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 We all have nightmares... [PV. Iggy Ride]

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Hanabi Kitsuo
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MessageSujet: We all have nightmares... [PV. Iggy Ride] Dim 13 Juil - 14:41



Fire Nightmare


feat. Iggy Ride


Il y avait du feu de partout. Les flammes venaient de tous les côtés possibles. Bien sûr, pour moi ce n’était pas un problème. Mais la maison était en feu, et j’étais sûre qu’il y avait encore des personnes dedans.
En fait, ce n’était pas vraiment une maison. Juste un paysage avec seulement du feu, encore et encore, ainsi qu’un ciel rouge, de façon à ce qu’on ne distingue pas jusqu’où montait les flammes. J’avais l’impression de me retrouver au cœur même du feu. Car peu importe dans quelle direction je regardais, je ne voyais que la couleur incandescente des flammes. Et, en y réfléchissant, il n’y avait pas de ciel. Le feu montait si haut qu’il dépassait les cieux. Et j’avais beau avancer, traverser les flammes, le paysage restait éternellement identique. Pourtant, je ne pouvais pas m’empêcher de courir. D’essayer de fuir, alors que le feu fait presque partie de moi, et qu’il ne me fait aucun mal. J’essayais de fuir ce paysage enflammé, effrayant. Il n’y avait pas de sol, pas d’arbre, pas d’herbe…  Et j’étais seule. J’avais beau crier, demander si quelqu’un était là, j’étais dans une éternelle solitude.
De temps à autres, des visages se dessinaient dans les flammes. Des visages familiers, d’une jeune fille et d’une femme. Les traits étaient difficiles à reconnaître avec les flammes, mais je savais que c’était ma mère et ma sœur. Et parfois, des corps fait de braise apparaissaient, et me regardaient d’un air accusateur et dégoûté. Ces corps de feu me montraient du doigt, se moquaient de moi, disaient que j’étais un monstre, une personne sans cœur, inutile sur terre. J’essayais de fuir, fuir leur mots, fuir leur vue. Je courais, et ils me pourchassaient, passant quelques fois devant moi grâce aux flammes permanentes du lieu.
A un moment, je me retournais pour voir si je les avais semés. Je ne vis que des flammes, mais lorsque je retournai ma tête pour regarder devant moi, une femme apparût subitement devant moi. Une femme aux longs cheveux d’or, aux oreilles animales, aux yeux creusés, et à une moue de haine. Elle tenait dans ses bras un corps ensanglanté d’une jeune fille aux cheveux blancs comme neige.
Soudain, alors que la femme que je reconnu comme ma mère me regardait avec un regard meurtrier, une flamme explosive l’emporta avec le corps ensanglanté de ma sœur. J’enfouis mon visage dans mes mains  et pleurais.
Puis, tout devînt noir

Lorsque j’ouvris les yeux, un cri strident retentissait. Je dû mettre quelques secondes avant de me rendre compte que c’est moi qui hurlai, et lorsque ce fut le cas, je mis de vitesse mes mains sur ma bouche pour couvrir le bruit. Je refermais ensuite ma bouche, et enlevai mes mains, encore tremblantes. Un cauchemar. Encore.
Il faisait nuit noire, et je pouvais entendre mes colocataires respirer. J’espérais ne pas les avoir réveillés. Enfin, je pense que si c’était le cas, j’aurais entendu « Ferme-la ! » ou quelque chose du genre. Là, je n’entendais que des bruits de souffle et de ronflements. Bien.
J’étais trempée de sueur. Ce qui me brulait un peu. Mes cheveux tombaient devant mes yeux, et ce n’est seulement lorsque je compris qu’il n’allait rien m’arriver que je me rendis compte que j’haletais encore. Je poussais donc un long soupir pour faire sortir tout le stress et la peur. Je me recroquevillais sur moi-même, et serrais mes cheveux entre mes doigts, me rendant compte que mes oreilles de renard étaient couchées. Pourquoi, pourquoi je devais encore faire ces cauchemars ? Je culpabilisais déjà assez comme ça, il ne faudrait pas non plus que la vie en rajoute ! Puis…  Peut-être que je n’aime pas ces cauchemars parce qu’ils montrent la vérité ? Peut-être que dans le monde des morts, ma mère et ma sœur sont réellement furieuses contre moi de ne pas avoir essayé de les sauver ?
C’en était trop. Des larmes coulaient sur mes joues et me brûlaient la peau. Je me levais et me dirigeais vers la salle de bain, puis fis couler de l’eau glaciale du robinet et en pris dans mes mains pour en jeter sur mon visage.
« Aie ! » murmurais-je. Je savais bien que l’eau me faisait mal, surtout de l’eau aussi fraîche. Mais j’avais besoin de me changer les idées. Je me retins de prendre une douche froide, par peur de fondre littéralement dans la douche. Je jetais un regard vers mon lit, où Kitsu dormait paisiblement. Je souris. J’aimais bien le regarder dormir. C’était apaisant.
Finalement, je pris une très courte douche gelée. Courte du genre une minute, parce que aussi froid, je sais que ça peut dégénérer très vite. J’eus si mal en sortant que je tapais mon pied dans un meuble, retins un hurlement en me souvenant que je n’étais pas seule, et me sécha en vitesse puis me rhabilla. Je m’assis ensuite sur mon lit, hors de questions que je me rendorme si c’était pour revivre un souvenir douloureux ou un cauchemar sanglant. Non, je ne dormirais pas. Mais je caressais Kitsu pour m’apaiser. Je voulais pleurer, mais je me contentai de sourire. Un peu. Bien que personne ne puisse le voir dans cette pénombre dominante, je souriais pour moi, pour me redonner du courage.

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MessageSujet: Re: We all have nightmares... [PV. Iggy Ride] Dim 13 Juil - 15:36

Iggy
Hanabi


We all have nightmares...
L
a nuit. Pour Iggy, la nuit évoquait le calme. Avant, elle lui évoquait de dangereuses aventures et des monstres cachés sous les lits mais dorénavant, elle n'était plus qu'un linceul de silence et de paix. Peut-être était-ce à cause de son familier... Nyra, la chouette effraie dont il avait hérité, n'aimait rien de plus que la nuit. D'ailleurs, elle était sûrement en train de voler et de profiter de ce monde qui était le sien... Il aurait aimé la suivre mais sa place était au fond des couvertures. Cependant, Iggy ne dormait pas. Il était perdu dans ses pensées, ce qui était assez rare pour lui. En effet, il faisait toujours tout son possible pour éviter de penser et préférait garder un chaos constant en tête. Mais là, au cœur de la nuit, ses pensées s'étaient calmées. Incapable de dormir, il était contraint de revivre son accident encore et encore.

Immobile dans son lit, il écoutait attentivement les bruits nocturnes. Le film de son dernier vol avant son arrivée à Tadakai passait en boucle dans sa tête mais ça ne l'empêchait pas de rester attentif à son environnement. Pourquoi s'était-il soudain mis à aimer la nuit ? Peut-être était-ce juste parce que les autres, les gens normaux, avaient naturellement peur de l'obscurité. Et le fait qu'ils aient peur d'un endroit où il était perpétuellement plongé, il considérait ça comme une petite vengeance. Une vengeance sur la vie et sur le destin qui avaient été si ignobles avec lui.

Oui, c'était sûrement pour ça qu'il aimait la nuit. Pas pour le calme et la paix mais pour cette haine qui moisissait au fond de lui. Mais ça, il ne s'en rendait pas compte. La jalousie qu'il entretenait vis-à-vis des autres, il l'ignorait complètement. Iggy était tout sauf un mauvais garçon et il ne voulait pas se mettre à détester le monde entier. Et pourtant, c'était une chose qui risquait d'arriver...

Par chance, quelque chose vint stopper là ses pensées noires. D'après ce qu'il pouvait entendre, il comprit qu'une de ses colocataires passait une mauvaise nuit... Sa respiration s'accélérait, puis s'arrêtait net, puis reprenait à toute allure... elle cauchemardait sûrement. Iggy espérait pour elle que son sommeil s'apaiserait mais, plus les secondes passaient, plus il avait l'air d'empirer. Et, finalement, elle se réveilla. En criant. L'aveugle ouvrit doucement les yeux, bien que ça ne changea rien pour lui. Il attendit un moment et comprit vite que personne d'autre ne se réveillerait. Que devait-il faire ? La laisser se rendormir ? Aller s'occuper d'elle ? Il n'avait jamais été doué pour ça, les relations...

Il attendit donc dans l'immobilité la plus complète. Un froissement l'informa que sa colocataire quittait son lit. Il entendit ses pas partir en direction de la salle de bains. Peu après, il perçut le son de l'eau qui coule. Heureusement que son ouïe s'était améliorée après son accident, qu'aurait-il fait sans elle ? Bien sûr, il avait dû apprendre à reconnaître chaque bruit, mais c'était vachement utile.

La fille revint un court moment après sa douche, en faisant un boucan de tous les diables - enfin, elle n'était pas si bruyante que ça, mais pour Iggy qui avait l'ouïe si fine... N'empêche que si elle avait dû prendre une douche, ça voulait dire que son cauchemar l'avait vachement secouée... L'ailé commençait à s'inquiéter pour elle. Surtout qu'il n'entendit pas le mouvement des couvertures - elle ne s'était donc pas recouchée. N'avait-elle pas l'intention de se rendormir ? Non, sûrement pas. En général, quand on fait un mauvais cauchemar, ça nous poursuit toute la nuit...

« Hey... »

Un murmure s'éleva dans la nuit. Iggy avait parlé tellement bas qu'il n'était pas sûr qu'elle l'ait entendu. Quoi qu'il en soit, il n'allait pas la laisser se débrouiller seule... il savait trop bien ce que ça faisait, que d'être livré à soi-même. Et s'il pouvait empêcher quelqu'un de vivre ça, il le ferait sans hésitation.

Il repoussa donc ses couvertures et se retourna en se redressant, s'asseyant sur son lit. "Se retourna", parce qu'Iggy dormait toujours sur le ventre. Dormir sur ses ailes, ça faisait vraiment un mal de chien ! En plus, ses ailes l'empêchaient de porter un pyjama - heureusement qu'il faisait chaud et qu'il pouvait dormir torse nu... C'était moche, quand même. Les autres hybrides s'occupaient à peine de leurs parties animales mais lui avec ses grandes ailes... Avant, ce n'était pas grave car elles lui permettaient de voler, mais maintenant qu'il était aveugle... Ah, depuis combien de temps n'avait-il plus volé ?

« Tout va bien ? »

Il murmurait toujours, juste assez fort pour qu'elle l'entende et juste assez bas pour ne pas réveiller les deux autres et leurs familiers. Il aurait bien voulu aller s'asseoir près d'elle mais il était susceptible de se prendre les pieds dans quelque chose et de s'étaler par terre sur les quelques pas qui le séparaient d'elle. Vive la crédibilité !

« T'as fait un cauchemar... Tu veux en parler ? »

En même temps, si elle ne voulait pas, il n'allait pas l'obliger, hein.

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Hanabi Kitsuo
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MessageSujet: Re: We all have nightmares... [PV. Iggy Ride] Dim 13 Juil - 19:03



My past, My secrets


feat. Iggy Ride


Un murmure léger retentit dans la chambre. Il fut si léger que je crus l’avoir entendu de mes pensées. Je m’étais d’abord pétrifiée au son du murmure, mais comme je n’avais rien entendu après, j’en avais déduis que c’était juste mon esprit qui me jouais des tours. J’avais donc soupiré de soulagement, continuant à caresser paisiblement le pelage de Kitsu. Je ne voulais pas que des gens se réveillent par ma faute. Je me sentais déjà assez coupable par mon passez, je n’avais pas besoin de me sentir coupable sur autre chose.
J’entendis des mouvements de couvertures et de quelqu’un qui se redresse. Pendant un moment, j’espérais que c’était juste la personne qui rêvait, mais un murmure, plus clair cette fois, confirma que quelqu’un s’était bien réveillé.
« Tout va bien ? »
Je rougis, mais dans l’obscurité la plus totale, je savais que ça ne se verrait pas. Je pensais que la personne allait me crier dessus, me dire que la nuit on ne doit pas hurler, qu’il faudrait que je me taise, que je fasse moins de bruit, enfin je m’étais créé tout un tas de scénarios dans ma tête, mais je ne m’étais sûrement pas imaginé quelque chose du genre. Je n’avais pas l’habitude que les gens prennent soin de moi. A part une seule personne. Mais sinon, jamais quelqu’un d’autre ne s’était inquiété à mon propos. Peut-être parce que j’avais du mal à rester souriante après ce qu’il s’était passé ? Peut-être parce que j’allais moins vers les gens ? Et peut-être parce que depuis l’incendie,  je n’aimais plus trop les humains normaux pour leur stupidité et leur tendance à être terrifié par tout ce qui sort du normal.
« T'as fait un cauchemar... Tu veux en parler ? »
La personne ne bougeait pas, il était donc difficile de savoir d’où venait la voix. Mais mes yeux s’habituèrent à l’obscurité, et je réussi à voir une silhouette assise sur un lit. La silhouette me parut grande, et je crus discerner de grandes ailes dans l’obscurité. Pour mieux m’adresser à mon interlocuteur, je regardais dans sa direction.
Je réfléchis ensuite à la question. Voulais-je parler de mon cauchemar ? Je ne sais pas. J’ai peur qu’on me juge, qu’on me dise qu’effectivement, je suis nulle et inutile. Que j’aurais pu sauver ma famille. Mais quand même, ça fait du bien de parler. D’exprimer ce qu’on ressent, de se relâcher un peu. De faire sortir tout ce qui nous tracasse. Et, après tout, je ne suis pas obligée de raconter tout mon passé. C’est juste que ça va sûrement relâcher un peu du poids que je porte sur mes épaule, de me confier.
Je répondis donc tout en chuchotant, pas trop fort pour ne réveiller personne, pas trop bas pour que la personne puisse entendre :
« Ça va… C’est juste quelques souvenirs pas très joyeux qui se transforment en culpabilité et qui reviennent me hanter… »
C’était un petit résumé, mais je ne savais pas vraiment ce que je pouvais dire. J’avais du mal à exprimer vraiment ce que je ressentais au fond, j’avais du mal à évoquer mon passé. Parce que j’avais honte de moi. Honte de moi à cette époque, et si c’était possible, je reviendrais en arrière pour changer mes actions. Mais si je voulais me sentir mieux, il fallait que je sois prête à assumer mes actes.
« Ma mère et ma sœur sont mortes dans un incendie… » Soupirais-je.
J’avais du mal à former mes mots. Je ne savais pas si je devais continuer ou pas. Peut-être que mon histoire l’ennuierait ? Et s’il s’en fichait ? Enfin, j’imagine que s’il m’avait proposé son aide, c’est qu’il devait vouloir m’aider. « Il ». Je ne l’avais pas vu, comment pouvais-je dire comme ça que c’était un homme ? Sûrement à sa voix…
« Enfin, ma sœur a été poignardée par des hommes, qui ont ensuite mis le feu, et qui ont ensuite perdu la mémoire…Et ma mère m’a ordonné de fuir, ce que j’ai fait alors que j’aurais pu l’aider à sortir de là. Et cette culpabilité, ainsi que ce souvenir, me pourchasse… »
Voilà. Je l’avais dit. J’avais assumé. Mais j’avais honte de mes paroles. Comment avais-je pu fuir alors que ma sœur perdait tout son sang et que ma mère allait mourir ? Comment avais-je pu les laisser là ? A la merci de la mort ?
J’étais maintenant gênée de comment allait réagir la personne à qui je parlais.
« Désolée de t’avoir réveillé » murmurais-je en baissant la tête, honteuse. Je ne faisais que nuire aux gens, je ne leur amenais que des ennuis. Je ne faisais que les déranger. Toujours.
Peut-être que je ne servais à rien, après tout. Peut-être que j’étais inutile. Peut-être que je ne méritais pas de vivre sur cette terre, vivre là où des milliers de gens bon vivent, de gens courageux, de gens braves. J’étais la plus lâche et la plus égoïste de tous. J’étais la plus horrible.
Car même sur ordre, aucun enfant ne laisse sa seule famille disparaître en fumée…


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MessageSujet: Re: We all have nightmares... [PV. Iggy Ride] Dim 13 Juil - 20:21

Iggy
Hanabi


We all have nightmares...
I
ggy attendit patiemment, écoutant attentivement afin de percevoir le moindre bruit. Il savait que son visage n'était pas tourné vers sa colocataire mais, même si ça le faisait paraître bizarre, il ne pouvait rien y faire. En effet, pour mieux entendre, il avait pris l'habitude de tendre l'oreille à ses interlocuteurs. Littéralement. Enfin bon, peut-être qu'avec l'obscurité, elle ne remarquerait pas ce léger détail ? C'était souvent ce genre de détails qui le trahissait. Mais rares étaient les gens assez attentifs pour y faire attention...

« Ça va… C’est juste quelques souvenirs pas très joyeux qui se transforment en culpabilité et qui reviennent me hanter… »

Elle avait l'air de s'être finalement décidée à lui parler. Iggy retint beaucoup de choses de ce premier murmure : tout d'abord, elle était traumatisée. Un peu comme tout le monde ici... Mais il n'y avait pas que ça. L'intonation qu'elle avait prise prouvait son hésitation. La clarté de sa voix montrait cependant sa résolution. Mais le léger tremblotement qu'Iggy perçut lui fit comprendre la fragilité de son interlocutrice...

« Ma mère et ma sœur sont mortes dans un incendie… »

Iggy se mordit la lèvre inférieure. Aïe... Décidément, personne ici n'avait de chance... Et ça le fit légèrement paniquer : le problème de sa colocataire était sérieux, très sérieux. Et s'il disait quelque chose de déplacé en voulant la consoler ? Le connaissant, c'était possible qu'il commette une horrible boulette, et lui-même en était conscient. Bon, il allait juste devoir faire attention et bien réfléchir avant de parler...

« Enfin, ma sœur a été poignardée par des hommes, qui ont ensuite mis le feu, et qui ont ensuite perdu la mémoire… Et ma mère m’a ordonné de fuir, ce que j’ai fait alors que j’aurais pu l’aider à sortir de là. Et cette culpabilité, ainsi que ce souvenir, me pourchassent… »

Iggy fut pour le moins choqué par cette révélation. Et lui qui se prenait pour une victime avec son handicap... Cette pauvre fille avait vécu bien pire ! Il se sentit soudainement assailli de remords : quand on se rend compte qu'on n'arrête pas de se plaindre de sa condition sans connaître les horreurs que d'autres ont vécu, ça fait mal. Mais il se reprit bien vite : ce n'était pas le moment de continuer à s'apitoyer sur son sort.

Ce qu'il ne comprenait pas, c'était la culpabilité dont elle était assaillie. La pauvre n'avait rien fait de mal... Regrettait-elle d'être la seule rescapée ? Aurait-elle préféré mourir à la place de sa sœur ou de sa mère ? Mais échanger les places, ça n'aurait rien changé... Et à l'entente de son récit, Iggy comprit la noblesse d'esprit de sa mère. Certes, il ne la connaissait pas du tout, et elle aurait très bien pu être une femme horrible, mais elle avait préféré que sa fille vive plutôt que de vivre leurs derniers instants ensemble. Et ça, ça voulait dire beaucoup...

« Désolée de t’avoir réveillé... »

Cette simple excuse suffit à lui briser le cœur. Mine de rien, Iggy était un garçon vachement sensible. Apparemment, la culpabilité rongeait constamment sa colocataire, et ce même dans les petites choses. L'hybride ailé, même sans comprendre ce qu'elle vivait - car il ne pouvait prétendre la comprendre -, savait à quel point ce mal pouvait détruire une personne. Alors il allait faire de son mieux pour la réconforter, même s'il n'était pas doué pour ça...

« Ne t'excuse pas, je ne dormais pas... Et même si tu m'avais réveillé, où est le mal ? On est dans la même chambre, on doit s'entraider ! »

Il essayait de paraître enjoué, histoire de ne pas se perdre dans la tristesse et les pleurs. Il souriait, sans savoir si elle le verrait ou pas, mais il souriait quand même. Mais le sujet était on ne peut plus sérieux et le sourire de l'aveugle s'effaça peu à peu.

« Je suis désolé pour ta famille... »

Son ton était sincère. Il n'avait jamais perdu personne et, honnêtement, il n'osait pas imaginer ce que ça lui ferait. Et penser qu'une fille de son âge - ou à peu près, il ne savait pas vraiment - avait déjà vécu tout ça...

« Mais tu sais, je pense que si ta mère t'a dit de partir, c'est qu'elle savait qu'il n'y avait pas d'autre solution. Elle voulait te sauver... Elle devait vraiment énormément t'aimer... »

Un doux sourire était revenu sur les lèvres de l'hybride. C'était un sourire calme et triste. Il n'y avait rien de plus puissant que l'amour d'une mère et il avait beau se plaindre de la sienne et de sa manie à vouloir le protéger du moindre danger, il savait qu'il ne serait rien sans elle.

« Les mères, elles savent des trucs sans que personne ne sache comment. C'est leur propre pouvoir, et c'est bien plus fort qu'un simple "instinct maternel". Elles savent exactement ce qu'il faut faire pour protéger leurs enfants... Et elles savent quand elles doivent les laisser partir, que ce soit de leur gré ou non... »

Il ne savait plus vraiment ce qu'il disait mais il espérait qu'elle n'allait pas mal le prendre. Ce qu'il avait voulu dire par là, c'était que sa mère savait qu'elle allait mourir et qu'elle ne voulait pas emporter sa fille dans la mort avec elle. Mais Iggy était aussi maladroit dans ses paroles qu'il ne l'était en vrai, alors il ne savait pas s'il s'était bien fait comprendre...

« Et puis, c'était le seul moyen... Le seul moyen de continuer à veiller sur ta sœur tout en t'offrant une longue vie heureuse. En tout cas, elle voulait sans aucun doute que ta vie soit heureuse. Alors, ça ne sert à rien de te blâmer... A la place, profite de la vie qu'elle t'a offerte. »

Son ton était toujours aussi doux et compréhensif. Comme quoi Iggy pouvait se transformer du tout au tout, une fois confronté à une situation sérieuse... Il aurait aussi aimé demander des informations sur le père mais il jugea qu'il n'en avait pas le droit. Cette histoire ne le concernait pas et c'était déjà bien qu'elle lui ait expliqué tout ça. En plus, elle était peut-être super énervée à cause de ce qu'il lui avait dit... Mais, pour l'aveugle qu'il était, aucune façon de le savoir...

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MessageSujet: Re: We all have nightmares... [PV. Iggy Ride] Lun 14 Juil - 15:37



Forgiveness


feat. Iggy Ride



« Ne t'excuse pas, je ne dormais pas... Et même si tu m'avais réveillé, où est le mal ? On est dans la même chambre, on doit s'entraider ! »
Cette phrase m'avait coupé le souffle. Elle exprimait une bonté incroyable. Elle exprimait un altruisme que je n'avais jamais vu auparavant. Elle exprimait quelque chose que je ne me souvenais pas avoir déjà vu, quelque chose que je n'arrivais pas vraiment à nommer.
« Je suis désolé pour ta famille... »
C'était sincère. Je le sentais dans sa voix. C'était étrange, de sentir que quelqu'un qui était là pour m'aider. Quelqu'un qui essayait de me réconforter...
« Mais tu sais, je pense que si ta mère t'a dit de partir, c'est qu'elle savait qu'il n'y avait pas d'autre solution. Elle voulait te sauver... Elle devait vraiment énormément t'aimer... »
Les larmes me montèrent aux yeux, mais ne coulèrent pas. Et s'il avait raison ? Si ma mère avait vraiment voulu me sauver ? Si dans la mort, elle m'aimait plus que tout ? Mais il y avait quelque chose qui n'allait pas... Le feu ne risquait pas de me faire mal, alors craignait-elle les hommes ? Les connaissait-elle ? Nous avait-elle caché un lourd secret ? Ma vie entière changeait sur ces quelques phrases.
« Les mères, elles savent des trucs sans que personne ne sache comment. C'est leur propre pouvoir, et c'est bien plus fort qu'un simple "instinct maternel". Elles savent exactement ce qu'il faut faire pour protéger leurs enfants... Et elles savent quand elles doivent les laisser partir, que ce soit de leur gré ou non... »
Les larmes ne se retinrent plus, et coulèrent sur mes joues alors que je relevais la tête. Ce n'était pas des larmes de tristesse, mais d'émotion. Elles étaient pleines d'émotion, parce que je sentais quelqu'un qui voulait m'aider. Je sentais le réconfort, et je sentais le poids sur mes épaules s'alléger. Je sentais le pardon, venant de moi-même. Pendant longtemps, je ne me suis pas pardonnée pour cet abandon lâche. Et grâce à ce colocataire inconnu, je commençais à pardonner ma personne, à me sentir mieux vis-à-vis de ma famille. Je me sentais un peu comme un papillon, libéré de sa chrysalide.
« Et puis, c'était le seul moyen... Le seul moyen de continuer à veiller sur ta soeur tout en t'offrant une longue vie heureuse. En tout cas, elle voulait sans aucun doute que ta vie soit heureuse. Alors, ça ne sert à rien de te blâmer... À la place, profite de la vie qu'elle t'a offerte.»
Ce fut la cerise sur le gâteau.  Je n’avais jamais pensé à ça. Les larmes coulèrent de plus belle, et un sourire s’afficha sur mon visage. Ma sœur, bien que j’aurais voulu penser le contraire, était morte quand le feu a été déclaré, et je n’aurais pas pu la sauver. Et ma mère, elle, ne pouvait traverser le feu comme moi. Et elle ne pouvait abandonner sa fille morte, comme ça. Alors elle m’avait offert la vie. Elle savait peut-être que si elle avait fui sans emmener ma sœur avec nous, je ne lui aurais jamais pardonné. Alors, elle a préféré faire en sorte que je vive ma vie. Mais elle n’avait pas pensé que je me blâmerais, moi. Mais je ne lui en voulais pas. Parce que c’était une bonne mère. Et elle ne pouvait pas exactement deviner tout ce que j’allais faire. Elle ne pouvait pas tout prévoir, même si c’était ma mère.

J’essuyais mes joues, car les larmes commençaient à me bruler à cause de mon pouvoir, et il ne fallait pas non plus que je transforme cette chambre en cocotte-minute  à force d’être trempée et de créer de la vapeur. Et puis, moi ça me fait mal quand je suis trempée. Ça peut me tuer même. Donc je préfère prendre des précautions.
Dans un soupir de soulagement, exprimant mon sentiment de nouvelle liberté et de pardon, je murmurais :
« -Merci… »
Je restais silencieuse quelques temps, car j’avais envie de pleurer. Pleurer d’émotion, lâcher des milliers de sanglots et de « Merci », mais ça ferait peur et ça réveillerait tout le monde, alors je pris le temps d’avaler tous ces pleurs, puis repris ensuite :
« Merci énormément. Ça m’a fait beaucoup de bien ce que tu m’as dit… »
Il était gentil. Il était réconfortant. Il ne me connaissait même pas, et il m’aidait… Enfin, maintenant il connaissait mon passé. Et moi, je ne connaissais rien de lui, mais ce n’est pas ce qui importait. Je laisse les  gens me parler de ce qu’ils veulent.
« Je pense que je me sentais particulièrement coupable parce que je suis insensible au feu, et que j’aurais pu rester dans la maison pour l’aider… Mais je suppose qu’elle m’a fait fuir à cause des hommes. »
Même si je me sentais mieux, cette histoire était à tirer au clair. De simples hommes, j’aurais pu les mordre avec mes dents aiguisées, ou les attirer dans le feu et les regarder mourir… Mais je sais que je n’en aurais pas eu le courage. Même pour une vengeance, je ne peux pas regarder quelqu’un mourir. Il faut que j’aide la personne, sinon je me sens coupable après.
D’ailleurs, j’étais redevable à ce garçon qui m’avait tant aidé. Même si ce n’était quelques phrases, ça m’avait remonté le moral, et je lui devais bien ça.
« Si tu as besoin de quelque chose, ou de parler, je serais là. » Chuchotais-je avec un grand sourire. Une phrase sortit ensuite toute seule de ma bouche.
« Puis, tu dois avoir un passé quelque peu douloureux toi aussi, si tu ne dors pas… »
Je n’avais pas dit cela sur le ton de l’insistance. Je n’allais pas l’obliger à me raconter toutes ces mésaventures, ou tous ces bonheurs. C’est juste que, sachant qu’il m’avait aidé, je voulais l’aider en retour. Je voulais savoir ce que je pouvais faire, même si je ne pouvais pas faire grand-chose. S’il avait du mal à dormir, quelques soient ces problèmes, je voulais l’aider pour qu’il puisse avoir des nuits paisibles, comme les miennes le seront sûrement après cette nuit.
Je voulais aider, moi aussi.


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MessageSujet: Re: We all have nightmares... [PV. Iggy Ride] Lun 14 Juil - 18:23

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We all have nightmares...
I
ggy attendit patiemment une réponse. Il ne voulait pas la brusquer et restait calme dans son coin, toujours attentif aux moindres bruits.

« Merci… »

Il sourit doucement, soulagé qu'elle n'ait pas mal pris ses propos. A première vue (enfin, "vue"...), il semblait avoir réussi sa mission de la réconforter. Sur le coup, il était plutôt fier de lui. Encore une fois, il ne répondit rien et préféra laisser à sa colocataire tout le temps dont elle aurait besoin pour se remettre.

« Merci énormément. Ça m’a fait beaucoup de bien ce que tu m’as dit… »

Son sourire s'élargit. Il ne savait pas qu'il pouvait être doué avec les mots. Au contraire, il pensait être maladroit et gauche mais, apparemment, il savait se débrouiller !

« Je pense que je me sentais particulièrement coupable parce que je suis insensible au feu, et que j’aurais pu rester dans la maison pour l’aider… Mais je suppose qu’elle m’a fait fuir à cause des hommes. »

Il acquiesça doucement. L'insensibilité au feu, hein ? Utile ! C'était mille fois plus cool que son truc à lui... Même maintenant, il ne se sentait pas toujours à l'aise quand il devait dévoiler son pouvoir. Des fois, il lui arrivait même de mentir...

« Si tu as besoin de quelque chose, ou de parler, je serais là. »

La phrase le surprit. Il ne s'attendait pas à ça, il ne s'attendait pas à ce qu'elle veuille lui rendre la pareille... Non, elle aurait dû profiter de son aide et en rester là, ou bien lui reparler de temps en temps quand elle en aurait besoin. Iggy n'aurait pas considéré cette réaction comme quelque chose d'égoïste mais comme quelque chose de normal. Ça faisait tellement longtemps qu'on ne s'était plus intéressé à lui qu'il avait l'impression de ne pas exister. Enfin si, il existait toujours, mais pas dans la même dimension que les autres. Lui, il vivait dans une dimension obscure et hostile, alors peut-être qu'il était lui-même devenu une ombre aux yeux de ses camarades... Et puis, il n'avait toujours pas vraiment acquis la réalité de son accident. Un coin de son esprit espérait encore qu'il se réveillerait de cet affreux cauchemar...

« Puis, tu dois avoir un passé quelque peu douloureux toi aussi, si tu ne dors pas… »

Elle avait raison. Elle était perspicace et pas égoïste pour un sou. Le fait qu'elle le prenne en considération alors que lui-même se prenait parfois pour le pire victimisé du monde en oubliant tous les autres... Il eut encore des remords, mais tâcha de les recaler dans un coin isolé de son cerveau le plus vite possible.

« Eh bien, je suppose que tout le monde a un passé plus ou moins douloureux, ici... Je pense que très peu de gens dorment vraiment sur leurs deux oreilles à Tadakai... »

Iggy, après la perte de sa vue, avait développé une sensibilité extrême. Ainsi, il pouvait percevoir l'atmosphère générale d'un lieu et des trucs du genre... Tadakai était un pensionnat vivant, où il y avait beaucoup de rires et de bons moments mais, derrière tout ça, l'ailé avait pu comprendre que beaucoup d'élèves portaient de lourds fardeaux...

« En ce qui me concerne, je dois t'avouer que la vie n'est pas des plus simples... »

Et si, finalement, il lui disait tout ? Dans les quelques personnes qui avaient conscience de son handicap, très peu en connaissaient la raison. La plupart supposait qu'il était né ainsi, mais c'était faux. Et c'était ça qui faisait vraiment mal. Le fait d'avoir vu tant de choses et d'avoir tout perdu...

« On ne vous a pas informées quand je suis arrivé et on n'a jamais vraiment eu l'occasion de se parler, mais je pense que c'est logique que tu le saches et puis, je crois que c'est le bon moment pour te le dire. Premièrement, je m'appelle Iggy. »

Ouais, même les présentations n'avaient pas été faites. L'établissement avait une de ces organisations... enfin bref. Iggy aurait bien aimé se présenter dès le début mais, le jour où il avait emménagé, aucune de ses colocataires n'était présente. Et c'était plutôt difficile pour lui de les retrouver en classe ou dans les couloirs pour faire connaissance...

« Deuxièmement, mon familier est une chouette des plus désagréables. Je sais pas ce que t'as eu toi, mais si ton familier est genre une souris ou un oiseau, 'fais gaffe à lui. »

Depuis que Nyra avait failli bouffer le chat d'Haneko, Iggy était devenu conscient que sa chouette pouvait être dangereuse et que, pire encore, il ne pouvait pas la maîtriser.

« Et puis, hum... »

Allez, cette fois, il ne pouvait plus reculer ! Il fallait qu'il le dise une bonne fois pour toutes... Mais, en même temps, comment pouvait-il annoncer une chose pareille ? Il ne voulait pas effrayer sa colocataire, encore moins la rendre mal à l'aise...

« En fait, je... Je... »

C'était plus difficile que ça en avait l'air, mine de rien. Il ne savait pas qu'il aurait tant de mal à le dire... Et depuis quand est-ce qu'il balbutiait, déjà ? Il soupira, histoire de se calmer, et essaya de prendre une voix ferme.

« Je suis aveugle. »

Voilà, c'était dit ! Sa voix avait flanché juste avant le mot fatidique, mais il n'avait pas pu l'empêcher. De plus, le mal-être se lisait partout sur son visage et ses ailes se ratatinèrent contre son dos. Il avait peur. Peur de la réaction de cette fille qu'il ne connaissait pas. Et pourtant, il avait envie d'en parler. De parler de son accident, de sa vie d'avant, et de ce qu'il ressentait maintenant qu'il vivait dans le noir...

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Hanabi Kitsuo
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MessageSujet: Re: We all have nightmares... [PV. Iggy Ride] Mar 15 Juil - 21:05



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J’attendis la réponse du garçon avec patience. Être insomniaque est une chose, mais on ne le devient pas comme ça. Il y a toujours une raison à ne pas dormir. Comme moi, qui fait des cauchemars de mon passé. Il ne devait pas forcément faire des cauchemars, mais il y a bien quelque chose qui l’empêchait de dormir…

« Eh bien, je suppose que tout le monde a un passé plus ou moins douloureux, ici... Je pense que très peu de gens dorment vraiment sur leurs deux oreilles à Tadakai... » Dit-il.
Il n’avait pas tort. Enormément de gens à Tadakai ont vécu des choses pas joyeuses. Peut-être même tous les élèves. Ils n’avaient pas forcément vécu une perte, mais quelque chose de tout aussi traumatisant. Après tout, si on parle d’école de magie, c’est que nos pouvoirs ne sont pas trop contrôlables. Alors, il suffit d’une perte de contrôle pour certains cas et après, les gens sont traumatisés.

« En ce qui me concerne, je dois t'avouer que la vie n'est pas des plus simples...»
Je me demandais bien ce qu’il avait pu vivre, lui. On est tous marqués par ce qui peut arriver dans notre vie. Ça laisse une marque, quelque part dans notre esprit. Ça laisse un traumatisme, quelque part dans l’âme. Ça laisse un flot de sentiments incontrôlables. Et, dans tous les cas, ça change complètement le fil de notre vie.
« On ne vous a pas informées quand je suis arrivé et on n'a jamais vraiment eu l'occasion de se parler, mais je pense que c'est logique que tu le saches et puis, je crois que c'est le bon moment pour te le dire. Premièrement, je m'appelle Iggy. »
C’est vrai que je n’avais jamais entendu parler de lui. Et qu’on n’avait même pas fait les présentations non plus. J’imprimais donc l’information dans mon cerveau : Il s’appelait Iggy. Comme ça, ça serait plus facile pour moi de le retrouver si jamais je veux le remercier. Parce que j’avais encore du mal à discerner ses traits, dans l’obscurité, et que je n’allais pas le retrouver à la voix. Enfin, après, peut-être ne voudra-t-il pas de mes remerciements. Mais de ce que je savais après ce début de discussions, Iggy était gentil et attentionné.
« Deuxièmement, mon familier est une chouette des plus désagréables. Je sais pas ce que t'as eu toi, mais si ton familier est genre une souris ou un oiseau, 'fais gaffe à lui. »
Je me retins de rire. Du coup, je le fis mentalement, ajoutant un grand sourire sur mon visage. Ça m’étonnerait que les chouettes soient friandes de gros renards… Enfin, après, ça dépend de la taille de la chouette. Si c’est genre une chouette géante, il faudra que je pense à cacher Kitsu sous les couvertures, voir sous le lit…
« Et puis, hum... »
Quelque chose semblait le troubler. Lui faire peur. Il avait l’air d’hésiter à me dire quelque chose. Il continuait à balbutier, comme s’il n’arrivait pas à se décider. Pendant un instant, j’ai cru qu’il avait un terrible secret à révéler, du genre « J’ai tué quelqu’un » ou « Luke, je suis ton père ! » même si je doutais beaucoup qu’Iggy me sorte une phrase du genre. Bien que je ne connaisse pas son passé, j’étais sûre qu’il ne tuerait personne, bien que ces balbutiements commencèrent à m’intriguer. Et s’il était un criminel ? Et s’il avait commis des crimes horribles ? Après tout, comme je l’ai dit, je ne connais pas son passé…
Iggy me stoppa net dans mes pensées en sortant ce qu’il avait à dire :
« Je suis aveugle. »
La phrase résonna dans ma tête, et d’un côté je fus soulagée qu’il ne me sorte pas l’un des scénarios auxquels j’avais pensé, alors que de l’autre je me sentais soudainement triste pour lui. Mais je fus surprise qu’il ait peur d’en parler. Enfin, si je me mettais à sa place, je pense aussi que j’aurai peur de le dire, mais je serais quand même contente que les gens le sachent, parce que ça m’enlèverait un poids. Mais après, je n’ai jamais été aveugle non plus.
« Tu dis ça comme si tu en avais peur, comme si les gens allaient te fuir à cette nouvelle… Pour quelle raison ? »
Mon ton était curieux. C’est vrai, personne n’allait le fuir parce qu’il était aveugle. Pas moi en tout cas. Je trouvais ça lâche, de ne pas forcément aimer quelqu’un parce qu’il est aveugle. On ne doit pas aimer quelqu’un selon sa condition, mais par son être. Qu’il soit moche ou beau, sourd ou muet, mince ou gros, ou aveugle, il faut l’aimer par ce qu’il est au fond de lui. Si vous rencontrez une personne magnifique et mince, mais qui est horriblement méchante, il ne faut pas trainer avec elle, même si elle est belle. Alors que si vous rencontrez quelqu’un d’extrêmement doux, gentil, adorable et attentionné, mais qu’il n’est pas forcément beau, ou qu’il n’est pas parfait, il faut quand même traîner avec cette personne. Parce que c’est le fond qui compte.  
Je me levais, et m’avançais jusqu’au lit d’Iggy, puis m’assis à terre face à Iggy. De là, j’arrivais à le détailler. Il était grand, même assis, et avait des cheveux roux. Et il avait bel et bien des ailes dans le dos, je n’avais pas rêvé.  Il était donc hybride, lui aussi.
« Tu sais, ton handicap ne fais pas peur, si c’est ce que tu penses… En tout cas, il ne me fait pas peur. Et en aucun cas je fuirais. Même si tu avais tué quelqu’un, je n’aurais pas fui.»
Je souris, même si je savais qu’il ne pouvait pas le voir. Je ne savais pas vraiment que dire, j’avais peur de le vexer.
« Au fait, ne me suis pas présentée, excuse-moi. Je m’appelle Hanabi, et je suis ravie de te connaître. Et à moins que ta chouette soit capable de manger un grand renard doté de neuf queues, je pense que mon familier est à l’abri ! »
Je souris de nouveau, en laissant échapper un rire. Je voulais qu’Iggy se sente bien, et qu’il ne soit pas mal à l’aise à cause de son handicap. Parce que moi, ça ne me mettait pas mal à l’aise. Pas du tout. Même si, au fond, je savais que ça ne devait pas être facile. J’imaginais toutes les remarques, tout ce qu’on avait pu lui dire, et ça me fendait le cœur.
« Je suis désolée pour ton handicap… », dis-je sincèrement, en essayant tout de même d’exprimer que je ne me sentais pas du tout mal à l’aise.
« C’est arrivé comment ? »
Je me surpris moi-même à poser cette question. Il était vrai que rares étaient les personnes qui naissaient aveugles, à moins qu’il y avait un problème. J’avais donc réfléchi instinctivement. Mais il était possible qu’Iggy fasse partie des rares cas, comme il était possible que ça soit arrivé un jour. Dans ce deuxième cas, je trouvais ça encore plus triste, qu’il ait pu voir avant, pour se retrouver aveugle. Je le plaignais, sans le dire. Parce que ça pouvait le vexer, et en m’imaginant à sa place, je n’aimerais pas être plainte du matin au soir.
Donc, je restais silencieuse, attendant sa réponse.


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Merci à Ami pour cette belle présentation de RP :3



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