Beau temps au RDV. Sors ton maillot o/ Il va faire très chaud ~ 35 ° à prévoir en après-midi.

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☼ Sayuri Hesediel & Izaya Kanzoku → "Miss Hesediel traine avec d'autres garçons dans le dos de son mari... Elle a été surprise dans les bras d'un homme blond, elle pleurait et semblait bien le connaitre. Serait-ce son amant ?"
Pure Evil ~

☼ Izaya Kanzoku → On raconte que le bureau du professeur d'anglais a été saccagé par une explosion et un effondrement de toutes les surfaces métalliques. Mauvais coup ou vengeance personnelle?
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 Ghosts on the snow, fight your fear (Libre)

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MessageSujet: Ghosts on the snow, fight your fear (Libre) Dim 2 Fév - 17:48

Je ne sais pas comment j’ai fait pour me retrouver ici. J’ai tout simplement atterrit ici. Par pur hasard, en me baladant. Peut-être que je savais où j’allais ? Je ne sais pas. Mes jambes ont marchées toutes seules, m’ont guidées jusqu’ici. D’un certain côté, c’est évident. Je ne vois pas où d’autre mon instinct aurait pu m’amener. Mais ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi j’ai automatiquement pris certaines affaires. Déjà, il fait froid, et je n’ai pris que mon habituel sweat aux oreilles de lapins. J’ai mon nœud aussi, je crois. Sinon, j’ai un pantalon assorti à mon sweat et des bottes. Pas de gants, pas d’écharpes, pas de bonnet. Mais je n’ai pas froid. Bien que l’endroit soit enneigé, je n’ai pas froid. Mon cœur est déjà gelé, d’une certaine façon. Il a trop enduré, comme mon esprit. Alors le froid ne me touche plus vraiment. Puis, de toute façon, j’aime le froid, j’aime la neige. C’est calme, apaisant. Aussi, j’ai pris un sac. Je ne sais même plus ce que j’ai mis dedans.

Je regarde le cimetière dans lequel je me suis retrouvée, recouvert entièrement de neige. Il est vide, il n’y a personne… Enfin, personne de vivant. Car dans les cimetières, il y a toujours des gens, mais on ne les voit pas.
Le fait que le cimetière soit enneigé lui donne un aspect un peu… magique. C’est moins triste. C’est plus harmonieux. J’avance jusqu’à me retrouver entre plusieurs tombe, et j’ouvre mon sac. J’y trouve ma peluche lapin. Je la sort sans continuer à chercher ce qu’il y a dans mon sac, et la serre contre moi tout en me couchant sur la neige. Snow, mon familier qui m’avait suivie, en profita pour monter sur mes jambes. Je ferme les yeux quelques secondes, tout en serrant mon lapin comme pour me donner du courage. Puis, je les ouvre, et me lève.
Tout autour de moi, des gens. Des gens qui sont apparus d’un instant à l’autre. Enfin, ils étaient déjà là. J’ai juste ouvert les yeux pour mieux les voir.
Pendant quelques instants, je suis déstabilisée et horrifiée. Mais je dois vaincre mon pouvoir, vaincre ma peur. Je dois affronter tous ces fantômes, d’une manière ou d’une autre. Je dois leur faire face, je dois bien être l’une des seules qui peut les voir. Mais…. C’est tellement terrifiant ! Je prends ma tête entre mes mains et me recroqueville. Je n’y arriverais jamais, ce pouvoir me hante depuis mon plus jeune âge !
Je commence à pleurer. Des larmes coulent sur mes joues. J’entends quelqu’un s’approcher de moi, et se baisser. Je sens son souffle froid, puis une caresse qu’elle passe sur mon dos. J’entends ses murmures inaudibles réconfortants, me disant de ne pas être effrayée. Je relève la tête, et vois une jeune femme qui a l’air tout à fait charmante. Mais je le sens. Elle n’est pas de ce monde. Oui, je le sens, je perçois son âme sans corps, je perçois son âme perdue et solitaire.
Elle est morte.
Mais elle est là, à me réconforter. La présence de morts est parfois chaleureuse.
Elle continue de me répéter de ne pas être effrayée. Peut-être est-elle déjà passée par là ? Peut-être est-elle déjà passée par tant de peur ?
La jeune femme m’aide à me relever. Enfin, c’est compliqué, parce que parfois les fantômes sont « matériels », en quelques sortes. Certains fantômes peuvent toucher, d’autres non. Elle, elle pouvait.
Une fois que je suis debout, elle m’enlace. Comme pour me dire de ne pas m’inquiéter, de ne pas avoir peur. Ce n’est pas parce que je ne connais pas que je dois forcément avoir peur…
« Merci » lui dis-je. Alors, elle disparut dans la brise.
Et au même moment, j’entends des pas derrière moi. Snow grogne. Il y a quelqu’un.
De vivant cette fois.


PS: Codage qui déformait la page...J'ai du l'enlever. By Ami.


Dernière édition par Kiyo Y. Miuru le Sam 12 Avr - 23:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ghosts on the snow, fight your fear (Libre) Mer 5 Fév - 11:13

Hors RP:
 


Daisuke continua de courir à grandes enjambées. La seule chose qu’elle avait à l’esprit, c’était fuir. Fuir le plus rapidement possible et peu importe l’endroit où elle irait, du moment qu’elle y serait en sécurité. Alors sans réfléchir un seul instant, elle s’engagea sur un étrange sentier enneigé qui menait vers la forêt. Au fur et à mesure où elle avançait, l’endroit se fit de plus en plus sombre. La jeune fille ne s’y était encore jamais aventurée et un désagréable frisson lui parcourut le dos. Haletante, son rythme se faisait plus lent. L’endurance n’avait jamais était son point fort, tout comme le sport en général.

Peu à peu, sa capacité à réfléchir refit surface. Elle se retourna, sans s’arrêter de courir et aperçut son jeune familier qui la suivait toujours, avec peine. Mais à son grand soulagement, elle ne vit aucune trace de l’homme qui la pourchassait avec acharnement, il y avait à peine quelques minutes. Cet homme était une véritable armoire à glace et s’il avait réussi à les rattraper, il les aurait sans aucun doute cassé en deux, elle et son renard.

A bout de force, la pensionnaire s’arrêta. Elle posa ses mains sur ses genoux et tenta de reprendre son souffle. Fox arriva à sa hauteur quelques instants après et s’effondra sur le sol, exténué. Une telle course avait été éprouvante pour des petites pattes comme les siennes. Quelques minutes plus tard, Daisuke se redressa enfin. D’une main, elle dégagea l’amas de cheveux rose qui lui recouvraient le visage et elle découvrit l’impensable décor qui l’entourait. Tout autour d’elle s’élevaient de vieilles tombes recouvertes de neige. Etait-ce un cimetière abandonné ? Elle ne le savait pas. En temps normal, la vision d’un ancien cimetière complètement désert lui aurait suffi à prendre ses jambes à son cou. Mais l’épais manteau de neige qui recouvrait l’endroit le rendait en aucun cas effrayant.

Daisuke regarda son familier, étalé dans la neige, les yeux fermés et la langue pendante, puis elle soupira longuement.

- Fox, la prochaine fois que tu voudras dérober le portefeuille de quelqu’un, essaies d’être un minimum discret, réprimanda-t-elle. On a failli être cuit cette fois…

Le renard ouvrit les yeux et la regarda d’un air désolé. Il se releva et se dirigea vers sa maîtresse dans l’espoir de recevoir une caresse de sa part, mais celle-ci l’ignora tout bonnement et sorti le porte-monnaie volé de la poche de son vieux manteau. Elle fouilla à l’intérieur et jeta tout ce qui lui parut inintéressant : cartes de fidélité, permis de conduire, carte d’identité, photos et tous un tas d’autres choses sans importance. Elle jeta à son tour le portefeuille dans la neige, gardant seulement une grosse liasse de billet dans ses mains.

- Finalement ça en valait la peine… murmura-t-elle.

Soudain, elle entendit la neige craquer non loin d’elle. Sans attendre elle se mit sur le qui vive, pensant que l’homme qui la poursuivait avait réussi à retrouver sa trace. Attentive, elle regarda autour d'elle mais ne vit aucun signe de son poursuivant. Non, ce n'était pas lui mais une jeune fille, de petite taille et aux beaux cheveux blancs aux reflets violets. Elle était recroquevillé dans la neige. Daisuke l'observa un instant en silence. L'avait-elle vu jeter le contenu du portefeuille et garder l'argent pour elle ? Elle ne pouvait l'affirmer, même si c'était peu probable. Mais elle devait s'en assurer !

Puis l'étrange fille se releva doucement, comme si quelqu'un l'aidait à se remettre sur ses deux pieds. Daisuke secoua la tête, pensant que ce n'était que son imagination.

- Merci, dit la jeune fille.

Dai fronça les sourcils. Ça y était, elle était tombée sur une folle qui parle toute seule !

- C'est vraiment ma veine ! soupira-t-elle. Pourquoi faut-il toujours que je rencontre des gens bizarres moi ?

L'élève s'approcha quand même, voulant s'assurer que cette mystérieuse inconnue n'avait rien vu de son vole. Elle s'avança doucement dans la neige, suivit de près par son petit renard.

- Hé toi ! interpella-t-elle, sans passer par quatre chemins. Tu es là depuis combien de temps ?!
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MessageSujet: Re: Ghosts on the snow, fight your fear (Libre) Mer 5 Fév - 18:00








Lugubre et sinistre était ce monde que foulait Maeda en cette heure tardive que pas un chat ne bravait. Le jeune homme arpentait le cimetière à pas très lents, si bien qu’en deux minutes il ne parcourait en tout et pour tout qu’un mètre et demi de distance en moyenne.

Perdu dans ses pensées, il ne pouvait toutefois s’empêcher de se révolter contre l’existence d’un tel endroit. Maeda se révoltait contre tout ce qui heurtait sa sensibilité. Et ce cimetière n’y coupait pas. Il détestait la nuit. Autant qu’il détestait le cimetière, pour les mêmes raisons. Et s’il ne pouvait pas s’en prendre à la nuit elle-même, il ne se priva pas d’ajouter le saccagement de ce cimetière à sa liste des choses à faire…un jour.
Autrement dit la liste de choses qu’il ne fera jamais, les paresseux comprendront.

Pourquoi était-il là?
Pour une raison toute simple. Par un hasard comme seul le destin savait en fomenter, Maeda avait appris quelques jours plus tôt, en arpentant un marché du quartier adjacent, que certaines des personnes mortes durant l’"attentat" de  la préfecture de Shiga étaient justement enterrées ici, au cimetière de Nara. Haruo ne savaient pas exactement combien de personnes, mais il semblait y en avoir un petit paquet.

Il était venu se recueillir sur leur tombe.
Non. "Se recueillir" n’est pas vraiment l’expression la plus appropriée. Il ne les connaissait pas et ne nourrissait aucun lien affectif particulier avec ces gens. Il ne savait même pas très bien quoi penser de toute cette histoire. Quoi penser de lui-même...  
Il voulait simplement voir ce que cela lui ferait de se retrouver face à ces gens injustement morts par sa faute.

Il voulait savoir une fois pour toute si son âme devait se meurtrir, envisager le suicide, s’apeurer de sa propre laideur ou prendre les choses avec une hauteur philosophique.
Il voulait connaitre sa propre réaction face au fait accompli. Puisque malgré tout ses efforts, il n’arrivait pas à la deviner depuis le confort chaud et doucereux de son dortoir.

Le jeune homme se demandait encore ce que ces personnes mortes pourraient bien penser de lui. Savaient-elles qu’il était le responsable de leur mort? Le détestaient t-ils? Ou alors la mort anéantissait-elle la bassesse des sentiments du bas monde?
Haruo n’en savait rien.

Et c’était peut-être pour savoir cela qu’il était là.
Peut-être était-ce plutôt parce que ses camarades de chambre étaient trop bruyants ou que l’air frais lui faisait envie. Allez savoir…

Haruo déambulait à nouveau, furetant du regard à la recherche des noms qui l’intéressaient lorsque ses yeux émeraude rencontrèrent la dernière chose qu’ils s’attendaient à croiser en pareil lieux…

Une jeune fille, seule, en plein milieu du cimetière.

Les jeunes filles ne sont-elle pas censées, à cette heure, échapper à la vigilance de leur parents qui les pensent endormies... Et pondre ensuite des sms par paquets de douze sous leur couette?

Haruo ne tarda pas à venir à la seule conclusion qui s’imposait à son esprit rigoureusement cartésien : Si les filles sont à cette heure devant un écran quelconque, et que cette personne n’était pas face à un écran, alors, selon toute vraisemblance, cette personne, chose ou quoi que ce soit, n’était pas une fille.

Le visage du brun n’afficha rien de particulier. Ce n’était pas comme si des choses bizarres, on en croisait pas à chaque détour de chaque couloir de Tadakai.

Pas plus tard qu’une quinzaine de minutes plus tôt, il avait aperçu dans une ruelle une jeune fille aussi excentrique que le renard qui l’accompagnait, laquelle demi-portion avait ouvertement provoqué et délesté de son portefeuille un homo giganticus en costard comme on avait la chance d'en croiser pas plus de deux ou trois dans une vie. Un touriste à priori.

En tout cas, si ça ce n'était pas bizarre...

Le regard de la jeune fille et celui d’Haruo s’étaient croisés l’espace d’une seconde, et puis elle fut prise en chasse par le colosse. Haruo vit alors le petit chapardeur rose et le grand magrébin loup courir comme des diables en direction du nord, vers le cimetière.
Bien entendu Haruo prit donc la direction du sud. Alors même qu’il se rendait lui aussi en direction du cimetière. Un petit détour n’a jamais fait de mal à personne non ?

Il n’avait toutefois pas oublié le visage de cette fille, ni ses cheveux, ni l’étrange renard.
D’ailleurs il n’oublierait probablement jamais le visage de cette jeune fille. Comment le pourrait-il?
Et si jamais elle et lui venaient à se recroiser en marchant dans la rue, le cœur et les jambes d’Haruo sauraient immédiatement quoi faire.
Changer de trottoir.

Haruo reporta son attention sur la créature aux cheveux blancs.

Peut-être était-ce cette fois une sorte de vampire. Ou alors un esprit errant. Ou quoi ou qu’est-ce…
C’était toujours mieux qu’une fille de toute façon. Haruo en avait une sainte horreur. Encore pire lorsqu’elles sont petites. Celles-là sont les plus dangereuses.
Ingénues, imprévisibles…bizarres...dangereuses.

Haruo préférait de loin se retrouver face à un pitbull ou un champion de boxe thaïlandaise que face à une fille de moins de seize ans. "Légitimus précautionus". Peur de ce qu’il ne comprenait pas. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Au-delà de seize ans ça allait, ce n’était plus que des garçons… Mais dans le sens inverse.

Le jeune homme remarqua que la créature qui se tenait quelques mètres devant lui ne l’avait pas encore remarqué. Probablement à cause de la très faible luminosité ambiante renforcée par l’épais feuillage qui couvrait l’extérieur du cimetière. Toutefois sa présence n’avait vraisemblablement pas échappée à tout le monde. Des grognements en témoignaient et Haruo était certain qu’ils étaient proférés à son intention.

Les grognements étaient pour l’instant presque imperceptibles, mais Haruo sentait leur intensification progressive. Il ne les entendait pas vu qu’il avait les oreilles bouchées à cet instant, mais il les sentait comme des vibrations sur sa peau, lui hérissant le poil. Peut-être était-ce simplement son instinct animal…

Le jeune homme hésita à s’approcher de la créature déguisée en petite fille qui lui faisait encore dos. Non pas à cause des grognements, qui auraient au mieux effrayé une petite souris, mais tout simplement parce qu’il n’avait pas de raisons particulières de s’approcher de cette créature.
Pas plus qu’il n’avait de raisons de ne pas le faire…

Etre ou ne pas être.
Haruo pencha finalement pour la première option, assez arbitrairement.
Sans compter le fait qu’il fallait bien qu’il passe devant cette chose à un moment ou à un autre pour inspecter les pierres tombales.

Et puis de toute façon qu’est-ce qu’il pourrait bien lui arriver ? Ce n’était pas comme si cette créature était capable de communiquer avec les morts et risquait de rentrer en contact avec un paquet d’ex-gens qui désiraient potentiellement se faire une partie de foot avec sa tête …

Haruo s’avançait à pas de loups. Il faisait toujours très sombre.
Mais, alors qu’il n’était plus qu’à deux ou trois mètres sur la gauche du vampire-fantôme-machin-bidule, Haruo sentit une nouvelle présence, et put bientôt distinguer une silhouette s’approchant de la créature aux cheveux blancs. Il ne distinguait pas les traits du soudain intrus et s’arrêta net de bouger et de respirer, effaçant instantanément sa présence.

Il patienta deux secondes.

Visiblement, personne n’avait encore remarqué sa présence. Hormis bien sûr l’émetteur du grognement animal qui se poursuivait encore et qui visiblement était aussi dirigé vers le nouvel arrivant.

C’est alors qu’une voix à l’intonation autoritaire déchira violemment le silence de cimetière qui régnait jusque là.

"Hé toi ! Tu es là depuis combien de temps ?!"

Cette voix avait fait l’effet d’un ouragan apocalyptique d’une rare violence dans l’esprit d’Haruo, tant le contraste entre le calme jusqu’alors hypnotique et absolu était traumatisant.

Cette étrangère, car il s’agissait d’une fille, du moins en apparence, n’avait pas ménagé son entrée. Elle n’avait pas crié, elle avait même parlé relativement doucement, mais bon dieu que le réveil était violent !

Haruo s’en sortait simplement avec les sept sens sans dessus dessous, mais Il était fort probable que la créature aux cheveux blancs, elle, ait fait un arrêt cardiaque.  Enfin si possible…

De toute façon, le jeune Maeda n’y comprenait plus rien. Cette nouvelle arrivante était-elle aussi un fantôme ? Était-ce un allié de la créature aux cheveux blancs ou alors une guerre de territoire était-elle sur le point de se déclencher, là maintenant, avec lui pris en tenaille ?

Cette dernière option était inquiétante.
Et pourtant, Haruo n’était pas inquiet.
Que toute cette histoire finisse en carnage, en thé et petits biscuits ou dans l’indifférence la plus complète ne lui faisait ni chaud ni froid. Il était psychologiquement prêt à tout, qu’il s’agisse de se battre là tout de suite ou de s’épandre en mièvreries fantomatiques sur la pluie et le beau temps, vu qu'il en avait à perdre et qu'il n'était pas le moins du monde pressé de se retrouver face à ce qui au départ motivait sa présence dans ce cimetière.  

Haruo s’avança. Les deux humanoïdes étaient à peu près au même niveau. L’une recroquevillée et l’autre debout, fière comme un paon. Il se trouva bientôt dans leur dos et hésita un instant à poser sa main sur leurs épaules respectives. Lequel geste pourrait aussi bien être interprété comme un drapeau blanc que comme le début d’une agression, selon la personnalité de la créature.

Haruo n’y voyait toujours pas à trois centimètres. Il encaissa toutefois le suspens… Et posa d’un coup une main sur une épaule gauche ici et l’autre main sur une épaule droite là-bas... Il avança son visage.

- Salut.
Des fois que vous auriez envie de me manger, sachez que j’ai très mauvais goût.
Dixit la vendeuse du magasin de vêtements de la rue en face...


{...}

Haruo se surprit soudain à déglutir. Lui qui jusqu’ici n’en avait rien à faire de rien.

Il n’avait pourtant pas de raisons particulières de paniquer. Peu de choses l’effrayaient en général. Et une éventuelle bagarre n’en faisait pas partie. Pas plus que le fait de se prendre un vent.

Hors, il n’y avait bien que ces deux choses qui à cet instant le menaçaient.

Mais, définitivement, un jeune homme et deux filles encore plus jeunes qui se rencontrent en pleine nuit noire dans un cimetière... Ce scénario était franchement tout sauf normal, quel que soit l’angle sous lequel on le regardait.

La scène n’était définitivement pas normale et aurait alertée la vigilance de n’importe quel esprit un tant soit peu méfiant et... Normal.
Hors, Haruo était profondément attaché à la norme, au convenu, à ce qui est attendu et apte à être anticipé. Il n’aimait pas particulièrement les surprises.

Voilà. Au moins il savait maintenant ce qui le dérangeait. Cette scène n’était pas normale. Il n’aimait pas ça. Et allait donc se retirer sans plus de cérémonie. Comme s’il n’était jamais apparu.

Haruo n’attendit pas la réaction des deux jeunes filles. Oui, il avait bien compris depuis longtemps que même celle aux cheveux blancs était bien une fille. Il ne faisait que s’amuser lui-même avec ses propres délires.

Il n’attendit donc pas leur réaction et se plongea d’ailleurs dans cet état second de "blasitude" qu’il expérimenterait souvent en se déconnectant complètement de son environnement extérieur pour ne plus laisser que son sens du toucher comme pont entre sa conscience et le reste.

A peine avait-il eu le temps d’entendre l’une des filles pousser une sorte de cri de surprise. Il n’en était même pas sûr. Il était déjà ailleurs.

Le jeune Maeda se mit à marcher dans le sens inverse de celui dans lequel il était venu.
Après quelques pas, il était encore sur le chemin de la sortie du cimetière lorsque son sens du toucher l’avertit soudain de la survenance d’un événement singulier .

Son pied avait heurté un corps solide. Mais la forme et la consistance de ce dernier ne figurait pas dans le catalogue des choses que le pied d’Haruo se serait attendu à rencontrer dans un cimetière. Raison pour laquelle l’information prit la peine d’aller frapper à son cerveau plutôt que de se perdre dans la nature.  

Haruo se pencha. Puis se saisit de l’objet.
Un…portefeuille. Il s’agissait d’un portefeuille. Lequel  contenait encore une carte en plastique et quelques menues babioles.

Haruo reprit sa route sans prendre la peine de demander derrière lui qui avait perdu ce portefeuille. Il était aussi un peu voleur dans l’âme à vraie dire. Du moment que c’était lui…
Et puis il avait la flemme de revenir sur ses pas.

Quelques instants plus tard, il était désormais presque sorti du cimetière et sentait déjà le flash des phares de voitures à travers ses paupières closes.

C’est à cet instant qu’il se souvint qu’il avait encore le portefeuille dans sa main. Haruo parcourut laconiquement l’objet du bout du pouce avant de se geler sur place.

Cette protubérance. Ce logo en forme de canne à pêche. Il le reconnaissait. C’était celui qu’il avait aperçu sur le portefeuille que le renard avait chapardé au géant bodybuildé.

Un mauvais pressentiment s’empara de tout le corps du jeune homme, comme si tous les éléments d’un puzzle élaboré sous l’égide du sadisme du destin s’emboitaient soudain.
Haruo voulut lâcher au plus vite le portefeuille. Mais il n’en eut pas le temps. On venait de vociférer à son endroit. Une voix masculine. Une voix d’étranger. Une voix en colère. Très.

« Si je m’en sors, crois-moi que tu me le paieras …» pensa le jeune Maeda tandis que dans son esprit s’imprégnait encore l’image d’un certain renard et que dans le même temps, les semelles de ses sandales chauffaient de plus en plus sous l’intensité de la débandade endiablée dans laquelle il s’était lancé à corps perdu à travers toute la préfecture de Nara...


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MessageSujet: Re: Ghosts on the snow, fight your fear (Libre) Ven 25 Avr - 22:57

[HS : Où en est ce RP ? Cela fait un moment qu'il est resté sans réponse.

Si vous souhaitez le continuer, merci de le reprendre dans la semaine, sans quoi il sera considéré comme abandonné et placé aux archives. L'un de vous deux est-il absent ?

Je supprimerai ce message si le RP reprend Wink]

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