Beau temps au RDV. Sors ton maillot o/ Il va faire très chaud ~ 35 ° à prévoir en après-midi.

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☼ Sayuri Hesediel & Izaya Kanzoku → "Miss Hesediel traine avec d'autres garçons dans le dos de son mari... Elle a été surprise dans les bras d'un homme blond, elle pleurait et semblait bien le connaitre. Serait-ce son amant ?"
Pure Evil ~

☼ Izaya Kanzoku → On raconte que le bureau du professeur d'anglais a été saccagé par une explosion et un effondrement de toutes les surfaces métalliques. Mauvais coup ou vengeance personnelle?
Magneto
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 Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa]

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MessageSujet: Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa] Dim 27 Avr - 23:21


Une soirée normale...


C’était vraiment la soirée moisie. Le genre de soir où je fais des heures supp. Le genre de soir où c’est un môme qui va payer pour avoir foutu ma journée en l’air. Le genre de soir, où c’est ta fête, Isa… Ca fait un moment que tu me gaves. Tu te la joues reine du bal, mais au final t’es juste une tête à claque à l’égo qui mériterait juste d’être traîné dans la boue une bonne fois, histoire de te rappeler qui t’es dans la chaîne alimentaire de Tadakai. Tu fais peut être peur à tous tes camarades, mais là, t’es allé jouer avec plus méchant que toi. Et tu sais comment ça marche, plus ils sont gros, et plus ils cognent dur. Celle là t’y coupera pas. J’ai tout prévu, ta sœur jumelle a été envoyée chercher un bouquin au CDI pour son prof adoré. Maintenant c’est entre toi et moi, miss.

Je me fiche de qui tu es, tu te fiches de qui j’ai été, quand j’en aurais fini avec toi tu seras contente de retourner dans le placard où tes parents t’ont enfermée toutes ces années. Je fulmine là, mais genre gravement. Cinquième cigarette. Le plan est parfait, j’arrive par son ombre, je la ramène dans les ténèbres, et je lui fais sa fête. Elle n’en saura rien. Non je n’ai aucun problème de gestion de la colère, c’est juste que j’exprime fortement mon mécontentement.

D’ailleurs, c’est qui encore cet élève qui n’est pas dans son lit à cette heure ? Tiens tiens … quand on parle du loup… Voilà Miss Isalynn qui s’amuse à se balader dans les couloirs ? Tu sais que tu n’as rien à faire dans les parages ? On n’est pas dans le dortoir là. Attends… elle va vers le portail là ? Hum, c’est louche… Le temps de passer dans les ombres pour la suivre discrètement… Elle se retourne souvent pour vérifier que personne ne la suit. Qu’est ce que tu comptes bien faire… Tu marches vite, à pas feutrés… Aucun doute, tu prépares un truc pas clair. Mais les ombres sont partout à cette heure, je peux donc facilement te suivre sans me faire voir. Et nous voilà arrivés au portail… Là je me dis que quelque chose cloche quand même. Mais ?! Malheureuse !!! Elle a passé le portail ! Mais qu’est-ce que tu as dans le crâne bon dieu !


_Isalynn… tu es une imbécile…

Ce fut mon court monologue avant de passer le portail moi aussi.




OH PUTAIN !! C’est quoi cette chaleur digne du purgatoire ? Il doit faire au moins mille degrés ici !! Oh non… Le désert miraculeux… Isa… Pourquoi ? Le soleil me cogne le crâne, astre de mort qui m’assaille de ses feux. Bon… J’ai déjà dû survivre dans un désert… Mais toi, miss ? est ce que tu es équipée pour ça ? Ma cape me protège du soleil et garde ma tête au frais, et je sais plus ou moins comment trouver de l’eau. Mais toi, peux-tu faire face à ce silence oppressant ? Au soleil de plomb ? Aux innombrables dangers inconnus ?


Allez, cigarette. Par chance, je vois tes traces de pas dans le sable. Avec de la chance, je te rattraperais assez vite pour te garder en vie. J’avance. Maze me suis, essayant de repérer une ombre marchant seule dans le désert. Cet endroit est aussi fade et désolé que ton visage Isa. Ca ne m’étonne pas que tu sois tombée ici. Du sable… du sable… encore du sable… Pas un bruit. Pas un pet de vent. Des ossements d’animaux… Pas de cadavre de Isalynn… Dommage en un sens. Mais d’un autre côté, il valait mieux que je te ramène en un seul morceau, vivant de préférence le morceau. Sinon j’allais encore avoir des soucis.
Je crois que je discerne une silhouette au loin… Visiblement c’est elle.

« ISALYNN !! »

J’ai crié plusieurs fois dans ce vide humain, peut être qu’elle m’entendrait ? De toute façon, je marche plus vite qu’elle on dirait. Alors forcément, je la rattrape rapidement. C’est bien la demoiselle paumée dans le désert… J’arrive à quelques mètres. Je vais bientôt être à son niveau… Reste à savoir dans quel état je vais la retrouver…
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MessageSujet: Re: Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa] Lun 28 Avr - 18:36






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"Un duo bien insolite..."

Isalynn Darknessia and Aazzlaaroth Finnegan

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Rien n'allait ce soir. J'avais passé une journée affreuse, obligée de partir des cours vers 15h, j'avais essayé de purger ma migraine de toutes les façons possibles. J'ai voulut hypnotiser un élève qui passait par là, ça ne marchait pas. Ranger la chambre par la simple force de ma pensée? Désastreux. Le mal de tête ne faisant qu'amplifier je décidait de m'arrêter là. J'avais vider la boite d'aspirine, ainsi que le reste de me idées. Je m'étendit sur le lit et m'endormis, épuisée. Je me réveillais vers 18h, le mal de tête avait disparut mais la chambre était sans dessus dessous comme si il y avait un tremblement de terre. Je regardait les infos sur mon téléphone rapidement mais il n'y avait rien eut. J'entreprit de tout ranger à la main jusqu'au moment où quelque chose tomba au sol. Je fit en pas en arrière, porta la main à mon visage et me mit à trembler comme une feuille.

Je me passais sous douche, comme si ça allait y changer quelque chose. Je tendit la main vers ma serviette et celle ci valdingua à l'autre bout de la salle de bain. Bien sûr ce n'était pas volontaire. Je sortis et m'habilla, sécha mes cheveux, puis en me regardant dans le miroir, celui ci se brisa en mille morceaux. Sympa, j'ai compris le message. Moins drôle, il y avait des éclats partout dans la salle de bain. Je sortis et fermais la porte, ayant la flemme de ranger maintenant. Une fois dans la chambre  je voulus ranger un peu mes affaires et poussait un peu celles d'illyna ce qui me provoqua une vision d'empathie, me montrant Illyna en ce moment même. Je lachais les affaires et reculais, tentant de reprendre mes esprits.  Les visions était rares mais violente, surtout celle ci qui me retourna totalement.

Je comprenais à présent que je ne contrôlais plus rien. Foi de Isalynn Darknessia, sans contrôle je n'était plus rien. J'avais endurer tant de chose pour maitriser ce pouvoir à la perfection! J'avais du parfois laisser Illyna de coté pour ne pas la blesser, endurer les migraines, supporter d'entendre toutes ses pensées sans pouvoir les filtrer, recevoir les émotions des gens emmêlée dans un flot ininterrompus.  Et pour ça pour quoi? Pour revenir au point de départ?! Dans un accès de rage, j'envoyais valser tout le contenu du bureau et me retrouva nez à nez avec la photo de ma jumelle. Il fallait que je la préserve, encore comme toujours. Si tout ça se passait encore, je savais ce qui se passerai, je perdrais le contrôle.  Il fallait que je trouve un lieu isolé, ou je pourrais laisser échapper ce flot de magie qui me vrillait les neurones... En y repensant, Hybriland  me semblait être la bonne solution. Je me fichais de leur monde et surtout, j'étais sûre de ne pas blesser Illyna en allant dans une autre dimension.

Résolue, je sortis de la chambre où j'avais laissé un mot à Illyna en lui disant que tout allait bien, de ne pas s'inquiéter, et de faire attention en entrant dans la salle de bain. Je pris la direction du portail, me retournant de temps en temps pour ne pas être suivie. Je savais que les élèves n'avaient pas trop le droit de passer le portail seuls. J'était certaines en revanche que déchainer sa magie sur le pensionnat n'était pas trop réglementaire non plus, surtout de la part d'un membre du comité. Je pris enfin la direction du portail et me retrouva éblouie par tant de soleil et de chaleur, alors qu'il faisait nuit à Tadakai. Je m'éloignais du portail et regardait aux alentour. Le néant, rien que du sable à perte de vue, nulle âme, nul bruit, pas même le vent. Je relâchais la pression et me mit à genoux. Soudain, le sol se mit à trembler, c'était ce qui avait du se passer dans la chambre. Je sentais cette force gronder en moi mais qui n'arrivait pas à sortir! Quand j'entendit mon nom comme un murmure. Il semblait étouffé alors qu'il n'y avait aucun relief ici. Etait-ce une hallucination? Par précaution de je dégainai avent de dire à mon tour.

-Qui est là? Je vous préviens ses balles sont enchantées de manière à répondre à mes désirs, et en ce moment je ne vous veux pas du bien qui que vous soyez!

En plissant les yeux je vis une forme encapuchonnée. Finnegan? Que faisait il ici? Peu probable que ce soit une hallucination, pourquoi voudrais je infliger ça à mon esprit, il souffrait bien assez en ce moment. Je le vis avancer, inconscient. Mais pourquoi est ce qu'il m'avait suivie? C'est si difficile de vouloir être seule?! Je ne pouvais relâcher pleinement mes pensées sans risquer de l'atteindre. Je lui fit signe de s'arrêter.

-Ne vous approchez pas! Restez en retrait! Repartez à Tadakai je...je vous suivrais! Laissez moi juste 5 minutes!

A nouveau quelque chose vint se mêler au sable, je touchais mon visage et avec effroi constatais mon état. Il ne fallait pas qu'il voit ça où il tenterait absolument de me ramener à Tadakai où je mettrais tous les élèves danger. Un nouveau tremblement du col détourna mon attention et Finnegan en profita pour arriver devant moi. J'essayer de me détourner mais il était trop tard.

-Ne regardez pas!

Du sang s'écoulait par mon nez, signe que la migraine ne faisait qu'empirer. Ayant de surcroit consommer beaucoup d'aspirine celui ci était d'autant plus fluide. Je tentais d'arrêter la micro hémorragie mais rien à faire.






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MessageSujet: Re: Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa] Mar 29 Avr - 13:06


Behold the minds of the shadowmancer


Le duel commençait déjà. Le grand encapuchonné terrifiant, la peste capricieuse. Au moins, c’était clair, pas de fioriture, de discussion, rien du tout. A peine arrivé, elle pointe une arme sur moi. Je voulais déjà te faire passer la soirée de ta vie, en plus tu me donnes des raisons sur un plateau d’argent. Ne jamais donner à quelqu’un comme moi de raisons de te faire du mal. Parce que tu sais que je vais le faire, Isa.

En attendant, tu as l’air patraque. Regarde-toi, Miss. Tu me fais pitié. On dirait une junkie en manque qui se fait cueillir par un flic. Je regarde la jeune femme, qui semble complètement en proie à la panique. Enfin, on dirait qu’elle sait ce qui se passe, mais elle ne sait pas comment gérer.  Par contre, tu me fais rire avec ton magic gun. déjà, d'où tu as une arme en dehors de la zone de combat toi ? Ne soyons pas si protocolaire, il est temps de jouer le prof de sciences occultes dans toute sa splendeur.

"Qui est là? Je vous préviens ses balles sont enchantées de manière à répondre à mes désirs, et en ce moment je ne vous veux pas du bien qui que vous soyez!

-Isa ! C’est moi, Mister Finnegan, je voulais te voir et t’ai vu passer le portail… Pose cette arme. Elle est certes puissante. Mais insuffler  ta volonté dans ces balles épuisera ton esprit déjà bien sollicité. Sois raisonnable."

C’est bien les pétasses de 17 ans ça. Rien dans le crâne, mais bon dieu ça se croit au dessus de tout. Tu peux te la péter avec tes grands airs. A l’heure actuelle, tu n’es rien de plus qu’une gamine terrifiée, en proie à un conflit que je n’ai pas encore identifié.

-Maître ! Prenez garde, je sens une énergie psychique incontrôlée s’échapper du corps de cette jeune fille ! »

Merci Maze, cette info m’est précieuse. Mais là de toute façon, la situation est tendue, elle est vraiment comme un animal blessé, prête à se défendre. Mais je n’ai pas le choix. Nous sommes sans eau dans cet enfer, on a un compte à rebours au dessus de la tête. Et toi encore plus.

Energie incontrôlée ? voilà qui est intéressant. Et en effet, je constate que tu sembles bien en galère. Cela dit, avant de pouvoir t’aider, Isa, et t’empêcher de te blesser, il va falloir que nous réglions le souci de la pétoire pointée sur moi. Alors que je m’approchais, la demoiselle me fit un signe de la main.

"Ne vous approchez pas! Restez en retrait! Repartez à Tadakai je...je vous suivrais! Laissez moi juste 5 minutes !


_Ne m’oblige pas à te neutraliser, sur un terrain dégagé comme celui-là, en plein soleil, tu n’as aucune chance contre moi, et 5 minutes dans le désert peuvent te coûter cher. Et c’est… Mais c’est du sang ça ?"

A ce moment il y eut une secousse. C'était inattendu, pour sûr. J'ai trébuché. J'étais moi aussi à genoux, essayant de conserver un équilibre précaire sur ce sol meuble et évasif. Quel merdier.


On était mal. Le vent s’était levé, il recouvrait nos traces de pas. Impossible de savoir d’où nous étions venus. Par pitié, pas une tempête de sable, pas maintenant… surtout que Isa semble perdre du sang. Je le vois sur le sable chaud. Et je sens cette odeur métallique.
Tu pourrais te contenter d'utiliser ta magie et la pulvériser. Affaire réglée non ? Mais là, tu dois faire ce qui te semble juste. Et en l’occurrence, ça veut dire sauver cette horripilante créature à la fierté ma foi bien mal placée…

« Tu perds ton sang, Isa. T’as quoi dans le crâne ? Et me réponds pas « un cerveau » tu ne fais que prouver que tu es une irresponsable immature là. POSE CE FLINGUE ! »

Le sang continue, grain de sable dans cet immense sablier. Le chrono est lancé, et visiblement il ne s'arrête pas. J'approche doucement, à tâtons, comme une vermine rampante. Si ça ne s’arrête pas rapidement, paumés dans le sable, ça va être plus compliqué que prévu dans peu de temps. Et ça y est, le vent a recouvert nos traces de pas…
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MessageSujet: Re: Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa] Mar 29 Avr - 23:21






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"L'explosion Cristalline"

Isalynn Darknessia and Aazzlaaroth Finnegan

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Les choses ne pouvaient pas aller mieux. D'abord ce dérèglement de pouvoir, puis les migraines hématiques, le souk dans la chambre, Finnegan qui me suis alors que j'avais rien demandé, et maintenant il voyait ce qu'il m'arrivait. Chance ou pas, le décor changeait et on ne voyait plus le portail. Si on ne voyait plus le portail, dur dur de me forcer à rentrer! Par reflexe je pointais toujours d'une main mon revolver devant le prof, sans trop réfléchir à ce que je faisais.  Sans la maîtrise de mes pouvoirs, une balle pouvait très bien partir sans mon consentement et me faire accuser de meurtre sur professeur. Nombreux serait ceux qui me remercierai, mais bon...je me ferais exclure, j'irais en prison et pas facile de plaider l'homicide involontaire. Quoique ce sera ma parole contre celle d'un mort puisqu'on étaient seuls ici. Non Isalynn. Oublie ça. Je rengainai donc mon flingue qui avait l'air de stresser un peu le prof de S.O.  et tamponna mon nez avec ma main pour essayer de ralentir l'hémorragie.

-Qu'est ce qui vous à prit de me suivre? Et comment vous avez su que je prenais le portail d'ailleurs! Vous devez partir. Je perds le contrôle de mon Psychisme, et je pourrais vous dépecer avant même d'y avoir pensé!

Les symptômes ne m'étaient pas inconnus et dépassaient ceux que j'avais éprouvés lors de l'éveil de mon pouvoir. Mes mains tremblaient légèrement et j'avais du mal à tenir sur mes jambes. Exactement comme...Non. Je me refusais d'y penser, je me refusais d'y croire et pourtant tout était là. Ma mère avait manifester les même symptômes peu avant ça mort. Elle souffrait de migraines si intenses que Illyna et moi étions contraintes à des jeux silencieux. Parfois on aurait dit que la maison tremblait, et les domestiques l'approchait avec précaution alors que c'était une femme très douce et affectueuse. Je commençais à comprendre, en fait, je m'en doutais déjà avant cela. Le jour de sa mort, elle tomba et fut mener dans sa chambre. J'avais du préserver Illyna mais moi j'avais vu, l'oreiller ensanglanté, les mouchoirs et les cotons.  J'ôtais la bague dorée à mon doigt et regarda le soleil à travers. Désolée Illyna tu ne méritais pas ça. J'avançai vers le prof et lui donna mon précieux anneau.

-Pourrez vous donner ça à Illyna en rentrant s'il vous plait? Et ne posez pas de question c'est déjà assez embarrassant comme ça...

En mettant l'anneau dans sa main, nos peaux se touchèrent et je fut propulsée dans sa tête. Je vis une multitude de chose  s'imposer à moi sans avoir le temps de toutes les ingurgiter. De la douleur, la mort, l'isolement, toutes de terribles choses! Mais quel esprit tordu! A moins que c'était le passé de Aazzlaaroth Finnegan...Etais je en train de visionner ses souvenirs?  Enfin...Visionner était un bien grand mot en fait. Tout était un amalgame de cris, de sensation, d'image, je crus que ma tête allait exploser. Je voulais fermer les yeux mais les images s'imposaient toujours. J'était horrifiée et bouleversée. Je tentais de m'extirpai à cette violence et parvint enfin à me retrouver, fesses au sol sur le sable chaud.

-Stop! Ne m'approchez pas...Il y a tant de douleur...de souffrance dans votre passé...Comment faites vous pour supporter tout ça! Vous êtes... ce que vous avez fait...Et ces gens qui ont souffert! Tout cela fait écho en moi!

Je n'arrivais plus à aligner un seul mot, mon cerveau était chauffé à blanc. J'atteignait bientôt le point de non retour. J'essayais de me relever mais mes muscles ne répondaient plus. Je mit mes mains sur mes tempes, les broyant de toute mes forces comme si ça allait changer quelque chose. J'avais l'impression que tout ma boite crânienne allait exploser.

-On y est presque...Je ne peut plus rien retenir.

Devant l'air perdu de Finnegan je me dû de lâcher ses quelques mots :

-Partez et sauvez votre vie!  Vous vouliez savoir pourquoi j'étais ici, seule? Je suis mourrante,  ça vient je le sens!

Puis sentant une vague me submerger, je me repliais sur moi même, comme si je m'apprêtais à recevoir un coup, protégeant ma tête de mes mains, et alors tout autour de nous, jaillirent d'immenses cristaux du sol. Ils étaient pointus et aux bords si abrupt qu'ils semblaient pouvoir couper du diamant, ils recouvrirent  une bonne partie du paysage autour de nous. Epuisée, vidée, je relevais la tête et vit le carnage: une beauté à la fois destructrice.  Les cristaux massifs avaient transpercés le sol et s'élevaient à plusieurs mètres de hauteur dans toutes les directions! Moi seule était entourée de quelques centimètres de sable. Où était passé Finnegan?! Il était difficile de concevoir qu'il ait pu se cacher sur cette terre désolée. Peut être avait il pu regagner le portail?! D'une voix trahissant mon anxiété je criais :

-Finnegan! Finnegaaaaaaan!!









Dernière édition par Isalynn Darknessia le Jeu 1 Mai - 19:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa] Mer 30 Avr - 18:32


Black blood for a dark soul


La situation devenait quelque peu tendue. C’en était presque aberrant. Honnêtement, vous auriez imaginé ça vous ? Moi, le vieux Finnegan, braqué par une de mes élèves.  Le souci c’est l’élève en elle-même. Elle pouvait dire ce qu’elle voulait, là on était mal, et il était hors de question que je cède à un caprice pareil. Flingue ou pas, ceci n’est pas un argument. Elle est marrante mais un peu blonde quand même, comment tu veux que je parte, vu que je ne sais même pas par où on est arrivés ?

Et bordel mais ce flingue… Ca me rappelle cette nuit où j’ai dû sauver ma peau en Egypte, alors que j’allais récupérer un artefact et que je me suis retrouvé nez à nez avec des chasseurs de trésors peu scrupuleux. Même chose, flingue pointé sur moi. Sauf que cette fois ci, les ombres les ont dévoré. Mais là, c’était une de mes élèves, j’en ai la charge, bon gré mal gré.  Je ne peux décemment pas lui faire de mal. Enfin… On se comprend.


Ah, un mouvement, quand même, tu finis par rengainer, Isalynn. C’est bien, bon élève, bien dressé. Je vais peut être pouvoir t’aider maintenant. Alors comme ça tu perds le contrôle de ton psychisme ? toi qui est si fière de « maîtriser ton pouvoir » ? Ca fait quel effet de bouffer ta fierté mal placée pour le petit dèj ? Ca a quel goût ? Je crève d’envie de continuer à te regarder te débattre avec ta psyché.

« Me dépecer ? Vraiment ? »

Un petit rire moqueur de ma part quand même. Tu ne veux pas me dépecer Isa. Tu ne sais pas ce que j’abrite en moi. Tu ne veux pas faire ça, je t’assure. Tu regretterais ce que tu verrais. Et je suis tellement tordu que je viendrais  vers toi, écorché au maximum, pour que tu sentes le contact souillé de mon corps décharné. Tu ne veux pas. J’en suis sûr. Mais trêve de fantasmes morbides, même si j’ai la bave aux lèvres à l’idée de te faire hurler de terreur. Pour le moment, plutôt que de prendre ce genre de risque et d’y laisser ma peau, au sens propre comme au figuré, il allait falloir qu’on arrête tout ce cirque.

La raison évidente c’est que ta voix de crécelle me donne envie de m’arracher les oreilles tel un Van Gogh en proie à un délire psychotique. L’autre raison c’est que, je la sens moyen là. Prudent dans mon approche, je vois la demoiselle dont l’esprit commençait à sincèrement danser la samba dans sa tête me tendre une bague. Une bague, c’te blague.

Désolée chérie, mais je ne suis pas branché mariage. Quoique, c’est de l’or ce truc, ça doit valoir un paquet de fric au marché noir. Elle s’avance, et met la bague dans ma main.

-Pourrez vous donner ça à Illyna en rentrant s'il vous plait? Et ne posez pas de question c'est déjà assez embarrassant comme ça...

T’es polie que quand t’as un service à me demander toi… enfin si tu veux, c’est pas le problème. Si tu veux crever ici après tout… Elle mit la bague dans ma paume tendue et nos doigts s’effleurèrent. Et là, premier problème. J’ai senti sa présence en moi. Oh putain je devenais une Isalynn ! Ah non… Je suis moi… Toujours le même… Mais pendant cette fraction de seconde qui semblait une éternité morne et grise, elle fut plongée dans les méandres torturés de mon esprit et de mes souvenirs. Avançant, petite filles aux allumettes dans cette universalité monochrome, approchant l’inconcevable, discernant des fragments que j’aurais voulu oublier.

La mort. La souffrance. L’orgueil. Les regrets. L’impuissance. La solitude. Tous ces mots qui convergent vers un concept encore plus inhumain, métaphore d’un cœur mis en miettes par la vie et l’abandon de tous ceux que j’ai un jour aimé : la désolation.
Alors Isa ? Pas mal comme CV hein ? Et là je m’en délecte quelques instants. Tu verrais la tête que tu tires. Tu comprends maintenant quand je te disais que j’étais réellement un monstre.

Je me suis relevé. Et les deux pièces de laitons qui me servent de pupilles sont braquées droit sur toi, Darknessia. Tu le sens, le regard du « monstre », ce regard qui perfore l’âme, qui vient directement chatouiller l'instinct de survie de ceux qui le croisent.

-Stop! Ne m'approchez pas...Il y a tant de douleur...de souffrance dans votre passé...Comment faites vous pour supporter tout ça! Vous êtes... ce que vous avez fait...Et ces gens qui ont souffert! Tout cela fait écho en moi!

Les deux iceberg jaunes plantés dans ses yeux, je ne peux pas m’empêcher de jubiler. Quoi ? Toi, la méprisante Isalynn, celle qui joue les sadiques, les démones. Tu vois ce que c’est que de se retrouver face à un vrai démon. Enfin un humain tellement pourri, tellement souillé, qu’il finit par réagir aux magies de protection comme une entité maléfique. Et pourtant. Le bien, le mal… tout ça c’est du vent. Il n’y a pas de bien, pas de mal. Il n’y a que l’instinct de survie. Mon intérêt contre celui du monde. La plupart des gens sont aliénés par la société,  piégés dans l’idée d’accomplissement l’abnégation d’eux même.

Confucius ? Conneries. L’individu ne doit pas disparaitre au profit du tout. C’est la voie que j’ai choisi. Et c’est pour ça que je suis ce que je suis. Supporter ? Laisse moi rire… Il n’y a rien à supporter. Je fais ce qui me semble juste, et les conséquences, je les accepte. Sans aucun problème, les joies et les peines. C’est ce qui me définit. Je me bats pour ce qui me semble juste, à l’instant T. Au final, la justice, c’est quoi ? C’est une définition chronique, changeante selon les civilisations, les époques, les courants de pensée. Demain on me traitera en héros, dans dix ans, on fera de moi un monstre de comptines pour enfants. Qu’importe.


« Isalynn… Le passé n’est rien d’autre qu’une expérience. Tu veux que je donne cette bague à ta sœur ? Non. C’est toi qui lui donneras. Je suis venu jusqu’ici pour te ramener par la peau des fesses, que tu le veuilles ou non. Alors arrête de parler comme ci c'était la fin et affronte ce truc qui gronde en toi ! »

J’approche de la demoiselle, on va pas y passer la journée non plus. Déjà il faut que ça cesse. Et tu me fais rire avec tes suppliques.  « Je suis mourante, laissez moi seule. » super tragédienne, mais là je n’ai pas le temps d’écouter tes psalmodies. J’approche encore, je suis sur le point de t’attraper et de te relever, quand la terre se mit à trembler à nouveau. La jeune femme se replie sur elle-même. L’énergie se condense. Mes yeux s’écarquillent. Un vacarme infernal. La douleur qui parcourt les nerfs de mon bras droit. Le sol qui s’éloigne.

Entouré de stalactites de cristal, je vis mon ombre qui ceinturait de ses bras ténébreux l’arrière de ma tête. Ma magie s’était activée seule, pour me protéger. Mon ombre, mon ange gardien, venait certainement de sauver ma carcasse. Le sang coule de mon bras droit quand même. Et il saigne abondamment.

T’y es pas allée de main morte Isalynn, j’ai bien failli y passer. Et je suis là, coincé entre des cristaux, assommé par la violence du choc. Je peine à garder les yeux ouverts, sonné, mais j'ai de la chance, je suis encore en vie, espérant pour qu'il n'y ait pas une deuxième salve comme celle là. Mon bras pendouille à plusieurs mètres du sol, répendant mon sang de profanateur, mélange de grenat et d'anthracite. Un liquide mi-rouge, mi-noir, prenant d'étranges reflets sous la lumière de l'astre de mort au dessus de nos tête. Où es-tu Isalynn ? Est-ce que tu es saine et sauve au moins ? Pourquoi c'est à ça que je pense à cet instant ? Je veux savoir. Un signe... Un mot... Que je sache quoi faire là...
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MessageSujet: Re: Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa] Jeu 1 Mai - 21:15






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"Les morts du passé, et ceux du présent "

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Pas de réponse. Je regardais autour de moi, ramassant mes bras sur mes épaules. J'étais comme frigorifiée alors que nous étions en plein cagnard. Ce n'étais pas un froid extérieur, mais intérieur, je frissonai d'effroi. Je ne m'étais pas encore rendue compte de ce que j'avais causé. Je pensais à présent à ses deux orbes jaunes qui m'avait fixé comme une proie. Alors les rumeurs à son sujet disaient vraies? Non, elle était pire encore! JE n'étais pas sûre de ce que j'avais vu mais en fait c'était quoi réellement ce mec? Un assassin, un ermite, un psychopathe...et il étudiait dans une école pleines de gosses! Il avait passé du temps avec Illyna mais elle semblait n'avoir rien remarqué. Forcément elle n'avait pas mes pouvoirs. Où peut être n'avait elle rien osé dire avec sa gentillesse légendaire.

Je massais une des mes tempes par reflexe puis constatai que je ne souffrais plus. Du moins, pas plus que d'habitude. Le calme de ce désert était même reposant, d'un coup je me sentais comme shootée à l'endorphine, je n'entendais plus rien. Ma vue était redevenue claire et stable, et en faisant glisser ma main jusqu'a mes narines, je constatai que je ne saignais plus. En revanche je commençais à me sentir carencée, je n'avais rien avalé depuis midi et les pertes de vitamines avaient été violente. Je sortit mon revolver et envisagea de me tirer une balle avec des vertus curatives . Premièrement, je doutais que ce soit possible, et deuxièmement ma magie était à sec. Je n'étais pas dupe, cette accalmie n'augurait rien de bon.

Une petite minute...Je n'étais pas morte! Ma magie avait finalement réussit à s'expulser hors de moi et mon état s'était stabilisé. Alors ça voudrais dire que notre mère aurais pu survivre aussi. Cependant quand je vis le désastre que j'avais provoqué :  Des cristaux s'élevant du sol vers le ciel  dans toutes les directions, et couvrant un si large périmètre je compris l'horrible vérité. Si ma mère était morte ce jour là, c'est qu'elle était trop faible pour partir, et n'avait aucun endroit où s'isoler. De plus en laissant éclater ce pouvoir, elle aurait anéanti le château et ses habitants y compris ses deux petites filles.  Si Illyna et moi n'étions pas là ce jour précis. Si nous étions simplement sortie, elle ne serait pas morte. Une froid sans précédent s'empara de moi. La mort e ma mère avait fait de moi ce que j'étais aujourd'hui. Rongeant mon âme, dévorant mon coeur, annihilant mes sentiments. Et à présent je comprenais qu'elle aurait pu éviter de mourir si nous n'avions pas été là. Cette douleur, elle l'avait laissé la consumer jusqu'au bout, jusqu'a lui écraser le cerveau et le réduire en poussière. Je laissais échapper un hurlement de rage qui se perdrais probablement dans l'air. Nom maudit, famille maudite et pouvoir maudit!

Bon fallait que je me reprenne. T'es une battante Isalynn, et comme on dit ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort. Je maîtriserais ce nouveau pouvoir comme l'ancien et je deviendrais encore plus forte! Qu'importe le temps que ça prendra et les crises à répétition. J'arriverai à me maîtriser à connaissant les symptômes à présent, je saurais quoi faire et comment me préparer. Il faudrait aussi que je parle de tout ça à Illyna car elle aussi risquait de  développer une nouvelle habilité. J'espère juste qu'elle sera moins...dévastatrice que la mienne. A ce rythme là on serait vite mise à l'écart pour ne blesser personne. Je n'en revenait pas de l'entendu de ce pouvoir. Enfin, c'était sûrement dû à son déclenchement. Les prochaines salves seraient sûrement moins importantes, peut être serais je capable, en le maîtrisant, d'extraire un seul cristal du sol, ou encore de diriger mes attaques, ne serait ce que par la pensée.

Avant de penser au futur, il fallait peut être que je revienne sur terre et que je pense un peu au présent. Tout d'abord, comment sortir de là? Je ne discernais plus le portail, et voyais un enchevêtrement de cristaux partir dans toutes les directions autour de moi. Autant dire que j'étais paumée. En avançant est ce que je tomberais sur le corps sans vie de M. Finnegan? "M.Finnegan" c'est maintenant qu'il était mort que je me mettais à lui témoigner du respect. Ceci dit...si il était mort, c'était moi qui l'avait tué. Je ne me décidais pas si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Après tout il avait essayé de m'aider, il m'avait suivie pour me protéger il me semble.  Et puis il n'a jamais de fait de mal aux élèves, du moins, pas à ma connaissance. Alors comment juger ce que j'avais vu? Je n'y comprenais plus rien, et le seul capable de m'expliquer gisait surement, empalé sur un de ces gigantesques pics de cristal. Je commençais à réfléchir sur ce que j'allais dire à la directrice. "Légitime défense"? "Mon pouvoir m'a échappé"? "Il m'a regarder d'un façon effrayante"? Ou bien encore "Je l'ai mis en garde mais il ne m'a pas écouter".  Allais je parler de ce que j'avais vu dans son passé? C'était quand même privé et avec un pouvoir aussi intrusif que le mien , j'avais appris à respecter la vie privé d'autrui et à ne pas révéler les lourds secrets. Sauf quand c'était mon but. Je haussais les épaules, la directrice devait bien savoir qui elle embauchait quand même, même si il n'avait que 17 ans, elle avait dû suivre les choix de son père.

J'avançai donc prudemment entre ses parois de cristal qui semblait contendantes par endroit. Je me reflétais à l'infini selon les angles observés. Je n'avais pas très bonne mine, mais pour quelqu'un qui avait frôler la mort je m'en tirais plutôt bien. Comme je disais toujours, un physique avantageux t'aidera toujours à te sentir bien , peu importe la situation. Dans le cas présent cela me remontait un peu le moral. Une autre question me tarauda. Allais je ramener le corps du prof si je tombais dessus? Après tout j'avais épuisé mes pouvoirs, et je ne pourrais sûrement pas le porter toute seule. A ce que j'ai vu dans ses souvenirs il n'avait pas de famille qui serait susceptible de réclamer la dépouille. Était il seulement en un seul morceau?! Beurk...Je n'avais vraiment pas envie de retrouver ses morceaux éparpiller partout sur mon chemin. J'arrivais à un endroit ou le cristal avec presque former un dôme. Entre les cristaux enchevêtré j'aperçu une silhouette qui m'était familière...

-Finnegan! J'allais commencer à imaginer votre oraison funèbre! Vous n'avez rien?

Puis je vit l'aspect peut reluisant de son bras. Il avait été sacrément amoché, mais au moins il avait survécu. Bon ok c'était de ma faute, mais je n'avais rien demandé moi, si je venais dans le désert c'était précisément pour être seule et ne nuire à personne. Ce n'était pas faute d'avoir prévenu, et d'avoir demandé à ce qu'il parte. Je touchais un des cristaux et il se brisa en mille morceaux. Heureusement l'explosion se fit vers l'extérieur et je pus l'éviter. Si il n'avait pas trop forcé sur le chocolat, Finnegan pourrait sortir. Le tout était maintenant de trouver une sortie, ou du moins de quoi survivre! Je n'avais pas envisagé mon retour , sachant qu'elle sort m'attendait. A présent j'espérais ne pas être bloquée ici. Mourir comme ça était stupide après avoir échapper au pire.

-Il va falloir sortir du champ de cristal si on veut avoir une meilleure visibilité, je ne vois plus le portail...Je suppose que vous n'avez apporté ni eau, ni nourriture ni autre sources de vitamine avec vous? En plus de ça ce désert ne semble pas remplit de cactus, c'est vraiment la misère ici.







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MessageSujet: Re: Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa] Sam 3 Mai - 15:34


Un obstacle ? Quel obstacle ?


Le choc avait été d’une violence extrême. Si mon ombre n’avait pas réagi à ma place, je ne serais pas là pour continuer de traîner ma carcasse pourrissante, tel un fantôme en devenir. Jambes, check.  Mon bras droit me lance… Coup de bol, ce n’est pas le bras où j’ai le sceau, on a frôlé la catastrophe. Je suis encore confus. C’est le ciel que je vois, c’est ça ? Ca veut dire que je suis à l’horizontale. Punaise… Elle n’y est pas allée de main morte. Depuis quand elle a une magie pareille, la harpie ? Bras, check,  le bras droit a pris cher, mais ça devrait aller. La douleur ça shoote. Ça me fait… Du bien…  Mais ça ne résout pas le problème en réalité. Je suis toujours perché sur mon épieu de cristal, épouvantail écrasé, le soleil brûlant se reflétant dans mes soleils oculaires, à demi ouverts.

Cette lumière éblouissante, semblable à un ange qui réchauffe mon cœur gelé. Car ouais… Cet organe-là, il est placé dans mon thorax pour alimenter le circuit. Émotionnellement, il ne me sert pas à grand-chose. C’est comme un arbre qui tente de pousser dans une terre dévastée par l’amertume. Mon cœur est une lande grise… Un trou noir aspirant toute chaleur humaine.

-Finnegan! J'allais commencer à imaginer votre oraison funèbre! Vous n'avez rien?
_Ouais, je faisais le mort… c’est…mon côté cynique…

Ne m'enterre pas trop vite, cocotte, les types comme moi, on ne meurt pas facilement.
Isalynn semblait avoir vidé sa magie. Au moins on était en sécurité quelques temps. Par contre moi j’étais encore sonné. Allez du nerf l’irlandais. On se sort de ce piège de cristal. Tiens, ça me rappelle quelque chose… Mais bon. Je m’extirpe de là avec la grâce du parpaing qui s’éclate sur une vieille dame. En faisant un gros « boum » en touchant le sol

Contre toute attente, c’est la voix de la petite Darknessia qui m’empêchait de sombrer dans l’inconscience. Que d’ironie dans tout ça. Elle me pointe un flingue dessus, ensuite elle essaie de m’empaler, et maintenant elle s’inquiète. Elle doit être folle. Ou alors elle doit vraiment se sentir seule pour en venir à s’inquiéter d’un blasphème ambulant tel que moi. J’ai ouvert les yeux et laissé faire la magie. Mon ombre avait décidé de faire le nécessaire…  Mon bras blessé était en train de se faire rafistoler par des sortes de petites mandibules ténébreuses qui semblaient descendre de l’ombre dans ma cape et agir comme un médecin des urgences : ces petites mandibules étaient en train de « recoudre » la plaie sur mon bras. La douleur était supportable, j’étais de toute façon trop dans le gaz pour m’en plaindre.

Il va falloir sortir du champ de cristal si on veut avoir une meilleure visibilité, je ne vois plus le portail...Je suppose que vous n'avez apporté ni eau, ni nourriture ni autre sources de vitamine avec vous? En plus de ça ce désert ne semble pas remplit de cactus, c'est vraiment la misère ici.

Elle a raison… Nous n’avions pas de vivres, se nourrir dans le désert était très compliqué, et comme si la chaleur du soleil seul n’était pas assez problématique, la réverbération de ces rayons infernaux sur les parois de cristal avait transformé cette cage en fournaise, bientôt nous allions dessécher comme des pruneaux, il fallait absolument sortir d’ici ! J’allais devoir utiliser ma magie, mais il fallait que je m’économise aussi. Si par malheur je tombais moi aussi à court, nous serions des proies faciles. Mon corps s’entoure d’un sombre halo. Le mage des ombres passe à l’attaque.

«_Ecarte toi Isa. Je vais dégager la voie. »


Visiblement la demoiselle n’est pas capable de casser les cristaux. Tant pis, j’allais devoir m’y mettre. Je n’aimais pas trop faire la démonstration de ma magie aux élèves… Il parait que ça leur fait peur. Autour de moi, il y a comme une sorte de voile sombre qui s’épaissit, et mon ombre se déforme petit à petit, dressant une multitude de lances effilées, tel un nid de vipères crépusculaires, prêtes à fondre sur ses parois de cristal. Une vipère, deux, quatre, huit, seize, trente-deux… C’était comme un nœud de créatures ophidiennes, très fines, mais de plusieurs mètres de longueurs qui  s’élevaient de mon ombre. Un flot qui allait se déverser et transpercer ces miroirs de cristal, afin de nous créer une échappatoire.

« Darknessia, éloigne toi. »

L’avertissement donné, à peine trois secondes de délai avant que l’averse des plus profondes ténèbres ne se déversent sur les murs de cette cage. Ses pointes d’ombres, perforantes comme une lance, solides comme le titane s’écrasaient dans un vacarme assourdissant, et frappaient sans relâche pour nous sortir de là. Mon corps lui ne bougeait pas. Mon ombre ne ressemblait plus à une ombre humaine, c’était comme une hydre dont les multiples têtes frappaient encore et encore, tandis que mon corps restait, stoïque, immobile devant ce spectacle de la magie des ombres vivantes. L’un des derniers praticiens de cet art noir venait d’en faire la démonstration. La paroi avait succombé aux assauts de cette vision de cauchemars.

La magie se dissipait, et mon ombre repris progressivement sa forme normale. Le nuage de poussière, le fracas de la roche cristalline qui se brisait, se fendait, comme le frêle corps d’un arbuste face à la hache du bûcheron, progressivement, avec un bruit caractéristique. Mais surprise. Alors que les cristaux visés étaient en  miettes, les autres se brisèrent tous. Simultanément, comme si la magie s’était évaporée spontanément.
Je tournais la tête en direction d’Isalynn, la fusillant du regard. En vérité, je n’étais pas en colère, mais si on en est là, c’est un peu de ta faute aussi.

« Tu crois que c’est le moment de me faire gaspiller ma magie ? Tu as conscience de la situation au moins ?»

Je m’avançais vers elle. Inutile de se prendre la tête maintenant. Ce n’est plus le moment. Un rapide examen pour vérifier qu’elle va bien a priori. Puis, je lui tends la main.

« Tu peux marcher seule où tu as besoin de mon aide ? Parce qu’on va devoir rapidement trouver de l’eau et de la nourriture vu ton état. Tiens, prends ça.»


Je lui jetais ma cape au visage, dévoilant le mien complètement. Un visage aux traits fins, aux yeux dorés, aux fins cheveux noirs aux reflets violets qui descendaient jusqu’à mes reins. Ca dévoilait également la marque des exilés sur mon bras gauche, dont les volutes d’ombres s’échappaient encore, ce t-shirt noir où un couteau ensanglanté était dessiné avec marqué dessus « papa a du travail ce soir », et un pantalon en jeans, classique. Oui, j’avais eu le temps de refaire ma garde-robe depuis mon arrivée au pensionnat. Je m’allume une cigarette, depuis le temps que je ne l’avais pas fait, je me disais qu’un truc manquait.

« Tu as une idée d’une direction ? Parce qu’on a intérêt à ne pas se planter, le moindre détail peut faire la différence. Regarde autour de toi et dis moi si tu vois quoique se soit pour choisir ou éviter une direction. »

On allait devoir compter l’un sur l’autre pour s’en sortir. Fait chier…
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MessageSujet: Re: Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa] Lun 5 Mai - 13:29






"
"Toutes les calamités du Karma "

and Aazzlaaroth Finnegan

Play with me
Haunt me
Bit me
Hurt me
Track me
Disturb my mind...

"




Je massais ma nuque en fixant l'étoile en fusion au dessus de nos tête. Il faisait chaud, il faisait soif mais bon ça on le savait déjà. Ce qui m'effrayait un peu plus, c'était de ne pas savoir quand ma magie reviendrait, qu'elle forme elle prendrait et surtout à quelle fréquence j'allais devenir un fucking hérission de la mort. Et oui Finnegan , tu as peut être échappé à la première salve en y laissant un bras en bouillie, mais si il y en avait une deuxième, puis une troisième. On rebaptiserait cet endroit, le désert de cristal. C'était classe en fait. Enfin sauf si on m'inclut dans les victimes piégées dans le piège accéré. Quoi que en fait, en touchant une des parois tout à l'heure elle s'effondra, donc cette magie n'était peut être pas faite pour durer. C'était frustrant d'en savoir si peu!! A partir de maintenant j'allais vivre avec une épée de Damoclès au dessus de la tête. Non le pensionnant, allait vivre avec une épée au dessus de la tête.  

Je regardait Finnegan et me demandait ce qu'il ferait si il voyait une nouvelle salve arriver. Aurait il le reflexe de me tuer pour sauver sa peau? Ou tenterait il de me protéger coûte que coûte pour me ramener à Tadakai en un seul morceau? Haha.  La première solution je pense. Après tout, tuer n'avait pas l'air d'être un problème pour lui, et je parierais que je suis celle qui lui tape le plus sur le système. Alors là, dans un désert, avec nos yeux pour seuls témoins, et un mobile de légitime défense, il n'hésiterait pas. Bon ça s'était fait, je considérai le professeur autrement à présent. J'allais devoir me méfier quand même car quitte à choisir je préférerai vivre si possible. En revanche cela m'arrivait à Tadakai je n'hésiterai pas à me sacrifier pour sauver au moins IlIyna.

En le regardant, je vis son bras se faire...Soigner? Recomposer? par une espèce de matière noirâtre. Beuuuurk. C'est répugnant  voir.  Je me rappelais que le prof était noctékinésiste. On ne levoyait jamais exercer totalement sa magie. Juste un tour de passe passe par ci par là, mais jamais un truc démentiel qui dise "T'as vu jsuis noctékinésiste!".  Enfin un truc bien classe, c'est un adulte quoi. Ce qui me faisait pensé que dans 5 ans je serais peut être capable d'embrocher un pays entier.  Et en parlant de répugnant, y'avait ce machin là qui le suivait partout aussi. Dissimulé dans son ombre mais parfois je le voyait, étendre un sourire démoniaque. Sûrement son familier, mais il faisait froid dans le dos. Ok moi mon familier c'était une sorte de Poney zombifié, mais il était toujours moins répugnant que cette chose, c'est vous dire!

En parlant pouvoir, il commençait à se passer un truc louche du coté de Finnegan. Il était comme englobé par une lumière sinistre. "M'écarter" OK! Reçu 5/5 je n'avais pas besoin qu'il me le dise pour le faire! ça y est je pense qu'on était à ce fameux moment. Il allait sûrement faire un sort d'adulte super bad ass et nous tirer de là! Allait il ouvrir un portail? Faire apparaitre des vivres ? Vas y Finnegan je brûle d'envie de savoir tes pti secrets magiques. Envoie du lourds, met moi en plein la vue.  Je n'avais pas remarqué mais les ombres s'étiraient au sol, devenant vivante, elle s'affinèrent au point de devenir des pointes.  Dansant autour de Finnegan elle s'élèverent du sol et pointèrent vers les cristaux.

-Donc votre plan c'est de tout faire péter. Des cristaux acérés qui vont nous exploser à la figure. Super.

Je m'écartais encore de quelque pas, protégeant mon magnifique visage de blessures éventuelles. TOUT sauf mon visage. Je n'y survivrais pas. J'eut à peine le temps de voir les ténèbres fondre sur les parois cristalline. Mes yeux   se fermèrent par réflexe et mon corps entier se tendit, prêt à être lacéré de lames. Un vacarme de tout les diables me vrilla les tympans et se sentit les vibration dans le sol d'une forteresse qui s'écroule sous le joug de l'assaillant. J'ouvris les yeux et vit Finnegan, toujours planté là, normal. Nous n'avions rien, à mon soulagement. Un chemin venait de se dégager dans la poussière de cristal et de sable. Je fit un pas en avant et tout le décor minéral se désintégra instantanément. Je ne tardais pas à subir le regard fulminant du prof. Je me dédouanais en levant les bras.

-Je vous jure que j'ai rien fait! Ou si j'ai fait quelque chose je ne savais pas que c'était possible, ou bien c'était involontaire.

Lui faire gaspiller sa magie? Non mais puis quoi encore. C'est lui qui à voulut jouer les caïd avec sa magie satanique. Moi j'avais rien demander. Et puis si il épuisait sa magie pour si peu... Aller dans deux minutes il allait dire que c'était de ma faute si on en était là. Encore une fois j'avais rien demandé c'est lui qui m'avait suivit! Sans lui j'aurais fait ma ptite explosion, puis je serais  rentrée à Tadakai à l'heure pour le pti déj. Mais non il avait fallut qu'il fourre son nez la dedans, qu'il viennent fouiner dans ma vie privé et ce prennent pour je ne sais quel super héros au service de la demoiselle en détresse.

-Je peux marcher toute seule oui, et au passage je vous avait rien demander moi.  Vous avez utiliser votre magie de votre plein gré.  J'aurais même payé pour pas voir un truc aussi glauque.  Et avant que vous ne m'accusiez de quoi que ce soit, je le répète, j'avais pas demander à être suivie!


Je fut interrompu par l'étoffe que le prof venait de m'envoyer. Je l'observais un instant, sens de la mode oblige. Bien taillé, coupe sympa, tissu noble, coloris passe partout. Modèle clairement établit pour un homme, bien batti, la trentaine, voir petite quarantaine.  Capuchon associé, cachant une grande partie du visage, et de fine dorures brodées sur les plis. Assez épaisse pour tenir chaud, et offrant un ombrage avantageux pour les grande chaleur. Attends, c'était pour moi ça? Pour me protéger du soleil? Hors de question que je mettent ça! Je ne correspondait à aucun des critère si dessus, j'aurais l'air ridicule. En plus elle empestait la clope. Le regard meurtrier du prf me fit accepter et je dû revêtir cette chose dix fois trop grande pour moi.

Après avoir réussit quelque pli par ci, par là pour la raccourcir je levait enfin le nez sur ce qui était devant moi. Intéressant, alors comme ça les rumeurs disant que le prof de S.O était à poil sous sa cape étaient fausses. Merci seigneur . Quoi qu'en fait, Finnegan était beaucoup mieux battit que ce que je ne m'imaginais. En même temps, pas facile de se faire une idée sous les trois kilos de cape qui recouvraient tout son corps.  Ses yeux ressortaient comme ceux d'un animal, encadrés par ses cheveux noir corbeau. Oh mon dieu ses cheveux! Ils en avait presque autant que moi! une magnifique toison qui couraient le long de son dos. C'était une honte, un scandale, de les dissimuler!! Des tatouages parcouraient ses bras, semblant avoir une signification, j'avais vu quelque chose en rapport dans son passé.  J'étais sûre qu'il était tatoué! Perséphone, tu me devra 20 kamas. Les vêtements...bof on ne pouvait pas appeler ça un style, c'était passe partout. Le t-shirt avec un slogan de mauvais goût comme on pouvait s'y attendre. Les pompes par contre, j'adhère, bottines pour homme, bout pointu, sangles. Je commençai à comprendre comment la prof de bio pouvait se laisser approcher par ce type.  Oh non Isalynn, tu retires ça tout de suite! Vire ses pensées impures et immondes de ton esprit! C'était la charisme des hommes mûrs dira-t-on.

-Vous devriez vraiment freiner la clope. ça pue la dedans c'est une infection, alors j'imagine pas l'état de vos poumons. Enfin vous me direz, si on meurt ici, ce ne sera pas une mince affaire. Allons par ici.

Je commençais à partir droit devant moi, de toute façon le néant ensablé s'étendait à perte de vue, donc autant prendre une direction plutôt que de rester cramer sur place. Au bout d'un moment le sol trembla sous mes pieds et je recula instinctivement. C'était une manie ici décidément. Une masse sorti du sol et se dressa devant nous. C'était vivant. La créature ressemblait à un tanuki, couvert de pique, mesurant bien ses 4 mètres de haut. Il se tourna et frappa le sol de son énorme queue. Je l'évitais de justesse. Sous l'adrénaline, je sentais la magie revenir faiblement vers moi. Je me tournais vers Finnegan qui n'avais pas non plus l'air de tout saisir.

-Mais c'est quoi ce truc!! C'est pas un familier, c'est pas possible! C'est Jurassic parc en plein desert!


Le soleil, la déshydratation, les cristaux, le manque de nourriture, la perdition, les ombres flippante de Finnegan et maintenant un Tanuki du desért prêt à nous réduire en crêpe. Y'a un moment, ce serait bien que les calamités arrêtent de pleuvoir sur nous. Parce que même si on est pas vraiment des "bonnes personnes" on mérite pas ce retour de Karma atomique. Je restait sur mes gardes, tentant d'accumuler un peu d'énergie, au moins pour me défendre.

-Alors Finnegan, on est censé faire quoi face à un Tanuki du désert géant, qui à muté avec l'option "dars accérés en roc"?








Dernière édition par Isalynn Darknessia le Mar 6 Mai - 23:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa] Mar 6 Mai - 17:33


Chasseurs du désert ?


La petite Darknessia avait enfin décidé d’arrêter de se plaindre et d’enfiler ma cape. Faisons preuve d’imagination, je n’ai pas emmené de matériel de survie. Et il fallait que je survive. Et qu’elle aussi. Enfin on dira dans le pire des cas, si elle passe l’arme à gauche, j’aurais de quoi manger. J’aime bien la viande séchée en plus. C’est super bon la viande sechée. Arrête de divaguer aazz… Le soleil te tape dessus, il va falloir faire preuve de calme, là tu as donné ta seule protection contre les rayons meurtriers de Râ à la jeune fille. Il va falloir rester stoïque, réfléchi, et prêt à faire face à toute situation.

Mais pourquoi elle me dévisage comme ça ? C’est juste une putain de cape. Tout en réfléchissant, je captais un truc, elle m’inspecte de fond en comble. Je la vois qui semble tout de même s’attarder un long moment sur mes cheveux. Elle doit être surprise de voir que son prof est un être humain quand même, peut avoir des goûts esthétiques et vestimentaires, et ne pense pas qu’à faire la fête dans la forêt les soirs de pleine lune en sacrifiant des enfants capturés. Enfin ça c’est ce que je pense, mais ce n’est pas moi la kinésiste dans l’affaire. Et je me fous de savoir ce qu’elle pense. D’ailleurs, est-elle seulement en état de penser actuellement ?

Vu le martyr que lui inflige son cerveau, au moins je pourrais dire qu’elle en a un. T’as pas qu’un bocal dans le crâne, sois en fière, la blondasse. En attendant t’es pas très futée, vu le pétrin dans lequel tu t’es mis.

_Si je dois économiser ma magie c’est pour une raison bien précise, tu n’as pas à le savoir. Quand à la clope et l’état de mes poumons, ne fais pas semblant de t’en soucier, tu n’attends que ça, que j’en clamse. En attendant, on doit trouver de l’eau et de la nourriture.  Et si on ne retrouve pas le portail, on va devoir se préparer à passer la nuit, et le désert est glacial la nuit.

J’étais dur avec elle. Quelque part, je lui en voulais de son comportement stupide. Je devais lui en vouloir aussi de m’avoir entraîné là-dedans. Et je pense par-dessus tout que je lui en voulais pour la proximité que cela créait. Une forme factice de complicité, nouée sur une nécessité. Et tu dois être une des dernières personnes avec qui je voulais vivre ça. De toute façon, soyons honnêtes l’un envers l’autre, à la seconde où l’un des deux est à terre, l’autre l’abandonne ici, tu y as pensé, ne mens pas, pas besoin d’être kinésiste pour voir ton sadisme et ta perversité. Et arrête de me dévisager comme ça, petite… Mon visage, mes vêtements, la marque sur mon bras. Allez, note bien tous ces détails, tu pourras en parler avec tes copines pendant tes soirées maquillage.

Ah, elle avance enfin. Je me contente de la suivre. Le but c’est d’aller à son rythme.  Et ce putain de désert… Quand on y pense, ça doit être éprouvant pour elle. Elle n’a pas l’air d’être habituée à ce genre d’environnement. Le désert est un piège mortel, une toile d’araignée dont on ne s’extirpe que par chance. Et le climat, veuve noire de cette toile, attend que nous soyons trop affaiblis, piégés ici, pour nous achever et nous assimiler. Le sol se mit à trembler. Soudain je vis Isa bondir en arrière, et le sol se lever. Une énorme bestiole sorti du sable et nous regardait de haut. De très haut d’ailleurs.

J’en lachais ma clope allumée. Sacré tas de viande que nous avions là. Et visiblement il avait des envies de nous croquer un peu. Sauf que je n’avais pas envie. A la limite, si il pouvait croquer isa, ça serait sympa. En fait j’étais abasourdi de voir qu’on avait un truc aussi énorme en face. J’avais l’habitude de combattre des mages noirs, tout au plus quelques morts vivants. Mais pas des trucs pareils ! Et une fois de plus, c’est l’abominable voix de la blonde qui me sortit de mes pensées obscures.

-Mais c'est quoi ce truc!! C'est pas un familier, c'est pas possible! C'est Jurassic park en plein desert!

_Alors là, j’en n’ai aucune idée. Mais si cette chose cherche les coups, on va lui en donner !

Ca se tentait. Ce truc semblait comestible. Et on ne pouvait pas se permettre de fuir. De toute façon, on se cacherait où ? et fuir c’est lui indiquer que nous sommes des proies, donc se faire attaquer. Et ça m’évitait de devoir manger de la Isalynn, elle avait l’air toxique à vue en plus. Quoiqu’il en soit. Il était clair que là c’était la bêbete ou nous.

La créature faisait entre 3m60 et 4m20 environ. Elle ressemble à un raton laveur aux proportions complètement hallucinées. De longues griffes. De longues dents, une queue qui frappait nerveusement le sol, et des pics acérés sur le dos. Un raton blindé ? Et l’odeur musquée de la viande sauvage. Miam Miam. Pas manger les familiers ? Ce truc va pas se faire prier pour nous désosser. Et c’était l’occase de passer mes nerfs sur quelque chose de vivant pour une fois.

-Alors Finnegan, on est censé faire quoi face à un Tanuki du désert géant, qui a muté avec l'option "dards acérés en roc"?

_T’es une mage de Tadakai ou une proie ? On cherche de la nourriture, ce truc EST de la nourriture. Cherche pas plus loin, fuir dans le désert c’est perdu d’avance au milieu de nulle part. C’est lui ou nous, ça se passe comme ça dans le monde sauvage. La guerre de tous contre tous. Prête à vendre chèrement ta peau ?


Il y avait une lueur de vie qui venait de s’allumer dans mes yeux. Comme si la flamme de voir ma vie en jeu était ce qui me poussait à vivre. Les choses prenaient un sens, c’était ma vie, contre la sienne. On n’était pas au pensionnat, cette adrénaline là, ce n’est pas celle du stress. C’est celle de la dernière chance. Si jamais j’échoue, je ne suis pas digne d’arpenter cette mer de sable, et je ne mérite que d’être dévoré par une créature plus digne. C’est la loi du désert.

_Isalynn, je vais détourner son attention et te laisser te mettre en retrait, sauf si tu te sens de me donner un coup de main, bien sûr. Par contre, je te préviens. Je ne vais pas être beau à voir.

Je m’allume une cigarette, me craque la nuque et les doigts, tandis que la bestiole s’excite et nous regarde. Elle a remarqué qu’isa était mal en point. Il faut absolument que je fasse quelque chose, je ne pourrais pas la protéger éternellement. Je vais donc devoir devenir quelque chose d’intéressant.

Un halo noir m’entoure de nouveau. De l’ombre coule directement de ma bouche et de mes yeux, comme si j’en secrétais. D’ordinaire, cet état est caché par ma cape, mais là, c’était visible pour le coup. De mes yeux sortaient des ombres, puissantes, dangereuses et folles, se tortillant dans tous les sens, comme si elles souffraient, au diapason de celles qui s’écoulaient de ma bouche et se répandaient sur le sol, traînée pétroléenne.

Ca laissait un arrière goût saumâtre dans la bouche. J’avais l’impression de vomir mon âme, et chaque rajout à ces flaques de ténèbres miasmatiques se faisait dans une sorte de borborygme écoeurant. Il y avait donc dans les airs comme deux crochets ténèbreux qui fendaient les airs, tels les pattes avant d’une mante religieuse haute de plusieurs mètres, reliés à mes yeux qui avaient complètement disparus derrière le flot d’ombre qui en sortait, larmes noires de mon esprit brisé.

Sur le sable, une multitude de mains, de pics, de pieux, de chaines, de mille-pattes, de serpent se mêlaient, interchangeables, grouillants, comme une marée horrible qui semblait vouloir se fuir elle-même mais qui était condamnée à rester. Cette horreur, c’était moi. Et j’étais à la stricte limite de ma magie. Si je forçais, je prenais le risque de fusionner avec. Et là je deviendrais dangereux.

Ma propre ombre se déployait aussi, prête à frapper de concert avec l’abomination que je venais de créer. Ceci est le chaos de ma propre vie, cela représente tout ce qu’il y a d’horrible en nous. Je suis sûr qu’en regardant de plus près ce tas d’ombres, on pourrait discerner celles de habitants de ce village du Népal… Et je suis sûr qu’on pourrait les entendre hurler aussi. On respire un grand coup. Un grand coup… Magie concentrée…

Et tout partit d’un seul coup. Les ombres au sol foncèrent droit sur cette énorme bestiole. Elles hurlaient leur souffrance, criaient pour terrifier l’opposant en le frappant, de leurs visages sans faciès, fantômes d’un passé inexistant à mes yeux. Les deux mandibules attaquaient par le haut et quand l’une fini par agripper le gros rat d’en face, je m’en servis comme d’un grappin, prêt à attaquer de concert avec mon ombre. Mes yeux étaient revenus, plus de crochets, mais par contre si jamais j’arrive à chopper l’ombre de la bestiole j’aurais l’avantage. La bouillie d’asphalte au sol reliée à ma bouche servait de diversion, et toujours plus d’ombres arrivaient de mon œsophage, tandis que mon ombre et moi étions finalement arrivés à nous agripper sur un piquant.

Trouver un point faible, vite. Sauf que la bestiole se cabrait méchamment, j’étais assez secoué. Pour l’instant j’essayais de tenir le contact avec la grosse ombre au sol, mais dès que je n’aurais plus d’ombres disponibles, se sera lui contre moi. Il n’empêche que je me sers de mon ombre et de mon familier pour créer des poings et pieux d’ombre et lui envoyer dans la tronche. Mais ça semble pas génial comme technique, il faudrait que je trouve le point faible de ce monstre. Je continuais de pilonner, je sentais que ça fonctionnait sur le long terme, mais mon dieu, je ne pourrais pas faire ça éternellement. Un dernier coup et j’entendis un « CRAC ».

La créature rugit et se cabra suffisamment pour me jeter au sol. Je fis un sacré vol plané, sauf que le tas d’ombre que j’avais envoyé à l’assaut avait disparu du coup, et la sale bête ne ferait qu’une bouchée de moi là.

« bordel de merde… »

Je vois la patte du gros raton laveur, je me demande à quoi ça ressemble une crèpe de aazz ? Ca doit pas être génial. Je ne ferme même pas les yeux, je regarde la mort en face. Non je plaisante, je roule sur le côté quand même. Mais ça l’énerve, je le vois, et je sens que je vais me faire dérouiller pour le coup, et je dois attendre un peu avant de réutiliser ma magie, le temps qu’elle se restabilise.
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MessageSujet: Re: Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa] Mar 6 Mai - 23:02






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"Le comble de l'inutile "

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Il pouvait pas arrêter deux secondes de faire la gueule l'autre là? C'était qui l'adulte, lui ou moi? Il pouvait au moins faire l'ombre d'un sourire. Haha, j'avais de l'humour dans ce genre de situation.  Non mais sérieux, il pète une durite et fait la gueule mais si il avait fait demi tour hein. On va pas se répéter. Et puis ce machin que je portais était pas mal pour protéger de la chaleur. C'était même une chance car je n'attraperais aucun coup de soleil, et ma peau était protégée des coups de soleil. Par contre Finnegan... Il allait virer écrevisse si nous ne sortions pas de là vite fait. Si nous revenions dans notre monde ça pourrait être assez comique en fait de le voir faire cours en pouvant à peine bouger à cause des brûlures. Oh, tu es méchante Isalynn. Sinon en rentrant je pourrais dessiner des vestes pour ceux qui veulent partir dans le désert! Avec l'odeur "tabatière" en moins bien sûr. L'odeur allait imprégner mes cheveux et mes vêtements, bain obligatoire en rentrant!

Il avait des soucis de tempérance le vieux. Je lui avait même pas demandé pourquoi il économisait sa magie,  je m'étais juste dédouanée!  Pas ma faute si les cristaux s'effondrent après qu'il se soit épuisé à en détruire quelque uns.  Je voudrais bien l'y voir lui. Il a oublié ce que c'était d'être jeune et de pas tout savoir sur la magie. En plus c'était un nouveau pouvoir, je ne peux donc pas tout savoir sur ce phénomène de A à Z, encore moins le contrôler. Oui peut être étais je capable de détruire les cristaux, et après? J'en savais rien. En même temps je pouvais pas lui en  vouloir d'être froid et distant. C'était quand même mon professeur, et un mec vachement sombre, il n'allait pas venir vers moi et me pincer les joues en faisant risette. De plus nous devions garder un rapport "professionnel". Enfin je doute que ce soit possible, après ça, nous avions un peu outrepassé le rapport prof élève. Aller en cours face à lui allait me faire un peu bizarre maintenant. Sûrement la faute de cet "complicité forcée" même si ça me coutais de l'admettre.

Enfin bref, au delà de mes relations sociale (une lapine, ma sœur, et un prof taré), mon actuel soucis ce tenait devant moi, ou plutôt au dessus. J'esquivais encore un coup de cette queue couverte de pointes de roc. L'avantage, c'est que j'étais rapide et filais entre les coups comme une anguille enduite de Dexeryl. Il y avait de nombreux avantage à être fine et légère. Ce qui n'était pas le cas du prof. Il parait lui aussi les coups de la créature, qui ne semblait avoir aucun mal à nous affronter en même temps. Il faut dire qu'un bestiole comme celle là, qu'on soit 2 ou 10, elle verrait pas la différence. Nous devions faire office de fourmi à ses pieds. Je me ressaisit : Isalynn Darknessia ne serait ni une proie, ni un insecte! Même si je n'étais pas convaincue de pouvoir bouffer ce truc,  j'allais tout donner pour la mettre à terre.

Oh non mais qu'est ce qu'il faisait encore celui là...C'était encore plus répugnant que tout à l'heure. Je voulais bien me mettre en retrait moi! Mais il en avait de bonnes, OU ?! tout était plat, plat et encore plat. Pas un rocher pour me protéger. Et si je devait craindre ce Tanuki géant et Finnegan, autant rendre mon tablier. Voila à présent que le prof vomissait son ombre. Enfin si on peut vomir de tout les orifices de son corps. J'eus un haut le cœur en le voyant faire. Les ombres se répandirent en flaques épaisse sur le sable. Etait il conscient? Maitrisait il pleinement ce qu'il faisait? Je me reculais d'avantage, de peur d'être touché par cette marée noire. Quel effet sera me ferait? Je ne préférais pas savoir honnêtement.

-Finnegan ? Tout va bien? Vous êtes encore parmi nous?  

Il allait vraiment finir par croire que je m'inquiétais vraiment pour lui. Mais rien de tout ça hein. Seulement je commençais à m'habituer à la compagnie et ça m'embêterai de me retrouver seule dans le désert après ça. Surtout si on croisait d'autres réjouissances comme celle ci. Ce qui me faisait penser qu'on partait manifestement du mauvais coté, car si on été venu de par là, on avait réveillée la bestiole de la même manière. On avait au moins avancer sur un point. La vache Finnegan ne ressemblait vraiment plus à rien. Je discernais à peine l'homme derrière tout ça. Il envoyait du lourd pour une bestiole. Espérons juste qu'on en trouve pas 10 comme ça. Ce serait sympa. Bizarre à dire, mais l'ombre formait quelque chose de familier. Était-ce en rapport avec ce que j'avais vu du passé de Finnegan ? Sûrement, et ça me faisait froid dans le dos, rien que d'y penser.

Il se démenait comme un fou sur la créature et parfois je ne discernais pas bien qui avait l'avantage. Quand à moi, je me sentais inutile mais à un point... Mais j'allais faire quoi, courir jusqu'a la cuirasse de ce truc et le taper à mort avec mes pti poings? D'ailleurs Finnegan avait l'air d'avoir totalement zappé ma présence. Dans la situation actuelle je dirais tant mieux.  Je ne pouvais qu'attendre de voir qui remporterais ce match à mort. Après un bruit répugnant indiquant que le prof, fort de son rodéo, avait porté un coup dans la chair du monstre, je le vis se faire projeter au sol violemment et les ombres se dissiper. Dur. ça devait faire mal ça. Il reprit un aspect humanoïde. Cela voulait il dire qu'il avait perdu? La bestiole n'allait pas tarder à me le faire comprendre, et à lui aussi par la même occasion. Ainsi périt Aazzlaaroth Finnegan, Professeur de Sciences Occultes. Ah non il roula sur le coté. Pas mal les réflexes pour un vieux. La bestiole m'avait définitivement zappée, c'était peut être le moment de tenter quelque chose, pendant qu'elle s'acharnait sur son repas insaisissable.

Je sortis mon flingue, et essaya de détecter la moindre parcelle de magie parcourir mon corps. Hélas tout cela restait très faible et j'avais à peine accumulé assez de force pour une seule balle. Une seule et unique balle. Je fit le vide dans mon esprit et visualisa la bête. Où allais je tirer? Il y avait de fortes chances que la balle ricoche sur son impressionnante peau blindée. De là où j'étais je ne pourrais pas viser son oeil. Et le reste don corps semblait intouchable. Je vit alors du sang noirâtre s'échapper d'une plaie. Mais oui! Je n'avais qu'a viser la plaie laissée par Finnegan, comme ça j'avais une chance d'atteindre la chair. Je m'immobilisais et visait le point d'impact, inspirant et expirant lentement  pour ralentir au possible les battements de cœur et maitriser mes tremblements. Je n'avais pas le droit à l'erreur, si j'évaluais mal un facteur comme le vent, la trajectoire, l'effet etc. Je ratais ma seule chance d'attirer l'attention de cette bestiole afin que Finnegan le termine. Je bloquais ma respiration et pensa aussi fort que possible "Je veux être forte pour terrasser mon ennemi".

La balle parti du revolver et se logea pile dans la plaie du Tanuki qui se gratta négligemment, comme si un moustique l'avait piqué.  C'était suffisant je l'avais distrait. Je fit un signe de tête au prof, lui signifiant qu'il pouvait terminer le boulot, et que j'allais tacher de l'occuper. C'est alors que je sentis la magie affluer en moi. Pas énormément de magie, mais e la sentais revenir. Etais-je en train de drainer la magie de ce monstre, par le biais de ma balle? Intéressant, j'ignorais que c'était possible. Pendant que l'homme des ombres assénait le coup de grâce à la créature, je pouvais jurer voir celle ci s'estomper. Comme une image qui se floute sur un écran. Il se déforma et au lieu de mourir, nous laissant sa carcasse fumante, il disparut. Simplement. Je comprenais avec fureur ce qu'il venait de se passer. Je retournais vers Finnegan fulminante. Il fallait pas pousser là, mes nerfs avaient assez souffert pour aujourd'hui. Je shootais dans le sable en disant :

-Saleté de mirage à la noix! Je hais ce désert! Tout ça était faux, nous avons fait ça pour rien et vous avez usé votre magie sur du vide! du néant! de toute façon il n'y a que ça ici!

C'était la rupture. J'étais tellement énervée du tour que venait de nous jouer cet endroit aride. Je comprenais mieux pourquoi on l'appelait "Désert miraculeux". On y hallucinais comme une troupe de hippie sous LSD. Tout cela semblait tellement réel, impossible de déceler un mirage. C'était sans doute pour cela que j'avais sentit la magie me parcourir. J'avais pompé la magie du mirage et non celle d'un tanuki géant. A mieux y réfléchir, Illyna m'avait forcée à regarder Totoro hier soir, le Tanuki provenait sûrement de là. Encore heureux que je n'avais pas regardé un film d'horreur. Oh non, si il y en avait un qui avait des film d'horreur plein la tête c'était bien lui. Ok Finnegan, que nous proposera tu comme mirage?

- Le tanuki c'est un peu de ma faute. En quelque sorte. Sinon je me demande depuis tout à l'heure, ces quoi ses marques sur vous? Les tatouages? Non parce que si on doit affronter un mirage en rapport avec le passé sordide que j'ai entre aperçu, j'aimerai être un minimum préparée.

C'est vrai quoi, si on pouvais prévoir un minimum ce qui nous attendait, je ne dirais pas non. Je frissonnai, la température semblait avoir chuté de quelques degrés. ne me dites pas qu'on allait passer la nuit ici...Au moins étant absent demain en cours, on nous rechercherait. Mais qui pourrait savoir qu'on était à cet endroit précis?! Nous allions devoir nous débrouiller.

-Je pense qu'il faut partir à l'opposé. Enfin je ne suis plus sûre du coup.

Si le Tanuki était un mirage il était normal que je ne l'ai pas vu d'emblée à mon arrivée. Toute ma théorie tombait à l'eau. Et zut.








Dernière édition par Isalynn Darknessia le Jeu 8 Mai - 0:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa] Mer 7 Mai - 14:53


Le prix du passé.


A force de frapper comme un sauvage dans un blindage, il finit forcément par céder. Les ombres, c’est ça : cette capacité à tout détruire. Pas besoin d’une armure quand l’ennemi est terrassé avant d’avoir pu frapper. Et c’est ça l’avantage des ombres vivantes. On se fiche royalement de savoir où on frappe. Je rentre dans la mêlée et je roue mon adversaire de coups, jusqu’à ce qu’il ploie. Quoi ? Vous pensiez que c’était une magie de lâche comme un truc de ninja ? Laissez moi rire. Dans ce monde, on est soit le chasseur soit le chassé. Et vous devinez que dans la chaîne alimentaire du pensionnat, je ne suis pas le plus petit. Je faisais donc preuve d’une capacité destructrice hors du commun quand il s’agissait de me défouler. Et pour me mettre dans cet état il en fallait tellement peu. Cette rage, cette colère… Je l’utilisais à bon escient pour une fois, pour protéger quelqu’un. Quoi ? Je vais me faire écraser par un truc ? Ah oui c’est vrai.

J’esquive en roulant sur le côté et je me relève rapidement. Mon ombre elle, est restée se faire écraser pour faire diversion. Je rêve ou mon ombre est en train de rouler des muscles  pour bien montrer qu’elle n’a rien ? Bien sûr qu’elle n’a rien, c’est une ombre !! Elle me gave à fanfaronner comme ça… Je la siffle et elle revient vers moi. Encore 30 secondes et je pourrais réutiliser un sort, mais je devais préparer ma magie, là, je le sèche en un seul coup, pas moyen. D’ailleurs, y a un truc qui cloche… Cette bestiole a de la fourrure et est immense pour une créature du désert… Comment un truc avec des poils aussi épais pouvait survivre par cette chaleur sans pomper une rivière par jour ? Pas le temps de réfléchir car j’esquivais de nouveau un piétinement furieux de la créature. Là j’étais mal, j’étais en dessous. Si elle décidait de s’affaler de tout son long sur moi, je finirais comme une crêpe.

Le tout pour le tout ! Vu que j’étais en dessous d’elle j’étais dans son ombre, cette fois ci, j’avais l’avantage, et elle n’est pas blindée en dessous… Je pose mes mains sur le sable et je déchaine ma magie. Et là c’est le spectacle.  Une formidable projection d’ombres jaillit du sol, percutant de plein fouet le ventre de cette abomination, transperçant la chair sur toute la hauteur. Il y eut le bruit des os brisés, de la chair percée, le hurlement d’agonie. Mais pas de sang, pas d’odeur d’entrailles. Et je vis simplement la bestiole disparaitre progressivement. Là j’ai normalement gagné un niveau. Mais non… En fait rien. Pas de créature, pas de viande à manger, RIEN. On s’était fait avoir. Et Isalynn qui accourait vers moi en pestant.

-Saleté de mirage à la noix! Je hais ce désert! Tout ça était faux, nous avons fait ça pour rien et vous avez usé votre magie sur du vide! du néant! de toute façon il n'y a que ça ici!

C’était donc ça, un mirage. Une illusion, une mauvaise blague. Le désert se foutait de nous. Et nous avions marché, couru dans le piège, comme deux idiots. J’avais effectivement claqué de la magie dans le vent. Mais pour le coup j’étais calmé. Mais bon dieu ce que ça me soulait. Restons calmes. Pas la peine de s’énerver de nouveau, nous avons d’autres types de problèmes actuellement. Au moins je sais qu’isalynn est bien réelle, et moi aussi.

_Bon… Voyons le bon côté des choses. Il vaut mieux que ça soit un mirage qu’un réel danger.  A partir de maintenant, nous devons être particulièrement observateur. Si ces mirages sont comme des hallucinations, nous devons déceler les choses illogiques, ça nous permettra peut être de les faire disparaitre.

J’étais gonflé quand même, je rageais intérieurement depuis un certain temps, et c’est moi qui parlait de me calmer. N’empêche qu’à voir la grimace de la jumelle qui m’accompagnait, je suis sûr que ça aurait mérité une photo. Si elle voyait sa tête, je suis sûr qu’on aurait pu en rire tous les deux. Mais pourquoi je pense à ça moi ?  Un peu dépité quand même, je m’asseyais sur le sable, histoire de reprendre mon souffle un moment. Nous avions l’air malins, à avoir fait un branle-bas de combat pour rien, Don quichotte et Rossinante contre les moulins à vent. Une cigarette pour passer ça, c’était nécéssaire.

- Le tanuki c'est un peu de ma faute. En quelque sorte. Sinon je me demande depuis tout à l'heure, ces quoi ses marques sur vous? Les tatouages? Non parce que si on doit affronter un mirage en rapport avec le passé sordide que j'ai entre aperçu, j'aimerai être un minimum préparée.

Ah, tu vois que tout est de ta faute, mais c’est stupide de me dire ça, je ne suis plus énervé là. Tu m’aurais dit ça avant ce mirage à la noix, je t’aurais mis une bonne correction, mais maintenant je suis calme et serein. Et visiblement tu t’inquiètes de ce qui va arriver ensuite. Parce que si les mirages sont des coercitions, alors ce qui se cache dans mon esprit risque de sortir, et on dirait bien que tu n’es pas enchantée à cette idée. Je regarde Isalynn depuis mon trône de sable, assis, tranquille, en train de prendre une pause bien méritée .

_Ces tatouages… Autant que tu saches. Avant de venir au pensionnat, j’ai beaucoup voyagé et j’ai atteri un peu par hasard dans une enclave de noctékinésistes au Népal. Ce sont eux qui m’ont tout appris sur ma magie. J’ai passé près de 11 ans dans leur communauté. Et un soir j’ai tenté un rituel foireux pour lier une âme à une ombre. Cliché n’est-ce pas ?

Je me rallume une cigarette et me relève. Je m’étire un peu aussi.

_Viens on cause en marchant. On va continuer dans la même direction. Si on retourne sur nos pas, on aura gaspillé de l’énergie, et on sait qu’il n’y a rien là bas. En continuant on pourra avoir de la chance. Tu tiendras le coup ? Si tu es à bout de force, je te porte, moi ça ira. Tiens, prends ça au fait, c’est du chocolat.

Cette fois c’est moi qui avance devant, je comptais surtout sur la fierté de la demoiselle pour qu’elle refuse mon offre et marche seule, quoique j’étais en état de la transporter si besoin. Le chocolat c’était sincère, pas de stratagème, même si ça me fendait le cœur de lui donner, elle avait l’air déjà assez mal en point, et j’en avais pas assez pour deux, autant qu’elle le prenne. Par contre je ne garantis pas l’état avec cette chaleur. Mais si ça pouvait la requinquer un peu... Oui, je faisais un peu la nounou, mais bon, faut dire que la situation s'y prête. C'est vraiment bizarre. J'ai des rapports complètement tordus avec les gens quand même. Entre tordus, ce n'est pas bien grave, mais quand même.

_ Donc, j’ai tenté un rituel qui n’a pas fonctionné. Je pense que c’était de base voué à l’échec, mais ce fut la catastrophe. Le village entier fut rasé dans l’explosion d’énergie magique, et j’ai perdu la plupart de mes souvenirs. Tous mes souvenirs avant mes seize ans ont disparus, entièrement, ainsi que la plupart de mes émotions. Parfois la nuit, dans mes rêves, j’en retrouve des traces. Mais bref… Quand je me suis réveillé, le village était en ruine. Il y avait eu beaucoup de pertes matérielles et humaines. Les aînés de la communauté ont décidé de me bannir. Mais avant ça, ils m’ont apposé sur les bras ces tatouages. Ils signifient que j’ai pris la vie, que j’ai été exilé de ma communauté, et que je traîne avec moi le malheur. Pour m’absoudre, j’ai décidé de loger dans mon ombre les ombres de ceux qui avaient été victimes de cet incident. Des animaux, des humains… C’est ma façon de me faire pardonner. J’ai ensuite parcouru l’Inde, traquant des mages noirs afin d’empêcher les utilisateurs de magies de mal s’en servir et d’absoudre mes pêchés. Et finalement j’ai rencontré des gens qui m’ont parlé de cet endroit. J’ai décidé de repartir de zéro ici, de redonner un sens à ma vie. Voilà, tu sais tout.  Et je te déconseille de t’amuser à en parler.

Je frissonnais. J’avais rarement parlé de mon passé. Et je n’avais jamais parlé de ça dans le détail, et je ne pensais pas avoir à en parler à quelqu’un comme toi. Pour moi tout ça c’est du passé, ça n’a pas de sens. Combattre pour la justice ? Absoudre mes pêchés ? tout ça me semblait tellement hors de propos à l’heure actuelle où je me battais pour ma survie. Un autre frisson, dû au froid. Froid ? Mince, ça faisait un moment qu’on marchait, et je n’avais pas fait attention à la lumière qui déclinait. Il fallait absolument qu’on trouve un endroit pour se mettre à l’abri du vent et des températures glacées du désert nocturne.

_Isa… Regarde devant, on dirait qu’il y a des falaises, avec du bol, on pourra trouver des cavernes pour s’abriter. Si ces cavernes sont utilisées comme refuge par les nomades, il y aura peut être des vivres et de quoi faire du feu.

J’y croyais à fond. Ce serait le miracle. A mon avis on trouvera soit de quoi faire du feu, soit un minimum à manger, mais peu de chance de trouver de l’eau, qui vaut plus que l’or ici. Et si on trouve déjà ce que j’ai follement espéré, ce sera de l’ordre du miracle. Mais il faut tenter le coup. J’ai les nerfs à bout, je crève de faim et de sommeil. On est épuisé, il faut absolument qu’on trouve un endroit sûr pour dormir.

_Et toi Isalynn ? C’est pas ton genre de prendre autant de risques juste pour gérer une poussée de magie, surtout qu’au pensionnat, on a les gens qu’il faut pour gérer ça. Tu me racontes un peu ta vie ?

Ce n’était pas la nuit de mes rêves ni la personne de mes rêves, mais bon, il allait falloir passer le temps. Et ce n’est qu’un échange de bons procédés. Nous arrivions aux falaises et il y avait des cavernes en effet. J'étais déjà en train de réviser mes méthodes pour faire du feu et les façons de dormir pour avoir chaud, jouant frénétiquement avec le briquet dans ma poche. Allez, un peu d'espoir, putain de désert, tu peux pas me faire ça, sois mon pote et donne nous au moins une fois un coup de pouce. Je sentais, alors que j'explorais la caverne, profitant des dernières lueurs du soleil sur les dunes, que si on ne trouvait rien ici, on avait vraiment du souci à se faire, entre isa mal en point mais qui était une bombe à retardement avec son nouveau pouvoir, et le manque de vivres et d'équipements. allez, on y croit, on va bien trouver un truc. ESPOIR FINNEGAN, ESPOIR !
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MessageSujet: Re: Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa] Jeu 8 Mai - 0:11






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"Illusion, désillusion et folie "

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J'étais quand même pas mécontente que le machin mutant soit une illusion. Premièrement, Finnegan aurait empesté les entrailles de tanuki. Il puait déjà la clope, il allait pas en plus schlinguer la viande et le renfermé. Deuxièmement, ça voulais dire qu'on ne risquait pas de tomber sur une armée de bestiole plus dangereuses encore. Il allait falloir aiguiser notre esprit et être fort mentalement pour déjouer ses mirages. Moi même, étant une spécialiste dans ce domaine, je n'y avait vu que du feu. Au moins j'avais pu grappiller un peu de magie à l'inverse du prof qui lui, en avait dépenser d'avantage et dans le vide.  D'ailleurs ça avait l'air un peu risqué son sort de fusion avec les ombres. Du moins je l'avais perçu ainsi.

De ce que j'avais lu, on pouvait fusionner avec magie si on outre passait les limites. Cela aurait très bien pu se produire. De la même façon que je pourrais rester bloquée dans l'esprit de quelqu'un. La magie était dangereuse, c'est pourquoi tout les humains ne la développait pas. Il fallait pouvoir y résister, la contrôler etc. Des esprits faibles se brisaient sous son impact, ce qui donnait lieu à de nombreux maux inexplicables : Cancer, tumeurs, fausse couche... D'autres ne développaient jamais de don et la magie s'épuisait en eux, comme si il elle n'avait jamais exister. Pour les esprits forts et éveillés, la magie se répandait librement, jusqu'à pouvoir se manifester physiquement. La selon la personne, le don prenait une forme différentes. Cela pouvait aussi être influencé par les gênes, les phobies ou encore le caractère.  Pour ma part ce fut les gênes qui dominèrent. J'avais hérité ma magie de ma mère, ainsi que son physique.

Pourquoi je parlais de ça moi déjà? Ah oui Finnegan-le-flippant et sa magie des ombres. Apparemment nous étions deux esprits forts, sans parler de nos fortes têtes. A nous deux nous arriverions à déceler le vrai du faux. A moins que je ne sois déjà dans le faux. Si c'était le cas, comment le savoir? Et si j'étais tombée dans une illusion dès mon arrivée? Avais je vraiment eu cette crise de pouvoir? Oui je suppose, puisque j'avais quitter Tadakai pour ça. Mais rien ne me prouvait que ce que j'avais vécut ici était réel. J'étais peut être assise au pied du portail, sans avoir bougé depuis tout à l'heure. A la merci du premier prédateur venu. Je sentais l'angoisse monter progressivement, victime de ma propre mise en abyme. Respire Isalynn, tu sais gérer les crises d'angoisse. Tout va bien, tu es là. Tu es bien là. J'enfonçai mes ongles dans mes paumes pour me rassurer grâce à a douleur.  Finnegan était réel, je l'avais touché, j'étais entrée dans sa tête, il était réel.  Mais à quel point les illusions pouvaient sembler réelle ici? Après tout nous avions bien crus nous faire exploser par le monstre...Je ne pouvais plus être sûre de rien.

-Déceler les choses illogiques, ce n'est pas bête mais dans un endroit magique, tout et rien semblent illogique. Nous pourrions aussi bien compter nos doigts, énumérer l'alphabet, cela ne nous prouverais pas que nous sommes réels.

Ok du calme, redescend d'un cran et écoute ton prof. Je jetais des regards furtifs autour de moi, comme un animal en cage. Il y avait toujours un échappatoire dans une illusion. Si ça continuais j'allais devenir dingue, perdre la boule et mourir ici comme d'autre avant moi. Voila comment ce désert venait à bout des voyageurs, il les rendait dingue.  J'avais besoin de distraire mon esprit, de ne pas me mettre à tourner en boucle sur une idée fixe. Tout est réel, tout est réel, tout est réel. J'écoutais avec une grande attention le récit de Finnegan, espérant qu'il me distrairais de mes angoisses. A entendre le début du récit, ce mec s'était joué le genre "Ermite", a la roots, viens que j't'intègre une tribu Népalaise. Onze ans avec eux quand même! C'était plus que la moitié de ma vie! Comme quoi ça doit être sympa le Népal, j'irais y faire un tour si je sort de là. Hum la suite était carrément flippante.

-Vous êtes en train de m'avouer que vous avez délibérément enfreint une loi primordiale de la magie? Tout pour créer...Ce truc?

Je disais cela en pointant du doigt la chose qui suivait le vieux comme son...ombre? Je ne savais pas vraiment ce que c'était ni quelle était ça forme original mais ça me faisait froid dans le dos. C'était ce que j'avais vu dans ça tête. La liaison d'une âme à un corps sans vie, tel qu'il soit, est un des interdits primordiaux du monde magique. Cela ouvrait la porte à la nécromancie, la pire des magies noires.  Cet homme, ce n'était pas n'importe qui et j'avais eut raison de ne pas le sous estimer. Or, en disant "rituel qui avait foiré", il faisait l'euphémisme de l'année.  J'avais vu, les cris, les morts, les gens absorbés dans les ténèbres : Femmes, enfant, animaux, tout le monde fut sacrifiés, pour quoi? Une âme. Je suivis sa direction, avide d'en savoir d'avantage. Ce que j'entendais me fascinais et me terrifiais mais comme disais l'adage : "Connais tes amis, et d'avantage tes ennemis." Et puis si je devais finir mes jours dans cette enfer de feu et de glace, autant que ce soit distrayant. Je prêtais l'oreille à la suite de l'histoire.

-Me porter? Non mais ça va pas. Je vais bien je peux marcher seule. Et non merci je ne mange rien d'aussi gras et sucré que du chocolat. Gardez le pour vous, c'est de bon coeur. Racontez moi la suite.

Non mais faut pas déconner. Même au bord de la mort, je resterais digne, et ferais attention à moi. Jamais un truc aussi calorique que le chocolat ne souillerai ce corps de déesse. Famine ou pas, hors de question. Et puis j'aurais encore plus soif après ça. Il continua son récit et en vint finalement au massacre général. Je n'arrivait pas à me l'imaginer. J'avais encore les projections de la violence de son passé, qui défilaient dans ma tête. Je ne pourrais jamais oublier ces images. En revanche je ne savais pas qu'il avait perdu ses souvenirs...Avait je vu des choses qu'il aurait oublier? Je me rappelle l'avoir vu enfant à deux reprises, puis adolescent. C'était donc une marque de bannissement, j'en était quasiment sûre mais je ne voulais pas m'avancer là dessus.  Les bannis était souvent marqués de la sorte pour exposer au monde leur sort de damné. Qu'aucune société ne les accepte, qu'aucun employeur ne les embauchent, qu'aucun être ne veuillent tisser de lien ave cette personne. Un tatouage de damné devait être extrêmement lourd à porter, d'où la cape je suppose. Je serrais l'étoffe entre mes doigts, et sentis une bouffé de tristesse m'envahir. C'était son rempart face au monde extérieur. Malgré ce qu'il avait fait je ne pouvais m'empêcher d'éprouver une sympathie soudaine pour lui. Sûrement une dérive du syndrome de Stockholm : coincée ici avec lui, je me sentait plus proche.

Après tout il avait essayé de se repentir. Je pense que c'était une simple erreur. Parfois, notre désir est plus fort que tout, et rien ne peut plus vous raisonner, il devait avoir de bonnes raisons de faire ça. Mais comment arrivait il à se lever chaque matin, se regarder dans la glace et enchainer les journées. Remarque, si on m'avait proposer de lier l'âme de ma mère à un corps, aurais je eus la force de dire non? On se le dit toujours pour se donner bonne conscience, mais quand on en à les moyens, pouvons nous refuser aussi net? Je pense que l'esprit humain, magie ou pas, né faible et ne se forge qu'au gré des épreuves. Quelqu'un qui n'a pas souffert ne forge jamais son esprit. Celui qui souffre à en devenir fou devient un mentaliste puissant par exemple.  Je déglutit difficilement, tout cela avait jeté un froid et je ne savais trop comment réagir. Je posais alors la question qui me brulait les lèvres :

-Vous aviez une bonne raison de faire ça? Lier une âme à une ombre? ça en valait vraiment la peine au moins?

Il  répondrais si il voulais, mais j'estimais qu'il en avait dit assez pour m'en révéler d'avantage. Et puis pour quelle gamine écervelée me prenait il? Je ne raconterais tout cela à personne pas même à ma sœur. Je savais garder un secret, surtout un aussi solennel que celui-ci. N'empêche il me confiait un truc assez lourd, je me demandais si la directrice était au courant.  Son père avait il connu le passé de Finnegan avant de l'embaucher? Et pourquoi enseigner les sciences occultes à des ado? Cela devait être dur pour lui d'en parler au quotidien après les avoir si durement expérimentées. Nous continuâmes à marcher puis il m'indiqua ce qu'il pensait être des cavernes. L'angoisse ressurgit en moi, était elles réelle? Après tout nous n'avions vu que le nant à des kilomètres à la ronde, et d'un coup, des cavernes providentielles. Cela semblait trop beau. Ou alors était-ce décor qui était artificiel? Nous ne voyons que du néant alors qu'en fait la réalité était tout autre? Je pressais le pas pour atteindre ses cavités, après tout mirage ou pas, nous ne risquions rien. Ceci dit au fur et à mesure que nous avancions, j'avais l'impression que l'abri s'éloignait. Finnegan me demanda de parler à mon tour de mon passé...super. Mais c'était de bonne guerre après tout.

-Ma vie? euh...ouais. Quand on atteindra ses cavernes, car si je prononce un mot de plus, je vais me dessécher pour de bon.

Nous arrivâmes enfin à destination, je touchais les parois, encore une fois, elles me semblaient réelles. Merci mon dieu nous avions un endroit ou passer la nuit. Mais à ce rythme nous serions mort demain matin ou en très sale état. Je voyait le prof s'acharner à faire du feu, quand enfin les premières braises prirent et embrasèrent un feu suffisant pour deux dans la caverne. Soudain j'eus une sensation étrange en contact avec le minéral. J'avais l'impression d'entendre un murmure. Je fis signe à Finnegan d'opérer le plus grand silence et collait mon oreille au mur. Ce bruit était reconnaissable entre mille, surtout dans notre situation: de l'eau! A présent je fit signe à FInnegan de venir par ici.

-Ne me demandez pas comment, mais je suis sûre qu'il y a de l'eau qui circule dans les parois. Je sais ça parait impossible et pourtant...Je vais essayer quelque chose.

Je me plaçais devant le mur et me concentra de toutes mes force sur le courant d'eau que j'entendais. Puis en rassemblant toute la magie que j'avais pu accumuler du mirage, je réussis à faire sortir de la roche un filet d'eau claire.  je plaçais mes mains sous le liquide miraculeux et bu la première. C'était fantastique. Jamais  une gorgée d'eau ne me parut plus délectable. Je sentais ça fraicheur descendre dans ma gorge et abreuver ma soif. Mon corps se régula à la température et mes muscles de délièrent. C'était pile ce qu'il nous fallait. Je laissais Finnegan boire à son tour avant de dire.

- J'ai bien une idée, mais elle ne va pas nous plaire. Je pense que nous ne sommes pas vraiment dans une caverne. Nous sommes peut être prêt d'une oasis, ce qui expliquerait la provenance de cette eau. C'est rageant, dire qu'on pourrait être prêt d'un point d'eau ou se baigner et boire à foison et nous ne le voyons pas.

Une fois rassasié je me réchauffais un peu au près du feu. Une bénédiction aussi. Nous étions passé de la chaleur caniculaire au froid glacial en peu de temps. Une vraie plaie ce désert. Au moins nous avions un point d'eau et un abri, même si c'était probablement un autre mirage. Nous étions peu être au bord d'un ravin sans le savoir. Un pas de trop et c'était la chute. Pourrions nous dormir tranquillement avec cette idée? Et à notre réveil demain matin tout avait changé? Nous ne sortirions jamais de là, nous ne trouverions pas le portail. Je pris une grande bouffée d'air et tentait de me focaliser sur autre chose. Ah oui mon histoire, c'était à moi de parler à présent.  Par où commencer...

-Alors mon histoire. Hummm... Rien de palpitant je n'ai que 17 ans et je n'ai voyagé que pour des vacances en clubs et encore. Je suis né en Angleterre dans le manoir familial des Darknessia. Je n'ai jamais connu mon père.  Ma mère nous à dit qu'elle avait été séparée de lui avant notre naissance et qu'il ignorait notre existence. Mais elle n'a jamais voulut nous en dire plus, ni si il était toujours en vie, ni si elle l'aimait, ce genre de chose quoi . Illyna et moi avons donc toujours porté le nom de notre mère.  Elle nous choyaient comme des anges tombés du ciel, mais nous savions par moment qu'elle était triste et devait se sentir seule. Elle ne s'entendait pas bien avec ses propres parents qui avait refusé qu'elle accouche dans un hôpital. Accoucher de jumelles, à domicile, je vous parle pas du calvaire. J'ai toujours eut l'impression qu'il la blâmait pour je ne sais quelle faute. Parfois on s'imaginait que notre père était un bandit en fuite qui aurait laisser tomber notre mère. Nous étions donc les petites filles les plus heureuse et les plus choyées du monde. Mon coeur je serre encore quand je repense à cette époque, nous étions tellement bien toutes les trois.

Puis comme dans toutes les histoires, trop belles pour être vraies, ma mère fut prise d'un mal inconnu. Les médecins ne pouvaient pas faire de diagnostic concluant, et mes grand parents étaient réticents à l'idée d'en faire venir d'avantage. Comme si l'état de ma mère devait rester secret. Illyna et moi n'eurent bientôt plus le droit de "la fatiguer" comme on nous disait. Nous devions jouer silencieusement dans nos chambres, cesser les caprices, les câlins, les histoires. J'ai tout fait pour que ma soeur ne sachent rien, et je lui mentait en disant que notre mère allait se rétablir. Elle allait de plus en plus mal et quittait peut la chambre. Parfois le soir, quand Illyna s'était endormie, je me hissais sur la pointe des pieds, jusqu'à la porte de la chambre de notre mère et je m'asseyais là, la joue contre la porte close.  Je l'entendais se plaindre de migraines abominable, j'entendais les objets voler en éclat dans sa chambre, et parfois je l'entendait gémir dans son sommeil. J'essayais de ne pas pleurer et d'être forte, mais quand cela devenait trop dur, j'étouffais mes pleurs dans mes mains de peur d'être grondée.

Un matin elle nous accompagnais vers la bibliothèque quand elle prit ça tête dans ses mains, et s'évanouit. Elle fut portée à sa chambre et mise au lit. Nous avions interdiction formelle d'entrer. J'attendais alors, joue contre la porte, Illyna sanglotant contre mon épaule. Puis le médécin annonça son décès à mes grands parents et s'en était fini de notre vie à trois. Depuis j'ai apprit à ne plus aimer autrui. C'est peu être dur, mais c'est aussi la meilleure des protections. Ainsi je peux me consacrer entièrement au bonheur d'Illyna et lui donner une vie meilleure. J'ai juré de protéger Illyna quoi qu'il arrive et de ne vivre que pour elle. Tout ce qui me reste de notre mère, c'est cet anneau en or, une bague jumelle que porte également ma soeur. Le lendemain de sa mort, nus commençâmes à développer nos pouvoirs. Nos grand parents nous apprirent alors tout sur la magie car nous nous ne savions pas jusqu'à lors que cela pouvait exister. Nous découvrîmes l'histoire des Darknessia, la famille de puissants sorciers au sang pur. Mais nos pouvoir grandissaient trop vite et nous entrions en pleines crise d'adolescence.  Dépassés par les évènements nos grands parents nous envoyèrent ici avec l'éducation la plus stricte possible.  Et voilà comment je suis arrivée dans ce désert. J'ai compris tout à l'heure, que ma mère souffrait du même mal que moi, et avait contenu son pouvoir pour ne pas nous blesser ma sœur et moi. J'ai réalisé que si nous n'avions pas été au manoir ce jour là, elle aurait relâché sa puissance et serait encore en vie.


J'achevais enfin le long récit de ma vie. J'avais la gorge nouée et des larmes avaient coulées sur mes joues sans que je ne m'en aperçoive. C'était la première fois que je parlais de toute ses souffrances à quelqu'un d'autre que ma soeur. Nous n'avions pas le droit d'en parler avec mes grands parents. Je me sentais lourde, comme si je pesais une tonne. Tout le chagrin et la douleur venait de me sauter à la figure, alors que je tentais de l'enfouir sous un masque de froideur aseptisée.  En relevant les yeux je vis que Finnegan souriait d'un air malsain. Ma souffrance lui plaisait donc à ce point?! Que faisait il? Il attirait ses ombres vers moi, il avait l'intention de me tuer! Ou bien était  ce une autre illusion?! En fait ce mirage voulait me distraire et me rendre vulnérable pour me tuer! Je sortit un morceau de cristal tranchant que j'avais gardé dans la poche et bondit sur Finnegan, brandissant la pointe contre sa gorge. A chaque fois qu'il déglutissait je pouvais sentir le cristal entailler un peu plus sa peau.

-Tu n'es qu'une illusion! Tu n'es pas réel! Rien de tout ça n'est réel!

Ma voix me parvenait de très loin. L'angoisse avait reprit le dessus et j'étais complètement hystérique, prête à trancher la gorge de ce prédateur. Je voulais qu'il meure! Je voulais que tout ce cauchemar s'arrête! Toutes ses illusions, ces mirages! J'allais devenir folle! Mais je ne me laisserais pas faire! J'allais lui trancher la gorge, puis trouver la sortie de cette illusion. Je rentrerai à Tadakai, et retrouverais ma sœur, ma moitié, mon double. Oui je devais protéger Illyna!






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MessageSujet: Re: Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa] Ven 9 Mai - 17:57


My innermost apocalypse


Ce désert avait pour but inavoué de nous rendre dingues. Autant je tenais encore à peu près le choc, malgré un épuisement très prononcé, autant je ne pouvais pas dire la même chose de la petite tête blonde à mes côtés. Depuis que nous marchions en direction de ces falaises, je la trouvais de plus tendue. Elle va finir par débloquer, c’est sûr. Elle ne doit pas être habituée à ne pas avoir son petit confort. D’un autre côté, qui a son âge est habitué à la vie dans le désert.

Je lui parlais, sollicitait son esprit, qu’elle n’ait pas le temps de sombrer dans je ne sais quelle pensée glauque et crée encore un mirage. D’ailleurs j’aimerais bien comprendre le fonctionnement de ces mirages… Si ils agissent comme des hallucinations, ça veut dire que n’importe quelle pensée ou fragment de notre vie peut surgir de notre esprit. D’ailleurs, est-ce que ça serait forcément hostile ?  Est-ce parce que nous sommes des gens avec des pensées assez sombres que les mirages se montrent aussi agressifs ? Ou est-ce le hasard le plus total. Nous étions arrivées aux cavernes et Isalynn m’avait même fait le plaisir de la découverte d’eau. Purée, enfin… Je commençais à ressembler à un raisin sec. C’est dingue, le bruit de l’eau, son goût absent, cette sensation de fraîcheur qui vient attraper chaque centimètre de mon œsophage et se déverse dans mon corps rêche et aride.

Une cure de jouvence, la vie qui se remet à couler dans mes veines. Après avoir bu pour au moins trois jours, je m’écrasais dos contre le mur. Laissant mon corps épuisé et à bout de force profiter d’une pause largement méritée. Je m’allume une cigarette, et je regarde la jeune fille, un sourire de soulagement aux lèvres. Enfin un peu de répis dans ce purgatoire ardent.
Je la laisse me raconter son histoire après avoir réussi à allumer un feu rudimentaire. Ce n’est pas du tout confort mais tant pis, on aura chaud quelques temps. Je l’écoute attentivement ; en effet, Illyna et elle ont eu une belle enfance, mais gâchée par un caprice du destin. L’histoire du père absent, de la mère qui disparait d’un coup.

Ca fait écho en moi… On a eu la même enfance, les mêmes traumatismes, le même déracinement affectif qui nous a pourri. Pourtant, elles étaient deux et ont pu se soutenir.  J’étais seul de mon côté, et j’ai dû me démerder… Maintenant je comprends mieux pourquoi tu es partie te planquer dans le monde hybride. Tu as eu peur de mettre en danger ta sœur, et tu étais prête à te sacrifier pour ne pas la blesser. Tu as pris le risque de lui enlever la seule famille proche qui lui restait, par bonté d’âme. C’est un peu contradictoire, mais pourquoi pas après tout.

_Ca a dû être terrible pour toi de vivre ça. Il n’y a rien de pire que d’assister à la mort de ses parents. Personne ne devrait supporter quelque chose d’aussi terrible. Mon père est mort, je devais avoir ton âge à peu près. Ma mère s’est laissée mourir de chagrin ensuite. Mais à la différence de toi, je n’avais pas de famille, j’ai tout revendu, j’ai pris mon baluchon et je me suis cassé de mon Irlande pourrie… J’ai décidé de faire une croix sur cet îlot de merde qu’est le Royaume-Uni et je me suis mis à voyager. La France, l’Egypte, la Jordanie, puis j’ai atterri au Népal, en Inde, et enfin ici. J’ai pas mal baroudé en fait.


Oui, j’avais du mal à croire qu’Isalynn et moi puissions être proches sur un point tel que le passé. Enfin, pour ce que je me rappelle du mien d’ailleurs… Je sais qu’il est enfoui quelque part, mais où… C’est dingue, je ne me suis jamais senti aussi proche d’un élève, quand on y pense. Comme quoi, la vie, cette pute borgne qui passe son temps à faire endurer les pires évènements ; est parfois ironiquement agréable. Ce qui ne m’empêchait pas de trouver l’histoire d’Isalynn difficile et chargée pour une gamine de son âge. Elle a dû en baver. Finalement elle n’a peut être pas vécu que dans un placard. Peut être dans la cave ou la malle du grenier.

_C’est drôle. Je me suis toujours demandé ce que c’était d’avoir une enfance baignée dans la magie. Mes parents étaient des humains normaux, sans pouvoirs. Je n’ai pu révéler mon pouvoir qu’au népal, soit à l’âge de 20 ans, je crois. Je ne sais plus exactement, tu me pardonneras. C’était une période très heureuse de ma vie. Je me sentais bien avec eux. Mais un jour il y eut un incident. C’est un peu flou dans ma tête. Il me semble que c’était un enfant, attaqué par un fauve, ou des braconniers. Je me rappelle qu’il y avait une histoire avec un animal. Mais était-ce l’enfant qui était au mauvais endroit au mauvais moment ou alors des  humains qui avaient voulu se débarrasser d’un témoin gênant. Je ne saurais pas te dire par contre. Je me souviens juste d’un profond sentiment d’injustice. Et c’est pour ça que j’ai tenté ce rituel. Je voulais redonner une vie à ce gosse qui n’avait rien demandé. Sauf que… Bah ça ne s’est pas passé comme prévu. J’ai voulu sauver une vie… Et à la place j’en ai sacrifié plusieurs autres, innocentes en plus de ça. Plus mauvais comme équation, tu meurs. Tout proviens de là. Chaque erreur de l’humanité vient à un moment où à un autre de la non-acceptation de l’ordre des choses. Nous autres, ressentant parfois les aléas de la vie comme une injustice, alors que c’est juste du hasard. Et nous voulons corriger le tir. J’ai été idéaliste et orgueilleux. C’est ça qui a déclenché cette catastrophe.  Pourront-ils me pardonner un jour ?

C’était une question réthorique. Bien sûr qu’ils ne pourraient pas… C’est impardonnable par essence. J’abritais leurs ombres dans la mienne, mais c’est tout, la faute était commise, et ma vie elle-même n’était qu’une pénitence infinie. Tu parles d’une vie de merde… J'avais certainement une tête de chien battu en pensant à tout ça, mais impossible de donner le change, c'est ça le traumatisme de ma vie... Ma plus intime apocalypse.

_En tout cas, pour une histoire « pas palpitante » tu as une vie plutôt bien chargée en expériences. Tu devrais mettre à profit cette expérience tu sais. Les gens qui ont souffert ont cette force que les autres n’ont pas. Tu verras plus tard que ce qui te torture actuellement deviendra une force plus tard.

Je rallume une cigarette après avoir dit ça, assis sur le sable, le dos contre la paroi rocheuse. Le regard perdu dans les flammes. C’est vrai que je ne m’étais jamais posé de questions sur mon enfance, ça ne me manquait pas. Mais j’aurais aimé savoir à quoi pouvait ressembler mes parents. J’ai quelques flashs furtifs. Mais tout ça n’était plus si important. Je sais d’où je viens, où je vais. Le reste n’est pas contributif à l’accomplissement de quoi que ce soit. Et surtout pas dans ce cas présent. Ca reste quand même extrêmement perturbant de penser ça.

_ Au fait… Pour te répondre, mon ombre est vivante car c’est la marque de ma magie, rien de plus. Elle est animée d’une volonté propre. Mais sinon, je vis avec elle collée à mes pieds depuis toujours. Maze par contre, n’est que mon familier, obtenu lors de mon entrée à Tadakai. Il vit dans mon ombre, tranquillement. Il n’en sort que sur mon ordre. C’est un familier bien plus gentil qu’il ne le parait. Il ne comprend pas les émotions humaines par contre, c’est son seul défaut. Il perçoit tout de façon logique.

Je regardais la marque sur mon bras. Putain de corbeau… tu m’en as fait baver. Mais c’est à toi que je dois mon surnom de « Crow », le traqueur de mages… Un mal pour un bien.

_Après avoir été banni, j’ai erré pendant des années, chassant en particulier les mages nécromanciens d’une secte Hindoue. C’est là que j’ai accompli ma plus noble action… Une secte de malades mentaux qui capturaient les gens pour en faire des morts-vivants. J’ai démantelé le réseau avec l’aide d’autres chasseurs de mages… La secte est encore active, mais elle est très affaiblie. Saloperie de Culte des Goules… Eux et moi, c’est une longue histoire, mais tant pis. La vie est précieuse. Et elle doit rester précieuse, personne n’a le droit de prendre la vie pour son propre bonheur.

J’en déblatérais des banalités ce soir… Le délire induit par la chaleur sûrement. Je m’arrêtais quelques instants pour reprendre mes réfléxions sur le moyen de sortir du désert. Elle n’avait pas tort, ça se trouve, une oasis n’est pas loin. Si il y a de l’eau dans la paroi, l’oasis doit être au dessus. Mais je ne suis pas sûr que l’escalade soit judicieuse dans notre état, et si en plus il’n’y avait qu’une nappe d’eau souterraine, on ne verrait rien en surface. Oh misère quoi… hein ? C’était quoi ce bruit ? Je me tourne vers isa qui me regarde, les yeux écarquillés, comme en proie à je ne sais quelle réflexion morbide et paranoïaque. Je crois qu’on arrive au moment où elle va disjoncter sévère.

-Tu n'es qu'une illusion! Tu n'es pas réel! Rien de tout ça n'est réel!

C’est qu’elle finirait par me faire douter de ma propre existence avec ce genre de discours. Heureusement, la pointe de cristal qu’elle m’enfonçait doucement dans la gorge me rappelait que non, j’étais réel, et cette situation délirante aussi, à mon grand regret. A ce niveau là c’est plus de l’amour, c’est de la rage. Mais je suis ton prof, fillette, alors tu vas descendre de mes genoux et arrêter d’essayer de me poinçonner parce que je vais moyennement apprécier. Je ne sais pas ce qu’elle voyait, mais elle devait être prise d’un délire hystérique ou je ne sais quoi. Le souci c’est que j’étais bien trop faible pour réagir, j’étais assez passif, tandis que la pointe du cristal provoquait un picotement intense dans ma gorge.

_Maze… A l’aide…

On ne peut pas dire qu’il se soit fait prier, il a directement sauté au visage de la fillette pour lui boucher la vue. Mon ombre aussi réagi et choppant les bras d’Isalynn qui se débattait, et je voyais la pointe de cristal faire de dangereux mouvements vers certaines parties vitales de mon corps déjà bien mis à mal. Réflexe de survie, je lui décrochais un bon coup dans le poignet pour qu’elle lache son nouveau jouet. Maze retourna dans mon ombre, et cette dernière était en train de maintenir les bras de la psychotique qui visiblement pétait un plomb d’une façon sévère, vu comme elle hurlait et se débattait. Une vraie furie, heureusement que mon ombre ne ressentait pas la douleur… Et moi j’étais complètement stupéfait, en train de lutter pour ne pas céder à la folie ambiante.



Ca allait devenir très compliqué. Si elle pétait une crise comme ça, on était mal, très mal. En fait, le souci venait du fait que je n’aurais pas assez de magie pour que mon ombre la maintienne toute la nuit. Je fais quoi, je l’attache ? Mouais bof, si un VRAI problème survient, elle sera une proie facile. Je l’assomme ? Temporaire mais efficace. Je la calme ? Ouais on peut, mais comment ? Méthode simple.
Je m’approche, et avec l’énergie des nerfs aux bords de la rupture, je mis une grande claque dans la joue de la demoiselle entravée  par mon ombre. C’était la dernière chose à faire, mais aucune solution n’était viable.

_LA FERME !! Je ne te veux aucun mal ok ? Refais moi ça une seule fois Isa, et je te camisole avec ma magie ! C’EST CLAIR ?


Allez hop, session fouille corporelle, histoire de s’assurer qu’il n’y ait pas d’autre cristaux surprise ou des joyeusetés qu’un esprit en crise pourrait utiliser comme une arme ou un objet de douleur. Ca incluait les pince à épiler, les tasers, les coupe ongles, les capsules de cyanure, les bombes les mitrailleuses lourdes, les chaînes les menottes, les flacons d’acide sulfurique, l’antigel, les batte de baseball et n’importe quoi qui pourrait être utilisé comme un anti-prof de sciences occultes. Elle n’avait pas l’air d’avoir un autre arsenal dans ses affaires… Je n’aurais pas à lui entraver les poignets, c’est déjà ça.

J’avais fait quelque chose que je ne faisais que rarement : hausser la voix. Cette voix grave et d’ordinaire si posée est devenue l’espace d’un instant un rugissement d’animal blessé. Le signe d’un être qui, si il doit défendre sa vie, sera impitoyable. C’était également la preuve que je n’en pouvais plus nerveusement. J’étais à bout, et elle aussi. Et je devais m’occuper du bout de chou qui venait d’essayer de m’égorger comme un lapin. La vie est une garce quand même. Mais bon, c’est toi le prof, c’est toi qui a voulu la suivre pour la protéger, et tu le feras. Quitte à la protéger d’elle-même.

_C’est bon ? t’es calmée, ça va mieux ? Refait jamais ça Isa, sinon je me défends.

Ma patience atteint vraiment des sommets actuellement. Fort heureusement, elle m’a égratigné, le cristal n’a pas eu le temps de faire de vrais dégâts.  J’en suis à un point où je commence à sérieusement remettre en question la fiabilité d’isalynn.

_Tu devrais essayer de dormir. Je ne tiens plus, je préfère te prévenir Isa. Maze va monter la garde. Au moindre truc suspect de ta part, il a l’ordre de t’allumer la tronche. Et si tu trouves que je suis effrayant, tu ne veux pas le voir protéger son maître, je t’assure.

Je m’affalais non loin de là, je grelottais. Chute d’adrénaline, j’avais froid sans ma putain de cape. Qu’importe… Là, vraiment , qu’importe… Isa avait trop besoin de récupérer des forces physiques et mentales, elle devait dormir le mieux possible pour que cet incident ne se reproduise pas, alors elle pouvait utiliser ma cape comme sac de couchage/couverture/tapis de sol/mouchoir/nappe de pique-nique si elle voulait. Je voulais juste qu’elle dorme tranquille. Maze veillait sur moi.

Et ma magie ayant sa propre volonté, elle pourrait s’activer si elle sentait un danger. Je n’aimais pas du tout l’idée de dormir maintenant, c’était comme dire à Isalynn « retente ta chance ». Mais l’épuisement fit son office et je finis par sombrer dans un sommeil  assez léger, ouvrant les yeux au moindre petit bruit.
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MessageSujet: Re: Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa] Mar 13 Mai - 15:38






"
"Une nuit dans le désert "

and Aazzlaaroth Finnegan

Play with me
Haunt me
Bit me
Hurt me
Track me
Disturb my mind...

"



J'étais surexcitée, comme sous amphétamine, mon sang me faisait qu'un tour. Une idée tournait en boucle dans la tête "Tuer la menace, élimine le mirage". Je n'étais pas franchement de nature bienveillante avec les gens extérieurs, mais là c'était pire que tout. J'était subjuguée par une haine qui me dépassait. Je devait tranche la gorge de cet homme. Répandre son sang et après...après je ne voyait rien, je n'avais que cette idée en tête. Tue Aazzlaaroth Finnegan, tue le monstre qui à lui même abattu un village d'innocents, le professeur de science occulte à la magie plus noire que les ténèbres eux même. Tue celui qui fréquente ta soeur en cours, élimine la menace et tout s'arrêtera.  Je suffoquais presque, les traits déformés par la haine. Encore un peu et je traverserais sa trachée pour de bon. Un coup net et ce serait fini.

J'appuyais alors de toute mes forces mais mon action fut de courte durée.  L'ombre sordide m'avait rattrapée et en un instant me priva de la vue.  Plus furieuse encore , je me débattais contre cette chose semi-matérielle. Comment se battre contre un fantôme? Telle une harpie je me mit à hurler, à griffer dans mes sens, je battais l'air de mes quatre membres, tentant de frapper, déchirer, empaler tout ce que je pouvais. J'étais désorientée mais m'efforçais de frapper tout de même. Une douleur fulgurante me traversa le poignet et je dû abandonner mon armes. Mais il me restait mes poings et mes ongles. J'essayais de me défaire de cette ombre qui se jouais de moi, je ne me laisserais pas faire! Une Darknessia n'abandonne jamais!  Ma vue se dégagea tandis que mes bras étaient retenus au dessus de ma tête. J'essayais de donner des coups de pieds à des démons invisibles, luttant pour me dégager.  

Soudain je sentis une gifle s'abattre sur la joue. Un truc à vous déchausser une dent! Je sentais la sensation de brulure se répandre jusqu'a sous mon oeil. Si il gonflait j'allais vraiment le tuer. Mais qui "il"? Qui venait donc de me frapper? Rappelle toi Isalynn...Tout était flou autour de moi, le décor changeait de forme, les ombres disparaissaient. De loin, très loin comme un écho j'entendais une voix forte et grave. Quelqu'un de mécontent, qui s'énervait après moi je crois. Que se passait il? Mes oreilles bourdonnaient et je n'était pas sûre d'être vraiment là. Finnegan...Son nom c'est Finnegan. Qui était-il? Professeur de Sciences Occultes. Pourquoi était il là? Parce qu'il m'avait suivie...Continue de te rappeler Isalynn, que se passe t'il en ce moment? Je ne savais pas, je ne savais plus. Impossible de me rappeler quoi que ce soit.

-C'est...qu'est ce qu'on...Fait....Je suis...

Des paroles incohérentes que je n'arrivais pas à arranger. Les mots sortaient de ma bouche en désordre pour répondre à cet homme. Puis je me mit à greloter, comme pendant une mauvaise grippe. Tout mon corps semblait en proie à un mal inconnu, j'essayais de refaire surface. Quelqu'un  palpait mes poches, et je ne me sentais pas la force de résister. Etait ce lui? J'essayais à nouveau de lui parler mais ma gorge me faisait un mal de chien, j'avais les poumons en feu. Comme si j'étais essoufflée et que j'avais hurlé de toutes mes forces. Chaque tentative était un calvaire et la gifle avait endolori ma joue, ce qui me donnais l'impression de parler avec 5 ou 6 marshmallow  dans la bouche. Mes idées commençait à s'éclaircir et l'image du prof m'apparut enfin nettement. Mon dieu, je les avaient presque oubliés ses deux orbes dorés qui vous scrutaient jusqu'aux tréfonds de votre âme. Ce regard perçant qui suffit à vous faire taire.

- Finnegan...que...qu'est ce qu'il s'est passé?

J'essayais de retrouver mes moyens, au moins ma motricité. Massant mes poignets, et ma joue, je m'assis doucement, pour ne pas avoir la tête qui tourne. Tout reprit sa place dans mon champ de vision, le feu, le prof, la caverne. Mes souvenirs aussi revenait mais, après avoir échanger nos histoires le trou noir. Je me souviens que tout à tourné dans ma tête, comme si je perdais connaissance puis de m'être réveillée sur le sol, comme après une cuite ou un mauvais rêve.  Essayer de dormir? Après ça?! Même pas en rêve. Je resserrais la cape contre moi m'allongeant de nouveau à une bonne distance du prof et feignis de m'endormir. Quand j'entendis sa respiration s'approfondir, j'en déduisit avec certitude qu'il dormait. J'avais passé toutes mes nuits ou presque à dormir à coté de ma sœur, alors je savais quand quelqu'un avait rejoint Morphée.

Tout ceci ne rimait à rien. J'avais péter les plombs et faillit tuer Finnegan. Qui me dit que cette nuit ce ne serait pas à son tout se retourner contre moi? Nous en étions arrivés à un point où nous étions dangereux l'un pour l'autre. Seulement je savais qu'il ne m'abandonnerais pas. Je commençais à comprendre comme il fonctionnait, il préférerait être en danger mais pouvoir veiller sur son élève, plutôt que de me laisser là toute seule. C'était donc à moi de prendre la décision de partir pour notre sécurité à tout les deux. Après tout le portail pouvait réapparaitre n'importe où, alors en nous séparant nous avions le double de chance de le trouver. Ainsi le premier rentré à Tadakai pourrait ramener des rations de survie, et du secours. Sur la pointe des pieds, je me levais, déposa la cape sur le prof et prit la direction de la sortie. C'est alors que la sortie se voila, et au centre de cette noirceur je vit un sourire malsain, déformé, et des yeux rieurs. Je compris que je ne pourrais pas quitter cette caverne sans le consentement de Finnegan. Bien joué.

Dépitée je fit demi tour et revint au centre de la caverne. Il faisait un froid mordant, et la pierre ne réverbérait plus aucune chaleur, au contraire elle était devenue aussi froide que l'air environnant. Je tentais de dormir, mais en vain, j'étais sans cesse réveillée instinctivement, grelottant comme une dingue. Mon corps me criait "hypothermie!" et me refusait le sommeil. Au bout d'une longue délibération je dû envisager la solution la moins enviable. Je me dirigeait vers Finnegan, l'air pas vraiment détendu pour quelqu'un d'endormi et me glissa sous la cape. Il n'avait pas bien chaud non plus, mais il faisait quand même meilleur qu'a l'extérieur. Recroquevillée pour préserver un peu ma chaleur, je ressassais son histoire et la mienne. C'était vrai que notre passé connaissait des similitude. La perte des parents surtout. Peut être était il comme moi à mon âge. Quand on chassait encore le dinosaure.

Sans crier gare le sommeil me submergea et je pus enfin sombrer dans mon subconscient, lui même bien trop fatigué pour produire le moindre rêve et niveau cauchemar, j'avais eu ma dose. Je laissais donc mon esprit se ressourcer. Récupérer sa magie, assimiler toutes cette journée un peu folle, et se détendre. Mes neuronnes se dénouèrent un peu, laissant filer le flot d'informations, mon nouveau pouvoir, et surtout du repos.  Quand j'ouvris les yeux le lendemain, une chaleur douce se répandait déjà dans la caverne. Les rayons forts du soleil entrait par l'entrée de la caverne, éclairant la silhouette déjà éveillée de Finnegan. Je m'étirais, dormir sur un sol froid et dur, ce n'était pas le pied, cela devait être la première fois que ça m'arrivais en fait.

-Bonjour...Désolé pour le squatt, mais je mourrais de froid en fait.

Je me levais, m'étirais à nouveau, et passais les doigts dans longs cheveux en guise de coiffure rapide. Je réajustais mes vêtements et bu un peu d'eau qui me fit un bien fou. Je m'en passais sur le visage pour me réveiller et me rafraichir puis arriva à la hauteur de Finnegan.

-Eh bien , on dirait qu'on a survécu. Personne n'a réussit à tuer l'autre. A ce sujet, je suis aussi désolée pour ça. On s'active? Je ne pense pas que le portail apparaitra ici.

Je rendis  la précieuse cape à son propriétaire et sortit de la caverne. Le soleil tapait déjà fort et ses rayons m'éblouissaient. Je commençais à marcher, sans vraiment suivre de direction près établie. Si nous devions passer une autre journée comme hier autant tuer le temps. D'ailleurs je me demandais comment ce sentait Illyna actuellement. C'était une des premières fois que nous ne dormions pas ensemble depuis notre arrivée au pensionnat. En quatre nus avions toujours tout fait pour dormir cote à cote le soir. Elle était peu être très inquiète, où allait elle s'imaginait que je faisait la fête. J'espère que je ne l'avais pas trop inquiétée, avec le souk que j'avais laissé dans la salle de bain.

-Je repensais à ce que vous m'avez dit hier, sur votre passé. Vous avez donc toujours voyagé? Vous n'avez jamais eu de compagnon de route, ou un désir de famille et de foyer? Enfin ça ne me regarde pas, mais au point ou nous en sommes, je pense que nous avons dépasser le stade de la discutions prof à élève.

Ça allait VRAIMENT me faire trop bizarre de la revoir en cours. Ce n'était pas un pote loin de là. Mais je ne pouvais nier qu'un lien spécial s'établit entre nous, et nous ne pouvions pas nier cette expérience. Nous avions partagé quelque chose au delà de Tadakai, quelque chose d'humain, de personne à personne. Je ne pouvais plus feindre l'ignorance. C'était étrange de se retrouver lier à un prof. Une personne que l'on voit tout les jours sans vraiment la voir. Même maintenant on parlait librement mais avec une certaine retenue tout de même. Entre le respect et la familiarisation, voila où nous en étions, cela changerait il une fois rentré? Après tout il n'y avait aucune raison pour que nous soyons proches au pensionnat. Soudain je sentis quelque chose de proche. Une source magique, je me tournais vers Finnegan

-Vous sentez ça vous aussi? Une source de magie! Je crois que nous avons trouvé le portail!

Enfin nous allions sortir de cette enfer de feu et de glace! Ce n'était pas trop tôt! Je n'étais pas prête de remettre les pieds à Hybriland vous pouvez me croire!






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MessageSujet: Re: Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa] Jeu 15 Mai - 23:54


Le jour de ma renaissance


L’obscurité… Un des pires fléaux de l’humanité. Elle apporte l’inconnu, l’inconnu est source de danger. Je vois des tourments sans fins dans le noir. J’entends les larmes de ceux qui errent dans les limbes, privés de lumière à jamais. J’entends les pleurs de ceux que j’ai jeté en pâture aux ombres dévorantes de la mort. Je ressens dans mon cœur leurs ongles qui s’accrochent désespérément à moi, saignant mon âme pour que jamais je n’arrête de les pleurer. Oui, se sont-elles,  les banshees de mon passé, qui teintent mon esprit de cette noirceur et lui donnent cette aura unique, à mi-chemin entre le plus profond désespoir et la plus forte volonté. Mais pourquoi continuer à ressasser tout ça. Pourquoi mon passé est-il mon pire ennemi, alors que j’en ai été amputé ? Parce que ceux qui vivent dans mon ombre… EUX ils savent, et ne me laisseront pas oublier. La pire condamnation est l’absence de pardon.

Et ça me suivra jusqu’à ce que ma carcasse vieillissante nourrisse les vers de terre.
Je me réveille dans une grande place froide, similaire à un temple. Je connais cet endroit, je le sais. Tout est en noir et blanc, froid, sombre. Il y a des inscriptions sur le sol, écrit avec quelque chose d’étrange, ce n’est pas de l’encre, pas du sang, pas de la craie. C’est de l’ombre… Je crois que je me rappelle… Non… Pas ça. Pourquoi ? Au centre de cette salle dallée, aux colonnes de pierre taillée, se tient un homme, grand, aux longs cheveux sombres, tenant un couteau sacrificiel dans sa main gauche, baguée à chaque doigt, et dans sa main droite, une bougie bleue. Sa main est couverte de bagues aussi. Je me rappelle de cette putain de salle ! Je ne veux pas revivre ça !

Cet homme au centre, c’est moi… Je me vois tenter ce rituel de merde. Le truc qui a projeté ma vie dans un enfer sans lumière. Je le vois activer le rituel et prononcer la formule maudite :

« Ecce vita… Ecce mortis… Ecce umbra…
_Finnegan !!! STOP !!!!!!!!!! »

L’homme se retourna et vit un autre, habillé comme une sorte de moine, qui accourait, pour m’empêcher de commettre l’irréparable, en vain.
Et là, l’explosion. Je vis simplement l’homme être emporté par cette lumière noire, et la déflagration rasant tout sur son passage, emportant les corps, les murs. Elle souffla d’un simple éclat les rêves, les espoirs, les âmes.

Quand je repris conscience, tout n’était que ruine et désolation. Ce havre de paix, mon jardin d’eden était devenu une terre profanée et à jamais souillée par ma magie. Il n’y avait pas de corps, pas de cadavres, juste les ombres des villageois, qui m’entouraient et me regardaient de leurs yeux absents sur leurs têtes sans visages. Je n’avais même pas pu les expédier dans l’autre monde dans mon erreur, je les avais condamné au pire des fardeaux : la non-vie. Les aînés de la tribus, seuls survivants, apparurent alors.

« Aazzlaaroth… Qu’as-tu fait, malheureux ?
_Je … Je voulais réparer… »


Mon rêve ne me permit pas de me rappeler du reste. Je me rappelle juste le moment où cette marque fut gravée sur mon bras, à même ma chair. Et où j’acceptais de prendre dans mon ombre les esprits des innocents. Je me rappelle avoir hurlé comme un possédé, avoir tenté de me trancher la gorge avec le couteau sacrificiel. J’ai voulu retenter le rituel et offrir ma vie en échange d’un retour dans le passé. C’est à ce moment là que je me rendis compte avec effroi que je ne me rappelais plus de mon passé. Que des souvenirs avaient été emportés eux aussi et que je ne pouvais plus revenir en arrière. Il me restait un esprit dont les rêves avaient été broyés, plus d’espoir, plus de futur, plus RIEN.

J’aurais préféré mourir ce soir-là. Ne jamais avoir eu cette idée. Ne jamais avoir eu connaissance de tout ça. La peine, la souffrance. Tout ça était tellement fort qu’on pourrait me définir de cette façon. Oui… voilà, je suis un homme triste, qui a erré des années comme une âme en peine, cherchant un sens à une vie qui ne pouvait plus en avoir. J’ai mis des années à accepter le fait d’être né pour rien. Et seulement quelques secondes pour comprendre que je vivrais pour rien et mourrait pour les mêmes raisons. Voilà qui est le prof de sciences occultes, un homme vide, préférant divaguer dans un mélange de rêves, de souvenirs épars, de monologues intérieurs et de quête de sens.

Aazzlaaroth Finnegan : le solitaire jamais seul. Paria condamné à vivre et à trouver une raison à quelque chose qui n’en a pas besoin. Et je traînais ça, Sisyphe inconscient, ce rocher qui passait son temps à dégringoler de la falaise, et que je devais éternellement remonter en haut de la colline de mes infamies.
Et pourtant, je ne suis pas ce qu’on pourrait qualifier de malheureux. Je dirais même que dans ce désert, un parfum de nostalgie me rappelait qu’il y a toujours la lumière après une traversée du désert. J’ai ouvert les yeux. Il faisait chaud, très chaud. J’avais mal dormi, affalé sur le sol comme un chien laisse sa diantre. J’avais encore les dernières images de ce rêve qui continuaient de marquer mon esprit au fer rouge.  Je ne versais même pas une larme, pas un souffle, rien. Je suis vraiment une ordure, j’ai même oublié le sentiment de pitié. Et ça me fit lâcher un petit sourire satisfait. Car oui, j’ai pris goût à la fange de l’humanité. Je m’y suis fait…

Je les sentais, ils grouillaient dans l’obscurité, incapable de parler, de me regarder, mais je les sentais, et leur présence était la preuve que j’étais encore en vie. Je me leva, enfin, je tentais, car quelque chose retenait mon bras. Je tournais la tête et j’ai écarquillé les yeux de surprise.

Qu’est-ce qu’elle fichait là ? En plus mon bras l’entourait, protecteur, comme si je voulais lui offrir un peu de chaleur humaine. Ok, mirage. Pas d’autres possibilités. MOI, SYMPA ? AVEC ELLE ? Impossible, rationnellement c’est complètement impensable. Et pourtant Maze me fit un petit signe de tête. Hé si… J’avais fait preuve de… compassion. Envers la psychorigide par-dessus le marché. Allez, reste calme, le désert t’a fait déliré, y a pas de mal. Et puis, dans son sommeil ça ne compte pas.

Première chose à faire après s’être réveillé : clope. Une fois ceci fait, j’ai libéré Maze de son tour de garde. Il avait fait du super boulot. D’après lui, c’est elle qui serait venu se terrer contre moi après avoir essayé de partir seule. Heureusement que tu es là Maze. Sans toi, elle se serait certainement perdue dans le désert, affamée et confuse, et en serait certainement morte. Clope finie… Je décidais de boire un peu d’eau et de mouiller mes cheveux. Ca me ferait un peu de frais et me protègerait un instant du soleil. J’avais vraiment, mais alors vraiment faim.

Ce cauchemar cette nuit devait venir de là. Il me fallait de la bouffe, sinon je ne répondrais bientôt plus de rien. Il allait bientôt falloir nous remettre en route. Je me tournais vers l’assassin au bois dormant. Elle avait l’air un peu plus détendue à présent. C’est étrange, elle a vraiment l’air d’une fille de 17 ans tout à fait normale quand elle dort. Je plains vraiment son mec ou son futur mec, vu la furie que c’est, elle le met en pièce avant même le premier rencard. Je fichais mes deux soleils oculaires droit sur Isalynn.

Visiblement, elle a compris que tuer son prof, c’est mal. C’est dingue le nombre de personnes qui veulent me tuer ou qui en seraient ravies dans ce pensionnat. Je me demande d’ailleurs pourquoi je n’ai pas encore fait cramer la place. En fait je crois aussi que ça me plait d’être le croque-mitaine de pensionnat. Et je ne croque pas que les mitaines. Je mange aussi les chèvres. En parlant de chèvre, je crois que la princesse Peach se réveille…

Ce petit déjeuner avait été copieux. Une cigarette, un sourire et un verre d’eau, avec ça je pète le feu ! Même si ce n’est pas le régime le plus indiqué pour un prof de sciences occultes en pleine croissance, l’odeur de la nicotine couvrant de goudron mes bronches me remplissait de joie, et dans cet endroit, un peu de sérénité valait plus que tout à mes yeux. Hier était une journée de fou, aujourd’hui sera une belle journée. Y’a du soleil, le sable chaud, une fille, c’était un vrai décor de carte postale. Sauf que je commençais à grave délirer là, c’était pas du tout ibiza, c’était la fournaise.

La miss s’étire, s’excuse pour avoir cru que j’étais un radiateur. Ce n’est pas grave, je lui fais un signe de tête pour lui faire comprendre que je suis passé à autre chose. Elle approche, après avoir pu s’épanouir comme une fleur un jour d’été, et elle me rend ma cape, poussiéreuse et empestant un espèce de parfum sucré bienvenu pour le coup. Je renfilais la cape en vitesse et ralluma une cigarette.
-Eh bien , on dirait qu'on a survécu. Personne n'a réussi à tuer l'autre. A ce sujet, je suis aussi désolée pour ça. On s'active? Je ne pense pas que le portail apparaitra ici.

_On va pas en parler, j’aime pas les regrets. Ouais on va vite bouger de ce trou à rats.

Et nous repartîmes, vagabonds du désert, à la recherche d’une sortie. Je commençais à me faire à cet endroit quelque part. Je n’avais pas encore eu d’hallucinations, les mirages s’attaqueraient-ils aux personnes dont la magie est la plus faible en premier ? Il faudrait que j’étudie ça de plus près. Je suis sûr qu’il y a pleins d’artefacts là dedans, je pourrais m’en servir de façon machiavélique pour doper les résultats des merlans frits qui me servent d’élèves. Nous marchions depuis un moment, aucune idée de l’heure, s’échangeant quelques mots par-ci par-là.

_Je repensais à ce que vous m'avez dit hier, sur votre passé. Vous avez donc toujours voyagé? Vous n'avez jamais eu de compagnon de route, ou un désir de famille et de foyer? Enfin ça ne me regarde pas, mais au point où nous en sommes, je pense que nous avons dépassé le stade de la discution prof à élève.

_C’est vrai que les compagnons de route, j’en ai eu assez peu. Les traqueurs de mages noirs, nous sommes généralement solitaires, car nous sommes des chasseurs de primes. Des  justiciers attirés par le danger, les secrets et la violence. Nous ne sommes pas des héros, même si les gens que nous aidons nous voient comme tels. Je suis un exilé, j’acceptais tout les sales boulots. Mais contrairement à ce que l’on peut penser, je n’ai pas tant de sang sur les mains que ça. Par contre, j’ai fait pas mal de choses… contestables moralement. Vol de reliques, capture de mages noirs par la force… Mais que veux-tu, il faut bien manger. Refonder une famille ? Tu as vu la marque des exilés sur mon bras ? Je suis condamné à crever seul. C’est pour ça que je suis allé à Tadakai. On m’avait dit que je pourrais recommencer ma vie dans cet endroit. Et pour l’instant ça me réussit plutôt bien tu ne crois pas ?

Elle avait raison, nous avions outrepassé les rapports profs/élèves. C’était d’ailleurs assez étrange de voir que l’élève dont j’étais le plus proche était la personne que je voulais le plus massacrer hier soir. Ce n’est qu’un détail. Ca n’a pas d’importance. D’ailleurs, je sentais une énergie étrange. Un mirage ? Non. C’était… C’était le portail ! Elle l’avait senti aussi, elle s’en exclamait aussi. Enfin nous partirions d’ici !! ENFIN !!! Je pointais la direction, on y était presque.

_Isa. Normalement ce que tu as fait est passible d’une sanction disciplinaire. Je dirais que ton pouvoir s’est éveillé et que tu es venu me trouver. Dans l’urgence nous avons passé le portail et nous avons passé la nuit à canaliser cette énergie. Je ne dirais rien sur ce que tu as essayé de me faire, ni sur ce que tu m’as raconté. Comme ça tu ne seras pas inquiétée. En échange Je vais avoir besoin d’une assistante dans mes travaux de recherches. Ne t’en fais pas, je ne testerais pas de formules sur toi. Considère ça comme un travail d’intérêt général donné par ton prof, ça évitera que l’on se pose des questions. Ca tombe bien je fais des recherches sur le mesmérisme et la métapsychokinésie , ça pourrait t’intéresser. Qu’en dis tu ?

Nous arrivions en vue du portail, je venais de proposer une affaire en or à la miss. Si elle refusait, je ne pourrais rien faire pour elle, j’espère juste qu’ils n’ont pas déjà prévenus l’armée et la famille d’Isalynn. Le prof de sciences occultes qui disparait avec une élève qu’il ne supporte pas, les scénarios de films d’horreurs vont aller bon train. Allez, plus qu’une petite centaine de mètres et nous serions de nouveau à Tadakai, et tout sera fini…
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MessageSujet: Re: Le duo insolite dans le désert. [PV Aazz et Isa] Ven 16 Mai - 14:59






"
"La fin du Voyage "

and Aazzlaaroth Finnegan

Play with me
Haunt me
Bit me
Hurt me
Track me
Disturb my mind...

"



Il "n'aimait pas les regrets"...attend...Pourquoi cette phrase sonnait elle bizarre dans ma tête. En temps normal j'aurais pas fait attention à ce qu'il disait mais là je tiltais un truc. C'est que je commençais à le cerner l'animal et à comprendre son humour...spécial. Il n'aimait pas les regrets, donc il regrettait de ne pas avoir pu attenter mes jours. Trop aimable Finnegan! Enfin... Il m'avait giflé il pouvait déjà se satisfaire de ça. Je crois que c'est la première fois de toute ma vie que quelqu'un à levé la main sur moi d'ailleurs. Jamais de toute mon enfance nous ne fûmes giflée, même pas une fessée. Nous étions de vraies petites filles modèle et je pense que ma mère s'en serait voulut pendant un moment! Quand à mes grands parents? Ils n'étaient pas assez rapides! Bien que je me souvienne avoir parfois frôler le pommeau de la canne d'aristocrates du vieux. Quand il nous surprenait à batifoler ou à faire quelques ânerie, il l'a brandissait comme une épée mais nous manquait toujours et braillait au loin ce qui nous faisait mourir de rire.

C'est drôle maintenant que j'y pensais, ça me manquait un peu quand même...la maison. Était-ce le fait d'être loin de ma sœur? De me sentir vraiment éloignée de tout, des miens, de mon monde, de mes repères. Nous avions été expédiée à Tadakai manu militari en pleine crise d'adolescence et de rébellion contre les "vieux" comme ont les appelait depuis la mort de maman. Mais au fond, on est toujours triste de quitter le foyer familial. Même si c'était deux vieilles biques autoritaires et vieille école, c'était notre seule famille. Nous n'avions jamais prit le temps d'y penser depuis notre arrivée à Tadakai. Nous écrivions de temps en temps pour donner signe de vie, et eux en faisait autant. Finnegan se disait condamné à vivre seul, et j'éprouvais à peine un dixième de ce qu'il pouvait ressentir... Il n'avait pas lui, de maison, de famille, de sœur. Son "foyer" se résumait à un studio qu'il devait partager avec d'autres prof. Mais ce n'était pas vraiment des amis, juste des collègues. Isalynn y'a des fois ou tu te rends compte que tu es pourrie gâtée j'espère. Oui oui je sais.

J'avais envie de faire un truc quand même. Mais quoi? L'inviter à boire un verre pour faire genre "on est potes"? Sauf qu'il a 35 piges, j'en ai 17 ce serait assez mal vu et ça l'enchanterait pas des masses. Je pense qu'il avait besoin de personne "de son âge". Bien que mon Q.I soit nettement supérieur à la moyenne, même la moyenne des surdoués, je doute que mon vécut suffisent à me rendre assez intéressante. Nous n'avions pas les même centre d'intérêt, la même façon de voir la vie. Il devait être habitué depuis le temps, mais s'habitue-t-on vraiment à la solitude? Au fait de savoir qu'on vivra toujours seul? C'était qu'une marque faites par des vieux marabouts des montagnes après tout. Il vint résoudre la question on me faisant une offre que je ne pourrais pas refuser, une offre des plus...Inattendue? Mais intéressante. J'été mue par l'étonnement et la surprise.

-C'est assez soudain. Voyons voir, j'ai déjà beaucoup à faire, entre la gestion du club, et la co-gestion du comité de discipline...En plus j'arrive bientôt en dernière année, je vais avoir mon diplôme à travailler...

Plutôt sympa le prof. Au lieu de coller un conseil de discipline qui nuirait à mon dossier exemplaire, il me propose une place d'assistance de recherche. Je ne pouvais nier que cette idée m'alléchait autant que le sucre attire les fourmis. Et en même temps allais-je pouvoir tout gérer. Il ne fallait prendre ça à la légère. J'allais devoir le caser dans mon emploi du temps, et cela pourrait m'aider dans mon avenir. Bien que je ne veuille pas devenir chercheuse moi même, ça m'apporterait de l'expérience et puis ce serait tellement intéressant ! Je pourrait aller au delà de ce qu'on nous apprenez en cours. Toucher du concret avancer dans quelque chose de réel. J'allais craquer.

-C'est oui! Au diable la surcharge! Une Darknessia peut tout encaisser! Je suis votre homme! Enfin votre femme, votre assistante, enfin vous avez compris. En plus ce sont deux sujets qui me passionne! Par contre je vous préviens je ne fait ni le café, ni les photocopies!

Je serrais la main de celui qui, hier encore me terrifiait et m'exaspérait à la fois. Celui que je prenait un malin plaisir à défier en cours. Peut être que le destin avait décidé de réunir deux fortes têtes comme nous, qui sait? Une fois le pacte scellé je passais le portail dans le bon sens cette fois-ci. Nous retrouvâmes alors le pensionnat. Pendant un moment j'ai douté de le revoir quand même. Mon regard se plaça directement sur le dortoir dont ma fenêtre était visible. Je remercia le prof pour son offre et son aide et dit avec un clin d'oeil avant de filer.

-Hé, Finnegan, ce gribouillis sur votre bras, c'est rien d'autre qu'un dessin.

Puis je partis en direction de ma chambre, je montais les marches quatre à quatre, comme si je venait de me rendre compte de l'importance de ma propre vie. Serrant mon anneau, je poussais enfin la porte de ma chambre en poussant un joyeux :

-Illyna! Je suis rentrée!







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