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 Un grand sage sous un enfant [Hanabi Kitsuo, Connor R. Kenway, Aishi Nobuaki]

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Naoto Yukinojo

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MessageSujet: Un grand sage sous un enfant [Hanabi Kitsuo, Connor R. Kenway, Aishi Nobuaki] Lun 8 Déc - 17:57

Un milieu de journée advenait et dans ces yeux humains, j’observais. Une brise balayait, un manteau immaculé déposé à terre, les eaux étaient devenus comme cristaux. Un ciel éclaircit, uniforme, un calme sans répit. Depuis lors, il n’existait rien, si ce n’est sérénité. Assis ici, solitaire et proche du solide, j’analysais. Dans un premier temps, mes souvenirs. J’avais souvenir depuis cet instant que le monde m’était ouvert. Sans la moindre émotion, j’avais plongé pour devenir. Mes réflexions s’entrechoquaient et je me retrouvais sous une incompréhension. Que cherchent tous humains qu’ils sont, à venir sans arrêt et sans un rejet ? Amitié pour manipulation ou amitié pour réconfort ? Dans ces deux termes, c’était inacceptable. Tous comme les insectes, la voie sélective et naturelle se réalisaient sous le coup du sort : les plus aptes à survivre après mutation, survivaient. En séparant ce procédé, ce n’est qu’une solution meilleure à l’extinction d’eux-mêmes. Par conséquent, pourquoi vous, insectes ou humains, faisiez de la sorte ? Votre nature prématurée ne vous a point douée pour que vous jouiez de la sorte. Un juge, il vous fallait, un être autrement mortel et sage. Mais, je ne suis pas autorisé à, je suis observateur et exécuteur.

Un uniforme et des habits plus imposants pour me recouvrir, me plongeant de cette façon-là dans votre style de conduite. Bien qu’étrange et bien inutile, je faisais un effort pour découvrir et comprendre les insectes.
Assis, plaçant mon menton entre mes deux genoux, j’observais sans la moindre faille ; des yeux verts et luisants portés à tous. Dans un second temps, je pensais à l’espionnage. Pour être au cœur, il me fallait être au plus près. Pour être au plus près, je devais m’investir auprès des humains. Pour trouver une forme d’élément avant jugement. Le temps allait être long, mais bien court pour être comme le mien. Je ne bougeais point, je conservais mon mystère, je vous attendais.

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MessageSujet: Re: Un grand sage sous un enfant [Hanabi Kitsuo, Connor R. Kenway, Aishi Nobuaki] Mar 9 Déc - 14:41

Une longue journée m'attendais, je décidais de me rendre au lac pour me reposer a l'ombre d'un arbre, Eevee marchait derrière moi, le museau en l'air. Je portais mon uniforme, m'arrêta et soupira un peu avant de reprendre mon chemin. Je me posais contre un arbre, le regard perdue dans le vague. Pourquoi suis-je encore seule ? Je cherche juste une amitié, quelqu'un avec qui parler ou rire.. Je serrait mes genoux contre moi, posant ma tête dans le creux de ma main :

- Ne t’inquiètes pas, tu te feras vite un ami, de moins je pense.

Je ne dis rien et lança un sourire a mon familier qui avait entonné d'un douce voix quelque chose pour me rassurer. Alors je me levais et entreprit de faire le tour du lac, plissant ma jupe et repartant d'un pas décidé, Eevee perché sur mon épaule. Qu'on les gens a vouloir se réunir dans cette endroit. Le paysage est magnifique, parée de blanc encore plus. J'aurais pu moi aussi contempler le sol, saupoudré de neige. Mais il m'aurait fallu un peu de compagnie. Je soupirais et leva la tête, enfonçant mes mains dans les poches de mon manteau. J'avançais, suivant le lac, voyant quelques couples manger ou parler assis paisiblement dans l'herbe. Je soupirais, esquissa un sourire et m'éloigna. Alors, mon regard fut attiré vers une personne  seule. Il avait la tête dans les genoux, décidée a me faire un ami, je fis un pas vers lui mais je restais immobile devant lui.

- Bonjour, chuchotais-je.


Dernière édition par Aishi Nobuaki le Jeu 11 Déc - 8:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un grand sage sous un enfant [Hanabi Kitsuo, Connor R. Kenway, Aishi Nobuaki] Mer 10 Déc - 21:35

Un grand sage sous un enfant



Naoto Yukinojo
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Ténèbres. Ténèbres agréables où les songes vont et viennent, laissant mon esprit vaquer à ce qu’il souhaite, souvenirs, désirs, rêves. Ténèbres qu’est le repos, qu’est le sommeil. Ténèbres reposantes  que sont les siestes de milieu de journées. Ténèbres que sont les yeux clos, à se prélasser sur un sol délicieusement frais et enneigé, les nuages s’étaient ralliés sur terre. Agréable qu’était la sieste au milieu de nulle part, d’un nulle part froid et humide, alors que mon corps était emmitouflé dans un cocon chaud, me laissant néanmoins la liberté de mes mouvements.
J’ouvris les yeux. Une lumière douce pénètre mes yeux, une lumière d’un ciel dégagé et froid, accompagné d’un soleil hivernal, brillant et dégageant les nuages, mais toujours d’un glacial imparable. Un hiver qui veut se faire remarquer, par son inhabituel ciel sans nuages. Même les flocons s’étaient réfugiés. Seuls le soleil glacial et la neige douce régnaient.
Doucement, profitant de chaque instant en contact avec cette nature gelée, je me redressais, puis m’étirait. Cela devait faire plusieurs heures que j’étais là, à me prélasser au milieu de nulle part, au milieu d’un néant de glace, de blanc. Je me relevais, tapotant la neige qui s’accrochait désespérément à moi, et m’étirais une nouvelle fois dans un bâillement d’ogre. Je baissais les yeux, pour observer Shana s’étirer, puis faire sa toilette comme si elle était un chat, alors qu’elle n’était qu’un simple raton laveur. Une courbe dessina mes lèvres, sourire. Je la pris dans mes bras, et la posa avec délicatesse sur mes épaules, là elle pourrait voir et observer, commander, faire ce qu’elle désire. Je sentis la fourbe grimper sur ma tête et y enfoncer ses griffes pour s’y accrocher, telle une coiffe. Elle s’installa ensuite, paisiblement. J’étais son lit, son matelas, son coussin. Mais qu’avais-je à en faire, depuis que je vais dehors j’ai toujours eu un proche contact avec les animaux et la nature. C’est comme ça que j’ai été élevé. C’est comme ça que j’étais, enfant.
Mon enfance… Elle me manquait parfois. J’avais l’impression de l’avoir perdue. A jamais. J’avais l’impression d’avoir perdu tout ce qui me reliait à elle, les souvenirs, les rires, les pleurs, les bons moments, les mauvais moments, les peurs. Tout. Tout ce que j’avais pu vivre en ces temps-là faisaient partie d’un passé si lointain qu’ils semblaient être les songes oubliés d’une nuit agitée. Comme si je ne les avais pas vécu. Comme s’ils ne m’appartenaient pas…
Je détestais ces moments où mon passé m’échappait, où j’avais l’impression de ne plus ressentir ce que j’avais ressentit auparavant. Où j’avais le sentiment de ne pas être cet enfant qui courait dans la forêt, parmi les animaux sauvages, qui chassait et qui grimpait aux arbres. J’avais l’impression de ne plus être cet enfant libre que ma mère avait élevé.
Ma mère… Je voulais tellement la revoir.
Une larme gelée perla sur ma joue. Je l’essuyais pendant que personne ne m’observait.
Il n’y avait qu’un seul endroit pour le moment qui me rappelait ma mère. Mon endroit préféré, qui me rappelait qui j’étais. Qui me rappelais que j’étais cet enfant qui se baignait sous le regard des castors, que j’étais cet enfant qui parcourait les arbres en compagnie des écureuils, que j’étais cet enfant qui courait en compagnie des loups. Il n’y avait que cet endroit qui avait la même teinte et la même intensité que le regard de ma mère. Oui, il n’y avait que là où je pouvais combiner sérénité et moi-même.
C’est donc d’un pas décidé, accompagné d’un petit couinement de Shana qui enfonça ses griffes dans mes cheveux, que je parti en direction du lac.

Lac habituellement inoccupé. Habituellement qui, en cet instant, n’était pas habituellement. Il était devenu le contraire, car deux personnes l’occupait déjà, l’une assise, semblait regarder le large. L’autre était positionnée près d’elle. Les deux semblaient silencieuses, sans conversation apparente. Je n’aimais pas spécialement traîner avec de personnes nouvelles. J’étais plutôt solitaire. Avant, je passais du temps avec les gens du village. Mais c’était avant…
Encore une preuve que je n’étais plus moi-même. Inexpressif, solitaire, tel était le nouveau moi.
Mais le désir de revoir les yeux de ma mère était si fort… Dilemme. Je n’aime pas me mêler aux gens. Même petit, je n’aimais pas me mêler à de personnes inconnues, je connaissais tout le monde au village, mais je me méfiais toujours des étrangers, ces personnes dont on ne connaît rien, pas même les intentions, et qui cachent leurs vérités sous un masque parfait.
Néanmoins, le passé m’appelait. Le reflet parfait des yeux de mère m’appelait. Mon moi m’appelais, je le voyais, il était là, sur la berge, me faisant signe de la main, pour que j’approche.
Pas le choix donc. Je m’avances, Shana toujours agrippée à ma tête, ignorant les deux personnes, m’écartant d’elles pour les laisser dans leur intimité, si tel est le cas.
Je plonge mon regard dans le lac, et c’est mon enfance qui se plonge dans le mien…

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Naoto Yukinojo

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MessageSujet: Re: Un grand sage sous un enfant [Hanabi Kitsuo, Connor R. Kenway, Aishi Nobuaki] Jeu 11 Déc - 23:54

A moi et autour, des objets animés se dressaient. Tout comme d’immenses livres sur patte, je n’éprouvais seulement que la difficulté d’une décision pour connaître d’eux. Sans un échange de regard, il me suffisait seulement la conscience d’une moindre présence pour l’accession à cette connaissance. Mais, peut-être était-ce car je me voulais prétendre humain et mortel que je n’en fis rien ? Effectivement. Poussant comme un soupire, des personnages approchaient et m’approchaient. Je me demandais bien sous quels critères vous pouviez considérer une chose comme se voulant humain comme humanité ? De cela, je me demandais bien par quelle méthode et éléments associés vous vous convainquiez vous-même. Vous êtes étranges, mais c’est bien pour cela qu’à mes yeux, vous aviez de l’intérêt. En rôle de comédien, je me convainquais moi-même de vous simulez. Les résultats peuvent être exploitables sous cette façon-là, mais voyons avant tout si l’expérience en lui-même fonctionne. L’échec peut conduire à de fausses pistes de recherche, je devais m’en méfier.

Une première chose s’approchait de près, je ne détournais point le regard. La chose, tandis que je ne regardais point, je pouvais l’analyser. Une jeune humaine bien incertaine d’elle-même qui, par avis de pitié, tentait un pari à moi. J’entendis distinctement ce qu’elle prononçait, je ne réagissais point. Je respectais ma tradition. Plusieurs instants s’écoulèrent, une pensée fut attrapée et je me questionnais quant aux réactions humaines de ce monde. De par mes observations, sous un échange, des individus éprouvent comme un plaisir jaugé par un fort préjugé devenu savoir. En outre, je me devais de renvoyer la balle en prononçant la même chose. Peut-être est-ce qu’une autre réaction était possible ? Je ne détournais point le regard du lac, les paroles d’un jeune homme de 14 ans et je prononçais :

-Salutation.

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MessageSujet: Re: Un grand sage sous un enfant [Hanabi Kitsuo, Connor R. Kenway, Aishi Nobuaki] Ven 12 Déc - 21:14

Je restais immobile, le fixant avec vigueur. Je secouai ma tête et esquissa un petit sourire qui ne dura que quelque secondes.

- La solitude ne te dérange pas ? Ou peut-être est-ce ma présence qui te gêne.

J'avais lâché ça d'un ton froid, presque méchamment.
C'était comme ça, l'envie de rester une gentille petite fille qui ne ferait pas de mal a une mouche, j'en avais un peu rale bol. Je contemplai le lac, il n'y avait plus personne. Sauf une seule, qui se regardait dans le lac.
Le lac, le miroir, le reflet de soi. Est-ce seulement pour les gens qui aime ce voir ?


Ils sont tous pareil. Là à contempler le reflet du corps dans lequel ils sont prisonniers.

Je fixais le sol, lissant mon manteau, je m'assis à côté du jeune homme. On aurait dit que la présence d'une autre personne ne le m'était pas en joie. Que le fait de savoir que quelqu'un était a ses cotes ne le réjouissait pas.

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MessageSujet: Re: Un grand sage sous un enfant [Hanabi Kitsuo, Connor R. Kenway, Aishi Nobuaki] Dim 14 Déc - 0:12



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Enfermée. Enfermée dans une chambre trop étroite, trop étouffante par un jour d’hiver habituel. Cloîtrée sous une muraille de couverture trop chauffantes à mon goût. Mais chaque fois que mon nez s’aventurait hors des couvertures, l’air froid le gelait, et une série d’éternuements s’emparait de moi jusqu’à ce que mon nez soit emmitouflé sous les épaisses couvertures. Dès que ma main sortait, elle se gelait presque instantanément, m’obligeant à la ramener sous la couette et à la réchauffer avant qu’elle ne quitte ce monde. Pas forcément qu’il fasse froid, juste que j’étais sensible à la moindre fraîcheur de trop. Et là, en hiver, il était évident que c’était difficile de rester vivante longtemps. Je passais mes journées cloîtrée, coincée sous ses couvertures étouffantes, ne m’apportant qu’ennui et désolation. Je ne pouvais presque pas bouger, il y avait même des journées tellement froides que je ne pouvais sortir de mon lit.  J’étais condamnée à rester la journée entière sans bouger, sans m’amuser, sans faire quoi que ce soit. Sans vivre, en fin de compte.

Après avoir bougé et bougé les couvertures, j’avais réussi à trouver un moyen d’observer la chambre sans que le froid pénètre mon corps frêle. Bien qu’il fasse jour, la chambre était plongée dans la pénombre, d’un teint grisâtre. Elle était vide aussi, sans une forme de vie à part la mienne et celle de mon familier.
De là où j’étais, je pouvais apercevoir la fenêtre embuée, avec des traces de givre, qui me narguait de mon impossibilité à le toucher. Méfiante, je le regardais, comme s’il allait se décoller de la fenêtre pour m’agresser et me brûler de son touché trop gelé pour ma peau trop ardente. L’extérieur frigorifiant était mon tombeau. Pourtant, cet extérieur ne faisait que m’attirer, et la vue d’un dehors recouvert de blanc me poussait à l’observer par la fenêtre – ou pire encore, aller dehors. L’hiver ne vient qu’une fois par an, alors devrais-je rester emprisonnée par mes draps ?  Devrais-je perdre des journées dans cette prison étouffante ? Ou devrais-je tenter l’aventure, au prix de ma vie ? Devais-je tenter une aventure qui pourrait m’être fatale ?
Enroulée dans mon cocon, je me redresse et sautille jusqu’à la fenêtre, puis observe le paysage blanc et pur qu’apporte l’hiver. Pourrais-je risquer ma vie pour quelques minutes dehors ? Pour quelques minutes hors de cette vile et ennuyeuse vie de prison, pour quelques minutes hors de ce quotidien, hors de ce pouvoir qui guide ma vie ?
Je ne pouvais rester plus longtemps là, à ne rien faire de mes journées. Je ne pouvais plus rester là, couchée sous trois couches de couvertures m’étouffant de leur chaleur, m’empêchant de dormir, de rêver, de réfléchir, de penser. De vivre.
Tout en restant enroulée dans ce cocon, je tente d’enfiler un, deux, trois collants en laine, suivi de deux pantalons d’hiver. Je mets ensuite un, deux, trois, quatre pulls d’hiver, et enfile deux doudounes, puis m’entoure de deux grosses écharpes en laine, ainsi que d’un ou deux gros cache-nez, et de deux bonnets, suivis d’un cache oreille pour enfin finir sur un blouson d’hiver chaud à capuche, que je rabats sur ma tête et que je ferme jusqu’en haut.
Je finis en enfilant deux-trois paires de gants chauds. Aucun morceau de peau ne dépasse, excepté autour des yeux, mais l’endroit est quand même protégé par les bonnets et cache-nez.
Je suis parée à sortir.

Lorsque je sors du pensionnat, accompagnée de Kitsu, mon familier qui comme moi désirait un peu de nouveau, un froid glacial s’empare de moi et me fait éternuer. Je frissonne, et remarque que le ciel est pourtant dégagé. Je hais ces périodes d’hiver que je ne supporte pas, où j’ai toujours l’impression qu’il fait -50 alors qu’il ne fait que -2 tout au plus.
Je regardais Kitsu, qui lui n’a pas l’air d’avoir si froid que ça, et qui me regardais d’un air ahuri, comme si je ressemblais à une grosse chenille qui préparait son cocon. Ce qui était plutôt le cas, avec toutes mes couches de vêtements. Mais le bon côté des choses était qu’avec ma capuche rabattue sur le visage, je ressemblais à un Assassin ! Un Assassin lent, pas discret, et pas libre de ses mouvements, mais un Assassin quand même !

Je marchais, goûtant avec plaisir au son que faisait mes pas dans la neige, laissant mes pieds m’emmener là où ils le désiraient, profitant d’un extérieur qui pourrait m’ôter la vie quel que soit l’instant. Je sentais le froid percer mes habits et tenter de s’emparer de mon corps, fragile au froid, pouvant succomber à tout moment entouré de tous ces flocons gelés.

Au bout d’un moment, je lève la tête, pour observer l’endroit où mes pieds m’ont menés, et réalise que dans mon état, c’est peut-être l’endroit le plus dangereux du monde. Un lieu qui regroupe glace, neige, et eau glaciale, que des composés qui me blessent au touché. Mais sous ma couche de vêtements, je souris. Si je veux une réelle aventure, si je veux réellement profiter de la vie et passer un bon moment, autant affronter la mort en face, après tout ça ne serait pas la première fois.

Perdue dans mes pensées, je fis un pas en direction du lac, mais fit un mouvement de recul lorsque je me rendis compte qu’il était déjà occupé par trois personnes, dont une qui semblait… A l’écart. Je n’aimais pas forcément me mêler aux groupes. Je préférais rencontrer les gens, apprendre à les connaître, et ensuite rire avec eux.
Une silhouette se discerna des autres, me paraissant familière.
« Mais c’est… » Chuchotais-je, plissant les yeux pour vérifier si mon doute s’avérait juste, discernant le dos du jeune garçon qui se tenait plusieurs mètres devant moi.
« Naoto ! » criais-je en agitant les bras lorsque je fus sure de moi, m’arrachant la gorge par la même occasion par le froid qui profita de cette faille pour s’engouffrer dans ma bouche. Je toussais, une, deux, trois fois, sentant le froid se répandre dans tout mon corps, frissonnant, manquant de m’étouffer, puis redevînt normale, après avoir vu la mort frôler mes épaules.
J’avançais ensuite jusqu’au lac, m’asseyant entre le duo qu’était Naoto et la fille, et la troisième personne qui semblait être un garçon plus vieux que moi, plongeant avec nostalgie son regard dans le lac, dont la surface était brillante comme celle d’une glace.
Kitsu me rejoignis, et s’assit à mes côtés, la neige ne lui faisait rien, à lui, alors que moi, je devais vérifier chaque seconde que mon cocon de couches de vêtements ne cédait pas.
J’étais gênée, finalement je m’étais mêlée au groupe. Si ça se trouve, je dérangeais. Mais il était trop tard maintenant, et la gêne faisait partie intégrante de moi. Que faire ?
« Je n’avais pas remarqué mais… Si je vous dérange, je peux partir », dis-je soudainement d’une petite voix étouffée par mon cache-nez, alors que je m’éloignais légèrement d’eux, de deux mètres tout au plus, en glissant, me rapprochant du jeune homme à l’écart. A cet instant là, c’est lui que j’eus peur de déranger. Mais son regard si seul, si nostalgique, si transportant m’envoûtait. On avait l’impression d’y voir la souffrance et les souvenirs de toute une vie y défiler, un par un. Il avait l’air si seul, si … mélancolique, comme si la vie lui avait déjà fait beaucoup trop subir.
Mon regard s’éleva, et je remarquais une… un raton laveur accroché sur sa tête. Que diable faisait-il là ? Surtout qu’il devait bien faire deux fois la taille d’un raton laveur normal… Peut-être était-ce son familier. Mais n’était-ce pas dérangeant d’avoir une chose aussi grosse qui s’agrippe à votre tête ?
L’animal en question tourna la tête en ma direction, et me fixa d’un air tellement…sanglant, que j’en déglutissais. Ce familier-là était plutôt flippant, et semblait dangereux… Il me regarda d’un œil mauvais et hautain, comme s’il était supérieur à moi… Etrange.
Après une nouvelle quinte de toux qui me gelait la gorge, je repliais mes jambes contre moi, me faisant toute petite, trop gênée entre le possible dérangement des trois personnes et par l’avertissement du regard de cet animal terrifiant…


[Connor]

Plongé dans le néant. Plongé dans un monde inconnu, mais tout de même familier. Plongé dans moi-même, en quelques sortes, contemplant mon passé par la simple lueur du lac, qui me rappelait celle qu’avait dans ses magnifiques yeux ma mère. Celle qui devrait se retrouver dans les miens, apparemment. Je contemplais cette nostalgie, le lac faisait presque office de porte, de miroir, où de l’autre côté se trouverait mon enfance. Je pouvais l’apercevoir, je pouvais voir, se reflétant dans le lac, le visage de ce petit garçon observant le lac avec surprise, observant l’être plus vieux que lui qui se reflétait dans le lac, qui était moi-même.  Je pouvais voir les décors de mon enfance derrière lui, la forêt, les castors, les… Les ratons laveurs, les loups. Tout. Tout ce que j’avais vécu enfant se reflétait là, dans le lac. Je vis même la silhouette de ma mère se mettre aux côtés du jeune garçon m’observant, qui n’était autre que moi plus jeune. J’étais tellement épris de ce miroir d’enfance, de ce miroir du passé, que je ne faisais plus attention à ce qui m’entourait, comme si le néant entourait mon corps et s’associait à mon âme. Ainsi, plus rien ne bougeait, plus aucun son ne me parvenait, j’étais seulement là, à observer ce passé que j’avais trop oublié, à regarder cette notion de moi-même. J’aurais pu resté des heures, là, à goûter au son du passé, si Shana n’avait pas remué sur ma tête en m’arrachant une légère grimace de douleur, ce qui m’avait sorti de ma transe.
Je relevais la tête, mais rien ne semblait avoir changé. La surface du lac était toujours emplie de diamants, et les deux personnes étaient assises côtes à côtes. La seule nouveauté était une jeune fille avec un surplus de manteau, qui semblait tout de même avoir froid. Elle avait l’air de se faire toute petite, comme pour que sa présence ne soit pas remarquée. Elle se repliait sur elle-même et frottait ses membres pour les réchauffer, alors qu’elle avait l’air d’un cocon par son surplus de couche. Etait-elle malade ? Ou avait-elle un problème avec le froid ? Dans les deux cas, pourquoi prendrait-elle le risque de sortir, et d’aller encore plus mal ?
La réponse était pourtant simple, si elle était comme moi et qu’elle ne supportait pas d’être enfermée trop longtemps sans rien faire. Peut-être, sûrement même, voulait-elle goûter à la fraîcheur de l’hiver, au froid frigorifiant qu’il pouvait offrir, et à la délicate et somptueuse neige qu’il apportait. Peut-être voulait-elle seulement avoir l’impression de liberté, plutôt que d’être enfermée dans une salle trop étroite. Cela m’arrivait aussi.
Je sentais parfois ses yeux se poser au-dessus de moi, puis repartir aussi vite vers la surface du lac, comme si elle n’osait pas regarder. Mon pouvoir s’était-il déclenché pour que ce gène s’affiche dans le regard de cette jeune fille ? Terrifié à l’idée, je tâtais mon corps, mais tout semblait en place. C’est alors que je me souvins que sur ma tête était posé un raton laveur plutôt fourbe et vicieux, et je ne mis pas longtemps à comprendre que c’était Shana qui posait ce gène à la demoiselle. Pour qu’elle ne soit plus dérangée, je levais les bras à ma tête, attrapais mon familier qui couina sous l’impertinence, alors que je la ramenais au sol. Elle se débattait un peu, ne comprenant pas pourquoi je faisais cela. Une fois posée au sol, elle me lança un regard sanglant, et je lui répondis par un visage neutre. Elle me lança un regard pétrifiant, puis lança un regard à la jeune fille, et reporta son attention à moi, comme pour me dire qu’elle trouvait  la jeune fille… louche. Je soupirais sous la paranoïa de mon familier. Ce n’est pas parce qu’elle était étrange avec ces je ne sais combien couches d’habits qu’il fallait la regarder d’un mauvais œil. Shana leva les yeux au ciel, et se coucha à mes côtés, sur la neige. La jeune fille parût soulagée d’être délivrée du regard perçant du raton laveur, ses membres eurent l’air de se décrisper légèrement, mais je vis dans son regard qu’elle se sentait de trop. Je ne voulais pas que sa gêne s’accroisse, ou qu’elle se sente mal.
Je jetai un œil au lac attirant, puis un regard en direction de la fille, et me décalai en sa direction, tentant d’évacuer un peu sur mes volontés de rester seul, et resta quelques secondes auprès de la fille sans bouger, ayant comme seule mélodie le son de mon cœur battant. Puis, je me tournais vers elle, avec un sourire, gêné, déclarant :
« Tu… Tu sais, mon familier n’est pas méchant… Elle est juste… spéciale dans son genre, on va dire… »
J’entendis Shana couiner de mécontentement lorsqu’elle compris ce que je voulus dire. Je lui jetais un regard neutre, non affecté par l’intervention du petit animal, et reportais mon attention sur la jeune fille, qui avait les yeux d’un sourire, invisible par l’un de ces vêtements. Elle releva ensuite la tête, jeta un regard vers les deux personnes à sa gauche, sembla attendre une réaction de l’une d’elles, qu’elle devait connaître, et reporta son attention à l’horizon, semblant se perdre dans ses pensées.
Je fis de même, non sans remarquer les yeux malicieux d’une personne qui va jouer un mauvais tour que Shana lançait au familier de la jeune fille.
Je soupirais, puis baissa la tête, l’eau pénétrant mon regard comme pour s’y réfugier.



Merci à Ami pour cette belle présentation de RP :3


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MessageSujet: Re: Un grand sage sous un enfant [Hanabi Kitsuo, Connor R. Kenway, Aishi Nobuaki] Lun 15 Déc - 19:16

Un regard froid perçant le lac et fracassant les cieux, mon immobilité se devait indestructible. Au caractère chétif sous comparaison, une première jeune hybride vint à mes côtés. Sans même porter un seul regard, elle était surveillée à ma guise. Des paroles s’élevèrent à une fraîche brise, mais furent comme carreaux de bois sur une égide d’acier. Sous le symbole de devenir et être comme humain, des questionnements me vinrent afin d’articuler. Les conventions, les significations, les préjugés, les émotions. Ici se rassemblait en un cercle, les données permettant multiplicité des hypothèses. Aux résultats, une conclusion affichait mais, tout comme avant, aussi incohérente et que bestiale, un même avis retournait à mes yeux. Sans user aucun vice, je me devais d’être susceptible à tout indice afin une progression de l’expérimentation. Une option s’ouvrait et se nommait l’interaction, mais le choix de ma décision revenait à l’avancement de l’humanoïde choisit. Parler et dialoguer, peut être de possibilité mais cet exemple qui été à mes pieds, n’en valait pour celle qui, pensant que de mal copier nous nous rapprochons, j’étais enclin à l’ignorer. Stoïque et froideur, c’était ce qu’elle récoltait.

Une seconde chose approchait et sans le savoir, je la connaissais. Mes capacités ne pouvant s’inhiber à un tel degré, je n’avais qu’intérêt à éprouver. Je la nommais « l’âme carbonisée ». Sous mon esprit s’était déployé comme tout son passé, je connaissais et savais. Fragile au froid et impuissante, d’où était l’intérêt de connaître la mort ? Souhaitait-elle l’évolution ou bien la bénédiction ? Dans un entrain, elle s’écriait mais aussi vite et en place, elle reculait. J’entrevoyais sa souffrance, mais peut-être pourrais-je y apporter une chose ? Si comme pour eux, le miracle se produisait, était-ce possible qu’il se passe comme je le vois ? Par ailleurs, sans qu'elle ne le sache, notre rencontre s'était exécuté lorsque imprudente, elle avait eue conviction d'élancer eau ou poison, sur le jeune homme d'où j'étais hôte. A ce moment et sans retiens, j'étais seulement manifesté mais elle ne put supporter. Son corps et sa douleur se souviennent, mais peut-être point de la chose qu'elle avait vue.
Je parlais alors, sans en détourner le regard, sans un échange de regard, mais d’un ton suffisamment fort pour que subitement, la concernée à mes paroles se sentent comme regarder :

-Hybride à l’âme carbonisée, souhaites-tu voir ton fardeau disparaître ?

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MessageSujet: Re: Un grand sage sous un enfant [Hanabi Kitsuo, Connor R. Kenway, Aishi Nobuaki] Mer 17 Déc - 10:42

Je regardais l'hybride qui venait d'arriver et resta silencieuse. L'homme que j'avais approché ne m'adressa pas un seul regard. C'était définitif, encore une approche raté.

- Alors Aishi, depuis quand tu abordes les gens comme ça, lâcha Eevee d'un ton presque désintéressé.

Je le regardais. Me leva, nettoyant mon manteau et repartit les mains dans les poches en fredonnant une chanson qui me trottait dans la tête depuis un bon moment. Je tira une moue bizarre.

" Comment aborde on les gens ? "

Un soupire désespéré s’échappa de ma bouche. Je baissai la tête et avança plus rapidement. Je m'assis au coin d'un arbre, sortant mon calepin, de la musique dans les oreilles et je me mis à dessiner ce paysage qui s'offrait à moi. J'avais l'impression que les gens me fuyaient à cause de mon statut d'hybride. Ou peut-être sentaient-ils que mon pouvoir contrastait avec mon apparence. Qu'en vérité j'étais cette fille froide qui ne demande rien à personne. Celle qui bosse pour oublier les évènements du passé et même ce sortir du présent. En laissant les choses arriver sans vouloir les changer. La fille cachant toutes ses émotions derrière un sourire. Le brouillon finie, je m'attaqua au line, changeant de playlist.

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MessageSujet: Re: Un grand sage sous un enfant [Hanabi Kitsuo, Connor R. Kenway, Aishi Nobuaki] Sam 20 Déc - 15:53



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Le jeune homme seul m’avait adressé la parole, puis un sourire que je lui avais rendu. Il avait l’air sympathique, malgré son attitude solitaire. Peut-être ressassait-il seulement de vieux souvenirs mélancoliques ?
Du coin de l’œil, je vis la fille près de Nao se relever pour s’en aller. Ils ne se connaissaient donc pas ? Je n’avais donc point dérangé en venant m’incruster entre eux ? A moins que ça soit mon arrivée qui ai refroidis l’atmosphère et qui ai précipité ce départ ? Je n’en avais aucune idée. Mais ce doute me mit mal à l’aise quelques instants, et je sentis de nouveau le froid s’emparer de chaque partie de mon corps. Puis c’est à cet instant que Naoto me sortit une phrase des plus étrange. « Hybride à l’âme carbonisée », m’avait-il appelée. Pourtant, il connaissait mon nom. Serait-ce alors ce mage détestable qui était revenu ? Non, ça ne pouvait être lui, j’aurais reconnu l’insolence dans sa voix, et il m’aurait affublée d’un nom ridicule. Alors  quoi ? Un autre mage, un autre esprit, veillant sur lui de temps à autres ?
Je regarde la silhouette de Naoto, essayant de percevoir ce qui se cache derrière le masque du jeune garçon, cette fois ci. Mais je n’y voyais qu’un visage imperceptible.
Intriguée, ma voix s’éleva après une longue réflexion, étouffée par les couches d’habit me séparant du froid :
« Mon fardeau, comme vous l’appelez, est ce qui fait de moi ce que je suis. Sans lui, je ne suis plus moi. Evidemment que, parfois, j’aimerais qu’il disparaisse. J’aimerais pouvoir goûter à ce fruit interdit qu’est l’eau, sous toutes ses formes. J’aimerais faire des batailles de boules de neiges, et laisser ma peau se délecter de la neige fraîche, sans que cela ne me brûle. Mais je serais une autre personne. Cela deviendrait quelque chose que je peux tout le temps faire, ce ne serait plus un désir ou un fantasme qui envahirait mes pensées. Ce serait tout simplement une action journalière qui effacerait l’enfant que j’étais auparavant, regardant sa mère s’effacer sous  ses yeux. N’est-il pas mieux d’avoir un fardeau portant un rêve, plutôt qu’une banalité ne portant rien ? »
Je ne savais pas d’où venaient mes paroles. Du fin fond de mon cœur, sûrement. Au fond, c’est vrai que ce fardeau faisait partie de moi, maintenant. En l’abandonnant, j’abandonnerais une partie de moi-même, cette partie qui fait de chaque être une personne unique. J’abandonnerais mon passé et mon avenir, tout ce qui a construit et construira ma vie.
Je regarde de nouveau Naoto – ou plutôt l’être inconnu qui l’habite. J’étais intriguée par cet être, cette chose. Elle était étrange, mais semblait intéressante. D’une nouvelle voix, toujours aussi faible, je demandais paisiblement :
« Qui êtes-vous, étrange personnage ? »


[Connor]

Les deux êtres auparavant côtes à côtes se séparent, et la demoiselle semble s’en aller avec mécontentement. Ont-ils été dérangés, ou alors étaient-ils étrangers ? Possible.
Le jeune homme commence à parler à la fille près de moi. Ils semblent se connaître. Je ne veux pas les déranger. Je me lève, lance un dernier regard à la surface brillante du lac, et fait demi-tour, non sans un grognement de Shana qui aurait voulu rester couchée tranquillement à profiter de la journée. Je marche sans spécialement regarder où je vais, laissant mes pas me guider comme ils le font toujours.
Puis soudain, j’aperçois la jeune fille de tout à l’heure, seule au coin d’un arbre. Elle n’était pas allée très loin. Inconsciemment, mes pas se dirigeaient vers elle, et avant que je n’aie le temps de réfléchir, j’étais déjà au pied de l’arbre, au-dessus d’elle, Shana derrière moi.
« Pourquoi restes-tu seule ? » Avais-je déclarer avec simplicité et curiosité.

Spoiler:
 



Merci à Ami pour cette belle présentation de RP :3


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MessageSujet: Re: Un grand sage sous un enfant [Hanabi Kitsuo, Connor R. Kenway, Aishi Nobuaki] Dim 21 Déc - 3:18

Mon visage et mes yeux se tournèrent à la concernée, elle semblait sous une pointe heureuse à mon observé. Tandis que l’un et l’autre se soulevait pour s’en aller, elle réfléchissait sous silence et sûreté. A me demander ce qu’elle réalisait, elle se décidait à le démontrer. Dans une expression rêveuse, elle me signifiait son avis à la question. Mon visage inchangé, mon identité était demandée. Transperçant, je me décidais à répondre à sa réponse. Une tirade s’entamait et je me trouvais sous une tonalité neutre.

-Car vous pensez savoir ce que vous êtes ? Sous votre regard, vous pensez être suffisamment grand et connaître suffisamment pour pouvoir affirmer ce que vous êtes ? Pour avoir la certitude de ce que vous êtes ? Sauf si je me trompe, vous continuez à découvrir ce que vous êtes jour après jour, instant après instant, et ce n’est que parce que vous pensez que vous n’avez pas changée sur ce point-là ou un autre point, que vous pensez signifier votre identité alors que c’était votre identité. Une personne vous ayant connu enfant et moi-même actuel, ne vous verra pas sous le même regard. De cette façon, ce n’est pas à travers vous-même que vous pourrez vous voir, mais seulement à travers les autres. Si vous ne saluez pas un de vos semblables en l’attaquant sauvagement par exemple, c’est bien car de votre regard, de ce que vous avez observée chez vos semblables, vous avez tirée l’enseignement qu’il est coutume de saluer d’une parole ou d’un geste. Vous n’êtes pas conscient de vos pensées, ce n’est pas vous qui dirigez vos pensées mais ce sont vos pensées qui viennent à vous ; lorsque vous avez de l’inspiration, une idée soudaine, par exemple. Et ensuite, si vous trouvez plaisir à l’inhibition même que vous offre votre incapacité à faire face au froid, alors je ne peux que vous encouragez à continuer votre chemin jusqu’à votre faiblesse. Comme ce n’est pas le mot « chien » qui aboie, ce n’est pas votre incapacité au froid qui vous offre le désir et l’envie d’envier, c’est bien vous-même. Vous vous offrez seulement intentionnellement une prothèse pour trouver encore une attache, une volonté, que ce soit pour vivre ou à supporter un handicap. Un « cache-misère », d’où son appellation. Vivre sous faiblesse et lâchement, et vivre sans faiblesse et courageusement, n’oubliez que votre objectif premier est de survivre et de vivre pour survivre. Si vous tenez à cacher votre faiblesse car vous ne supportez pas que tous ceux autour de vous ne possèdent pas votre faiblesse, alors vous feriez mieux d’avant tout commencer à accepter votre faiblesse en tant que telle. La solution de facilité n’est pas la meilleure, elle n’est qu’une transition entre le point départ et l’arrivé, là où vous retrouveriez la réelle difficulté. Et cette difficulté-ci est bien la solution de la souffrance, celle dont vous aviez peur. Il est temps de grandir, jeune Hybride.

Mon regard se détournait sur le lac gelé, sous la même expression. Je ne lui avais pas présenté mon identité mais je le fis.

-Zaulphir.

Je ne disais rien.

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MessageSujet: Re: Un grand sage sous un enfant [Hanabi Kitsuo, Connor R. Kenway, Aishi Nobuaki] Dim 1 Fév - 18:29

Bonjour !
Où en est ce RP ?
Merci de prévenir de son avancement par MP.
Si le RP reprend je supprimerai mon message.
Sinon je serai obligé de l'archiver.

Merci de votre compréhension.

EDIT du 11/03/2015 : En attendant le retour d'Aishi, je me permets d'archiver le RP. Quand vous souhaiterez le reprendre, n'hésitez pas à m'envoyez un MP, je me chargerai de le déplacer.


EDIT DU 13/04/2015 : A la demande Aishi, j'ai déplacé ce RP. Je supprimerai ce message lorsqu'elle aura posté sa réponse.

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MessageSujet: Re: Un grand sage sous un enfant [Hanabi Kitsuo, Connor R. Kenway, Aishi Nobuaki] Lun 25 Mai - 13:15

UP !

Où en est ce RP ? Cela fait plus d'un mois que Aishi dit vouloir y répondre, mais on ne voit toujours aucune réponse...

EDIT 31/05 : Aishi m'a envoyé un MP, elle n'a plus accès à internet pour le moment. Je laisse donc le RP ici Wink

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MessageSujet: Re: Un grand sage sous un enfant [Hanabi Kitsuo, Connor R. Kenway, Aishi Nobuaki] Mer 22 Juil - 19:46

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(Prévenez-moi par MP si vous souhaitez reprendre ce RP !)

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