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 La demoiselle en détresse. [PV.Hanayo Reizawa]

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MessageSujet: La demoiselle en détresse. [PV.Hanayo Reizawa] Ven 9 Mai - 18:40


Aujourd'hui, je serais une Super-Girl !
PV ~ Hanayo Reizawa





Enfin du soleil ! Toute la semaine il faisait vraiment moche dehors, un temps à dormir comme une marmotte, je n'osais même plus sortir un pied à l’extérieur de peur de me retrouver trempée jusqu'aux os comme la dernière fois, quel souvenir quand même. Du coup, j'ai passé la semaine entière dans ma chambre à m'occuper comme je pouvais. Entre les couloirs, la salle de repos, et de temps en temps la bibliothèque pour trouver quelques livres sur les fleurs. S'en était trop, il fallait que je prenne un peu d'air. Et une fleur sans lumière ne pourra jamais devenir une belle et grande fleur... Ah non comment ça ? C'est pas ce que je suis déjà ? Mmmh... Passons, j'ai ouvert grand les rideaux pour faire entrer les quelques faibles rayons de soleil dans ma chambre, ça sentait la mort par ici, alors j'ai aussi profité d'ouvrir légèrement une fenêtre pour faire entrer cet air pure. Je voulais pas traîner, et perdre toute la ma journée dans cette chambre, il était tôt, autant en profiter. Alors rapidement, j'ai pris une douche, j'ai séché mes cheveux et je me suis dirigée vers mon armoire afin de choisir la tenue que j'allais mettre aujourd'hui. J'ai décidée de mettre un petit top avec une veste fine par dessus, ainsi qu'un short en jeans et des collants pour éviter d'avoir froid. Je me suis posée devant mon miroir, je ne savais pas réellement où j'allais me rendre en fin de compte. Peut-être une simple promenade pour me rafraîchir les idées. Je me questionnais tout en me maquillant en même temps et en ajoutant quelques barrettes à ma longue tignasse. J'ai regardé une dernière fois la photo de mon frère qui était scotchée sur mon miroir, il me manque, je voulais le retrouver, et je n'avais toujours pas perdu l'espoir d'un jour le revoir. Mais qui sait... Je me suis levée en essuyant la petite larme qui me pendait dans le coin de l’œil. J'ai enfilé mes ballerines, enroulé une écharpe fine autour de mon cou fin et ainsi qu'une petite veste au cas où. Pas besoin de sac à main, un peu d'argent dans la poche suffisait amplement, et je ne sortais pas pour une sortie exceptionnelle.

C'était fort agréable de recevoir cet air frais sur ma peau. Mes cheveux détachés volaient dans les mouvements du vent. J'appréciais ces petits moments, et pour un dimanche où nous avions pas de cours, c'était encore plus l'extase. J'allais un peu à l'aveuglette, entre chaque ruelle je regardais les vitrines sans entrer dans les magasins, c'était plus de la curiosité qu'autre choses, et je n'avais pas vraiment les moyens de m'acheter des habits de luxes. Puis, je me suis retrouvée dans la rue des marchands, là peut-être que je pouvais trouver mon bonheur, souvent les prix étaient raisonnables, et il y avait de quoi se faire plaisir avec quelques petites bricoles. Je voulais justement trouver des décorations pour ma chambre, elle était un peu morte et sans vie, des petites fleurs par-ci ou par là ne lui ferait pas de mal. Je regardais chaque stand, on avait de la peine à circuler avec le nombre de gens qui traversaient la longue rue. Il y avait plus de mamies et de papys avec leur chariot qu'autre chose, c'était marrant à voir, et on finira tous ainsi un jour ou l'autre de tout de façon. Soudain, j'ai sursauté en entendant en quelque sorte des bruits de briques ou de tuiles peut-être. Le marché se trouvait juste à côté d'un bâtiment en pleine construction,  heureusement il y avait une sécurité autour, mais pas assez grande à mon goût. Je marchais lentement en regardant dans l'air les ouvriers en train de bricoler le haut de cet immeuble gigantesque. A leur place, j'aurais le vertige d'être perchée là-haut. Mais subitement, sur le haut du toit, une longue tige non identifiable était tombée. Avec le vent, sa trajectoire s'est légèrement déplacée et il allait tomber tout droit dans la zone non sécurisée. Tout s'est passé très vite, il y avait justement une jeune fille qui se trouvait juste en dessous de ce long machin encore inconnu. Instinctivement je me suis mise à courir dans sa direction.

« ATTENTION ! »

D'un geste rapide et lourd, je l'ai poussé juste à temps avant que cette tuile atteigne le sol. On s'était retrouvée les deux par terre avec le choc. Rapidement, j'ai jeté un œil à mon genou, il me faisait très mal, quelle merde j'avais gagné. Et en plus mon collant était troué et foutu et juste prêt à être jeté à la poubelle. J'ai soupiré doucement, et j'ai posé mon regard sur l'inconnue, elle était belle, et j’espérais qu'elle n'ait rien contrairement à moi.

« Heu... Tu vas bien ? J'espère que tu n'as rien... »

Je me suis vite levée en essayant de ne montrer aucuns signes de souffrance sur mon visage tout en tenant mon écharpe qui glissait de mon épaule. Je lui ai tendu rapidement la main pour l'aider à se relever en regardant la poutre qui pouvait s'écraser autant sur elle que sur moi. Elle a eu chaud, on a eu chaud, elle pouvait y passer si celle-ci lui avait tombé sur la tête, j'ai froncé les sourcils en imaginant la scène.

« En tout cas, je n’imagine pas la douleur si tu l'avais ramassé en pleine figure ! »

Lui dis-je avec un grand sourire, plus de peur que de mal comme on le dit si souvent. Les quelques passants nous regardaient avec des regards inquiets, mais pas un seul ne venait vers nous pour nous demander de l'aide. C'est connu, les gens sont toujours là en tant que spectateur, c'est plus intéressant que de venir en aide ou de voir si il y a un problème. Comme ces ouvriers qui nous regardaient de là-haut mais qui ne disaient rien, certainement de peur de se ramasser une brossée par moi ou cette inconnue que je venais tout de sauver. Si je pouvais user de ma magie pour paralyser leurs membres et qu'ils s'écrasent du haut de leur immeuble, avec plaisir j'aurais exécuté ce plan, mais ne soyons pas aussi sadique, et revenons à cette charmante demoiselle.



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MessageSujet: Re: La demoiselle en détresse. [PV.Hanayo Reizawa] Lun 19 Mai - 10:37


Une rencontre.


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L'odeur des pins qui embaumait l'air des froides montagnes me manquait cruellement alors que je traversais les rues marchandes de la ville. Les grands arbres verts, la poudreuse à perte de vue et le ciel bleu parfois plus gris que le pelage des loups, tant de dangers pour tant de beauté. C'était un monde au cœur duquel le ronron des autos n'avait aucune place, pas plus que les avions où les humains. Je me souviens encore des jours où  mon frère s’entraînait à la flûte, perché sur une branche de sapin tandis que je m'acharnais à suivre les traces des voyageurs perdus et des familiers corrompus. Ces souvenirs emplis d'une douce nostalgie me rappelent à chaque minute qui passe combien Tadakai est diamétralement oppposé à l'image que rend ma contrée natale.

Entre les montagnes gelées et Nara, il y a bien plus que des kilomètres et un espace. Si dans mon village les gens fêtent les solstices vêtus de kimonos, ici les hommes préfèrent pianoter sur des objets rectangles aux touches nombreuses et à la forme sophistiquée. Les jeans et les jupes remplacent les yukatas. Parfois, on dirait presque, que les femmes tentent de se découvrir les seins plutôt que de les cacher. Pas que ce n'est pas beau, juste que pour moi, qui ait vécu de la façon la plus bohème qui soit, au cœur d'un pays où l'hiver se fait Roi, c'est inhabituel. Je n'avais jamais vu de télévision de ma vie, encore moins de radio ou de téléphone portable. Les mots auraient d'ailleurs sonné creux, si Ikaku n'en avait pas parlé dans ses rares lettres. Honnêtement, je ne sais toujours pas m'en servir.

Les gens se pressaient entre les stands. Dans l'avenue, plusieurs enseignes colorées s'alignaient les uns après les autres en droites parallèles. L'endroit aurait presque pu faire propre et rangé, si on oubliait les formes parfois étranges et difformes des boutiques du coin. Je n'aurai jamais cru voir une échoppe en forme de cœur rose pétant, si je n'étais pas tombée devant après un détour maladroit. C'était tellement atypique, l'inverse du petit marché qui animait parfois ma campagne où chaque bâtisse étaient faites de bois. Un coude se pressa dans le bas de mon dos et je retins un hoquet. La troisième fois que je me faisais bousculer depuis le matin. Le chemin pourtant large était bondé, à tel point qu'il me paraissait difficile d'inspirer. C'était une vraie marée humaine qui ondulait le long du trottoir -par vague- et, à être sans arrêt collée ou coincée, je commençais à étouffer. Il n'y avait rien à y faire, je n'aimais pas les lieux, c'était trop surpeuplé, trop bruyant, trop pollué, trop dans la généralité.

Les lèvres un peu sèches, je tentais de réajuster encore le nœud de ma cravate d'uniforme. Je n'avais que ça à me mettre sur le dos. Ikaku, -le fieffé renard- avait refusé que je sorte vête de ma tenue de prêtresse. Il avait prétexte que non seulement d'attirer inutilement l'attention, on risquait de me prendre pour une excentrique. Et, il refusait strictement que je lui fasse mauvaise réputation. Comme s'il n'avait pas déjà bien tartiné le terrain. La cracotte doit déborder de nutella par tous les côtés, j'en suis certaine. Le nœud n'était pas égal. Avec une pointe d'irritation, je m'acharnais à défaire et refaire le ruban blanc. Je n'aimais pas ce qui n'était pas bien fait.

-Attention !!!

Une seconde et un battement de cil. C'est ce qu'il avait fallu pour me rappeler à la réalité, loin du futile détail qui avait distrait ma vigilance habituelle.  Une planche éclata au sol dans un grand bruit et si je restais stoïque, je m'en voulus spontanément de ne pas l'avoir vu venir. Mes fesses avaient tapé fort sur le madacam, un choc dont mon coxis se souviendrait. Heureusement, je n'étais pas blessée. On ne pouvait pas en dire autant de celle qui venait de me sauver. Des yeux dorés, des cheveux colorée, la jeune fille qui me faisait face avait une allure bien particulière. Elle était jolie et me faisait contraste d'une façon si parfaite que cela en était comique. Elle avait aussi une voix forte. Un timbre qui ne tremblait pas. La manière dont elle se releva, fournissant un effort évident pour ne pas grimacer lui donna droit à mon estime en plus de ma reconnaissance.

-Oui....merci de m'avoir sauvé. -dis-je en époussetant mes genoux poussiéreux, après m'être redressé.

Mes yeux se focalisèrent sur sa blessure. Rouge et sanguinolente, il n'y avait pourtant pas de quoi s'alarmer outre mesure, bien que désinfecter la plaie serait nécessaire. Incapable de savoir quoi dire, je me contentai de faire ce que je savais le mieux faire, agir. Mes doigts revinrent se poser sur la cravate de mon sailor, que je défis. Le tissu coulissa docile entre mes annexes et c'est muette que je m'accroupis auprès d'elle, le temps de l'enrouler autour de la plaie.

-Je suis désolée. Mon inattention vous a fait du tort. Laisse-moi donc vous escorter jusqu'à l'auberge médicale la plus proche. Connaissez vous la guérisseuse du coin ?

Hors de propos, mes paroles devaient sonner étranges et complètement décalées. J'en avais conscience. Un passant échangea avec son voisin un regard étonné. Je remis une mèche en place derrière mon oreille. Que pouvais-je y faire ? Je ne connaissais rien à la Terre.  


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MessageSujet: Re: La demoiselle en détresse. [PV.Hanayo Reizawa] Sam 24 Mai - 13:27


Aujourd'hui, je serais une Super-Girl !
PV ~ Hanayo Reizawa





Je pense que j’aurais gagné ma journée si je n’avais pas intervenu. Sincèrement, je ne voulais pas assister à un macabre aussi horrible dans cette journée qui s’annonçait plutôt ensoleillée. En plissant les yeux, j’ai levé le regard dans le ciel, des nuages blancs se mettaient en travers des rayons de soleil gentiment, mais ça n’annonçait rien de méchant pour le moment, espérons le. Les remerciements de la brunette me faisait sourire doucement, mon regard s’était reposé sur elle qui tentait tant bien que mal de se remettre sur pieds.

« Ne me remercie pas voyons ! »

C’était mignon de sa part, mais je ne voulais pas de remerciements, je trouvais naturellement normal d’agir ainsi. N’importe qui l’aurait fait à ma place, enfin, je l’espère… Ce monde est devenu tellement triste que c’est connu, c’est chacun pour sa gueule et les autres se débrouillent, mais cette société m’écœure de plus en plus. Les gens préfèrent regarder les scènes que d’agir en tant que héro, ou tout simplement comme un être en vie avec des émotions et un cœur. Eux ce qui les intéressent c’est les rumeurs, les médias, de nouvelles choses à raconter, à part sortir leur téléphone ils ne savent rien faire d’autres. Après c’est bien dans mes habitudes, ou plutôt dans ma nature d’agir ainsi. Pendant que je me questionnais sur le monde de notre jour mon intention était posée dans le vide total, mais un geste physique sur ma blessure m’a rappelé à la réalité sous a douleur, l’inconnue était en train de protéger ma plaie d’une fine toile de tissu. C’était agréable d’être au petit soin d’une inconnue, au même moment je venais de penser que je ne m’étais pas présentée encore. Mais les paroles de la demoiselle m’a coupé dans mon élan, quelle horreur ! Elle ne doit surtout pas s’excuser… Je faisais des signes avec mes mains pour lui faire comprendre que ce n’était vraiment pas nécessaire qu’elle s’excuse, ce n’était pas de sa faute, et ça pouvait arriver à n’importe qui. Mais soudain, j’ai été surprise de sa question, une… Auberge médicale ? Guérisseuse du coin… ? J’ai ouvert grands les yeux, je retenais mon sourire pour ne pas la mettre mal à l’aise, mais je me suis trahie et je me suis mise à éclater de rire tel ‘’une grosse vache’’ comme disait souvent mon ancienne meilleure amie que j’ai perdu contact depuis deux ans maintenant. Je mettais mes mains devant ma bouche.

« Hum… !! Je suis trop trop trop désolée je ne voulais pas ! »

Je n’arrivais pas à arrêter de rire, j’étais dans un fou rire pas possible, et je devais mettre mal à l’aise la jeune brunette. J’ai pris une bonne inspiration, et j’ai serré une nouvelle fois le foulard autour de ma blessure. Quand enfin je m’étais calmée de ma grosse crise, je me suis redressée face à la fille.

« Excuse-moi, mais… Ne me vouvoie surtout pas ! J’ai l’impression d’être une vieille croûte ! »Lui dis-je avec un sourire pour calmer mon petit jeu.

Elle n’avait pas l’air d’être plus vieille que moi, je me sentais mal à l’aise qu’elle me parle ainsi alors que je m’étais permise de la tutoyer dès ma première communication avec elle. Et ça je sais que c’était plutôt une mauvaise habitude de m part, on a tous nos défauts. Bizarrement, en prenant le temps de contempler son visage, j’avais l’impression de l’avoir déjà vu quelque part, mais moi et les prénoms ainsi que les visages ce n’étaient pas du tout mon fort. En fin de compte c’était drôle, mais j’avais bien compris ce qu’elle voulait dire, vu que nous étions dans une rue marchande, il n’y avait certainement pas de médecins, ou d’infirmiers proches de nous, sauf si je devais retourner au pensionnat, mais comme elle décrivait la chose, c’était bien drôle, comme si elle sortait tout droit d’un autre monde, ou plutôt un monde médiéval ou magique...

« Et ne t’en fais pas, ce n’est qu’une petite blessure de rien du tout, au fait, attends moi deux secondes. Enfin… Décales-toi d’ici, je ne voudrais pas voir cette fois autre chose te tomber du haut de cet immeuble ! »

Et je ne rigolais pas, des fois à mes entraînements avec les autres filles du groupe des pom-pom girls, ça m’arrivait de me faire bien plus mal que ça. J’avais toujours un humour légèrement déplacé, mais je n’aimais pas mettre les gens à l’aise non plus, pas trop du moins. Justement, je voulais vite calmer le jeu, je ne savais pas si elle était vraiment pressée. Je me suis vite retournée en allant dans un petit stand qui se trouvait non loin de nous. J’ai achetée deux bouteilles d’eau et je suis retournée vers l’inconnue en lui tendant une des deux bouteilles.

« Tiens, ça va te faire du bien, je crèèève de soif ! Au fait, je me nomme Hoshiko Naiki, et toi ? »

C’était peut-être temps que je me présente. Je voulais lui dire que j’avais l’impression de l’avoir déjà croisé quelque part, mais je ne voulais pas précipiter les choses, peut-être que j’en avais déjà fait assez pour le moment. Attendant sa réponse, je lui tendais toujours sa bouteille toute fraîche.



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MessageSujet: Re: La demoiselle en détresse. [PV.Hanayo Reizawa] Dim 6 Juil - 9:50


Une rencontre.


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Il allait être difficile de ne pas me trahir. Au pire des cas, je risquais de passer pour une personne un peu étrange. Mais sa façon de rire m'en disait long sur ce qu'elle devait penser. Ce n'était pas un rire moqueur, davantage une mélodie hilare qui signalait que ma façon de m'exprimer l'avait surprise dans un bon sens. La façon qu'elle avait de glousser à gorge déployée, me rappelait Ikaku, le sarcasme en moins. Je me demande jusqu'à quel point ceux de Tadakai devaient me considérer bizarre, comme figée hors du temps par mes principes shintoïstes et les règles de vertus des mikos. Cela ne me dérangeait pas plus que ça, bien que ma fierté eût été un tantinet blessée le premier mois. Dans mon pays, ma vocation était ardue et les gens admiraient ce que je faisais. Néanmoins, j'étais censée être pieuse et modeste, sans jugement sur ceux qui m'entouraient. J'ai ainsi ravalé mon orgueil d'adolescente blessée. Si je ne maintiens pas mon cœur pur, je serai incapable d'apaiser les mauvais esprits.

« Hum... !! Je suis trop trop trop désolée je ne voulais pas ! »

Je lui fis un petit signe, signalant que ce n'était pas grand chose. Elle était polie, en tout cas, cela suffit à faire sourire mes yeux. Je crois. Elle semblait plutôt hyper-active et joyeuse comme personne. Le type extrêmement sociable à qui la vie scolaire réussissait plutôt bien. Un tantinet jalouse sur les bords et avec des petits copains à la pelle tous plus beaux les uns que les autres. Je tâcherai toutefois de ne pas m'arrêter sur cette première impression et mes préjugés. Je ne la connaissais absolument pas et jusqu'à présent, elle avait été d'une sympathie qui me touchait plus que je ne le montrerai jamais.

«« Excuse-moi, mais... Ne me vouvoie surtout pas ! J'ai l'impression d'être une vieille croûte ! Et ne t'en fais pas, ce n'est qu'une petite blessure de rien du tout, au fait, attends moi deux secondes. Enfin... Décales-toi d'ici, je ne voudrais pas voir cette fois autre chose te tomber du haut de cet immeuble ! »


Alors que je m'écartai de quelques pas, comme elle l'avait suggéré, je songeai que ça allait être également compliqué de ne pas la vouvoyer. Je me voyais mal lui expliquer que par principe, je n'étais pas autorisée à être familière avec les gens, ni proches d'eux d'ailleurs. Tandis qu'elle s'éloignait, sa peau légèrement tannée par l'été, brillante sous les chauds rayons du soleil, je sentais venir à moi un problème épineux. J'allais devoir jouer la comédie et ce n'était pas ma spécialité. Je n'étais pas une bonne actrice, ni une bonne menteuse. Des qualités que je prêtais à mon frère et que j'aurai quand même été ravie de posséder. La phrase "toute vérité n'est pas bonne à dire" s'appliquait dans nombre de cas. Je ne considérais pas forcément le mensonge comme de l'hypocrisie dépendant de certaines situations. Au moins, elle semblait allait véritablement bien, cela m’enlevait un certain poids de la poitrine. Un peu de culpabilités qui avait commencé à s'accumuler et noyer mes émotions de noire. Hésitante, je tendis une main tremblante pour récupérer la bouteille fraîche. La matière plastique était tellement différente de ma gourde en peau d'ours. Je la fixai une très longue minute avant de répondre platement à ses présentations.

-Et moi, je m'appelle Hanayo Reizawa.

Silence. Étais-je censée ajouter quelque chose ? Je débouchai le bouchon et le rebouchai deux fois à la suite incapable de savoir qu'elle était la bonne démarche à suivre.

-Merci à v...toi...pour la bouteille. Je ne peux pas rester sans rien t'offrir en échange. Aimez-v-tu les pâtisseries ? Au faite, vous, tu....

Je toussotais, comme pour m'éclaircir la gorge.

-Tu es étudiante ?

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MessageSujet: Re: La demoiselle en détresse. [PV.Hanayo Reizawa] Lun 11 Aoû - 14:51


Aujourd'hui, je serais une Super-Girl !
PV ~ Hanayo Reizawa





J'étais heureuse d'être aux présentations, étrangement j'étais intriguée par cette jeune fille. On aurait dit une petite perdue dans une ville gigantesque avec des termes bien étranges. N pourrait aussi penser qu'elle vient d'un autre monde autre que la terre. Je savais vaguement qu'il y avait un monde parallèle au nôtre qui était Hybriland. Mais elle ne pouvait pas venir de là-bas vu que tout ceux qui viennent de cet endroit, son mi-humain, mi-animaux. Je le savais car depuis quelques temps pas mal d'hybrides sont venus s'inscrire à notre école. Sauf si elle était une ancienne rebelle qui a été renvoyé à l'époque... Non ce n'est pas possible, elle à l'air si gentille, je ne peux pas me permettre de penser ça d'elle. Mais passons, elle devait juste avoir beaucoup d'imagination cette Hanayo, ou elle était une accro aux jeux vidéos médiéval qui sait. J'ai affiché un grand sourire en me courbant légèrement face à elle comme signe de politesse.

J'ai ouvert le bouchon de ma bouteille, et d'une traite, je l'ai vidé jusqu'à la moitié. J'avais vraiment soif, et ça faisait du bien de se rafraîchir les idées. Tout en fermant ma bouteille, de l'autre main j'ai essuyé mes lèvres qui étaient légèrement humides. J'ai déposé ma bouteille dans mon petit sac à main, en regardant Hanayo. Elle n'avait pas soif ? Ou elle était indécise et elle ne savait pas ce qu'elle voulait. C'était mignon à voir. Elle me remercia pour la bouteille, et j'étais heureuse de voir qu'elle faisait un effort pour cesser de me vouvoyer. Mais soudain, elle avait annoncé le mot d'alerte, pâtisseries ? Mais J'ADORE ça ! Mes yeux étaient remplis d'étoiles et je tenais fortement mes deux mains ensemble comme si je me retrouvais sur un petit nuage. Et j'avais déjà l'eau à la bouche. Par la même occasion elle m'a posé une question. J'ai attrapé une main d'Hanayo en la regardant droit dans les yeux.

« Tu ne te rends juste pas compte de ce que tu viens de me dire là... J'ADORE LES PÂTISSERIES ! Tu me vends du rêves, et je connais une petite pâtisseries tout près d'ici, viens, viens ! »

Sans attendre sa réponse, j'ai tiré sa main pour qu'elle me suive. Je n'avais pas oublié sa question, et c'était malpoli si j'ignorais celle-ci, mais il y avait plus important et ça ne devait pas attendre. Après quelques mètres en lui disant que les pâtisseries c'est super bon, qu'il y a que ça de vrais, nous étions enfin arrivées devant cette petite boutique. Ce que j'adorais ici, c'est qu'ils ont des petites tables à l’extérieur.

« Tiens prends place, je viens dans une seconde ! »

J'ai déposé mon sac à côté d'elle, je lui faisait déjà confiance, ce qui n'était pas étonnant chez moi. En entrant à l'intérieur de la pâtisserie, une petite sonnette se fit entendre et une charmante demoiselle habillée en Maid m'a accueillis. C'était la petite particularité de cette petite boutique. J'ai passé ma commande en indiquant où nous étions installées Hanayo et moi même. J'ai commandé un plat spécial car dans ce menu, il y avait un vaste choix. Le prix y était en effet, mais au moins, nous avions un plateau avec des petits gâteaux à la fraises et à la crème, des petites tartes au chocolat et même des biscuits, cookies, ainsi que des cupcakes, et des macarons, j'ai ajouté aussi un baba au rhum, une touche d'alcool, c'est juste délicieux. La serveuse allait nous servir dans quelques minutes, en attendant je suis retournée vers Hanayo en prenant place face à elle. Heureusement qu'il faisait encore beau dehors, on pouvait profiter de déguster ces pâtisseries à l'air, même si le paysage autour de nous n'est pas le meilleur de tous.

« C'est raffiné ici, tu vas adorer ! C'est super bon, aïe aïe, je vais devoir dire au revoir à mon régime vilaine ! » Dis-je en regardant mon bidon qui était plat comme tout.

Ce qui est drôle, c'est qu'à la base on aurait dit qu'elle voulait m'inviter, au final, on pourrait penser que c'est moi qui le fait, mais c'est connu, je fais souvent les choses sans demander l'accord aux autres.

« Alors pour te répondre, oui en effet je suis étudiante, tu connais... Tadakai ? Enfin je te dis ça car ton visage m'est familier. »

Soit elle vient pas de ce lycée, soit elle va me prendre pour une folle en indiquant un nom d'école inconnue.



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La demoiselle en détresse. [PV.Hanayo Reizawa]

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