Tokiko. Tout va bien.

Je posai un pied plus bas. La branche cassa.

-VITE, ELLES TOMBENT !



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MessageSujet: Re: A la rescousse de Minami ! Lun 2 Mar - 0:47

Une obligation parmi beaucoup d'autres, je me souviens encore du premier jour de mon arrivée dans cet établissement. En franchissant cet immense portail qui le sépare de la réalité, j'y ai cherché un nouveau chez-moi pour fuir mon passé. Dire que j'y suis parvenue n'est pas tout à fait correcte, du moins pas tout seul. Ici, au milieu de tout mes semblables, là où l'ombre de sous-sol qui me hantait chaque nuit ne se fait plus que volage, j'ai réussi à me faire une place. Et, il serait mentir de dire que ce fut là par ma seule conviction. Loin de là même, s'il y a bien une âme que je devrais remercier pour tout ce que j'ai vécu depuis mon inscription, c'est bel et bien Minami, ma plus précieuse et fidèle amie. D'elle, le mal n'existe pas. C'est une conduite de pensées qu'elle ignore et que je veille à ce qu'elle ne connaisse jamais malgré mon caractère quelque peu cochon par moment. Oui je l'avoue, je peux être plus venimeux qu'un serpent parfois, et la simple lueur dans ses yeux à suffit pour que je m'en aperçoive à de nombreuses reprises. Quand elle me fait la tête -parce que ça lui arrive souvent-, combien de fois ai-je du la chercher partout dans les alentours durant des heures jusqu'à m'en ruiner la santé ? Elle peut être elle aussi une forte tête lorsqu'elle s'y met, même si toujours, elle en vient à me pardonner alors que ce n'est pas tout le temps mériter. Elle est comme ça, et je l'aime ainsi, même si je ne le lui dit pas clairement. C'est le regard vide d'émotion et perdu sur l'ardoise qui sert de tableau que j’émets un grognement muet à cette divagation de mon esprit. La frustration de ne pas pouvoir effleurer du bout de mes doigts le museau froid me donne l'allure d'un fumeur en manque de sa nicotine. Si je ne démontre pas mon mécontentement au travers de mon comportement, je le fais en revanche savoir par l'expression de mon visage et le froncement de mes sourcils. Le coin de la lèvre pincé entre mes dents, ma jambe me lancine de vouloir frapper du pied un rythme qui très certainement dérangera mes camarades. La patience est une notion qu'il m'arrive de perdre quand je n'ai pas le maître mot sur tout ce qui m'entoure, en l’occurrence : La possibilité d'avoir avec moi dans cette salle de cours mon familier.

L'envie de m'éclipser se fait de plus en plus ressentir au fur et à mesure que les secondes s'écoulent. Le professeur ne m'ennuie aucunement et je ne peux pas dire que ce qu'il nous explique est inintéressant, mais hélas -et ce n'est pas contre lui- je suis d'une humeur massacrante quand je n'ai pas mon petit confort. Carnassier de pure souche, je n'en suis peut-être pas un, mais si ça avait été le cas, je pense très sincèrement que j'aurai fait partie d'une race de félin sauvage parmi les hybrides...Par ailleurs, en parlant d'eux, il me semble qu'au sein du nouveau conseil étudiant deux d'entre eux s'y trouvent. Un jeune loup et une...Une quoi déjà ? Une libellule ? Curieuse créature que nous avons là. Je n'ai pas encore prit le temps de consulter en profondeur les dossiers de chacun d'eux si ce n'est que les grandes lignes pour me faire une petite idée des loustiques avec qui je vais devoir travailler. Vicieuse est cette mimique que prennent mes lippes à l'image que je me fais de cette nouvelle équipe qu'il me faudra découvrir. Sadisme ou bien amusement, qui sait ce que je ressens réellement à la simple idée que je vais les diriger. Ça promet de joyeux moment en tout les cas. C'est le grincement provenant de la porte qui m'oblige à me redresser sur ma chaise et poser mon regard dans sa direction pour voir ce qu'il se passe. Notre très cher professeur viendrait-il de renvoyer un de ses élèves ? Même pas. Ce n'est ni la visite d'un de ses collègues ou une quelconque autre personne, seulement le vent qui a voulu se faire taquin. Du moins, c'est ce que je croyais jusqu'à ce que je sente le tissus de mon pantalon se faire malmener et tirer. Par automatisme, j'en remue la jambe pour en chasser cette démangeaison indésirable, mais cette dernière se fit plus insistante jusqu'à devenir moustique. Mon genou frappa dans la table à m'en faire grincer des dents alors que face à mes onix une longue chevelure argenté fit son apparition.

-Toi...-murmurai-je pour ne pas me faire davantage remarquer alors que les prunelles embrassées miniaturisées ne cessent de me dévisager. Provocation ? Il me cherche le microbe ? Sa grimace ne démontre pas un grand intérêt pour ma petite personne. Que me veut-il alors ? La réponse se fait vite savoir, comme écrite sur la pointe du cure-dent avec lequel il me menace. Pas un sourire ni même une belle parole, rien d'autre qu'un haussement d'épaules et un mouvement de la tête qui m'indique de le suivre sans rechigner. Oublierait-il que je suis actuellement en cours ? Il faut croire qu'il n'en a rien à faire et à vrai dire, mais aussi. Son nom, je l'ignore, ou tout du moins je ne m'en souviens pas. Cependant, je ne peux pas nier le fait qu'il m'intrigue étrangement de par son comportement.  

À peine vins-je de me lever que les regards interloqués de mes camarades se sont braqués sur moi avec incompréhension. Ce à quoi j'ai répondu par un petit sourire dont j'ai le secret avant de filer à toute vitesse en débiter une excuse invraisemblable concernant le Conseil étudiant. Mon image en tant que nouveau Président va très certainement en prendre un coup pour cette fuite. Tant pis, je n'aurai qu'à me rattraper la prochaine fois en sauvant les apparences par des actions bienveillantes...Argh.Désagréable est ce goût qui vient de me venir en bouche alors que je peine à suivre la vitesse de mon guide. Il ne faut tout de même pas oublier que je ne suis en rien un familier et que mon don ne m'apporte aucune facilité en athlétisme, ce qu'il semble ignorer complètement.

-Attendre un peu tu connais ? Grognai-je à son attention, légèrement essoufflé par cette course soudaine malgré mon endurance. Là encore il ne me répondit que par un regard méprisant avant de m'indiquer ce qui le préoccupe tant. -Hum ? Qu'est-ce q.... Le visage fixé dans sa direction, le menton légèrement relever, mes pupilles ne perdirent pas de temps pour se poser sur la silhouette de ma tendre et précieuse amie. ]-MINAMI!!! Ne parvins-je pas à m'empêcher de crier sous la colère, puis, sous l'inquiétude. Qu'est-ce qu'elle faisait ici ? Pourquoi n'était-elle pas dans le couloir à m'attendre comme elle le faisait d'habitude. Cette idiote elle va en entendre parler de cette escapade loin de moi. C'est à pas de courses que je me suis rapproché de l'arbre tandis que la scène se décrit petit à petit sous mes yeux. Voyant alors à ses côtés l'ombre d'une jeune étudiante dont le faciès ne m'est pas totalement étranger. Hélas, je n'ai pas vraiment le temps pour mieux prendre conscience de ses traits que des voix se mirent à crier. Assourdissantes et déplaisantes, mais prévenantes du danger.

-Raaaaaaaaah ptin de.... Sur les talons du renard humanoïde, c'est à toute vitesse que je me précipite et m'élance pour amortir la chute de l'inconsciente et idiote étudiante dont le nom me revient à la vue de cette coiffure couleur caramel mais aussi à la fragrance de son parfum floral. La précipitation ne m'a pas permis de prendre en compte l’atterrissage et le freinage, forçant alors bien malgré une rencontre brutal entre mon dos et les écorces rugueuse du sapin. Le sauvetage ne s'est pas fait sans dégât, mais c'est l'esprit soulagé que j'arrive à sortir un profond soupir en me remettant douloureusement des bleus naissants.

-Non mais ça va pas de faire ça ! Faut être totalement inconsciente pour grimper comme ça là haut ! criai-je aussi bien sur Minami que sur la jeune étudiante qui me fait face, mes mains sur ses épaules la secouant plus que nécessaire. -Idiote ! Tu aurais pu y passer !... Ma voix commence à se calmer au même rythme que les battements de mon cœur. Du bout de mes doigts je pouvais ressentir le nez humide de ma petite princesse s'y frotter, comme pour me rassurer alors qu'avec horreur je prend connaissance de son mal. Horrifié par la vue ensanglanté de sa queue, je n'ai pas pu empêcher mon corps d'agir en conséquence dans un geste paternel. Dans le creux de ma main je la serra vivement contre moi -Tu n'as rien. Dieu merci tu n'as rien. Qu'est-ce que j'aurai fait sans toi... l'espace d'un instant je laissais mes émotions s'emporter alors que mon regard quelque peu noyait se posa en coin sur l'adolescente. -Merci.Laisse-je filer dans un timbre tremblant d'une sincérité profonde et méconnaissable.


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MessageSujet: Re: A la rescousse de Minami ! Jeu 5 Mar - 15:43

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Natsume Kisaragi







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Natsume était plus émotif qu'il n'y paraissait. Et c'est avec cette constatation que commençait à s'écrouler le mur de préjugés qu'était celui que j'avais dressé autour du président. Il était capable de trembler, de crier et de s'énerver. Ses yeux brillaient d'une lueur qui rappelait les larmes et ses mains chaudes sur mes épaules me tenaient avec une force et un désespoir surprenant. Je ravalai quelques paroles incohérentes subjuguée par sa colère et son inquiétude. Il ne m'effrayait pas, je crois qu'en faite, ses émotions vivaces secouaient tout mon être en profondeur. Nathan ne s'était jamais montré furieux ainsi. De même, je n'avais jamais éprouvé un sentiment aussi intense que celui qui traversait Natsume Kisaragi en cet instant. Je n'avais jamais hurlé à m'en briser la voix de terreur ou de fureur. Et, je le trouvais tellement magnifique dans cet état. Mon cœur s'étreignit et je sentis monter dans le creux de ma poitrine une joie à la fois amer et creuse. C'était pour Minami que Natsume se montrait sous ce jour nouveau : Celui d'un être humain fragile. Mais quand bien même je n'étais pas le centre de cette affection, j'étais juste étrangement satisfaite de pouvoir admirer son profil abîmé par la peur. Ce n'était pas du sadisme, juste cette inassouvissable curiosité que j'avais de savoir ce que cela faisait "d'éprouver". Un besoin que mon aimée grand frère ne pouvait combler lui même du à son immense in-expressivité.

-Je suis dé...désolée, vraiment désolée. -hoquetai-je, d'une voix mal assurée .-

Tandis que la chaleur de Minami quittait mon épaule et que Natsume la réfugiait dans son étreinte protectrice, mon regard croisa celui de mon président. Si on m'avait dit une heure plutôt que je verrai Kirasagi au bord des larmes, j'aurai rigolé. Le froid Natsume n'était pas le type d'individu qu'on imaginait les yeux brillants. Ses prunelles noirs et vacillantes étaient censées être celle d'un enfant perdu, vide et incapable d'éprouver autre chose que la solitude. Je comprenais désormais jusqu'où mon jugement s'était montré biaisé à son égard. Car ce regard de pleine gratitude était celui d'un garçon qui connaissait l'affection et l'amour. Alors, au final, Natsume n'avait pas besoin d'être sauvé et je n'avais fait que déporter sur lui ma propre image de petite fille abandonnée. C'était dur à admettre.

-Je vous en prie, c'était le moins que je puisse faire. Par contre, il faut appliquer rapidement de la crème guérissante sur sa queue. -commentai-je en me penchant à quatre pattes.-

L'herbe humide rafraîchissait les brûlures laissées par l'écorce sur mes paumes. Je notais d'un coup d'oeil que le dos de Kisaragi-san avait pris un bon coup lui aussi. Il devait être couvert de bleus. La chemise froissée et déchirait par l'interception abandonnait à la vue de tous une bonne partie de son poitrail pâle. Une certaine gêne m'envahit à l'entrevu de son torse musclé. Les joues brûlantes, je piquai un fard et en oubliai presque la douleur de mes coupures aux cuisses. Il n'y avait que la queue toujours sanguinolente de la pauvre Minami pour me rappeler à l'ordre. Je ferai un bien piètre docteur, avec une tendance à la rêverie dans les pires moments qui soit.

-Je dois avoir de la crème dans mon sac. -déclarai-je-déjà prête à me lever, quand ce dernier me fut balancé entre les bras.-

Le cartable m'atterrit dessus dans un « pouf » retentissant. Le cuir en était d'un joli marron à la base, mais je l'avais tellement maltraitée que la texture en était devenue fripée. Derrière le sac, apparu Fubuki, sa grimace austère collait comme à l'habitude au visage. Il avait une force surprenante pour un si petit familier et je me demandai régulièrement si sa droite n'était pas plus puissante que la mienne. Il était comparable à une fourmi, capable de soulever jusqu'à dix fois son propre poids. Sans plus me donner d'attention, il s'assit en tailleur. Une veine légère, presque imperceptible battait à sa tempe, ce qui me faisait dire qu'il était plutôt contrarié. J'avais salie mon uniforme, fendue ma jupe et m'étais accessoirement blessée. Un état plutôt piteux et le pauvre s'attendait déjà aux remontrances de Nathan. Mon immortel de frère était bien la seule personne que Fubuki traitait avec déférence et respect. Le décevoir devait signifier la fin du monde pour lui. Je me demande s'il me protège juste pour lui plaire ? Cette pensée ne cessa pas de me hanter alors que j'ouvrai le trousseau arrière de ma sacoche pour en ressortir une minuscule fiole jaune, au contenu bleu ciel. Malheureusement, il n'en restait qu'assez pour Minami.

-Appliquons-en tout de suite à Minami-chan, on pourra aller à l'infirmerie ensuite.-Proposai-je.-

Mes mains se tendirent timidement en direction du président. Je n'osais pas toucher à Minami sans sa permission et je n'osai pas non plus l'effleurer sans son accord. Nathan m'avait appris à être pudique même dans le contact physique et envahir l'espace privée de quelqu'un ne faisait pas partie de mon éducation.



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Natsume Kisaragi
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MessageSujet: Re: A la rescousse de Minami ! Sam 7 Mar - 0:41

Ma plus grande frayeur est de loin la perte de Minami. De toutes, elle surpasse celles qui me hantent chaque soir au souvenir de mon paternel biologique. Dans mes songes, la simple vue de ses larges mains suffit pour que mes draps se trempent de la sueur née de ma crainte d'un lointain passé. Il n'est plus là aujourd'hui, je suis parvenue à le faire partir loin de moi, loin de nous, mais en moi un tremblement profond persiste, une peur continuelle me ronge. Son ombre, je la sais loin et pourtant par moment j'ai la sensation qu'elle n'est pas si éloigné que je ne veux le penser. La simple présence de cette marque dans mon cou est amplement suffisant pour me rappeler ces maux qui je tente de chasser de mon esprit en permanence. Fort heureusement pour moi, ce n'est pas seul que je mène ce combat. Depuis maintenant plus de quatre ans, une petite boule de poil à la fourrure d'une teinte rappelant une sucrerie, est à mes côtés pour me soutenir et me faire savoir que je ne suis plus seul. Celle-là même, par mon manque d'attention, à par ailleurs faillit m'être enlever pour une idiotie et dans le creux de ma main, je peux la sentir trembler de tout son être. Frissonnant d'un mélange d'émotion, je peux percevoir, parce que je la connais, qu'elle est triste et heureuse à la fois. Je ne peux qu'afficher un sourire crispé en la sentant ainsi frémir entre mes phalanges alors que mon derme ressent effroyablement son hémoglobine suinter. C'est dans ce genre de situation que mon don peut faire preuve d'efficacité, il me suffirait de lui faire ingérer de quoi lui faire oublier sa douleur. Mais, comme déboussolé par ce qui vient de lui arriver, je ne parviens pas à trouver cette concentration nécessaire pour en faire l'application, au risque de lui insuffler ce que j'ai pu ressentir à la voyant dans pareil état. L'espace de ce moment, j'en ai oublié la présence de l'étudiante qui s'est mise en danger pour venir à son secours alors que je l'ai pourtant remercier d'une sincérité profonde. Je constate que je viens sans pouvoir faire autrement de démontrer une faiblesse de ma personnalité.  Une facette que j'ai toujours prit soin de dissimuler par un sourire espiègle et un regard vide de bonne intention. À croire que cette petite créature féerique que je tiens là à véritablement le don de faire se manifester en moi des émotions que je ne me serai jamais vu éprouver. Rien de mieux pour me faire serrer les dents et m'en faire saigner la lèvre.

Mon regard perdu dans la confusion retrouve une lueur de vitalité à l’intonation d'une voix cristalline qui me fait part de la marche à suivre. Mes sourcillent se froncèrent quand elle me parla de l'existence d'une crème pouvant me permettre de soigner la queue blessée de ma petite protégée. J'en ignoré le moyen de procuration, ne connaissant aucune boutique pouvant me permettre de faire telle acquisition. Pourtant, cela pourrait se révéler très utile pour moi et ma nature quelque peu sauvage et agressive. J'en connais d'ailleurs une qui serait très heureuse de pouvoir m'en appliquer à chaque fois que je rentrerais couvert d'égratignure en tout genre. Mes onix se posèrent automatique sur elle et sur les alentours, à la recherche de ce sac dont elle faisait allusion. Je fut surpris de voir ce dernier apparaître soudainement dans un geste rageur de celui qui m'a amené jusqu'ici. Peut-être devrais-je également le remercier lui aussi ? Sûrement, mais pour l'heure, il y a plus important que de jouer de la courbette. Qu'est-ce qui est le plus urgent entre les bleus dans mon dos qui me lancine  déjà , la prolongation sanglante de la colonne vertébrale de Minami et l'état de cette fille qui ne démord pas du mal qu'elle peut bien ressentir ? La question ne se pose même pas à vrai dire et il ne suffit que d'un seul mouvement de sa part pour que je m’empare avec précipitation de ce qu'elle me tend avec bonté, peut-être trop d'ailleurs.

-Donne moi-ça, je vais le faire. Exprimais-je soudainement froidement alors que mes doigts encerclent la fiole  à la manière des griffes d'un faucon qui viendrait de se fondre sur son gibier. Expressif et l'intensité de mon regard  alors que je verse le peu du continue qu'il reste sur l'indésirable écorchure qui depuis le départ m'horrifie. Mon attention se fait – à contrario de mon timbre de voix- douce et délicate. Précautionneuse et appliqué, ne voulant en rien voir ce faible corps se torde sous une maladresse naît d'un sentiment désagréable ressentit plus tôt. Lucioles d'une nuit qui ne tombera que dans plusieurs heures, éclat fluorescent rappelant l’immensité d'un ciel étoilé, signe de l'efficacité de la puissance curative de la crème que j'étale, les effets ne manquent pas de se faire percevoir pour mon plus grand plaisir. Délectable sont les secondes durant lesquels je peux voir s'illuminer le pelage chatoyant de ma précieuse. Quel émerveillement que de revoir le scintillement de ses grands yeux quand la souffrance ne devient plus que mauvais rêve. Le calme revient dans les tréfonds de mon estomac et mon cœur peut retrouver son rythme sous le soulagement qu'est celui de la revoir danser comme à son habitude en exécutant cette petite pirouette circulaire dont elle a le secret. De quoi me faire rire silencieusement  et sourire en coin. Sa petite truffe humide ne perdit pas de temps pour venir chercher le contact de mes extrémités, mordillant même dedans pour me faire part de son affection avant de m'obliger à tourner la tête en direction de sa sauveuse, ou tout du moins de celle qui est venue en première à son secours. Il est vrai que je ne devrais pas l'oublier celle-là. Mais je l'ai déjà remercier, et c'est bien là suffisant n'est-ce pas ? Cette pensée, si elle avait pu être lu par Minami m'aurait valut un coup de tête, certes pas assez puissant pour me faire mal, mais dont l'effet aurait été tout aussi semblable par sa seule manifestation. Je suis répréhensible.

-Je te rembourserai pour ça. Lui adressais-je en lui retournant la fiole d'un geste bref. Je ne sais pas encore comment ni même où je peux en avoir, mais, je trouverai le moyen de faire le plein. En coin, je fixe le gardien miniature qui depuis tout à l'heure donne l'impression de vouloir commettre un meurtre. Je ne saurais dire si je suis sa cible ou s'il s'agit de cette fille, mais ce que je peux affirmer néanmoins, c'est que l'expression de son visage ne montre en rien un semblant de joie. Enfin, j'en suis certain, mais sous cette froideur et sévérité dont il fait preuve, une inquiétude réside. Je ne peux pas l'affirmer avec exactitude cependant, mais c'est ainsi que je le ressent, c'est ainsi que le perçoit mon être, comme si lui et moi partagions ce petit je ne sais quoi qui nous rapproche. N'allons tout de même pas dire que je me prend d'affection pour lui, il y a des limites à ne pas dépasser. Mais dans un sens, je compatis et ce qui vient de se passer suffit largement pour l'expliquer je pense.

Enfin je respire. Je retrouve un minimum de tranquillité alors que le monde alentour reprend sa route une fois rassuré que le danger n'est plus. Ce n'est que maintenant que je prend le temps de mieux identifier celle qui a sut faire preuve de courage et de gentillesse envers un être qui n'a aucun lien avec elle. Du moins, me semble-t-il. Je n'ai pas souvenir d'un quelconque échange entre elle et Minami si ce n'est que celui-ci. Une rencontre dès plus fracassantes mais aussi dès plus fortes émotionnellement. La fragrance de son parfum floral ne manque pas de me faire hausser les épaules, celui-ci transporté par une douce brise printanière qui, dans son mouvement, balance en rythme les mèches chocolatés dans une danse envoûtante. Une vague vision qui me plonge dans la songerie alors que mes pupilles se décident à prendre connaissance de ce visage au traits fins et délicat. Une poupée  fragile qui n'inspire que douceur et qui par inattention attira ma main jusqu'à l'effleurement de sa joue. Un geste que je ne contrôle pas, un geste que je ne comprend pas. Le raclement de ma gorge coupa court à ce contact tandis que je m’écarte de la profondeur de ses émeraudes. Pierres somptueuses qu'il me vaut mieux éviter d'observer d'un peu trop prêt au risque de vouloir les lui voler. Préférant alors m'en éloigner, ce qui malheureusement, n'est pas pour améliorer cette confusion qui me taraude depuis un moment maintenant. En effet, de ses yeux je passe à cette fine paire de lippes que je trouve agréable à regarder et dont une certaine curiosité sur leur douceur me vient. Il n'existe que très peu de méthode pour obtenir une réponse, mais, chacune d’entre elles ne sont pas envisageable dans le cas présent. Alors, faute de pouvoir en faire usage, je retourne à mon observation, laissant alors mes pupilles descendre sur sa silhouette que je découvre pour la seconde fois, la première étant lors d'une entrevue rapide pour l'organisation du Conseil. Autant dire que je ne m'en souviens que très vaguement et n'y ai porté que très peu d'attention.

-L'infirmerie...Vins-je formuler enfin après un long silence où à un moment je n'ai pu que détourner la tête quand mes yeux se sont posés sur l'état de son corps et plus précisément celui de ses cuisses. Des écorchures ici et là en plus d'une jupe malheureusement malmener elle aussi par son escalade et dégringolade. D'un seul bon je me suis vite retrouver sur mes deux jambes à lui tendre la main pour l'aider à se relever. -Nous devons t'y emmener maintenant...ça risque de s'infecter... Dis-je en me grattant la joue du bout de l'ongle alors que dans un feulement suivit d'un mouvement quelque peu brutale, je vins la tirer souplement à moi. Qu'en déplaise à son gardien, c'est l'avis de ma petite Minami qui prime sur tout le reste. Puis, il est vrai que je ne peux pas la laisser se balader ainsi alors que ses jambes doivent sûrement la piquer n'est-ce pas ? Une excuse que je me donne peut-être, mais il n'empêche que c'est dans mes bras qu'elle se retrouve maintenant, bien que j'aurai très bien pu la faire monter sur mon dos. Je l'avoue, je n'ai pas pensé à lui demander son accord et m'en contre fiche totalement, me préoccupant plutôt des regards qui sont jetés sur nous mais aussi du fait que je lui dois au moins ça. Brusque alors sur le moment qui a suivit son envole , mes doigts vinrent s'échouer sur sa frêle peau alors que mon bras trouve refuge contre ses omoplates. Sans dire un mot de plus ni même lui adresser un nouveau regard, je me suis mis alors en route jusqu'au bâtiment principale afin de regagner la salle de soin.

-Nous y sommes. Affirmais-je une fois à destination.


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MessageSujet: Re: A la rescousse de Minami ! Sam 14 Mar - 8:21

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-Donne moi-ça, je vais le faire.

Mes doigts se refermèrent dans le vide. Natsume se montra brusque et agressif. L'ambiance chaleureuse perdit en degrés. Son ton froid me fit frémir et j'en déglutis. La gratitude avait cédé place à une vive impatience qui me brûla le cœur. Ses yeux étincelaient pareille à de la braise et menaçait de s'enflammer au moindre toucher. J'avais peur de m'y brûler. Je comprenais l'empressement qui était le sien. Je savais très bien que dans le fond son attitude n'était que le fruit de l'inquiétude, angoisse pour laquelle j'avais pris soin de garder respectueusement mes distances. Kisaragi avait-il honte de sa propre faiblesse ? De quelle épaisseur était le mur qui séparait la vérité de l'hypocrisie ? Etait-il sincère ou ne portait-il qu'un masque de faux mensonges aux sourires éternellement aimables. Accroché à son visage, je tentai de déceler dans le coin de sa grimace crispée une explication plausible et concrète à son comportement, mais comme ma mémoire, ce qui me permettrait de mieux comprendre Kisaragi-san n'était pas à la portée de ma main pour toucher.

-Je te rembourserai pour ça.


-Ce n'est pas la peine, je ne demande rien en échange.


Dans ma paume, la fiole retomba pas plus lourde qu'une plume. Minami s'agitait déjà. Elle couina et dansa. Ses grands yeux frétillants retrouvaient leur éclat vif et cette vue valait toutes les peines du monde. Un soulagement immense m'envahit, j'en eu des frissons de bien-être jusqu'entre les hanches. De même, la grande tension qui raidissait le dos du président pour le rendre semblable à un piquet le quitta. Sa mâchoire retrouva une certaine douceur loin de cette crispation qui en avait épaissit les traits pendant quelques longues minutes. Et, là, comme s'il me voyait au final pour la première fois, ses yeux noirs vinrent scruter mon visage avec une attention si prononcée que j'en rougis. Après mon cœur, c'était mes joues qui prenaient feu. En dessous, j'entrevis Fubuki haussait un sourcil désagréable. Son regard me questionnait d'un air de dire que j'étais bien réactive. Il ne prononçait pas les mots, mais son attitude accusatrice suffisait largement à transmettre l'idée qu'il se faisait de la situation. Je démentis aussi vite et glissai dans un murmure feutré : Que ce n'était absolument pas ce qu'il croyait. C'est vrai que le président est plutôt beau garçon, mais l'intérêt que je lui accorde est purement platonique et désintéressé. L'amour est un terrain que je n'ai jamais tâté, pas plus que les béguins ou les flirts. Je ne sais rien des jeux de séductions et n'en suis pas spécialement curieuse. C'est déjà suffisamment compliqué de gérer les troubles émotionnels quotidiens qui m'habitent.


-L'infirmerie...Nous devons t'y emmener maintenant...ça risque de s'infecter... 

-Hum? -je relevai brusquement la tête alors qu'il se redressait pour m'attraper.


Est ce que ça ressemble à ça de faire une crise cardiaque ?Avec panique, je m'accrochai à sa chemise. J'avais des ailes, alors être dans les airs n'étaient pas vraiment un problème, ne pas avoir les pieds sur terre ne m'apportait d'ailleurs aucun malaise. Mais être coincé contre un torse musclé à l'odeur de musc était une autre paire de manches. C'était affolant. Je tentai de parler à Natsume, bégayant à tout va que ce n'était pas la peine d'en faire autant ! Toutefois, parce que plongé dans ses pensées, le président n'écoutait pas et au final, m'agiter ne le faisait que renforcer la prise qu'il exerçait sur mon corps. Il me rapprochait inconsciemment de lui et sa chaleur me dévorait davantage. J'en avais le front et les mains moites. Derrière, j'entendais le pas de Fubuki qui coursait. Il ferait son rapport à Nathan plus tard et j'entendrai les cloches sonner, néanmoins à cet instant c'était le cadet de mes soucis. Aucun garçon, --mise à part mon frère- ne m'avait jamais ainsi prise contre lui. J'étais consciente que le geste était réalisé sans arrières pensées et qui plus est par gentillesse, sauf que la raison ne gagnait pas son droit sur les tremblements incessants de mon poul. Ce n'était pas un traitement de faveur et quoi qu'il en soit, Kisaragi n'y accordait à vu de nez qu'une importance moindre. Simplement, le contact humain j'avais appris dans mon cas à le chérir et pour le coup j'étais juste totalement perturbée et dépassée par la situation. Sa voix ponctua notre arrivée discrète à l'infirmerie.

-Vous pouvez me lâcher maintenant.  -parvins-je à affirmer en déglutissant.

Dans le fond de l'infirmerie vide aux couleurs pâles et stérile, une seule silhouette plantureuse s'acharnait à rédiger un millier de papiers. Ses longs cheveux bruns flottait avec grâce jusque dans le creux de son dos. Natsume éleva la voix. Le susurre du crayon qui crisse sur le papier s'interrompit et les jolies yeux noisettes de la docteur en chef de l'établissement se posèrent sur nous. Elle sursauta et vint nous rejoindre en trois pas à peine. La peau pâle et les lèvres roses, un peu comme une blanche-neige moderne, Mme Hesediel était à mes yeux un vrai modèle et la plus belle femme de l'établissement. Ses paroles douces trouvaient toujours le moyen de calmer mes peines et mes inquiétudes.

-Toki-chan !! Que t'est-t-il arrivé ?!



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MessageSujet: Re: A la rescousse de Minami ! Dim 29 Mar - 0:05

Sanctuaire des petits bobos en tout genre, pièce dans laquelle nombreux sont les étudiants qui viennent faire la sieste pour rattraper un manque de sommeil ou bien pour sécher une heure de cours indésirable. Lieu où règne une odeur semblable à celle des hôpitaux de par la présence des produits désinfectants et autres matériaux nécessaires pour les soins. C'est ici-même qu'il m'est arriver de me rendre à plusieurs reprises pour réclamer un traitement face aux maux causer par les vestiges de mon passé, unique présent offert par mon paternel. Un amour que j'aurai préféré ne pas recevoir si j'en avais eu la possibilité, hélas ce ne fut pas le cas. Fort heureusement, pour combler se malheur qui est le miens, j'ai depuis quelques temps à mes côtés cette forme de vie qui pour moi est comparable à un félin. Bien qu'il soit vrai qu'elle tient d'avantage de la vermine que d'un chat, Minami n'en reste pas moins une petite boule de poil qui réclame de l'affection ainsi qu'énormément d'attention, ce qui je ne peux la nier n'est en rien une tâche facile. Voilà donc pour je me retrouve bien souvent mêler à ses escapades en solitaire, il est une sources de soucis perpétuel, rien de bien reposant pour un individus comme moi qui justement aspire à la tranquillité. La détente, en ce moment, ne laisse dans ma bouche qu'une sensation de bouillit fade. Mais pour l'heure, mes inquiétudes ne sont plus focalisées sur elle pour le moment mais bien sur une toute autre personne. Au cours du trajets, au rythme de mes pas, ma prise s'est raffermit sur la frêle silhouette de la jeune adolescente qui est venue lui portée secours. Mon impulsivité m'a fait faire à son égard un geste qui ne me ressemble pas et dont ma précieuse ne reconnaît d'ailleurs pas. Là dans le creux de mes bras, je l'ai transporté jusqu'à l'infirmerie comme si elle avait été incapable de se déplacer d'elle-même. Ce qui n'est pourtant pas le cas, ces blessures ne sont que minimes ou tout du moins pas suffisamment profonde pour handicaper à ce point-là. Néanmoins, avec le regard que je me traîne sur le dos depuis tout à l'heure, je pourrais parfaitement le comprendre si elle sent comme un moment de faiblesse. À défaut d'avoir la même taille qu'une vulgaire poupée, son adorable chevalier servant compense sa petitesse avec un éclat dans les yeux si intense que je ne douterais pas de sa capacité à faire fuir le plus affamé des lions. Si vif, perçant et menaçant, j'en ressent tout le venin qu'il aimerait me cracher à la figure pour le simple fait d'avoir poser les mains sur sa protéger. On ne dirait pas comme ça, mais c'est qu'il veille sur elle. A sa manière certes, mais il le fait tout de même et le montre il est vrai d'une façon qui n'est pas toujours compréhensible. Alors comment je fais pour tenir pareil hypothèse ? Tout bonnement parce que j'ai la sensation que lui et moi nous nous ressemblions...Même si ce n'est pas pour autant une réjouissance.

Quoiqu'il en soit, mon attention se posa sur les murs blanc et parfaitement éclairés par les rayons solaire filtrant au travers des vitres. Le doux parfums provenant des armoires ne m'a aucunement manqué, en revanche, je ne peux pas en dire autant de celui que porte la maîtresse des lieux. Un véritable régale pour mes pierres qui ne reflètent que difficilement mes émotions, point positif qui fait assez bien ma fierté en ce qui concerne ma physiologie. Mme Hesediel est ravissement pour qui que se soit croiserait son chemin tant sa beauté n'est plus à faire. D'un naturel qui ne se laisse pas investir par la présence de maquillage, ou alors à très légère dose, elle est la femme que tout homme rêverait d'avoir pour épouse. Moi-même n'échappe pas à cette règle et pourtant je ne suis pas le genre à me prendre réellement d'intérêt pour ce genre d'attention, ayant bien d'autre préoccupation. Il n'empêche que je ne peux pas nier qu'elle ne me laisse pas indifférent, ça en plus de ses traits qui démontrent bien la maturité et la sagesse apportées par les années. Je la sais moins âgée de trois décennies,  un chiffre qui pour de grand consommateur est une tranche d'années parfaite qui a donnée naissance aux meilleurs vins. De quoi lui accorder davantage de beauté ainsi qu'une certaine forme de curiosité quand à savoir si son goût est tout aussi succulent et enivrent. Sujette à des rumeurs invraisemblable ou certains font d'elle le fruit d'un fantasme, il n'existe qu'un seul individus présent dans l'enceinte de cet établissement pour prétendre connaître la texture de ses lippes et il s'agit-là de son mari, l'effroyable Inspecteur Académique Tsukasa Hesediel. Un homme pas très tendre mais pour qui je nourris un certain intérêt quant à l'aura qui émane de lui. Je ne sais de lui que ce qui se raconte dans les couloirs et les bureaux des professeurs tandis que sa femme, elle, évite bien souvent d'y faire allusion, prétextant que ce n'est pas important.

La voix de ma cadette exprima son envie de retrouver le sol, ce qui ne me vint pas immédiatement en tête. À peine venait-elle de me parler que déjà je venais de l'oublier en entendant la douce tonalité provenant de la gorge de la doctoresse en chef. Celle-ci inquiète me laisse comprendre dans ses mots qu'elle est une connaissance de la petite que je tiens fermement entre mes doigts, contre mon torse légèrement transpirant par l'effort. Je remarque d'ailleurs que ses fines phalanges s'étaient agrippées elles aussi à mon vêtement, sûrement de crainte de tomber. Je ne pu réprimer un sourire espiègle prendre siège sur mes lèvres qui se font aussi vicieuse que le sifflement d'un serpent.

-Oh ! Madame Hesediel, que vous êtes toute en beauté aujourd'hui encore. Tenteriez-vous d'attiser la jalousie de votre bourreau de mari ?

Une taquinerie que je n'ai pas pu m'empêcher de laisser partir dans une habitude née de mes nombreuses visites. Elle n'est pas sans ignorer ma flegme qui fait parler d'elle auprès de mes quelques camarades et victimes. Mes lippes s'étirent encore un peu plus en voyant le trouble miroiter dans le fond de ses prunelles couleurs noisettes. Elle a vraiment de quoi faire perdre la tête à quiconque se jetterait volontiers dans son océan chocolaté. Un tournoiement de ma part suffit pour m'en extirper. Tenant toujours dans mes bras le corps égratigner de ma nouvelle recrue, je passe à côté de la charmante femme en blouse blanche pour regagner l'un des lits présents derrière de larges rideaux. Contrastant mon bougre comportement quelque peu désinvolte, c'est avec souplesse que je viens la faire s'asseoir sur le matelas en lui adressant au passage un petit regard complice et rieur. Ce n'est que maintenant que je peux me permettre un minimum de relâchement, comme apaisé et rassurer de la savoir en de bonnes mains. Tant que nous n'étions pas arrivé, tant que je n'étais pas sûr de sa sécurité, je n'aurais jamais été tranquille et ça, Minami le sait plus que bien. Il n'y a qu'elle dans ce monde qui sera capable de vous dire que lorsque quelque chose me tourmente, mes nuits s'en retrouvent difficile au point d'en devenir irritable. Mes mains encore imprégnés de la chaleur de ses cuisses vinrent se poser délicatement sur les épaules de ma jeune camarade tandis que mes onix se plongent dans ses émeraudes dont l'envie de les lui voler ne m'est toujours pas passé.

-Fais plus attention à toi la prochaine fois. Autoritaire, sévère ? Même pas. Dit avec une douceur que je ne réserve habituellement qu'à ma précieuse partenaire, ma dextre droite quitta son corps pour remonter sur son visage, là, d'un geste presque affectueux -du moins c'est ce que laisse paraître la mimique présente sur mon faciès- mes doigts vinrent écarter une mèche de son front pour libérer sa vue ainsi qu'une autre qu'ils glissèrent derrière sa fine et adorable oreille. La lui caressant au passage malicieusement.


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MessageSujet: Re: A la rescousse de Minami ! Jeu 7 Mai - 5:34

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-Oh ! Madame Hesediel, que vous êtes toute en beauté aujourd'hui encore. Tenteriez-vous d'attiser la jalousie de votre bourreau de mari ?

Je ne pus m'empêcher d'être surprise par son apparente familiarité. Néanmoins puisque Sayuri ne le reprit pas et qu'elle se contenta de rougir fiévreusement, j'en conclus qu'elle devait bien connaître Kisaragi, à moins qu'elle ne soit trop gênée pour ne trouver quoi que ce soit à répondre. Hesediel-san toujours aussi belle et pulpeuse se contenta de chasser d'un mouvement de main sa réplique, un peu comme si elle brossait l'air à l'aide de ses doigts gracieux. Le geste me donna un petit frisson. J'enviais un tantinet son corps de princesse et ses rondeurs si féminines. Inconsciemment je me mit à baisser les yeux en direction de ma poitrine inexistante.La vie est vraiment injuste.

Natsume me posa sur le lit avec une délicatesse surprenante. La chaleureuse caresse de ses doigts sur mes épaules et mon visage était à des kilomètres de la sévère stature qu'affichait son visage. De même, je n'aurai pas pensé qu'un garçon à l'apparence si rude puisse être aussi doux. Je venais finalement de lui retrouver un point commun à Nathan dont le raffinement n'avait d'égal que l'apparente froideur.

-Fais plus attention à toi la prochaine fois.

Mon sourire s'étira et je vins chercher ses mains de mes paumes moites. Le contact de son épiderme était agréable et frais, bien différent de celui actuellement humide et rugueux de ma peau. J'avais rendu mes doigts calleux à force de manier l'épee ou l'arc. Le haut de mes mains était ainsi doux, mais le bas en était plus dur. "On dirait une patte de tortue" avait un beau matin déclaré Nathan, un rire perdu au coin de la bouche près à sortir, mais retenu.

-Promis, je ferai attention. Merci pour tout.

Madame Hesediel toussota un peu à coté de nous et je lâchai brusquement les mains du président. D'une moue coquine, elle s'installa sur une chaise à côté du lit et prit à mon tour mes doigts dans les siens, ouvrant ma paume à plat pour commencer à en masser le centre à l'aide d'une crème agréable et odorante. Celle-ci eut pour effet instantanée de faire refermer toutes mes écorchures. La magie était vraiment incroyable.Tout paraissait si facile une fois qu'on savait l'utiliser. Je me demande comment j'aurai fais si elle n'avait pas existé.

-Alors comme ça, vous sortez ensemble ?-déclara-t-elle d'une voix amusée.-

-Non...non ! Pas du tout ! -bégayai-je piteusement, prise de cours par cette soudaine déclaration. Dans le coin de la pièce Fubuki haussa un sourcil contrarié.

Mon cœur se mit à battre la chamade et je rougis violemment sous sa méprise. Être prise pour la petite amie de Natsume Kisaragi, mon président, me gênait beaucoup. On ne mélange pas amour et travail ? hahaha ? Pas que l'idée soit désagréable, juste que je ne connaissais rien à l'amour et que si l'air de rien j'admirais énormément Kisaragi, je doutais que la réciproque soit vraie. Il avait au moins deux ans de plus que moi et était populaire. J'entendais souvent les filles de ma classe s'extasiaient devant lui lorsqu'il passait devant nos salles de cours, arpentant pour une raison x les couloirs des premières années.

Pour en ajouter à cela, je suis quasiment certaine qu'il connait le même succès avec les élèves des classes supérieures. Un tas de canons devaient chaque jour se pendre à ses pieds ou ses bras, de quoi faire rêver plus d'un. Des femmes comme Dame Hesediel devaient d'ailleurs sortir et entrée chaque soir de sa chambre. Alors, franchement, il était évident qu'être associée à une gamine de mon style n'allait pas lui plaire. Surtout si Sayuri -comme à son habitude- bavarde et avenante, se mettait à raconter qu'elle nous trouvait craquant à tous ses patients. Notre infirmière avait la langue pendue. Celle-ci cligna des yeux et me dévisagea. Elle paraissait peser le pour et le contre, se demandant sans doute si je n'essayais pas juste de cacher ma relation amoureuse pourtant belle et bien inexistante. La ravissante brune finit cependant par se faire une idée sur la question...la mauvaise à mon grand désespoir.

-Allons, pas la peine de le nier ! Moi aussi j'ai rencontré Tsukasa à votre âge.

Tout sourire, je la vis se lever pour donner le tube encore plein à Natsume.

-Je vais vous laisser profiter d'un peu d'intimité. Il faut lui passer sur les cuisses et dans le dos, là où il y a les égratignures. Surtout il faut que ça pénètre alors n'hésite pas à insister. -Clama-t-elle très sérieusement.-

Elle referma ensuite le rideau sur nous après un ultime coquin et ravissant clin d'oeil.

-Et, pas de bêtises, je compte sur vous !

-Madame Hesediel, Sayuri ! -M'écriai-je mortifiée.-

Mon expression passa de la stupeur à la panique la plus totale. Instinctivement je me saisis des draps et les fis remonter le long de mon corps, histoire de me protéger du regard scrutateur et ténébreux de Natsume. Une vague de sueur s'empara de mon dos et se glissa comme un vicieux serpent le long de ma colonne vertébrale. Il n'allait pas l'écouter pas vrai ? Il n'allait pas jouer le jeu ? De toute façon Fubuki, ne le laisserait...pas... Faire. Je tournai brusquement la tête pour constater non sans horreur que mon familier avait déguerpi. Quand et comment, aucune idée toujours-est-il que ce dernier était désormais aux abonnés absents. Sale traître !

-Écoutez Kisaragi-sans, vous n'êtes absolument pas obligé de le faire. -attaquai-je avec assurance- Je peux parfaitement m'occuper de ça seule. Vous devriez expliquer la vérité à Madame Hesediel pendant ce temps ! Sinon tout le monde va penser qu'on sort ensemble...-riais-je avec nervosité- Vous ne voudriez pas ça ?



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MessageSujet: Re: A la rescousse de Minami ! Dim 14 Juin - 16:19

Bonjour !
Où en est ce RP ?
Merci de prévenir de son avancement par MP.
Si le RP reprend je supprimerai mon message.
Sinon je serai obligé de l'archiver.

Merci de votre compréhension.

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MessageSujet: Re: A la rescousse de Minami ! Jeu 18 Juin - 9:33

Ce rp continue comme tous nos autres rps. ^^

Nous avons un temps de réponse plutôt long.

Tsukasa comme moi sommes pris par le travail.

Nous l'avons signalé à plusieurs reprises dans les absences. ^w^

On aimerait donc que nos rps ne soient par archivé étant donné qu'on y répond dés qu'on a un creux. Wink

Merci beaucoup. ^^

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MessageSujet: Re: A la rescousse de Minami ! Dim 19 Juil - 12:41

Décidément, cette femme n'aura de cesse de me surprendre  et ce pour mon plus grand plaisir. Il était évident qu'elle allait ignorer ma petite remarque sans pour autant être capable de masquer sa gêne. Le couple Hesediel, toute une histoire. L'un comme l'autre, tout deux sont facile à manipuler, du moins en ce qui concerne de les faire jouer sur les émotions. Lui est impulsif quand ça la concerne, j'ai déjà eu le loisir de le faire arquer les sourcils par une petite pique dont j'ai le secret. Depuis, il ne m'adresse par ailleurs qu'un haussement des épaules à chaque fois que nous nous croisions, de quoi m'apporter mon lot de bonne humeur. Peut-on décrire ce ressentit comme le résultat d'une simple méchanceté ? De mon point de vue, je dirais que non. Je ne tire pas de satisfaction à l'énerver, ce que j'en retiens est nettement plus profond que cela. Rien à voir avec mon don, bien que ça n'en soit pas si éloigné. Naturellement, je doute que notre cher Inspecteur Académique voit la chose sous le même angle alors que je ne fais qu'apporter un petit coup de pouce à leur relation. Quoiqu'il en soit, je suis ravi de constater que notre belle Infirmière n'a pas perdue de son éclat, le contraire m'aurait fortement déplut. J'aurai pu m'amuser à la taquiner encore un peu plus longtemps si il n'y avait eu que nous deux, mais ce n'est pas le cas. La fraîcheur des doigts de ma camarade me rappela à elle en s'emparant à son tour de mes mains pour les garder aux creux des siennes, me laissant alors tout le loisir d'en découvrir la texture. Je ne m'attendais pas à y déceler d'avantage de rudesse que de douceur. Entre ses doigts, je m'imaginais entrevoir le moelleux d'un coussin fait de plumes, mais au lieu de ça, j'y lis les marques d'un effort quotidien, modifiant alors légèrement la vision que j'ai d'elle. Ni voyant plus une simple et petite midinette qui pourrait s’effondrer en larmes à la moindre remontrance. Elle qui semble si fragile, là entre ses mains, au travers des miennes je peux constater qu'elle ne l'est pas tant. Sa peau me laisse comprendre qu'elle ne se repose pas sur son faciès d'ange et qu'au contraire, qu'elle redouble d'effort pour persévérer. J'ai maintenant la sensation qu'elle mène depuis un moment une lutte acharnée, reste à savoir dans quel but et contre qui, ou quoi. Malgré tout, bien que certaines zones soient rugueuses, elles n'empêchent en rien sa chaleur de m'envelopper d'un doux voile qui reflète le soulagement qu'elle veut me faire parvenir.

Sa voix, toute aussi tendre que le reste n'a que pour seul but de me rassurer sur son état, m'arrachant alors un semblant de sourire qui disparaît bien vite lorsque la belle brune se décide à nous faire remarquer sa présence. À peine une seconde suffit pour Tokiko de lâcher sa prise et afficher une mine gêné, comme si elle venait de se faire surprendre dans une situation embarrassante. Encore une fois, mes lippes ne se firent pas prier pour s’étirer et dévoiler ainsi l'amusement que j'éprouve à la voir ainsi malmener par ses propres émotions, manquant cependant de m'étouffer à la déclaration surprenante que vint de faire Sayuri. Sur le coup, je ne sais pas trop comment réagir et surtout quoi en penser exactement, ne comprenant déjà pas trop comment elle a pu en venir à une telle conclusion sur notre relation. Serait-ce notre proximité d'un peu plus tôt ? Je ne vois pourtant rien d'étrange là-dedans, rien qui ne sort de l'ordinaire. Peut-être devrais-je simplement prendre en compte que notre Infirmière en chef est un peu fleur bleu et qu'elle voit l'amour dans tout ce qui l'entour. La pièce ne doit pas être suffisamment aérer par moment... Me retenant alors le ventre les bras croisés, c'est avec difficulté que je contiens un rire de s'envoler alors que notre petite étudiante essaie tant bien que mal de clarifier la vérité. Une bataille qui malheureusement pour elle n'obtiendra pas de victoire tant la femme qui lui fait face est convaincue de ses pensées. Pauvre fille, je ne peux que la plaindre en cet instant. Être ainsi associée à moi, à un si jeune âge, il a de quoi être troublée, voir même finir traumatisée sur le long termes. Puisque plus la Hesediel en sera persuadée et plus il sera compliqué de briser l'image, il ne me reste alors plus qu'à lui venir en aide.

-Hum ce n'e..... Elle ne me laissa pas le temps d'en placer une, apportant plutôt le coup de grâce avec une réplique qui nous fait prendre conscience que c'est à notre âge qu'elle a fait la rencontre de la personne avec qui elle forme aujourd'hui une famille. De quoi consolider sa réflexion sur la relation que nous entretenions et réduire à néant tout les futurs efforts que ma camarade aurait pu employer dans l'idée de la confronter. Il est maintenant trop tard pour établir la réalité, plus encore lorsqu'elle vint poser dans le creux de ma main le tube contenant le reste de crème qu'elle a utilisée pour soigner ses blessures. Nous voilà maintenant dans de beau draps.- Ne pu-je m'empêcher de penser alors que mes onix se posent sur la pauvre étudiante devenue victime de la bêtise humaine, rendant alors une atmosphère quelque peu comique.

Je l'ai regardé fermer les rideaux sur nous après avoir écouté attentivement ses directives, faisant naître malgré moi une légère hésitation quand à la démarche à suivre. En me retournant, je peux voir que Tokiko est elle aussi craintive, ce qui n'arrange en rien notre situation. Le drap tiré ainsi sur elle n'apporte que davantage de confusion et de malaise avec un zeste de charme que seule l'innocence peut dévoiler. J'en retiens un grincement de dent ainsi qu'un ricanement cristallin. Serait-elle gênée ou bien effrayée ? Je me demande bien ce qui prime le plus en cet instant précis. Est-ce que j'ai l'air si terrifiant que ça ? Je l'ignore, même s'il est vrai que le regard que je lui jette en ce moment ne doit certainement pas être d'une grande aide pour arranger mon image. Que voulez-vous, la voir ainsi sur la défensive renforce mon envie de la taquiner. Ainsi masquer derrière son bouclier de tissus, je ne peux réprimer mes pensées d'imaginer ce qui se cache derrière ce mur, me faisant alors l'effet de devenir un prédateur. Ma lèvre inférieure devient la victime de mes canines alors que sur elle mes pupilles se font vicieuses et perverses. La scrutant alors d'une folle intensité sauvage, à l'affût du moindre mouvement de sa part. Je me régale d'avance de l'expression de son visage alors que le timbre de sa voix tente de me faire reprendre contenance. Au fur et à mesure que les mots s'échappent de ses lèvres, la distance qui nous sépare s'amenuise pour n'être à la prononciation de la dernière syllabe, inexistante. Son souffle s'écrasant contre sa volonté sur mon visage me donne le loisir de m'en délecter.

-Je ne vois pas pourquoi ça me dérangerais. Sifflais-je dans un murmure auprés de ses nymphes, mes yeux ne quittant pas ses émeraudes.  -D'une certaine manière, ça pourrait même m'arranger Ajoutai-je sans pour autant en aller plus loin dans les explications, me servant de mes paroles comme d'une diversion pour qu'elle ne voit pas mes doigts s’agripper à sa protection à la manière des serres d'un rapace fondant sur sa proie.

-Pour le moment, il y a plus important que de simple rumeurs, Kyomizu-san. Souriant de toute mes dents pour ajouter un peu plus d'impact à ma mesquinerie, je fais glisser le drap pour que se dévoile à moi sa frêle silhouette que j'ai pu sentir contre moi plus tôt. Pour la forme et pour mieux l'embêter, un petit sifflement s'extrait de ma bouche, m'imaginant sans mal l'expression que doit avoir celle qui nous a offert cette intimité de l'autre côté des rideaux.  Claquant la langue, je me redresse pour mieux la regarder et la perturber, m'avançant même pour la forcer à basculer en arrière, ma main libre venant amoindrir sa chute en se calant derrière sa tête alors que naît une position des plus compromettante pour quiconque pourrait nous voir. C'est bien pour cela d'ailleurs que je profite de ce cocon blanc pour l'asticoter. Ainsi donc, je me retrouve au dessus d'elle à la dominer de tout mon corps, un genou venu se placé entre les siens lors du mouvement qui m'a fait monter sur le lit. Mon visage niché au creux de son cou, je ne peux retenir mon souffle. -Ne t'en fais pas, je saurai me montrer doux...Puis, il te faudra de l'aide pour ton dos. Lançai-je comme dernier argument pour la faire céder avant de me redresser et lui faire face, basculant la tête sur le côté et lui adressant un large sourire.

-Tu n'aura aucun mal, seulement du bien. Dis toi aussi que c'est pour te remercier d'avoir sauver Minami. Ne vois rien de plus là-dedans. Celle-là n'a que pour intention de la rassurer et la détendre mais également d'attirer son attention sur ma voix plutôt que sur mes doigts qui commencent à venir appliquer avec soin la crème sur sa cuisse. Je me surprend moi-même à avoir une semblant d'hésitation sur l'instant et de ressentir un tremblement à son contact alors que plus tôt, lorsque je l'ai transporté, rien ne m'a traversé, du moins pas d'une même intensité.


A la rescousse de Minami !
Featuring
Tokiko Kyomizu







© A-Lice

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